écologie appliquée

Résistances à l’agression publicitaire

Boîtes aux lettres : l’expérimentation « Oui Pub » ne sera pas généralisée

Le 15 avril dernier, le Commissariat général au développement durable a fait savoir aux « territoires pilotes » que l’expérimentation du dispositif « Oui pub » ne serait pas généralisée à la fin de celle-ci, soit dès ce jeudi 1er mai. Une décision prise sans que les parlementaires aient pu en discuter, qui va à rebours de l’esprit de la loi « climat et résilience » et qui interroge sur la volonté du Gouvernement de faire advenir une quelconque « transition écologique ».

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pour réglementer les publicités alimentaires !

Exigeons une alimentation plus juste, plus durable et plus saine ! Le gouvernement a enfin lancé la consultation publique sur sa Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC), qui est ouverte jusqu’au 4 mai 2025. Mais cette première version reste insuffisante sur de nombreux aspects : manque de moyens, absence de mesures contraignantes, recul sur des objectifs essentiels. Face à ces faiblesses, 57 organisations de la société civile se sont unies pour proposer des propositions plus ambitieuses.
Mobilisons-nous pour exiger un renforcement de la réglementation de publicité alimentaire. Nous demandons une interdiction de publicité des produits aux Nutri-Scores D et E, ainsi qu’un affichage du Nutri-Score obligatoire sur la publicité alimentaire. Nous avons rédigé un modèle de commentaire pour vous aider à participer à la consultation. N’hésitez pas à en tirer des extraits, mais aussi à rajouter votre touche personnelle.

JE DONNE MON AVIS

des haut·es fonctionnaires jugent sévèrement le secteur publicitaire

Le 25 mars dernier, le journal L’informé a rendu public un rapport commandé en juillet 2024 par le Premier ministre d’alors, Gabriel Attal. Il était resté dans les placards depuis son rendu, en décembre 2024. Malgré son titre, Contribution et régulation de la publicité pour une consommation plus durable, qui pourrait laisser croire à un énième rapport qui encourage le secteur publicitaire à devenir un « levier pour la transition écologique », les haut·es fonctionnaires ont livré un travail remarquable qui va à rebours du discours des publicitaires.

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RÉBELLION ! CONSTRUCTION !

L’écologie sociale radicale, qui prend les problèmes à la racine, est notre seule option pour échapper à la barbarie en ce début du XXIe siècle. Notez que « Rebellion-Construction » n’est pas un « mouvement », mais une « sensibilité » interne au parti « Les Ecologistes », pour une écologie de rupture.

https://rebellion-construction.fr/

Nous sommes RÉBELLION ! CONSTRUCTION pour 5 raisons : 

1 • L’effondrement et la post-croissance

Oui, l’effondrement est l’horizon de nos générations et le début de notre avenir. Et comment ce sera après… ? Tout ça reste à imaginer, à construire et à vivre ensemble !

2 • Parce que nous sommes la gauche de l’écologie

Donc nous sommes à la fois la gauche de l’écologie politique et des collapsos anticapitalistes et altermondialistes, humanistes, antiracistes, écoféministes, pacifistes, activistes radicaux non-violent·e·s, libertaires… et grannnd·e·s amoureux·ses de la nature. 

3 • Parce que le NFP n’est pas l’horizon, le NFP c’est le chemin incontournable aujourd’hui

Bref, collapsos et à la gauche de l’écologie, il est cohérent que nous nous préoccupions beaucoup de l’avenir du NFP. Nous voulons que « Les Écologistes / EÉLV » soient à l’initiative, autour des luttes de terrain partout dans les territoires, de larges unions des écolos, des gauches, et des mouvements citoyens et associatifs.

4 • Pour l’éthique en politique

On en vient au gros gros gros problème des pratiques politiques. La défiance des gens envers le monde politique et l’abstentionnisme nous interrogent et ce n’est pas avec des positions moins-disantes – sur la retraite, par exemple –, que nous recréerons de la confiance ! Soyons clair·e·s. Stoppons net par nos propos et pratiques cette image collante de normalisation de l’écologie politique.

5 • Pour le relais des luttes de terrain essentielles portées par les militant·e·s

À Rébellion ! Construction, nous sommes des activistes radicaux non-violent.e.s.

Le manifeste

– Notre écologie est responsable, elle est désirable car elle est partage. Notre écologie n’est pas punitive. Elle a pleine conscience de l’effondrement. Elle protège l’humanité. Elle s’adresse aux parents, aux enfants, aux grands-parents et aux sans famille. À celles et ceux qui vivent autrement, sans formatage, jeunes, anciens, qui ont pour point commun le rejet de la surconsommation et le désir de l’essentiel : le partage. Au rouleau compresseur libéral, notre écologie oppose sans équivoque la solidarité, l’entraide.

–  Notre écologie est radicale, environnementale, sociale, sociétale, culturelle, héritière des mouvements libertaires et autogestionnaires. Elle est post-croissante, elle veut réparer, recycler, relocaliser, consommer moins et mieux ; elle est anticapitaliste, antiproductiviste, elle rejette le consumérisme. Elle s’élève contre toutes les formes de dominations, qu’elles soient de classe, de genre, d’origines ou de territoires. Elle défend le droit de vote des résident·e·s étranger·ère·s. Elle  favorise l’autonomie des démuni·e·s, des cassé·e·s de la société, des invisibles. Elle se revendique à la fois des oppressions de classe et du féminisme égalitaire et réconciliateur.

–  Notre écologie est pacifiste, anti-guerres et considère qu’aucun conflit ne peut être sérieusement réglé par les armes. Ses positions sur les enjeux géopolitiques sont guidées par cette affirmation. Elles sont conformes à la Charte des Verts Mondiaux. Notre écologie soutient le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Elle prône des recherches de résolutions non violentes des conflits et notamment l’ouverture de négociations en ce sens en Ukraine ; elle milite pour une reconnaissance immédiate de l’État palestinien (Cisjordanie et Gaza) à coté de l’État israélien, dans une Union économique. La double nationalité pourrait être proposée aux populations de ces deux États (les Palestinien·ne·s vivant en Israël et les Israélien·ne·s vivant en Palestine). Il n’y aura pas de paix dans le monde sans réduction des inégalités.

–  Notre écologie défend la retraite à 60 ans (et pas à 62 !) à taux plein ; un revenu universel d’existence (RUE) inconditionnel, sans contrôle des ressources (pas de virgule) ni exigence de contrepartie ; une sécurité sociale de l’alimentation garantissant un budget alimentaire pour tou·te·s. Notre écologie appelle à la reprise du mouvement de réduction du temps de travail (RTT), au passage à 32 h sur 4 jours, s’inquiète de l’emballement du temps, valorise le temps (vraiment) libre, le lien, notre écologie appelle à ralentir, ralentir… Notre écologie renoue avec le véritable  progrès social

–  Notre écologie se bat depuis des années pour le droit de mourir dans la dignité où nous voulons, quand nous voulons, entouré·e·s de qui nous voulons, y compris si notre pronostic vital n’est pas engagé à court terme – dans un encadrement très strict évidemment. Nous voulons retrouver la plénitude de notre « libre arbitre »..

– L’écologie politique doit consacrer toute son énergie positive pour que nos sociétés tournent le dos à la recherche aberrante de la croissance (, qui bénéficie toujours aux mêmes) du PIB, qui est aussi une croissance des pillages des ressources planétaires et une croissance de la misère des plus démunis. Trouvons l’équilibre entre les besoins réels des humains et les rythmes de la nature… On ne peut pas croître indéfiniment dans un espace fini, la Terre.

