Nous suivons le journal « La décroissance » depuis ses débuts et lisons toujours avec intérêt la rubrique « Simplicité volontaire ». Le dernier article, « Besoin d’êtres » interroge Thomas et Clotilde. Voici des extraits de l’article et notre commentaire en ce qui concerne la question démographique.
Les écologistes ont depuis toujours alerté sur les dangers de la croissance démographique. Thomas et Clotilde, eux, ont neuf enfant. De quoi faire une équipe de foot, ou un orchestre !
Clotilde : A sept ans, j’avais décidé d’avoir dix enfants, il me fallait un mari qui accepte ! En fait nous en avons eu dix, mais le septième est décédé bébé. Ma première grossesse est arrivée en 2004. Avant, nous étions considéré comme un couple stérile, comme on dit. Il a fallu que je sois opérée plusieurs fois pour l’endométriose. Nous avons décidé adopter et de continuer des traitements médicamenteux. Par conviction, nous refusons la fécondation in vitro. Quand des étrangers, surtout d’Afrique du Nord ou subsaharienne, apprenaient le nombre d’enfants que j’avais, ils me disaient : « Ah, toi, tu n’es pas française ! » Ils comprenaient immédiatement que nous n’étions pas en phase avec les standards occidentaux. Nous sommes dans un réseau de partage de familles nombreuses, nous avons tendance à nous regrouper.
Thomas : C’est vrai que des fois nous dérangeons. Imaginez, quand on va à Paris en train.. il y a la moitié du wagon qui entend du bruit. Une famille de onze, même tous très sages avec des jeux de cartes, c’est du volume, une petite colonie.
Passons à LA grande question, celle qui fâche ! Est-ce que la meilleure chose à faire pour la planète, ce ne serait pas justement d’avoir moins d’enfants ?
Thomas : Nous sommes souvent attaqués, plus ou moins gentiment, sur le fait que nous soyons nombreux, donc que nous consommerions beaucoup. Évidement la Terre est surpeuplée aujourd’hui et chaque bouche qu’on amène est à nourrir. C’est peut-être très égoïste d’avoir autant d’enfants. Mais je considère que, vu la manière dont nous consommons, nous ne sommes pas particulièrement polluants. Si nous nous comparons à une famille moyenne de deux ou trois enfants, nous n’allons pas forcément consommer plus. Je pense même que notre bilan carbone aurait peut-être été supérieur si nous nous étions arrêtés à trois enfants. Nous aurions voulu le même espace, une voiture moderne, des objets neufs pour les enfant alors que tout passe de l’un à l’autre.
Clotilde : Et puis en Lozère, la surpopulation, ce n’est pas une réalité. C’est le département le moins peuplé de France ! Ici, s’il n’y avait pas de migrants, il n’y aurait personne pour s’occuper des personnes âgées dans les EHPAD. Même dans les églises, les prêtres viennent d’Afrique.
(La décroissance n°222, janvier-février 2026, page 10)
Le point de vue des écologistes malthusiens
– Décider, à l’âge de sept ans, du nombre d’enfants que nous voulons (dix !) montre une forme de conditionnement familial dont l’article ne dit rien. Et ne faire couple qu’avec un mari qui accepte ce choix d’enfance du grand nombre, c’est vouloir imposer ses propres idées.
– Le refus de la stérilité est aussi significatif, il faut forcer la nature à force d’opérations chirurgicales et de médicaments. L’idée de refuser l’acharnement technologique et de respecter la sélection naturelle n’effleure pas Clotilde. Refuser la baisse de fécondité pour adopter un régime de familles nombreuses qui mène plusieurs pays africains dans l’impasse, c’est n’avoir aucune ouverture d’esprit. D’ailleurs Clotilde préfère fréquenter les autres familles nombreuses, qui se ressemble s’assemble.
– Le problème n’est pas le nombre d’enfants dans un train, Thomas a une vision familio-centrée de la surpopulation. Nous sommes déjà bien plus de 8 milliards et si tout le monde faisait comme son couple, la population serait multipliée par 4 en une seule génération !
– Thomas a pourtant la connaissance d’une Terre surpeuplée. Mais il n’en tire pas les conséquences en se réfugiant derrière un niveau de consommation qui pourrait compenser le surnombre. Mais une sobriété choisie multipliée par un plus grand nombre de personnes veut dire une détérioration plus grande de la planète. Il faut plus qu’une seule voiture pour déplacer cette famille nombreuse !
