démographie

démographie galopante

Au début de la révolution industrielle en 1804, la population humaine atteignait son premier milliard après une période couvrant des dizaines de milliers d’années. En bien plus qu’un siècle, le deuxième milliard était atteint en 1927. Après les choses l’accélèrent, 3 milliards en 1960, 4 en 1974, 5 en 1987, 6 en 1999, 7 prévu en 2013, 8 en 1028 et 9 en 2047, quand j’aurai personnellement atteint les 100 ans. Nous aurons donc gagné 8 milliards en 120 ans, une horreur si je vis aussi longtemps. Il ne faudrait donc pas dire « gagner des habitants supplémentaires », nous avons plutôt fait perdre à la Terre sa tranquillité, et en conséquence déséquilibré les sociétés humaines. Même si le taux de croissance a ralenti depuis le pic de 2 % (doublement tous les 35 ans) atteint en 1965-1970, la population croît encore de 1,2 % en moyenne entre 2000 et 2005 (doublement en moins de 60 ans). De plus une espérance de vie prolongée ajoute au nombre absolu de bipèdes une pression sur la planète plus longue dans la durée. A l’échelle mondiale, l’espérance de vie moyenne d’une personne née entre 1950 et 1955 était de 47 ans, on prévoit que celle d’une personne née entre 2000 et 2005 sera de 65 ans. On prévoit, mais on pourrait affirmer aussi bien le contraire ! Comme dirait Malthus, sur une planète surexploitée, guerres, famines et épidémies s’installent obligatoirement. Ce phénomène a déjà commencé.

 J.Dorst il y a déjà bien longtemps faisait référence à des densités plus vivables pour la Biosphère : « En Australie avant l’arrivée des Européens, il y avait en moyenne 8 habitants par 100 km2 et 16 en Amérique du nord ; l’Italie au moment de l’Empire romain avait une densité d’environ 24 habitants par km».  Cela ne veut pas dire que les peuples vivant avant ou après le néolithique avaient atteint un optimum de densité, cela veut dire que nous l’avons depuis longtemps dépassé. Remarquez que je n’ai encore rien dit sur le surpoids du mode de vie occidental ! 

Pour en savoir plus, tu peux consulter le site :

http://biosphere.ouvaton.org/

avenir sans futur

La Biosphère nous rappelle ce cri d’alarme lancé en 1969 par U.Thant, alors secrétaire général de l’ONU : « Il reste à peine dix ans aux nations membres de l’ONU pour oublier leurs anciennes querelles et s’associer pour sauver l’environnement et pour freiner l’expansion démographique ; au-delà, les problèmes auront pris une telle ampleur qu’il sera devenu totalement impossible de les surmonter ». Bien plus tard en 2005, le rapport « Planète vivante 2004 » du World Wildlife Fund veut réduire la dette écologique, c’est-à-dire le retour à la vie sur la base d’une seule planète, et esquisse quatre scénarios pour 2050 :

Augmenter la biocapacité grâce à un réseau de zones protégées incluant tous les écosystèmes (terrestres d’eau douce, marins), restaurer les écosystèmes dégradés, protéger le sol contre l’érosion et la dégradation (notamment les terres arables contre l’urbanisation), protéger les bassins de rivière et les zones humides et cesser l’utilisation de produits chimiques toxiques ;

Réduire la population mondiale, en offrant aux femmes une meilleure éducation, des opportunités d’emploi et des soins de santé ; en accompagnant les foyers qui choisissent d’avoir moins d’enfants ;

Réduire la consommation par personne ; ceci ne peut être attendu des populations en survie ; par contre les habitants de pays ou de villes riches peuvent bien souvent réduire leur empreinte écologique sans compromettre leur qualité de vie ;

Améliorer l’efficience des systèmes de production qui transforment l’énergie et les matières premières en biens de consommation

 

Nous sommes en 2007 et les humains n’ont pratiquement rien fait pour sauver la planète… Au contraire ils ne croient toujours pas au malthusianisme et à la simplicité volontaire car ils se refusent à voir la réalité d’une Biosphère surpeuplée. 

Pour en savoir plus, tu peux consulter le site :

http://biosphere.ouvaton.org/

Tabou du préservatif, une Eglise populationniste !

                Depuis l’encyclique Humanae vitae du pape Paul VI, publiée en 1968, le préservatif fait partie des moyens non naturels de contraception que l’Eglise catholique condamne, car il ferait obstacle au développement de la vie humaine, potentiellement contenue dans toute relations sexuelles. Même comme moyen de prévention contre le virus du sida, cette Eglise n’a jamais admis l’usage du préservatif. Le pape Jean Paul II avait d’ailleurs toujours défendu l’idée que l’« unique moyen » de combattre l’épidémie de façon efficace était la fidélité absolue dans la relation conjugale, l’abstinence ou la chasteté. Pourtant le nouveau pape Benoît XVI s’apprêterait à rendre public un document tolérant l’usage du préservatif pour les personnes déjà contaminées par le virus du sida ou une autre maladie infectieuse. Ce serait une levée partielle d’un tabou et une évolution (très marginale) de l’éthique sexuelle du Vatican.

                 Le tabou du préservatif est significatif de la propension de l’Eglise catholique à favoriser le pullulement des humains dans une Biosphère de plus en plus déstabilisée par leur nombre et le poids de leurs activités. Une telle attitude est condamnable, elle est immorale, elle est contraire à l’obligation d’utiliser tout moyen de contraception pour promouvoir la décroissance démographique et retrouver un certain équilibre entre les humains et la capacité des écosystèmes.

En France, il est rare que nous puissions avoir un débat sérieux sur la régulation démographique. 

En Chine, le malthusianisme est constitutionalisé dans l’article 25 et justifié ainsi : « L’État encourage la planification familiale pour assurer l’harmonie entre la croissance démographique et les plans de développement économique et social ».

N’est-ce pas là une attitude raisonnable ?

démographie

En Allemagne, le nombre de naissances a été divisé par deux en quarante ans, passant de 1,3 million naissances en 1964 à environ 700 000 en 2003. Cette baisse s’explique par la pauvreté des équipement collectifs de prise en charge (crèches, écoles maternelles), mais aussi par la difficulté de trouver le bon partenaire pour fonder une famille ou par la profonde crise qui secoue le monde du travail et accentue l’ampleur du chômage. On peut donc noter l’émergence d’un climat général hostile à l’enfant et même aux parents qui veulent en avoir ; une vie sans enfant semble procurer plus de satisfaction qu’avec des enfants. La biosphère ne peut qu’être en accord avec un tel type de comportement, la voie malthusienne est la première des solutions au désordre planétaire actuel. Le seul modèle qui mérite d’être défendu, c’est celui d’un seul enfant par famille, qu’elle soit allemande, chinoise ou d’une autre nationalité.