Aux commentateurs de ce blog biosphere

Un commentateur fidèle de notre blog, Michel C, pousse ce cri de désespoir : « Disparus tous ceux qui enrichissaient ce blog à ses débuts ! Après avoir été bien formés (ou déformés peu importe) ils s’en sont probablement allé voir sous d’autres cieux. Mon dieu qu’elle ingratitude ! Aujourd’hui si par hasard on tombe sur Biosphère, on balance «ben, je vais mettre ce site dans les indésirables». Ce qui veut dire «vos services, vous pouvez vous les mettre où je pense». On ne peut même pas parler ici de clientèle, une clientèle on la bichonne, on l’écoute, on lui répond, on fait en sorte de la conserver et non pas de la faire fuir. Biosphère n’est finalement au service que d’elle-même. Elle n’écoute rien puisqu’elle se limite à prêcher sa «Vérité». Et faire semblant d’ignorer les indisciplinés reste une drôle de façon de former. Bref, comme le sont beaucoup d’assocs, de partis, clubs, sectes etc. son seul but est d’exister et de durer. »

Biosphere : dès les débuts de ce blog il y a plus de quinze ans, trop rares sont les personnes qui se consacrent à enrichir un contenu plutôt qu’à le dénigrer. Mais nous partageons la première partie de cette analyse de Michel. C’est le lot commun de tous les espaces sources de réflexion, ils sont ignorés par la grande majorité des membres d’une société qui cultive jusqu’à plus soif la consommation, le spectacle, le divertissement, la dernière mode, les faits divers, le croissancisme, etc. Pour éviter d’être dépressif devant cet électroencéphalogramme plat social, mieux vaut n’attendre aucun résultat probant et continuer sa tâche d’éveil pour quatre pelés et un tondus, c’est déjà mieux que rien. Ce blog touche environ 300 personnes par jour, dont en moyenne à peu près 80 % de nouveaux arrivants.

Quant à la deuxième partie, Michel se contente de dénigrer, ce qui n’appelle aucune réponse d’un blog qui se veut le rendez-vous des résistants à la société thermo-industrielle, des objecteurs de croissance, des désobéissants au business as usual, des réfractaires aux armées et à la bombe atomique, de ceux qui pensent que l’avenir tournera un jour le dos à nos imbécillités collectives habituelles. L’utopie, c’est ce qui n’est pas encore réalisée.

Une remarque finale. Il est vrai que nous n’utilisons aucun des procédés pour bichonner la clientèle, nous en restons aux textes sans agrémenter d’images, des milliers et des milliers de pages depuis les débuts de notre site de documentation et de notre blog biosphere en 2015, des centaines et des centaines de références d’auteurs divers et d’analystes qui se consacrent à l’urgence écologique. Notre récapitulatif pour le mois d’avril 2021 montre la diversité de nos approches, nos lecteurs peuvent approfondir à leur gré par leur commentaires et leur évolution personnelle.

Bien à vous tous et toutes, bonnes lectures ici ou ailleurs…

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15 réflexions sur “Aux commentateurs de ce blog biosphere”

  1. Michel Castaing

    Bonjour Biosphère.
    Je pense que ces quelques 3100 et quelques caractères ont meilleure place ici plutôt que sur l’article d’hier («Cri de colère contre les sciences économiques.»)
    Hier à 19:04 et 20:37 vous (la modération du blog) posez à Bga80 et moi-même une question :
    – « Plutôt que de vous étriper en commentaires, pourquoi vous ne réaliseriez pas chacun de votre côté une analyse tendance écolo en 4000 caractères environ ? »

    Bien qu’il s’agisse bien plus d’une proposition que d’une question, je réponds toutefois à la question. Pourquoi ? Parce que franchement je n’en vois pas l’intérêt.
    Déjà, qu’apporterait de plus à votre blog un article de 4000 caractères plutôt que 4 commentaires de 1000 caractères ? D’autant plus si ces 4 commentaires se suivent formant ainsi un texte de 4000 caractères. Bref, je ne vois pas en en quoi ça enrichirait ce blog.

