Barbara Pompili , la serpillière de Macron

Barbara Pompili (Ministre de la transition écologique) : « La loi issue des travaux de la convention citoyenne pour le climat ancrera l’écologie dans la société française. Notre pays prépare une loi de transformation qui va occuper la vie parlementaire pendant plusieurs semaines Cette loi n’agira pas seulement sur les structures de l’économie pour en accélérer la décarbonation, elle innervera notre culture, en favorisant l’éducation à l’environnement, une publicité responsable, une consommation plus sobre.Tout cela, nous le devons à une expérience démocratique inédite, voulue par le président de la République : la convention citoyenne pour le climat. »

Le point de vue des écologistes : il suffit de recopier les propos de la serpillière de Macron pour savoir que les propositions des 150 citoyens vont s’enliser dans les sables mouvants de la concertation ad nauseam (jusqu’à la nausée) : « Les orientations du projet de loi préparé par le gouvernement sur la base du rapport des citoyens seront présentées à des groupes réunissant citoyens de la convention et députés. C’est le point de départ d’une concertation qui va durer jusqu’à la fin du mois de janvier 2021 et qui permettra de compléter et d’enrichir le projet. Le projet sera ensuite présenté en conseil des ministres fin janvier, puis soumis au Parlement à qui il appartiendra, comme le prévoient nos règles constitutionnelles, d’en assurer l’acceptabilité sociale et d’en valider le contenu à l’été 2021. ».

Quelques commentaires perspicaces sur lemonde.fr nous donnent le point de vue des écologistes :

Noleb : Ma première réaction aux propos de Pompili a été un grand éclat de rire. Puis est venue l’admiration : pas facile d’avaler autant de couleuvres tout en léchant toutes ces bottes. Bien joué, Barbara.

MICHEL SOURROUILLE : Un ministre de l’écologie, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. Barbara Pompili , n’est que la serpillière d’Emmanuel Macron, elle doit subir comme tous les ministres de l’écologie antérieurs, sinon gare ! Nicole Bricq, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, n’a duré qu’un mois (16 mai 2012 – 21 juin 2012). Elle a été licenciée par le premier ministre Jean-Marc Ayrault parce qu’elle avait suspendu tous les permis de forages exploratoires d’hydrocarbures au large de la Guyane, ce qui n’avait pas plu aux lobbies pétroliers. Delphine Batho (juin 2012 – juillet 2013) a été licenciée par le premier ministre Jean-Marc Ayrault parce qu’elle contestait la faiblesse du budget qui avait été attribué à l’écologie. Sans oublier Nicolas Hulot, nommé ministre le 17 mai 2017 et démissionnaire 29 août 2018 parce que pour Macron la chasse et les chasseurs ont beaucoup plus d’importance que l’urgence écologique.

Victor M : Les propositions de la convention citoyenne pour le climat ont été balayées d’un revers de main par Macron ! Après la réintroduction des néonicotinoïdes, les suppressions de poste à l’ONF, la suppression des réglementations environnementales pour la construction de sites industriels géants, la création d’une cellule de gendarmerie pour traquer les lanceurs d’alerte (demeter),…, le gouvernement annoncera bien un ou deux trucs, mais si les décrets son un jour publiés, ils ne seront jamais réellement mis en application !

Georges-Henri : Voici une femme technocrate, arriviste, verte. La couleur ne fait rien à l’affaire. On reconnaît immédiatement aux choix de mots : Barbara Pompili ouvre des chantiers etc… et nous verrons que l’écologie, c’est avant tout du BTP, de la voitures électriques et de la technologie de toutes sortes, faire de la 5G etc. En revanche, protéger les rivières, éviter que les sols ne s’érodent, se dégager des formes productivistes d’exploitation forestière, planter des haies, reconstituer des talus, protéger la mer, toutes ces choses qui entretiennent la vie et réduisent l’effet de serre à zéro. Les techno ne veulent pas rétablir des équilibres là où ils sont rompus, ils veulent juste produire des choses peintes en vert. Il est urgent de se défaire de ces gens-là.

Julius Puech : Ce baratin est ce qu’on appelle de l’enfumage à verdir : Mme Pompili sait parfaitement que les 150 mesures de la CC ont été étripées.Les contraintes sur le poids des véhicules qui ne s’appliqueront à plus aucun véhicule vendu en France, les mesures d’isolation thermique qui deviennent optionnelles, les limitations du transport aérien qui disparaissent. Et vous prétendez faire un changement de société ? Quelle infamie ! Pendant ce temps, la loi sur la sécurité globale sera appliquée, ce qui nous entraîne un peu plus vers un état illibéral.

Oui mais non : Beaucoup a été écrit sur la « représentativité » de ces 150 citoyens tirés au sort. Mais on en sait encore plus et de façon certaine sur le manque de représentativité de l’Assemblée nationale ! Bref, si l’argument est la représentativité, Barbara Pompili devrait conclure que l’AN n’a pas de légitimité pour voter une loi qui affecterait de façon fondamentale etc.

Pour en savoir plus sur Barbara Pompili grâce à notre blog biosphere :

7 juillet 2020, Barbara Pompili fera-t-elle mieux que Hulot ?

13 juillet 2020, Barbari Pompili bientôt à l’épreuve du réel

27 juillet 2020, Barbara Pompili , sa déclaration d’intentions

31 juillet 2020, CLIMAT et décisions, il est urgent d’attendre

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1 réflexion sur “Barbara Pompili , la serpillière de Macron”

  1. Je doute que Manu sache ce qu’est une serpillère, je ne l’imagine pas la passer à l’Elysée. Pourtant c’est très bien une serpillère, ça ne coûte pas cher et en même temps ça ne coûte pas trop d’énergie à l’utilisation. Autant dire qu’une serpillère c’est écologique. Oui je sais, c’est quand même un peu dégueu une serpillère, c’est comme une balayette à chiottes. Mais quand même, au lieu de les moquer on devrait les aimer et les vanter, les serpillères. En tous cas c’est pas bien de qualifier quelqu’un de serpillère, paillasson c’est plus gentil. Il y en a des très jolis, des paillassons, et des marionnettes aussi. Tout le monde sait ce qu’est un paillasson, même Manu. Et Brigitte aussi : «Oh Manu, essuie tes Marvin&Co sur le paillasson, je viens de passer la serpillère.»

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