Aubry-Biosphère, même combat ?

La droite porte sans complexe le message de l’écologie « populaire ». La gauche socialiste cherche encore ce qu’écologie veut dire. La motion social-écologiste au Congrès de Reims n’a obtenu que 1,6 % des voix. Laurent Fabius, qui disait il y a déjà longtemps que le PS deviendrait le premier parti écologiste de France, s’est contenté quand il était au pouvoir de supprimer la vignette sur les automobiles. La virago de l’écologie Ségolène Royal a jeté médiatiquement le trouble sur la position PS par rapport à la taxe carbone. Il existe même au PS une secrétaire nationale à l’environnement dont personne n’a entendu parler. LeMonde du 2 décembre ne peut que constater : « Les socialistes admettent aujourd’hui que leur conversion à l’écologie était superficielle. »

Le député socialiste Philippe Martin vient d’être nommé à un poste subalterne pour donner un nouvel élan à la social-écologie. Mais comme sa vision des choses, c’est que « toute mesure environnementale doit être socialement acceptable », autant dire qu’il ne va rien faire de plus. En effet, « socialement acceptable » veut dire qu’il faut s’abstenir d’agir pour ne pas mécontenter. Les politiques ont peur que les routiers et les marins-pêcheurs  refusent toute augmentation de l’or noir, que les consommateurs refusent de changer leur consumérisme effréné et que les riches refusent de voir leurs émoluments écornés. Les socialistes ont donc le même discours que la droite, oui à la croissance verte et non à la décroissance, oui aux revendications sociales et non à la recherche de la sobriété, oui à Copenhague, mais ne faisons rien pour que la consommation de ressources fossiles par nos concitoyens puisse diminuer.

Alors que nous savons tous qu’il faudra bientôt se serrer la ceinture, aucun politique actuellement n’est assez courageux pour nous expliquer comment partager équitablement la pénurie à venir.

15 réflexions sur “Aubry-Biosphère, même combat ?”

  1. Il est vrai que si le gaz carbonique était rouge et qu’il donnait des éruptions cutanées vertes lorsqu’il est en trop forte concentration, cela ferait longtemps que les pouvoirs publics et les individus se seraient davantage investis pour réduire son taux dans l’atmosphère.

    Mais non, le CO2 est incolore et inodore ! C’est pourquoi certains ne comprennent pas encore le danger du CO2.

  2. Il est vrai que si le gaz carbonique était rouge et qu’il donnait des éruptions cutanées vertes lorsqu’il est en trop forte concentration, cela ferait longtemps que les pouvoirs publics et les individus se seraient davantage investis pour réduire son taux dans l’atmosphère.

    Mais non, le CO2 est incolore et inodore ! C’est pourquoi certains ne comprennent pas encore le danger du CO2.

  3. Penicillium roqueforti

    Il est vrai que mon commentaire ne commente pas l’article. Mais il commente le commentaire n°2 et apporte un complément d’information au commentaire n°3. Il ne contribue donc en rien à une attaque concertée. Il apporte certes une contradiction aux thèses de celui qui tient ce blog. Mais quel intérêt auraient des commentaires unanimistes ?

    Bien cordialemnt à tous.

  4. Penicillium roqueforti

    Il est vrai que mon commentaire ne commente pas l’article. Mais il commente le commentaire n°2 et apporte un complément d’information au commentaire n°3. Il ne contribue donc en rien à une attaque concertée. Il apporte certes une contradiction aux thèses de celui qui tient ce blog. Mais quel intérêt auraient des commentaires unanimistes ?

    Bien cordialemnt à tous.

  5. « Penicillium roqueforti » nous apporte une « information » complètement déconnectée de l’article à commenter. il contribue à l’attaque concertée et constante contre ce blog de la part de négateurs du réchauffement (les amoureux de Claude Allègre ?).

    Ce genre d’article est donc susceptible de reçevoir une « modération ».

  6. « Penicillium roqueforti » nous apporte une « information » complètement déconnectée de l’article à commenter. il contribue à l’attaque concertée et constante contre ce blog de la part de négateurs du réchauffement (les amoureux de Claude Allègre ?).

    Ce genre d’article est donc susceptible de reçevoir une « modération ».

  7. Penicillium roqueforti

    Dans une interview au Figaro Magazine Claude Allègre rappelle aux climatologues du GIEC un principe de base de la méthode scientifique qu’ils ont oublié ! A lire sur :
    laurent.berthod.over-blog.fr/article-interview-de-claude-allegre-

  8. Penicillium roqueforti

    Dans une interview au Figaro Magazine Claude Allègre rappelle aux climatologues du GIEC un principe de base de la méthode scientifique qu’ils ont oublié ! A lire sur :
    laurent.berthod.over-blog.fr/article-interview-de-claude-allegre-

  9. Si l’Union Européenne est la seule à fixer un objectif de 40 %, la chose absolument certaine, même si on CROIT à l’origine anthropique du réchauffement climatique, c’est que c’est parfaitement inutile.

  10. Si l’Union Européenne est la seule à fixer un objectif de 40 %, la chose absolument certaine, même si on CROIT à l’origine anthropique du réchauffement climatique, c’est que c’est parfaitement inutile.

  11. L’UE a adopté en décembre 2008 un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 % à échéance 2020. Elle déclare aujourd’hui être prête à le porter à 30 %, mais sous réserve d’un engagement des autres participants. Or, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il serait d’ores et déjà nécessaire que l’Union européenne vise l’objectif de – 40 % à échéance de 2020.

    Dans l’intérêt de la Biosphère, plus vite l’humanité cessera de brûler des ressources fossiles, mieux ça sera.

  12. texte complémentaire : rapport « Global Warming’s Six Americas 2009 » (Le Monde du 27 octobre)

    Un des enseignements de cette étude est que le positionnement en matière de changement climatique ne relève ni d’un paramètre sociologique (âge, sexe…), ni même politique (républicain ou démocrate).

    En revanche un facteur important est le système de valeurs de référence de la personne, et particulièrement sa position par rapport à la notion d’égalité : « Ceux qui sont le plus égalitaires sont les plus concernés par le changement climatique. Inversement, plus on est individualiste, moins on y fait attention. »

  13. texte complémentaire : rapport « Global Warming’s Six Americas 2009 » (Le Monde du 27 octobre)

    Un des enseignements de cette étude est que le positionnement en matière de changement climatique ne relève ni d’un paramètre sociologique (âge, sexe…), ni même politique (républicain ou démocrate).

    En revanche un facteur important est le système de valeurs de référence de la personne, et particulièrement sa position par rapport à la notion d’égalité : « Ceux qui sont le plus égalitaires sont les plus concernés par le changement climatique. Inversement, plus on est individualiste, moins on y fait attention. »

Les commentaires sont fermés.