    1. (suite) Comme je ne vois pas en quoi un nouveau blog (le mien, un de plus, toujours plus) viendrait apporter un plus, viendrait enrichir la réflexion de ce «peuple écolo en formation.»
      Non, je trouve vos sujets suffisamment intéressants, vos articles aussi, plus ou moins bien sûr, et j’ai déjà dit qu’en effet vous nous apportiez matière à réflexion. Maintenant, si les gens n’ont pas envie de réfléchir c’est un autre problème, qui peut (ou pas) faire l’objet d’une réflexion.

    2. (suite) Cependant je note que, plutôt que ces «échanges», ces «étripages» aussi stériles que ridicules, vous préféreriez un texte (une analyse tendance écolo). Ben oui, moi aussi.
      De mon côté je pourrais évidemment vous soumettre un tel texte, qui avec un peu de chance deviendrait alors le sujet (le plat) du jour. Et je comprends que ça vous permettrait de vous reposer un peu. En plus, c’est vrai que c’est pénible de passer son temps à réfléchir à ce qu’on va bien pouvoir manger à midi et ce soir, pour ça rien ne vaut le restau. 😉
      Mais là encore je ne vois pas comment ça pourrait empêcher que ça se solde en grand n’importe quoi.

      1. (suite) Pour moi le problème ici ne vient pas de ça. De deux choses l’une, soit il y a une volonté de dialogue (débat, échange) dans le but d’avancer, soit il n’y en a pas. Si de votre côté comme du côté des commentateurs il y a une réelle volonté de dialogue, alors ne changeons rien. Si au contraire il n’y a qu’une volonté d’imposer une idée, une théorie, un point de vue etc. alors il faut verrouiller. Comment ? De votre côté vous pouvez faire en sorte que personne ne puisse plus commenter et exprimer son point de vue. Vous éviteriez alors les points de vues différents du votre, ou de tel ou tel commentateur. Vous éviteriez ainsi les étripages, les controverses, le grand n’importe quoi etc. Vous pourriez toutefois conserver un semblant de pluralité en proposant à vos lecteurs de vous envoyer un texte de 4000 caractères, qui sera publié sur votre blog… après lecture bien entendu.

      2. (suite et fin) Toutefois, pour la seule et unique raison que ça empêcherait alors toute possibilité d’échange, je trouve que ce serait dommage.
        En attendant je comprends que ce grand n’importe quoi fasse tache sur un blog a priori sérieux.

  2. Ce blog biosphere fonctionne par accumulation de connaissances et d’analyses sur l’urgence écologique. Il est à l’affût de tout ce qui fait actualisation. Le débat par commentateurs interposés est secondaire, on ne peut approfondir un article qu’à la marge sauf à vouloir pinailler sur des détails. MAIS nous sommes ouverts à des contributions personnalisées qui fassent articles autonomes en 4000 caractères environ.
    Quant à notre approche structurelle, nous savons que nous répétons les mêmes choses qui ont déjà été exprimées il y a 50 ans. Nous savons depuis l’inauguration du ministère de l’environnement en 1971 que c’est le ministère de l’impossible, nous savons depuis le rapport du MIT en 1972 qu’il y des limites de la croissance, nous savons depuis la présidentielle de 1974 avec René Dumont qu’il faut une autre gouvernance. On ne peut pas faire autrement que devenir écologiste, mais cela la majorité des gens ne le savent pas encore.

    1. Robert Poujade a été « ministre de la Protection de la nature et de l’Environnement » du 7 janvier 1971 au 1er mars 1974. Il exerce cette toute nouvelle fonction ministérielle dans le cadre d’une mission peu banale au 20e siècle, le souci des ressources biophysiques. Après le travail et la santé publique et avant la ville, l’environnement devient une catégorie de l’action publique à part entière, sur laquelle Robert Poujade revient en 1975 dans Le Ministère de l’impossible, Lire son interview sur ses souvenirs de l’époque :
      https://www.cairn.info/journal-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2012-1-page-51.htm

    2. – “ On ne peut pas faire autrement que devenir écologiste, mais cela la majorité des gens ne le savent pas encore.“
      Mais si ils le savent ! Peu importe que ce soit écologiste ou raisonnable, sage, Sapiens etc. il n’empêche que tout le monde SAIT qu’en continuant sur cette voie nous allons à la Catastrophe. Seulement le Problème reste qu’en attendant,. c’est très difficile à CROIRE.