 – La croissance c’est dépassé, ringard, c’est gringe ! Nous entrons dans l’ère de la post-croissance. Et ce n’est pas triste. L’effondrement est l’horizon de nos générations et le début de notre avenir. Et comment ce sera après… ? Tout ça reste à imaginer, à construire et à vivre ensemble.

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LVMH, le luxe à la peine, et que ça dure…

Notre conception des besoins devrait suivre un principe de généralisation. Généralisation dans l’espace (je ne peux satisfaire un besoin que dans la mesure où n’importe qui n’importe où sur notre planète peut accéder à un niveau de vie équivalent) ; généralisation dans le temps (je ne peux satisfaire un besoin que dans la mesure où cela n’empêchera pas les générations futures de satisfaire les leurs). Le luxe en est l’antithèse. Le chiffre d’affaires de LVMH (Vuitton, Dior, Givenchy…) est à la baisse et le PDG de Kering (Gucci, Saint Laurent, Balenciaga…) a été débouté par la cour administrative d’appel de sa demande de remboursement d’impôts payés en France en 2017 et 2018 (11,56 millions d’euros). Que des bonnes nouvelles ! Le luxe, c’est la luxure, une débauche mise en scène par les m’as-tu-vu. Le luxe est caractérisé par de grandes dépenses consacrées au superflu, un étalage de richesse qui ne devrait pas exister.

Lemonde.fr : Le chiffre d’affaires du groupe de luxe LVMH est en recul de 3 % au premier trimestre par rapport à la même période de 2024. L’action est en recul de plus de 20 % depuis le 1er janvier du fait de ventes en berne en mode et maroquinerie. Le luxe souffre aussi d’une vague de fond. Les comportements changent. Le marché du luxe comme celui de l’art sont victimes d’une même tendance : l’hédonisme. S’amuser, passer un moment exceptionnel que l’on peut poster sur Instagram (concert, restaurant, vacances…) deviendrait plus important que posséder une œuvre, un bijou cher ou un sac de marque. Le luxe ne fait plus figure de secteur refuge…

Le point de vue des écologistes décroissants

Qu’un article du MONDE ose parler du luxe comme « valeur refuge », ce n’est pas de l’information, c’est de l’inconscience. Qu’on s’en tienne à l’hédonisme n’est pas la seule chose à dire. LE MONDE publie d’ailleurs chaque semaine « M, le magazine « : le summum du luxe inutile et de l’achat compulsif fabriqué par conditionnement. Le 13 avril 2025, 170 pages sur papier glacé. Tiffany en pleine page deux et trois, Saint Laurent (p.4-5), Chanel (6-7), Armani (8), etc. L’absolu contraire de l’urgence écologique. Il y a quelque chose de pourri au royaume des médias, esclaves des recettes publicitaires et pour la plupart dépendants de magnats.

Autrefois le luxe, par exemple pour Charlie Chaplin enfant, c’était de recevoir une orange en cadeau de Noël. Jamais nous n’aurions du aller au-delà. Nous devrions tous et toutes savoir que le luxe est un processus de différenciation/imitation qui alimente la croissance pour la croissance et nous projette contre un mur. Le goût du luxe n’est pas une constante psychologique, mais une construction par la publicité et le mode de vie des riches dans une société qui épuise la planète. Cela aura une fin avec l’augmentation du prix des ressources naturelles. Nous serons obligés, sauf à admettre la perpétuation de la domination par une élite, à économiser collectivement en situation de rareté. Voici le pronostic que faisait déjà en 1936 Richard B.Gregg :

« Ceux qui travaillent dans le secteur du luxe sont, lors d’une dépression économique, dans la position la plus précaire qui soit, puisque dans ce cas les dépenses consacrées au superflu sont les premières à éliminer. Moins il y aura de personnes impliquées dans l’industrie du luxe, plus l’emploi sera protégé. »

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Le luxe, c’est en définitive la planète au pillage

extraits : Politiser la question du luxe est la meilleure voie pour élargir l’audience de l’écologie vers les classes populaires. NON au luxe ! La première contribution du dessinateur Wolinski paru en 1976 à la une du journal L’Humanité présentait deux dessins. Sur le premier, une bourgeoise affalée sur son divan explique à sa petite fille que le luxe, c’est les bijoux, les toilettes, le parfum, le champagne. Sur le deuxième, une prolétaire explique à son jeune fils que le luxe, c’est la viande, le café, les légumes, les fruits….

L’industrie du luxe connaîtra-t-il jamais la crise ?

extraits : La « critique de l’industrie du luxe » n’existe pas. Les syndicats condamnent parfois la richesse, mais jamais l’industrie du luxe. Les politiques valorisent l’industrie du luxe, un si gros exportateur de notre savoir-faire. Des médias comme LE MONDE vivent de l’industrie du luxe par annonces publicitaires interposées. Le luxe est donc intouchable. La preuve, cet article du MONDE : « Le luxe, en tant qu’incarnation par excellence du « superflu », symbolise ce qui fait le propre de l’homme… Emblème de la dépense inutile, du surplus pour rien, le luxe serait ainsi un des moyens privilégiés par lesquels l’homme réaffirme qu’il n’est pas un animal comme les autres… Marcel Mauss en avait conclu, dans son Essai sur le don (1924), que le goût de la dépense inutile constituait un véritable invariant anthropologique….

pour des vêtements androgynes, non au luxe et à la mode

extraits : La mode, c’est ce qui démode pour faire acheter plus pour le plus grand profit des marques. Peu importe si ce qui est démodé aujourd’hui sera à la mode demain, le cycle des défilés permet de vider les porte-feuilles et de grandir la visibilité du luxe. Nous avions cru un instant en juillet 2008 à la fin des défilés de mode. Ma Ke, une jeune créatrice chinoise, prenait le luxe à contre-pied. Elle habillait 36 mannequins de tous âges de vêtement amples, de pièces intemporelles qui illustrait la fonction première du vêtement, habiller, tout simplement. Ma Ke prenait le contre-pied de la boulimie consommatrice : «  Le luxe qui s’achète n’est pas ce qui nourrit l’homme, c’est au contraire la simplicité, la beauté d’un arbre, la lumière, l’échange entre les êtres….

La valorisation du luxe crée un mauvais ethos social

extraits : La seule façon que vous et moi acceptions de consommer moins de matière et d’énergie, c’est que la consommation matérielle, donc le revenu, de l’oligarchie soit sévèrement réduite. En soi pour des raisons d’équité, et plus encore, en suivant la leçon de Veblen, pour changer les standards culturels de la consommation ostentatoire. Puisque la classe de loisir établit le modèle de consommation de la société, si son niveau est abaissé, le niveau général de consommation diminuera. Nous consommerons moins, la planète ira mieux, et nous serons moins frustrés par le manque de ce que nous n’avons pas…..

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L’écologie entre pacifisme et remilitarisation

Cette semaine, du 7 au 13 avril 2025, nous consacrons chaque jour un article au pacifisme. Le principe « si tu veux la paix, prépare la paix » est en effet inséparable d’un engagement écolo. Une planète traversée par nos démonstrations guerrières ne peut pas être un monde agréable à vivre qui pourrait conserver des ressources naturelles préservées. Nous pensons qu’une décroissance de l’appareil militaire doit nécessairement accompagner la décroissance du niveau de vie de ceux qui vivent à l’occidentale et la décroissance démographique sur une planète largement surpeuplée. Nous pensons qu’il faut mettre un terme au fait de s’entre-tuer avec des moyens technologiques de plus en plus disproportionnés jusqu’à avoir envisagé d’instaurer un hiver nucléaire sur la planète. Nous pensons que le pacifisme apporte un message d’espoir, on remplace le principe historiquement inefficace « si tu veux la paix, prépare la guerre » par la conviction de l’efficacité de la non-violence si elle était véritablement mise en œuvre. Nous pensons que si nous étions intelligents, il n’y aurait pas eu d’opérations spéciales à la Poutine, de guerres en Palestine ou de déchirements au Soudan….

