big history

Christie’s vend à l’encan notre préhistoire, en particulier un imposant tricératops de 7,5 mètres de long et 65 millions d’années (LeMonde du 8.03.2008).  Au total, près de deux cents pièces provenant de trois collections particulières sont proposées au public. « Particulières », l’histoire de notre planète serait donc l’objet de possession de particuliers ! « Au public », les vestiges sur lesquels s’appuie la paléontologie de notre Terre pourraient donc être privatisés ! N’y a-t-il pas de limites à mettre à la primauté des riches à s’accaparer les richesses de notre passé ?

 Nous devrions abandonner l’histoire particulière des groupes ethniques particuliers au profit de la big history, une vision à large échelle qui démarre au moment du big bang et se déroule jusqu’au monde contemporain. C’est l’histoire globale qui seule devrait importer, l’histoire commune des humains et des non-humains, une histoire universelle qui ne se limite pas à l’histoire de la race humaine. Il s’agit d’appréhender le monde comme un tout, depuis l’origine de l’univers, des galaxies et du système solaire  jusqu’au sociétés agraires, l’émergence des villes et l’anthropisation de notre monde. Les tricératops appartiennent à notre histoire commune, ils ne devraient pas être privatisées.

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