  3. Bravo à l’auteur de ce blog pour tout ce qu’il fait.
    Ce n’est jamais facile de faire, c’est se donner du mal, c’est s’exposer à la critique, c’est assumer de lutter pour ce à quoi l’on croit.
    Peu de gens le font… Bravo donc

    1. Mais oui Bravo à l’auteur, Bravo à Michel. Et Bravo à vous aussi mon cher Didier, pour tout ce que vous FAITES, et tout ce mal que vous vous donnez, pour nous tous, pour le bien commun, pour la Postérité etc. avec votre assos. C’est vrai qu’il en faut du courage, du mérite. Ou alors faut aimer se faire mal, eh va savoir. Ce que je raconte là vaut évidemment pour vous aussi mon cher Didier, puisqu’à vous deux vous faites la paire.
      Mais vous allez encore entendre ça comme de la moquerie gratuite ou du dénigrement, et c’est dommage. C’est vrai y’en a aussi, c’est comme d’la pomme, mais y’a pas que ça.

    2. Le 20 avril dernier Michel Sourrouille nous a publié son testament (“Mon testament de militant écolo”). Là aussi j’ai entendu un cri du coeur, une sorte de cri de désespoir.
      Là aussi il y a deux parties dans le texte. Un triste constat pour commencer. De mon point de vue, pas de quoi en faire une maladie, c’est triste mais comme ça etc. Et puis un bilan, pas glorieux, inquiétant. Et là j’ai FAIT mon devoir, j’ai fait ce que ma con science exigeait, fallait absolument sauver le soldat Michel. Par contre de votre côté, Didier, pas un mot pour remonter le moral de votre cher Michel. Et ça mon cher Didier je trouve que c’est pas sympa de votre part. 😉

  4. Michel Castaing

    Merci Biosphère, vous me flattez trop. Un article rien que pour ce commentaire, et rien que pour moi tout seul, je n’en espérais pas autant. 🙂
    Vous avez donc scindé «ce cri de désespoir» en deux parties. La première fait un constat, que vous partagez, au moins c’est déjà ça. Quand à la seconde, vous jugez qu’elle «n’appelle aucune réponse». C’est votre point de vue.

    1. – « trop rares sont les personnes qui se consacrent à enrichir un contenu plutôt qu’à le dénigrer.»
      Si vous deviez un faire un bilan de tous mes commentaires (depuis maintenant je ne sais quand), quel part mettriez-vous à l’enrichissement et/ou au dénigrement ? Et ne confondons pas dénigrement et critique. En tous cas quand je lis les commentaires de vos anciens articles et que je compare avec aujourd’hui, je me dis que je suis peut-être arrivé trop tard. Côté richesse, il me semble (de mon point de vue) que Biosphère a beaucoup perdu. C’est peut-être alors l’usure du temps, ou alors autre chose, va savoir. En tous cas je trouve que c’est dommage. Comme je trouve dommage que vous ne participiez pas plus aux débats, quand on peut parler de débat. Et quand je vois sur quoi vous intervenez et ce que vous laissez passer, là encore je me pose des questions. En attendant, je reste convaincu qu’il n’y a que les échanges qui peuvent nous enrichir.

  5. rapporterre

    Il est facile de dénigrer une action hors contexte en pensant : « Cela ne sert pas à grand chose. »
    Pour se rendre compte du pouvoir d’une simple action, il faut au contraire se demander : « De quoi fait-elle partie ? »

    1. Penser « Cela ne sert pas à grand chose » ne veut pas dire dénigrer, c’est juste un jugement, un point de vue. Comme je l’ai dit précédemment ne confondons pas le dénigrement et la critique. Le premier n’apporte rien, du moins rien de bon, la seconde peut être enrichissante et donc constructive. Seulement la critique peut parfois tourner au dénigrement, en passant par la moquerie, l’ironie, et notamment lorsqu’il n’y a pas de dialogue (débat, échange).
      Quant à votre question (« De quoi fait-elle partie ? »), j’ai bien peur qu’elle ne fasse partie que de ce que je ne cesse de dénigrer, à savoir le Spectacle, le Show. Celui qui ne sert qu’à nous amuser et à nous abuser. Nous abuser en nous permettant de penser que nous sommes toujours en démocratie, qu’il y a encore des gens qui réfléchissent, et qui agissent, et que donc tout n’est pas encore foutu etc. Mais bon, ce n’est là encore que mon point de vue.

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