Mais aujourd’hui depuis l’invasion de l’Ukraine, deux visions de la militarisation avancent en parallèle au sein du parti renommé « Les Ecologistes » : créée très récemment en 2024, une commission défense (militariste) cohabite désormais avec la commission Paix et désarmement, créée en 1984 lors de l’AG fondatrice des Verts. Lors des journées d’été des Verts, la commission défense a présent publiquement son point de vue sans qu’il y ait approche contradictoire. Cyrielle Chatelain en était la présentatrice. Elle préside le groupe écologiste à l’Assemblée nationale. À l’Assemblée nationale, elle siège au sein de la commission de la Défense nationale et des Forces armées. Cyrielle a mis fin au pacifisme traditionnel des Verts :

« Pour la première fois depuis 1945, la peur de la guerre s’insinue en chacun de nous. La menace russe se concrétise et la protection américaine s’étiole. » Fustigeant la passivité de l’Europe qui s’en est « paresseusement remise aux États-Unis », et « a renoncé à s’imposer comme un acteur majeur sur la scène internationale », elle a souligné l’attachement de sa famille politique à une défense européenne : « L’Union européenne doit s’affirmer comme une force politique, ce qui implique aujourd’hui dans ce contexte de s’affirmer comme une force militaire. » L’aide militaire à l’Ukraine doit passer « par la fourniture d’équipements de défense avancée », « la formation des forces ukrainiennes » et le « renforcement de troupes européennes dans les pays frontaliers de l’Ukraine ».

Une montée en puissance de la militarisation, en somme.

Pour le cofondateur de l’Observatoire des armements, Patrice Bouveret, « cela traduit une coupure entre les élus du parti et sa base qui se retrouvait dans les valeurs “pacifisme, féminisme et écologie”. » L’expert pointe un manque de réflexion collective à l’intérieur des Écologistes sur les questions de défense. « Les parlementaires écologistes deviennent de plus en plus proches des positions officielles de la France sans qu’il n’y ait remise en cause ou interrogation sur ces questions-là. Ils perdent le côté novateur qu’avaient les écologistes sur ces questions », regrette Patrice Bouveret.

Si les Écologistes agissaient dans la lignée de leur engagement historique pour la non violence, ils demanderaient politiquement à ce que, lors de la Journée Défense Citoyenneté obligatoire pour tous les jeunes, il y ait un module sur la défense civile non violente ainsi qu’une possibilité pour les jeunes de se déclarer lors de cette journée objecteur de conscience… A plus long terme, confier la gestion de toutes nos forces armées à l’ONU et à son conseil de sécurité ferait basculer nos forces armées d’une préparation dédiée à la guerre vers une simple force d’interposition, une gendarmerie internationale en somme !

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Journées d’été des Écologistes, 22 au 24 août 2024

extraits : L’écologie institutionnelle fait son chemin, mais au risque que les problématiques de l’administration d’un pays ne l’emportent sur l’action écologique. Prenons un exemple. J’ai été très surpris que la commission « paix et désarmement », option traditionnelle des écologistes, soit mise en concurrence directe avec une nouvelle commission, dite « défense », créée en avril 20241 : il faudrait renforcer nos politiques régaliennes, il faudrait mettre un terme aux agressions russes… La commission Paix et Désarmement avait souhaité qu’un groupe de travail dédié à la défense soit intégré au sein de la commission P&D, les porteurs de cette nouvelle commission « défense » ont refusé. J’ai donc à Tours assisté à un atelier orienté politiquement, intitulé « écologie et défense, impact sur les politiques municipales de la relocalisation et de la relance de la production d’armement ». Questionnement complexe qui n’a été traité par les intervenants que sous l’angle d’un nécessaire réarmement militaire ! Un spécialiste nous assène que le pacifisme entraîne son inverse : « Lorsqu’on cherche la paix à tout prix, on va renforcer par notre timidité l’agresseur et donc favoriser sa victoire. Poutine a été rassuré par la mollesse de l’Occident après qu’il ait envahi la Crimée…. Il ajoute que les antinucléaires favorisent la diffusion nucléaire. Le deuxième intervenant ne voit qu’une chose, il faut renforcer les mesures de protection des sites dangereux. Lui succède un membre de la commission « défense » qui est aussi un employé d’un complexe de fabrication d’armes (Nexter). Il se désole qu’après la réindustrialisation actuelle pour soutenir l’Ukraine, il y aura plus tard des suppressions d’emploi. La député écolo Cyrielle Chatelain, membre du groupe parlementaire sur la défense, se dit pacifiste, mais il faut bien qu’on livre des armes à l’Ukraine par respect des règles internationales d’intégrité territoriale !

Que les conflits armés soit une menace pour l’équilibre écologique de la planète, il n’en a jamais été question. L’écologie « réaliste » l’emporte sur l’écologie fondamentaliste, l’écologie superficielle sur l’écologie profonde : il faudrait s’adapter au monde tel qu’il est et non au monde tel qu’on voudrait le voir devenir….

Rappel de notre production pacifiste en mars 2025

En Russie, nous devrions tous être des Skobov

La fin du pacifisme pour Les Écologistes ?

Pour un débat sur le nucléaire militaire

Un modèle de « défense totale » en Suède

L’Italie, un pacifisme né de son histoire

Faut-il faire peur, désobéir, donner envie ? 

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Il y a les ONG écolo et le lobbying pernicieux

Il n’existe en Europe aucun texte de loi disposant que l’extinction effrénée de la vie dans les campagnes est une conséquence normale des activités agricoles. L’écroulement du vivant est au contraire considéré comme un phénomène inacceptable, par le sens commun. Pourtant, il se produit bel et bien, avec comme cause majeure l’intensification de l’agriculture. Une chose dont tout le monde s’accorde pour dire qu’elle ne doit pas se produire finit par se produire. Pourquoi ? A cause du lobbying des entreprises prédatrices à coup d’argent et de fausses information qui dénature le jeu démocratique.

Stéphane Foucart : Les organisations non gouvernementales (ONG) européennes de défense de l’environnement sont la cible d’attaques inédites des droites du Parlement de Strasbourg. Les subsides qu’elles reçoivent de la Commission européenne sont contestés dans une volonté affirmée de les réduire au silence. La commission environnement du Parlement devrait voter, fin mars, une motion de rejet du programme LIFE de la Commission européenne, qui est destiné à soutenir des initiatives en faveur de l’environnement et dont une part minuscule permet le financement des Amis de la Terre, BirdLife, FERN ou Pesticide Action Network.

La campagne menée contre ces ONG a été lancée dans un mélange trumpien de fausses informations, de demi-vérités et d’outrances, le tout nourrissant des flots d’indignation surjouée sur le bon usage des deniers publics.

Le point de vue des écologistes de l’intérêt général

Le lobbying est une activité consistant à faire valoir au législateur un point de vue (technique ou idéologique) sur une question à laquelle le lobbyiste est intéressé. Le terme vient des couloirs (« lobby », en anglais) ou pièces attenantes à la Chambre des communes dans lesquels les groupes d’intérêt pouvaient venir discuter avec les parlementaires britanniques au XIXe siècle.