– Il est vrai que la Lozère est le département ayant la densité la moins élevé de France, 15 hab./km². Mais 50 % de la superficie, c’est de l’herbe… faut-il manger de la viande pour faire vivre Thomas et Clotilde.
– Cette famille apparemment tire ses ressources d’un salaire de professeur de biologie et des allocations familiales. C’est ce qu’on appelle une densité subventionnée, tirant ses richesses d’autres sources que de ses capacités propres, ici de l’État, des contribuables.

Puisque c’est demandé si gentiment (à 22:07) :
1) Hors sujet ? Si ON veut. Là encore il y a hors-sujet ET hors-sujet.
2) L’extinction de la biodiversité, une invention ? Un canular quoi. Ben voyons !
3) Des contre-vérités ? Mettez-moi alors dans le même panier que Trump, tant qu’à faire !
4) Dernier mot : Cette affaire de Surnombre ne peut QUE pourrir encore plus le Climat.
Là encore, vous pourrez interpréter ça comme bon vous chante ! C’est donc vous qui voyez.
Pour moi c’est tout vu, je l’entends comme La Décroissance. C’est à dire LE sujet qui fâche.
– « Passons à LA grande question, celle qui fâche ! »
C’est bien vrai, le Surnombre ne peut QUE pourrir encore plus le Climat…
dixit l’équation de Kaya
Le premier article de notre blog « biosphere » a été posté le 13 janvier 2005, il propose chaque jour un « point de vue des écologistes ». Hébergé par le serveur ouvaton.org, c’est un Journal indépendant sur l’actualité, nous ne sommes alignés sur aucune chapelle.
https://biosphere.ouvaton.org/blog/
Ce blog est directement relié à un site, on peut aller de l’un à l’autre rapidement.
https://biosphere.ouvaton.org/
Notre site « biosphere » est relativement statique, les contenus y sont organisés par pages pour la plupart anciennes. Mais c’est un « réseau de documentation des écologistes » qui fournit à peu près toute la culture que devrait avoir un écologiste militant. Nous avons une volonté de formation des citoyens. Nous ne sommes pas un réseau social qui met en contact n’importe qui pour n’importe quoi grâce à Facebook, TikTok, Twitter (X)…
Prière par vos commentaires sur le blog de faire en sorte d’améliorer l’intelligence collective, merci.
Nous suivons le journal « La décroissance » depuis ses débuts et nous avons eu des contacts directs avec son rédacteur en chef. Nous avons constaté que, malgré nos efforts, la question démographique était interdite d’entrée dans ce journal dit « 1er journal d’écologie politique ».
C’est pourquoi l’article de leur numéro de janvier-février 2026 qui commence par écrire « Les écologistes ont depuis toujours alerté sur les dangers de la croissance démographique » nous a immédiatement interpellé. La rédaction s’était-elle convertie à la logique malthusienne ?
Manque de bol, l’article ne donne la parole qu’à une famille très nombreuse sans aucun point de vue qui puisse remettre en question leur point de vue nataliste. Pour certains, la libre circulation des idées s’arrête dès qu’on présente un avis contraire aux leurs. La société actuelle fourmille de tels personnages, Trump, Elon Musk, Poutine, etc.
Si ON doit attaquer l’ânée avec le Surnombre, autant le faire sans plomber l’ambiance :
– « La population de phoques gris du nord-ouest de l’Atlantique est passée de 7000 individus en 1960 à plus de 366 000 en 2021. » (Explosion démographique du phoque gris: pas de menace immédiate pour les dunes – nouvelles.ulaval.ca/2025/09/03)
– Des jeunes phoques le long du littoral atlantique (realahune.fr – 19/12/2025)
Si cette explosion ne menace pas les dunes, qui jouent un rôle crucial dans la protection contre les risques de submersion, alors c’est génial. ON dit aussi que les moineaux reviennent, que les lynx se refont la cerise, les castors aussi, les bisons d’Europe bientôt aussi nombreux que les sangliers, les loups n’en parlons pas, et j’en passe. Alors bien sûr il reste encore du travail.
Pas mal le hors sujet « de votre point de vue ». Pas mal de véhiculer l’idée que l’extinction de la biodiversité est une invention puisque la nature refleurit.
