D’un point de vue éducatif et démographique, faire en sorte de mettre au monde un enfant non désiré est une atteinte aux droits de l’enfant à vivre dans une famille aimante et attentionnée alors que la planète subit une surpopulation humaine impressionnante : plus de 8 milliards d’être humains à l’heure actuelle. Un humain est devenu un simple pion, qu’est-ce alors qu’un embryon ? Pourtant les natalistes font encore la loi dans trop de pays, voulant restreindre ou même supprimer le droit à l’avortement…
C’est pourquoi toute aide à la liberté d’interruption volontaire de grossesse est une avancée. Le mouvement « Ma Voix, mon choix » avait lancé une pétition afin d’obtenir le droit à l’avortement pour toutes les femmes dans l’Union européenne, y compris lorsqu’elles sont contraintes à se déplacer hors de leur pays. Cette initiative a été couronnée de succès.
AFP : Les pays de l’UE pourront utiliser des fonds européens pour permettre à des femmes d’interrompre volontairement leur grossesse partout en Europe, a déclaré, le 26 février 2026, la Commission à Bruxelles. Cette mesure a été votée en réponse à une pétition signée par plus d’1 million de personnes. Une femme confrontée à un manque de moyens « pourra aller n’importe où dans l’Union européenne pour avoir un avortement digne de ce nom ». Chaque État membre dispose d’une enveloppe dans le cadre de ce fonds, qui représente par exemple quelque 6,7 milliards d’euros pour la France. Mais en Pologne, 38 millions d’habitants sont soumis à une des législations les plus strictes en la matière : seuls 896 avortements ont été pratiqués en 2024. Cette année là, 251 270 IVG avaient été pratiquées en France. Les pays de l’UE pourront financer avec des fonds européens des avortements dans des pays où la législation est contraignante.
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L’avortement était un crime… en France
extraits : Lors de la Révolution française, la liberté pour les femmes de contrôler leur fécondité fit un bond en avant : le Code pénal de 1791 supprima toute peine envers celles qui avaient avorté, ainsi que la peine de mort pour les avorteurs. Cette liberté ne dura qu’un temps. En 1810, sous le Premier empire, l’article 317 du Code pénal napoléonien requalifiait l’avortement en crime, par conséquent jugé par une cour d’assises, et passible d’une peine d’emprisonnement ; le médecin ayant aidé une femme risquait, lui, les travaux forcés….
Pologne, de la difficulté d’avorter…
extraits : ll est étonnant que des pays qui se disent démocratiques interdisent l’avortement, ainsi la Pologne. L’avortement est interdit depuis une loi de 1993 alors qu’il se pratiquait gratuitement dans les hôpitaux publics au temps du régime communiste. On interdit d’avorter même en cas de grave malformation fœtale. On n’autorise l’avortement qu’en cas de danger pour la vie de la femme enceinte, de viol ou d’inceste. Et l’accès effectif à ce droit est souvent entravé…
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Encore une fois je regrette que la Surpopulation (impressionnante !) serve d’introduction à ce problème d’accès à l’IVG. D’autre part, des enfants non désirés, ou non programmés, ON dit aussi «faits par accident » (qu’elle horreur !), ce n’est pas ce qui manque. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’ils n’ont pas été, ou ne seront pas, aimés.
Ceci dit, en France et ailleurs l’IVG est un DROIT. Acquis de longue lutte. Pour moi, et je l’ai déjà dit, qu’il soit inscrit ou pas dans la Constitution n’y change rien. Toutefois il n’est évidemment pas question d’accepter que certaines femmes n’y aient pas accès. Notamment par manque de structures, et/ou de moyens.
– « L’accès à l’IVG pâtit du contexte actuel d’inégal accès aux soins sur le territoire français. »
(Accès à l’IVG : dans la pratique, des obstacles perdurent en France – Le MONDE 28 fév 2024)
(à suivre)
(suite) Dit en passant, c’est exactement le même problème que pour l’accès aux soins palliatifs, actuellement en débat. L’IVV (euthanasie) étant un autre sujet, ou «débat».
D’une manière générale, le Problème c’est que depuis des années les politiques libérales ont détruit ce qui représentait jusque là un modèle, social. Tout le monde le sait, non seulement elle vieillit, mais en plus la France manque de personnels soignants. Non seulement dans les campagnes (déserts médicaux), mais aussi en ville. Ceux qui ont la chance d’avoir un médecin référent doivent attendre un mois pour avoir un RDV, les petits hôpitaux et les petites maternités ferment, ON gère un hôpital comme ON gère une entreprise, le Pognon d’abord, etc. etc. Tout le reste n’est que blablabla.
Qu’ON permettre aux Polonaises de venir «chez nous» pour avoir un avortement digne de ce nom (sic) ne me dérange évidemment pas. Seulement qu’ON fasse au moins preuve d’un minimum de cohérence ! (à suivre)
(suite et fin) L’autre aspect du Problème, c’est la montée de ce conservatisme réactionnaire. Pour ne pas dire plus. Bien ancré à droite, comme il se doit.
Et qui petit à petit détruit toutes les avancées sociales en matières d’égalité, de droits des femmes, des minorités etc.
Ce conservatisme qui s’accoquine avec les cathos quand ça l’arrange. Qui est donc carrément CONTRE l’IVG, tout autant que CONTRE les mariages homosexuels, plutôt CONTRE l’IVV … et plutôt POUR la peine de mort.