Les ONG ne sont pas tendres avec les pouvoirs, mais participent du bon fonctionnement de la démocratie ; les faire taire ne fera pas disparaître la crise écologique. Font-elles néanmoins du lobbying au même titre que Philip Morris, Stellantis ou Bayer ? Ce vieil élément de langage revient en force, mais il occulte le fait que les entreprises cherchent à promouvoir leur intérêt propre, tandis que les ONG plaident pour ce qui relève de l’intérêt général. Nombre d’entre elles produisent des données, enquêtent et documentent les failles institutionnelles ou réglementaires qui participent à détruire ou altérer l’environnement. Cela participe directement du fonctionnement démocratique. En fait les ONG environnementales vivent de leur combat contre des problèmes qui, s’ils disparaissaient, les priveraient de raison d’être et donc de financements. Elles agissent donc non seulement de manière désintéressée mais aussi contre leur propre intérêt. Par contre les multinationales ne s’interrogent jamais sur le bien fondé de leurs produits et services, leur seul boussole, c’est le taux de profit.

Il est utile de connaître le montant des fonds consacrés par les multinationales à tromper les citoyens. Considérons la publicité marchande, une forme de lobbying exercé sur le consommateur. En 2024, les dépenses publicitaires mondiales ont augmenté de 10% pour atteindre 1,07 trillion de dollars, dépassant pour la première fois la barre symbolique des 1 000 milliards de dollars. Les ONG environnementales sont des nains dans un monde du business as usual et leurs ressources ne dépendent que du sens de l’éthique de certaines personnes et institutions, pas d’un marché sous influence. Les lobbies à Bruxelles ne sont que la face visible de l’iceberg croissanciste.

Nos plus anciens articles sur le lobbying

13.06.2005 whistleblowers, lanceurs d’alerte

Le chef du conseil de la Maison Blanche a modifié substantiellement, pour en amoindrir la portée, des rapports officiels décrivant les recherches scientifiques sur le changement climatique. Il faut dire que ce manipulateur travaillait précédemment pour l’American Petroleum Institute, un lobby pétrolier qui a entraîné Bush à sortir du protocole de Kyoto sous le fallacieux prétexte que les sciences du climat étaient si incertaines que l’impact de l’activité humaine sur l’effet de serre serait contestable. Depuis quatre ans la politisation du pouvoir américain (il faudrait plutôt dire « l’action des vendus aux marchands de pétrole ») a eu des conséquences terribles sur les programmes scientifiques, jusqu’à entraîner de l’autocensure. Tout cela aboutit à tromper des Américains qui ont déjà tendances à se tromper eux-mêmes sur la pérennité de leur niveau de vie. Le libéral-capitalisme va donc piller les ressources non renouvelables jusqu’au point de non retour.

La Biosphère félicite tous les citoyens lanceurs d’alerte qui dénoncent cette société construite pour empêcher les gens de s’apercevoir que la planète va de plus en plus mal.

25.09.2005 Des députés à la merci des lobbies

Un amendement adopté mi-octobre par les députés avec le soutien du gouvernement crée un Conseil de modération et de prévention qui pourra « modérer les campagnes de prévention » contre l’alcoolisme comme se félicite le député UMP Ph.A.Martin, coauteur d’un Livre blanc. Cet amendement voté par les députés toutes étiquette confondues met sous tutelle la santé publique alors que l’alcoolisme entraîne 45 000 décès annuels en France et expose 5 millions de personnes à des difficultés médicales, psychologiques et médico-sociales. Le lobby agricole a gagné contre la protection de la santé publique, alors pourquoi pas demain un « conseil de modération » permettant à l’industrie agroalimentaire de contrôler aussi les campagnes de lutte contre l’obésité ? Comme disent les humains, la démocratie est la pire des choses, mais tous les autres systèmes politiques sont bien pires.

Si les députés étaient en phase avec la Biosphère, ils détermineraient ce que la terre peut offrir durablement, et s’apercevraient que vignerons et distilleries sont de trop. En effet les vignes empiètent tant sur les autres cultures que sur l’espace nécessaire pour assurer la biodiversité. La voie de l’accomplissement, c’est de constater que l’alcool n’apporte rien aux humains et enlève à d’autres, les non-humains.

Pour en savoir encore plus grâce à notre blog biosphere

tapez « lobb » sur notre moteur de recherche

https://biosphere.ouvaton.org/blog/page/2/?s=lobb

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news Résistance à l’Agression Publicitaire

25 mars, RAP a mobilisé pour dire Stop à la pub automobile

À l’occasion de la journée internationale contre la publicité du 25 mars, des activistes d’une dizaine de villes ont remplacé et/ou recouvert des affiches commerciales par des visuels satiriques, pour dénoncer la publicité automobile. Des affiches ont été apposées directement sur divers panneaux, dans les villes d’Antibes, Douai, Lille, Lyon, Nancy, Paris, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse, et même à Lisbonne ! Nous vous avons concocté un excellent bilan avec pleins de photos sur le site web.

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Reportage Stop Pub Climaticide

En collaboration avec « Mr Mondialisation », nous pointons dans ce reportage un problème devenu majeur dans notre société et offrons plusieurs solutions avec la participation d’Eva Penisson de la Fédération des Usagères et Usagers de Bicyclette (FUB), Aurélien Bigo (chercheur en transition énergétique des transports) et Didier Courbet (professeur en science de la communication – université d’Aix Marseille).

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 L’Assemblée nationale vote l’interdiction du démarchage sans consentement au téléphone

Jeudi 6 mars 2025 la proposition de loi visant à interdire la prospection par téléphone dès 2026 a été adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale. Pour entrer en vigueur, le texte doit encore être voté dans les mêmes termes au Sénat. Si elle est adoptée, il s’agira d’une victoire appliquant la liberté de réception défendue par R.A.P.

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rapatoile@ml.antipub.org

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Faut-il faire peur, désobéir, donner envie ? 

Léna Lazare, Pauline Boyer et Cyril Dion participeront le 21 mars 2025 au festival Nos futurs, autour du thème « Environnement : faut-il faire peur, désobéir, donner envie ? ». Voici une première approche.

Léna Lazare : Les marches pour le climat ont été une voie d’engagement pour des centaines de milliers de jeunes dans toute la France, dès les années 2010. Songez qu’il y a eu jusqu’à 300 comités, beaucoup dans des petites villes, voire dans des villages. Toute la jeunesse s’est sentie concernée. Aujourd’hui, nous sommes capables de monter des actions avec des organisations qui ont pourtant des cultures de lutte différentes des nôtres comme la CGT, Solidaires, Bassines non merci ou la Confédération paysanne… L’autre piste que nous avons suivie est celle de l’ancrage local. C’est un postulat stratégique : partir de luttes sur les territoires pour mettre la pression et porter le débat au niveau national. Il va falloir contraindre les dirigeants à agir, au fond comme le montre l’histoire des mouvements sociaux. Ce que nous devons transmettre aujourd’hui, c’est une culture du passage à l’action.

Il faut aussi admettre qu’il existe différentes intensités d’engagement et que c’est très bien ainsi. Aujourd’hui, par exemple, je ne me définis plus seulement comme activiste. J’ai un métier, je suis paysanne boulangère

Pauline Boyer : Dans un monde qui glorifie la violence, celle-ci est, à tort, assimilée à la force. Cette confusion peut la rendre attractive, mais les actions violentes entraînent des risques pour les mouvements sur plusieurs plans. La violence contraint à une certaine clandestinité, ce qui, avec le temps, peut rendre les mouvements impopulaires de par leur déconnexion du reste de la population. L’histoire de la lutte armée pour l’indépendance du Pays basque illustre cette impasse. En plus de ne pas être stratégique, la violence ne peut façonner un monde en paix. Pour Simone Weil, « L’atmosphère du meurtre quotidien efface aussitôt le but même de la lutte, car on prend l’habitude de tuer, de ne plus estimer la vie humaine, en contradiction avec le but poursuivi. »

La non-violence est à la fois un moyen et une finalité. Par son exigence de radicalité et la manière dont elle engage la confrontation, elle ouvre la voie vers un changement de paradigme. Face à la montée de l’autoritarisme, aux inégalités qui se creusent, au racisme et à la haine véhiculés par la résurgence de l’idéologie fasciste, nos plus grandes forces seront notre réseau ; notre capacité à s’organiser collectivement.