Nous attendons avec impatience votre nouveau commentaire, on sait qu’avec certaines personnes, elles voudront toujours avoir le dernier mot même si c’est pour exprimer des contre-vérités.
– « Et ne faire couple qu’avec un mari qui accepte ce choix d’enfance du grand nombre, c’est vouloir imposer ses propres idées. » (écologiste malthusien)
Et ne faire couple qu’avec un mari qui accepte de ne pas en avoir… c’est quoi ?
– « L’idée de refuser l’acharnement technologique et de respecter la sélection naturelle n’effleure pas Clotilde. » (écologiste malthusien)
– « Par conviction, nous refusons la fécondation in vitro. » (Clotilde)
Va comprendre…
– « Nous sommes déjà bien plus de 8 milliards et si tout le monde faisait comme son couple, la population serait multipliée par 4 en une seule génération ! » (écologiste malthusien)
Et si ma tante en avait, alors là je vous dis pas ! Et en attendant, tout le monde est très loin de faire comme ces deux là. Même en Afrique.
– « Il faut plus qu’une seule voiture pour déplacer cette famille nombreuse ! »
Pas nécessairement. Pour se rendre à la gare ON peut très bien faire deux voyages. Il faut juste voir combien de kilomètres et de CO2 ça représente. Dans une année par exemple. Sinon un vieux minibus, qui certes fume bien plus noir qu’une Tesla, peut très bien faire l’affaire.
– « Cette famille apparemment tire ses ressources d’un salaire de professeur de biologie et des allocations familiales. C’est ce qu’on appelle une densité subventionnée, tirant ses richesses d’autres sources que de ses capacités propres, ici de l’État, des contribuables. »
No comment !
Quoi qu’il en soit, depuis le temps je sais très bien que ça ne sert à RIEN d’essayer de démonter les arguments (avec ou sans «») des malthusiens.
À leurs yeux, ce couple (famille) de décroissants ne peut QUE représenter le Mal Absolu.
D’abord… Tradition et Bienséance bien-pensante obligent… pour con venir au savoir-vivre, tous ensemble tous ensemble ouai ouai… je vous souhaite à toustes une excellente ânée.
Trinquons et buvons, sans modération, à la santé de ce petit blog. De ces trois pelés et un tondu. Sans oublier la Modération. Et faisons un vœu : Puisse la cuvée Biosphère 2026 faire un carton, un tabac et en même temps. Longue vie à Biosphère et son intelligence collective, son nouveau langage commun, indissociable du futur PC (programme commun) en formation. Il en va de notre avenir !
Biosphère 2026 se veut être d’attaque, comme ON dit. Ça tombe bien, moi aussi.
D’entrée, le modeste connaisseur que je suis apprécie ce juste ce qu’il faut d’acidité, la souplesse, la rondeur et tout et tout. Pour moi ce premier assemblage est parfaitement équilibré, ce qui fait la notoriété de notre petit terroir.
– « une forme de conditionnement familial dont l’article ne dit rien […] c’est vouloir imposer ses propres idées […] Le refus de la stérilité est aussi significatif […] c’est n’avoir aucune ouverture d’esprit. […] une vision familio-centrée de la surpopulation […] C’est ce qu’on appelle une densité subventionnée, tirant ses richesses d’autres sources que de ses capacités propres, ici de l’État, des contribuables. »
Retenons de tout ça que cette Clotilde et son Thomas forment un joli couple d’andouilles.
Pour ne pas dire plus. Finalement, le point de vue des écologistes malthusiens (ce n’est pas moi qui risque de m’en revendiquer) ressemble à s’y méprendre à celui des anti-écolos tout court.
Il est certain que si tout le monde fait comme ça… La Terre est mal partie. 9 enfants cela revient à multiplier les effectifs par 4,5 en une génération ! ! !
Ces gens sont ils conscients qu’avec les allocations familiales et autres avantages, ce sont tous les autres qui payent pour eux, et notamment ceux qui protègent la planète en étant moins féconds ? N’y a-t-il pas là une forme d’immoralité ?
Conditionnés, égoïstes, inconscients, immoraux… ne manquerait plus qu’ils soient gauchistes !
Allez va, trinquons à la santé de cette Clotilde et de son Thomas.
Sans oublier leur petite progéniture. Vive ces onze et vive le Foot !
Et puis vive la Lozère ! La Lozère qui sans Clotilde et Thomas deviendrait un désert.
Et qui perdrait son âme sans les curés africains.