Bulbe ou fluo ?

Les ampoules à bulbe avec filament ne transforment en lumière que 5 % de l’énergie consommée, le reste sert à chauffer la pièce ! Les lampes à décharge dites fluo-compactes sont trois à cinq fois moins gourmandes en énergie et six à huit fois plus durable. Même si leur lumière est pour l’instant moins visible, même si le prix est dix fois plus cher en moyenne, ce serait rentable pour le consommateur dès la première année grâce aux économies d’énergie. Le gouvernement australien a donc annoncé en février 2007 son intention d’interdire les ampoules à bulbe d’ici à 2010 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’Union européenne envisage cette interdiction des lampes à filament pour les foyers privés en 2009, la Californie veut se doter d’une loi similaire pour une interdiction d’ici à 2010. Pourtant les lampes fluo-compactes contiennent jusqu’à 25 milligrammes de mercure (soyons honnêtes, les plus récentes 3 milligrammes, c’est-à-dire beaucoup trop). Car c’est là le drame : le mercure est très volatil et très polluant, difficile à recycler dans la Biosphère.

 La solution finale n’est pas technique, s’activer hors la lumière solaire n’est pas une nécessité absolue. Alors que l’Australie envisage de construire des centrales nucléaires, alors que les centrales thermiques se multiplient dans le monde, l’objectif premier devrait être la sobriété, pas la foi en la solution technique. Sinon ce qui économisé ici sera dilapidé ailleurs (effet rebond).

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