« L’optimisme est quelque chose qu’on doit travailler », expliquait Angela Davis. L’action transcende la peur. Bloquer l’Assemblée générale de TotalEnergies pour demander l’arrêt des projets d’extraction d’énergies fossiles ou occuper une mine de charbon avec des milliers de personnes fait naître un contagieux courage.

Cyril Dion : Toutes les expériences que j’ai vécues montrent que le premier levier du passage à l’action, c’est le sens. Personne ne se mobilise durablement par militantisme sacrificiel. On agit pour soi, pour ses enfants, pour son entourage… Le second levier, c’est de se dire que c’est possible. D’où l’importance des récits, de libérer l’imaginaire. Les gens se disent, « c’est possible, je peux le faire ». A chaque fois, les assemblées citoyennes arrivent à des résultats plus ambitieux que les politiques. Mais pour que ces conventions aient de l’impact, il faut qu’elles participent à la décision. Il n’y a rien de pire que la fausse démocratie participative.

Nous sommes confrontés au lobbying de grandes entreprises, notamment les grands groupes pétroliers, sur tous les sujets. Je vois le jeunesse plus désabusée que lorsque j’avais 20 ans. Elle a vu échouer beaucoup de stratégies. Elle s’est aussi endurcie – Gérald Darmanin ou Bruno Retailleau dirait qu’elle s’est « radicalisée » !

Faut-il faire peur, désobéir, donner envie ?  Lire la suite »

On est foutu, et on l’a bien cherché

Sur l’écologie, un grand renoncement

à l’œuvre en France et dans le monde.

12 éminents scientifiques sont chargés depuis novembre 2022 d’accompagner la formation de 2,5 millions de fonctionnaires jusqu’en 2027. Mais, depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, il n’y a plus aucun portage politique. Le 6 janvier, devant les ambassadeurs, Emmanuel Macron avait déjà réclamé une suspension des régulations « tant qu’on n’a pas retrouvé la capacité à rentrer dans la compétition ». Le pacte vert européen est remplacé par la « boussole pour la compétitivité », selon les termes même de la Commission européenne. Les Européens préfèrent donnenr priorité aux dépenses militaires. Donald Trump décrit les énergies fossiles comme de « l’or liquide sous nos pieds » et balaie la science à grands coups de hashtags #BackToPlastic.

L’écologie est en berne, il ne faut pas « emmerder les Français ». Pourtant la température mondiale a franchi 1,5 °C de réchauffement en 2024,.

Le point de vue de ceux qui n’ont rien compris

pierre guillemot : La vengeance des divinités du réchauffement climatique ainsi bafouées va être terrible. Attendons les éruptions volcaniques qui provoqueront un refroidissement de plusieurs degrés pendant dix ans.

Jclbt : A force d’écologie punitive on s’attendait à quoi ?

walhalla : Si demain matin, par magie, la France se retrouvait totalement neutre en carbone, il ne se passerait rien, ABSOLUMENT RIEN au niveau de la planète. C’est pourquoi le discours culpabilisateur de nos extrémistes verts fait autant de mal.

Jean Kaweskars 1 : MaPrim’Renov se sert à rien. L’agression russe s’est traduite par une envolée du prix des énergies fossiles, ce qui a été un puissant moteur d’économie et de transition vers les modes de chauffage décarbonés. Quant à croire que la suppression bienvenue du SGPE ou la formation glandeuse de 2,5 M de fonctionnaires aura le moindre impact, c’est à ça qu’on reconnaît les journalistes militants wokistes qui ne connaissent rien au climat.

Alex69 : L’écologie est une science, les écologistes en ont fait une idéologie… Le hors-sol de bobos européens ne pouvait durer indéfiniment sans pragmatisme

lecteur assidu: En France, le référendum sur NDDL a été bafoué par les forces zecolo-socialistes et en Suisse , tous les referendums à visée zecolo ce sont soldées par un non. On sait ce qu’il est advenu des quinquennats d’Emmanuel Macron, des décisions zecolos rejetées à plus de 80% par le peuple … les GJ…

Le soleil au zénith : Je reste à disposition pour produire un article expliquant comment après des dizaines de milliers de kilomètres en véhicule électrique, on apprécie l’autonomie et l’agrément d’un 6 cylindres BMW.

MD : Mais regardez ce que sont devenus les écolos. Rousseau en virago « ecofeministe », Tondelier en petit télégraphiste de Mélanchon… La chasse au mâle blanc promue sport écolo. Qui veut de ces gens là?

Moderateur : L’écologie est une arnaque intellectuelle créée par la gauche pour amorcer la décroissance et appauvrir nos industries et nos ouvriers. Elle est souvent punitive et permet de taxer encore et toujours les concitoyens français !

Le point de vue de ceux qui ont tout compris

ExtinctionRebellion : Très souvent, la simplification à outrance est une erreur. Mais ici, elle peut aider à comprendre ce qui se joue : il n’y a qu’une seule alternative, écologie ou barbarie. Et ceux qui récusent le premier doivent savoir qu’ils nous condamnent irrémédiablement au second.

Darnoncourt : Il fallait bien s’attendre au retour en fanfare des mobiles majeurs de l’humanité : la rivalité entre les sociétés, la nécessité cathartique de la violence, le besoin de prédation, l’inextinguible besoin de domination, l’irrésistible tentation de la pulsion de mort, le nihilisme semblent toujours plus pressants.

MoiCequejendis : La nature, elle, ne renonce pas, et on s’en rend de plus en plus compte, si on accepte de regarder là où il faut.

Lacannerie : Il a fallu près de 14 milliards d’années pour que l’univers se dote à travers l’humanité d’une conscience de lui même. Et moins de deux siècles à l’homme pour détruire la planète et menacer l’existence même de la vie sur Terre. La disparition de notre espèce, singulièrement toxique, ne sera finalement pas une grosse perte. Espérons que celle qui nous suivra sera moins limitée dans sa conscience du monde, moins agitée par l’avidité et la violence.

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Que faire contre les obèses, attendre leur décès

L’obésité et le surpoids sont associés à un risque accru de nombreuses pathologies (diabète de type 2, maladies cardiaques, hypertension artérielle, cancers…) et représentent déjà la cinquième cause de décès dans le monde. Sachant que l’obésité est un facteur de risque pour une vingtaine de pathologies associées, pour la plupart chroniques, la tendance chez les individus plus âgés risque de placer encore plus sous tension des systèmes de santé exsangues. Il y a quelques années un président de Coca-Cola tenait ce discours terrifiant :

« Chaque être humain boit en moyenne douze fois par jour, que ce soit une boisson alcoolisée ou non, de l’eau en bouteille ou au robinet, et cela représente un marché quotidien de 48 milliards de boissons. Coca-cola n’en vend qu’un milliard par jour, cela fait seulement 2 % de part de marché, nos possibilités d’expansion sont donc considérables. »

Mathilde Gérard : La prévalence du surpoids et de l’obésité a plus que doublé en trente ans, touchant 2,1 milliards d’adultes et près de 500 millions d’enfants et d’adolescents en 2021. Les États-Unis enregistrent la plus forte prévalence de l’obésité, à près de la moitié de la population. Sans action politique vigoureuse, environ 60 % des adultes et un tiers des enfants et adolescents dans le monde seront en situation de surpoids ou d’obésité en 2050. En Chine, le surpoids et l’obésité ont déjà progressé d’environ 150 % en trente ans et continueront à grimper pour affecter près des deux tiers de la population en 2050. La progression de l’obésité chez les enfants et les adolescents devrait être plus rapide que celle du surpoids. Les causes sont connues : les changements de régime alimentaire, liés notamment à l’urbanisation, le développement de l’alimentation industrielle, la consommation accrue de sucre, d’huile et la sédentarisation.

Mais les politiques de prévention en matière de santé publique ne connaissent que des revers.

Le point de vue des écologistes sveltes

Interdire la publicité pour en revenir à l’achat essentiel, impossible.

Interdire la publicité de la malbouffe, un crime anti-liberté.

Interdire la vente des sodas, cocas, nutella, trop répressif !

Alors ne pas soigner tous ceux qui se sont rendu malades par leur faute ?

Les obèses votent et ils deviennent majoritaires…

Trump s’apprête à signer un décret, seuls les obèses pourront obtenir un visa pour entrer aux USA.

Variantes

– Vendée Globe, et ce bateau qui arbore fièrement, en immenses lettres, « Mc Donalds ».

– L’agro-industrie tue tranquillement les enfants et les politiques regardent ailleurs.

– L’ultra-transformé et autres soda, burger, ça ne coûte rien à produire et ça rapporte beaucoup.

– De toute façon la viande est pleine d’antibiotique et les légumes et fruit de pesticides.

– La paresse est le gros sujet quand même. Ne pas s’embêter à éplucher, trancher et cuire des aliments…

– En toute logique, on va bientôt croiser un très grand nombre de gens à la fois obèses et drogués.

– Le premier problème est la taille des rations. Puis après la composition des rations !

– De toute façon, 10 milliards d’habitants en 2050, ce n’est pas soutenable.

Il suffit d’une famine provoquée par le changement climatique pour que tout change en mieux.

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Le poids du nombre ET le poids des obèses (janvier 2022)

extraits : C’est une « épidémie mondiale » dont on parle moins mais qui fait encore plus de morts que le SARS-Cov2. Entre 1975 et 2016, la proportion de personnes obèses a presque triplé au niveau mondial, et le surpoids concerne désormais plus d’un adulte sur trois. Maladie chronique aux conséquences parfois graves sur la qualité et l’espérance de vie, l’obésité est le résultat de facteurs sociopolitiques, économiques et, bien sûr, environnementaux.

Lire, Malbouffe, le dico (les dossiers du Canard enchaîné)

Lire, boycottons Coca-Cola, buvons de l’eau, c’est plus écolo

Lire, Interdisons les sodas, place à l’écologie responsable

 

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H5N1. Crystal Heath, une lanceuse d’alerte

D’ordinaire, Crystal Health, 43 ans, pratique la médecine vétérinaire dans un refuge pour chats et chiens errants près d’Hollywood. La propagation du virus H5N1 dans les troupeaux laitiers l’a transformée en lanceuse d’alerte. Mais confrontée à des autorités qui refusent toute transparence pour protéger l’économie locale, elle fait figure de « dangereuse militante ».

Corine Lesnes : La Californie est l’Etat américain le plus frappé par la grippe aviaire. Deux tiers des poules pondeuses y ont déjà été exterminées. La grippe aviaire s’est propagée aux troupeaux laitiers, Crystal Health parcourt la Vallée centrale californienne, première région d’élevage des Etats-Unis. Le nombre de vaches infectées n’est pas connu et les fermes ne sont pas identifiées. « Les autorités veulent que le consommateur garde confiance », explique-t-elle. Crystal Heath a prévenu le service californien de l’agriculture du danger présenté par les carcasses laissées à l’air libre, accessibles aux animaux de passage. L’agence a répondu que les services sanitaires de ramassage étaient débordés. Le département fédéral de l’agriculture et de l’alimentation (USDA) est l’agence chargée de la surveillance du virus, une sorte de conflit d’intérêts : l’USDA est réputée proche du monde agricole et son mandat inclut la « protection des exportations » américaines.

Crystal Health fait aussi campagne contre le procédé de « ventilation shutdown » (arrêt de la ventilation), une méthode particulièrement cruelle d’extermination de centaines de milliers de poulets, qui voit les oiseaux, privés d’oxygène, s’asphyxier lentement. Elle s’est donc attirée les foudres de l’association nationale des vétérinaires (American Veterinary Medical Association). Celle-ci continue à inclure l’arrêt de la ventilation dans les méthodes de « dépopulation » recommandées aux élevages industriels affectés par le virus. Le 18 février, 2025 le ministère de l’agriculture a reconnu avoir « accidentellement » licencié ses employés chargés de la grippe aviaire, et a annoncé qu’il s’efforçait de retrouver leurs emails pour leur demander de revenir au travail.

Crystal Health été étiquetée comme « dangereuse militante des droits des animaux » par l’industrie agricole. La militante a appris que son passage est maintenant signalé dans les exploitations.

Notre plus ancien article sur la grippe aviaire

6 septembre 2005. Le virus H5N1

Les virus de la grippe aviaire existent sans doute depuis longtemps. Mais H5N1 a gardé des caractéristiques moléculaires stables et il est désormais omniprésent au Vietnam, en Thaïlande, en Indonésie ; il a même gagné la Russie par l’intermédiaire des oiseaux migrateurs sauvages. Selon les estimations de l’OMS, on en est aujourd’hui à 150 millions d’oiseaux domestiques abattus dans le monde pour combattre cette épizootie. Depuis 1997 et l’épidémie de Hongkong, on a mpour la première fois observé que l’une des variantes avait acquis la propriété de pouvoir passer chez les humains. En 2003 les Pays-Bas ont connu en 2003 une épizootie de la variante h7N7 entraînant 89 cas de contamination humaine dont un mortel.

Ces événements font penser à ce bon docteur qui, au début des années 1950, a transmis volontairement aux lapins une épizootie, la myxomatose, pour les détruire. Des centaines de millions de lapins de garenne moururent dans toute l’Europe, mais finalement le docteur gagna le procès intenté contre lui : c’est le lapin qui fut déclaré « animal nuisible » puisqu’il fut jugé par le tribunal l’un des plus grands ennemis des récoltes. Mais n’est-ce pas l’espèce humaine qui est nuisible pour la Biosphère ?

Le point de vue des écologistes alertés

L’élevage intensif des animaux n’est pas seulement une honte, c’est un danger. C’est LE facteur majeur de la résistance aux antibiotiques, ne l’oublions surtout pas. Ils sont toujours utilisés massivement comme facteur de croissance aux USA. Une catastrophe sanitaire est inéluctable à plus ou moins brève échéance. Encore plus depuis que Trump est de retour au pouvoir.

Trump et Musk veulent virer tout le personnel des services vétérinaires: plus de vétos donc plus de maladies, problem solved ! Les Américains méritent leur sort, ils l’ont confié à un prédateur dingo qui met le chaos et s’en félicite devant un Congrès béat d’admiration envers un personnage qui leur renvoie médiocrité et indigence intellectuelle. Téléréalité oblige ! Mais j’ai une pensée émue pour cette Crystal Heath qui nous donne encore un peu d’espoir dans la population civile qui saura résister et écarter la bêtise crasse de ceux qui la gouverne.

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Hier le Covid-19, demain le H5N1… (décembre 2024)

extraits : Le virus H5N1 circule intensément dans les élevages bovins américains, il est donc un bon candidat pour être le fauteur de la prochaine pandémie. La grande taille des exploitations et la faible diversité génétique des animaux font office de chambre d’amplification ; la charge virale dans l’environnement augmente, l’infectivité et la pathogénicité des virus aussi ; la faune sauvage se réinfecte au contact d’animaux domestiques ; ses déplacements contribuent à distribuer le pathogène sur tous les continents. Depuis mars 2024, l’émergence dans plusieurs Etats américains du clade 2.3.4.4b du virus grippal aviaire hautement pathogène H5N1 chez des mammifères non carnivores constitue un changement épidémiologique….

contagion virale, un risque élevé pour l’humanité (novembre 2011)

extraits : Un universitaire d’Atlanta a listé les facteurs favorisant les risques : augmentation des transports autour de la planète, l’urbanisation croissante, réchauffement climatique (migrations des moustiques…), vieillissement de la population, concentrations dans les élevages en batterie. Marc Danzon, directeur de l’OMS (organisation mondiale de la santé) pour l’Europe en est sûr : « Aucun expert n’a laissé espéré que la pandémie aviaire n’arrivera pas un jour. L’incertitude porte sur le degré de sévérité qu’elle revêtira. Dans les dix ans à venir, il y aura une pandémie due à un virus qui se sera échappé du règne animal. » Au cours des trois dernières décennies, 35 nouvelles maladies ont été recensées, dont 26 virales. …

ils préfèrent le H1N1 (avril 2009)

extraits : En 2006, le directeur de l’OMS pour l’Europe Marc Danzon, en était sûr : « Aucun expert n’a laissé espéré que la pandémie aviaire n’arrivera pas un jour. L’incertitude porte sur le degré de sévérité qu’elle revêtira. Dans les dix ans à venir, il y aura une pandémie due à un virus qui se sera échappé du règne animal. » Mais qui est responsable ? Les oiseaux sauvages ont été accusés d’être la source du H5N1 aviaire. En fait le responsable était l’élevage des volailles en batterie. Maintenant surgit un H1N1 porcin. Le risque pandémique lié au H1N1 actuel est lié comme celui du virus aviaire de la trop grande concentration des cochons en batterie. Concentration des poules, concentration des porcs, concentration des hommes, camps de concentration. Pourquoi avoir refusé de voir cette continuité ?….

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Novlangue, le fascisme nous façonne par le langage

Le fascisme inonde notre langue. Une langue dont on massacre la syntaxe, la grammaire et l’orthographe ne peut plus être un outil de réflexion rationnelle. Le langage chaotique d’Hitler dans Mein Kampf ou celui de Trump aujourd’hui ne sont pas seulement le fruit de leur incapacité à formuler une pensée. C’est un travail de démolition souterrain qui ronge le dialogue démocratique et nous prive de nos moyens d’expression tout en prétendant nous rendre notre liberté d’expression. La dégradation du vocabulaire prépare la levée des barrières morales, la montée de l’autoritarisme, la déshumanisation et donc potentiellement l’acceptation de l’inacceptable. Dans le brûlot d’Hitler qu’Olivier Mannoni avait traduit, il dit avoir retrouvé « les racines de maux qui bouleversent notre vie politique actuelle : l’usage de l’incohérence en guise de rhétorique, de la simplification extrême en guise de raisonnement, des accumulations de mensonges en guise de démonstration, d’un vocabulaire réduit, déformé, manipulé, en guise de langue ».

Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump gouverne autant par les mots que par les décrets, à travers ce qui peut s’apparenter à un « blitzkrieg » lexical, une guerre éclair dans le champ du vocabulaire. C’est l’usage de la Novlangue, une langue fictive du roman 1984 de George Orwell, conçue pour restreindre la liberté de pensée et simplifier le vocabulaire afin de contrôler la population. 

Les décodeurs : Déjà, lors de son premier mandat en 2017, Trump qualifiait volontiers la presse traditionnelle de « fake news media » ( « médias mensongers »), dans un étonnant retournement des accusations : le Washington Post avait en effet comptabilisé 30 573 affirmations présidentielles fausses ou trompeuses en quatre ans. Aujourd’hui Trump accuse Reuters, une agence de presse réputée pour sa neutralité, de « campagne massive de désinformation ». L’agence Associated Press a perdu son accréditation à la Maison Blanche, Donald Trump considérant ses journalistes comme « des fous d’extrême gauche ». Sept des douze accusations visant la seule agence de développement international Usaid reposaients ur des faits distordus ou imaginaires. Donald Trump a même refusé de qualifier de dictateur Vladimir Poutine. Par contre le 19 février 2025, Donald Trump a qualifié Volodymyr Zelensky de « dictateur ». Mais le 27 février, il est revenu sur ces propos concernant Zelensky : « Je n’arrive pas à croire que j’ai dit ça ».

Quand on commence à mentir, il n’y a plus de imites.

Une liste de termes proscrits est publiée. Parmi ceux-ci, « non-binaire », « transsexuel », « transgenre » ou encore « LGBT », tous des termes associés à l’identité de genre. Outre la transsexualité, on trouve tout le vocabulaire associé aux inégalités − « handicap », « femme », « inclusivité », « diversité » ou encore « discrimination ». Mais aussi des termes génériques des sciences sociales, comme « historiquement », « socioculturel » et « socio-économique » . L’administration Trump est allée jusqu’à interdire à la Food and Drug Administration, l’agence américaine d’autorisation des médicaments, d’employer « femme », « personne âgée » et « handicapé », avant de se raviser !

Autre exemple de la gymnastique sémantique de Trump II , il caricature ses adversaires politiques. « Nous étions en train d’aller avec Biden vers la gauche radicale, d’être communistes ». Il a qualifié la vice-présidente Kamala Harris de « cinglée de la gauche radicale » et de « folle, handicapée mentale« . Il a été jusqu’à l’accuser de vouloir favoriser l' »exécution de bébés » même après la naissance. Son sobriquet préféré : « Kamala la menteuse », alors que c’est lui qui ment constamment.

Le point de vue des écologistes intellectuellement indemnes

– Le wokisme et l’extrême droite existent autant l’un que l’autre et sont le reflet d’un même problème : l’extrémisme.

– Trump, qui façonne des bulles de réalité alternative, prétend défendre la liberté d’expression totale en publiant une liste de mots interdits.

Le vocabulaire frappé d’interdiction par D. Trump est déjà supérieur en volume à celui dont il fait usage.

– Il n’utilise que quelques 500 mots, quand on estime que la langue anglaise en comprend plus d’un million. Il équivaut à un enfant de 4/5 ans !

– Les points se suspension ou silences dont il ponctue ses discours deviennent l’épiphore préféré du trumptosaure.

– Réjouissons-nous : l’expression « prédateur inculte » n’est ni interdite, ni mise sous surveillance. Tant mieux : elle lui va si bien !

– C’est bien plus grave que ça. Les mots n’ont plus pour Trump et ses électeurs aucun sens, ni d’ailleurs les faits.

– Il n’est ni fou, ni stupide. Il est simplement mu par le fantasme du Maître du Monde. Ce qui le rend infiniment plus dangereux qu’un banal psychopathe.

La manipulation du langage, premiers pas vers la dictature : seule manque encore la loi martiale.

– C’est ça la droite extrême au pouvoir : restreindre les libertés de tous, donner le droit à une minorité partisane de réprimer des minorités prises comme bouc émissaires.

Malheureusement, la haine et l’obscurantisme se transmettent très bien en héritage.

Lire le livre de Victor Klemperer « LTI – Lingua Tertii Imperii », bref essai sur la manipulation du langage par la propagande nazie entre 1919 et 1945.

Voilà ce que donne l’ignorance et la crédulité envers les discours fascistes : « Le 15 mars 1938, lorsque Hitler entra à Vienne, il fut accueilli comme un héros par une foule euphorique brandissant des drapeaux aux couleurs de l’Allemagne nazie. Les archives historiques montrent que près de 200 000 personnes déferlèrent dans les rues pour applaudir le Führer… « C’était comme si le soleil était enfin revenu, » se souvient Kurt Schneider, âgé alors de seize ans. « Nous avons chanté et dansé comme si nous étions libérés. » Ce témoignage illustre comment beaucoup étaient séduits par les promesses d’un avenir meilleur sans comprendre réellement ce qu’impliquait cette union.

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La souveraineté alimentaire, une notion dévoyée

Faire de la souveraineté alimentaire de la France la boussole des politiques publiques agricoles, inscrite dans la loi : c’est l’un des principaux objectifs du projet de loi d’orientation agricole examiné à l’Assemblée nationale en séance à partir de mardi 14 mai 2025. Mais ce projet de loi ne définit pas la souveraineté alimentaire. C’est simplement une liste hétéroclite de soutien à l’agriculture productiviste qui s’éloigne du sens originel de souveraineté obtenue grâce aux paysans.

Après la création de l’Organisation mondiale du commerce, en 1995, les États défendaient l’idée qu’il fallait ouvrir les marchés pour rendre l’alimentation moins chère et permettre aux pauvres de se nourrir. C’était n’importe quoi parce que la majorité de ceux qui ont du mal à survivre, ce sont les paysans pauvres, et baisser leurs revenus n’allait pas les aider. La souveraineté alimentaire est alors définie par Via Campesina (« la voie paysanne ») en réaction au libre-échange. C’est la capacité des peuples à décider de leur alimentation et convenir du modèle pour y parvenir, dans le respect de ceux qui travaillent la terre et des ressources naturelles. On prend ainsi ses distances avec une autre notion, celle d’autosuffisance alimentaire ; il ne s’agit pas de mettre fin au commerce international mais de préserver sur chaque territoire un tissu rural vivant. Une définition reprise et affinée par les Nations unies dans une « déclaration sur les droits des paysans », adoptée en Assemblée générale, en décembre 2018. On s’oppose aux discours portés par une agro-industrie sur la « sécurité alimentaire » selon laquelle, pour nourrir la population mondiale, le lieu de production importe peu à partir du moment où chacun a accès à une nourriture suffisante.

Aujourd’hui en France, la FNSEA relayée par le gouvernement en appellent à l’impératif de « souveraineté » pour justifier le besoin de maximiser la production agricole française et déroger à certaines règles environnementales. En guise de symbole, Marc Fesneau, nommé ministre de l’agriculture en 2022, avait fait inscrire le terme de « souveraineté alimentaire » dans l’intitulé même de son portefeuille. Une conception de la « souveraineté alimentaire » instaurée comme « intérêt fondamental de la nation » vise, selon la nouvelle ministre de l’agriculture, Annie Genevard, à « la protection, la valorisation et le développement de l’agriculture française ». C’est sans le dire explicitement un soutien à l’intensification de la production et à une politique d’exportation qui nécessite en retour d’importer des pesticides et des engrais, ainsi que du soja pour nourrir les animaux d’élevage.

Notons que la France est certes une grande puissance céréalière, mais les importations d’engrais la rendent dépendante des pays producteurs de gaz, notamment la Russie, et des énergies fossiles ; elle exporte des matières premières brutes (blé, carcasses de porcs, jeunes bovins), mais importe des produits transformés (farines, pâtes et semoules, charcuteries et viande transformée)… Nous nous éloignons de la souveraineté agricole !

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Souveraineté alimentaire (2008)

extraits : Jeffrey Sachs propose (Le Monde du 16.05.2008) d’envoyer en Afrique semences, engrais, techniques d’irrigation. De l’irrigation en Afrique alors que l’eau y est déjà une denrée rare ? Des engrais alors que leur coût a été multiplié par trois ou quatre en l’espace d’un an ? Des semences à haut rendement alors que les sols africains comptent parmi les plus épuisés de la planète  ? Du productivisme agricole pour devenir exportateur de céréales comme le Malawi ? Et combien de temps durera l’aide financière massive des pays riches que réclame Jeffrey Sachs ? Il ne faut pas chercher bien loin pour connaître la seule solution durable. L’article haut de page nous décrit la bataille contre la faim des Camerounais. Rompant avec le libéralisme et la priorité aux importations de vivres imposée par le libre-échange généralisé, le gouvernement camerounais magnifie désormais l’agriculture nationale et vise la souveraineté alimentaire….

tous paysans en 2050 (2009)

extraits : Autrefois nos parents étaient presque tous des ruraux, demain nous serons tous paysans. De gré ou de force. En effet en 2050, nous serons au lendemain des grands chocs écologiques qui vont déstructurer la société thermo-industrielle. Ce sera comme pendant une grande guerre, la pénurie et le rapprochement des campagnes. Ce sera le retour des paysans comme décrit par Silvia Pérez-Vitoria : « Dès le début de l’industrialisation, la paysannerie a constitué un enjeu idéologique. Elle fut dénigrée par les tenants de la modernisation, les termes ne manquent pas : cul-terreux, bouseux, plouc, péquenot…La souveraineté alimentaire, le droit de produire nos aliments sur notre propre territoire, pose la question de la finalité de l’agriculture. Elle s’articule avec la défense d’une relocalisation de l’agriculture vivrière… »….

Schmallenberg : sécurité alimentaire contre libre-échange (2012)

extraits : En 1986, l’agriculture entre dans les accords du GATT avec l’Uruguay Round. La suprématie de la marchandise sur l’aliment est actée dans des textes internationaux. Le seul intérêt est le développement du commerce et les profits des transactionnaires (firmes agro-exportatrices, sociétés de transports, assurances, banques). Cela ne favorise ni l’alimentation de la population, ni l’activité du paysan local, ni les économies d’énergie. Le protectionnisme est une condition incontournable de l’autonomie. Via Campesina demande le retrait de l’agriculture de l’OMC (organisation mondiale du commerce), ou plutôt le retrait de l’OMC de l’agriculture….

pas de sécurité alimentaire sans planning familial (2012)

extraits : Personne ne peut s’exprimer décemment sur la faim dans le monde en oubliant l’évolution exponentielle de la démographie humaine. Il ne faut pas « seulement » s’interroger sur la manière de produire des aliments, mais aussi sur notre manière de faire des enfants. Jamais la sécurité alimentaire ne sera atteinte si on s’occupe seulement de nourrir les ventres affamés. En agissant ainsi, la population continuera d’augmenter plus vite que les ressources agricoles car cela constitue un permis de procréer….

Autonome grâce à son potager, c’est possible (2018)

extraits : A l’heure de la mondialisation de la production alimentaire, produire une partie de sa propre nourriture est un acte fort pour retrouver une partie de son autonomie. Il s’agit d’une démarche individuelle relativement simple et rapide à mettre en place. Il vous suffit de suivre les conseils prodigués par Blaise Leclerc dans son livre « Produire tous ses légumes, toute l’année ».  Il vous y donne des exemples….

Sécurité ou souveraineté alimentaire ? (2024)

extraits : L’agriculture techno-industrielle liée à la marchandisation mondialise des ressources alimentaires a été une catastrophe : paupérisation des paysans traditionnels, dépendance totale des consommateurs occidentalisés envers les filières agricoles des multinationales. Il faut soutenir les petits paysans et prendre en compte les processus écologiques comme le fait l’agriculture biologique. Il faut une retour aux savoirs locaux et communautaires, afin de retrouver une autosuffisance alimentaire pour assurer une sécurité alimentaire durable.

Lire aussi, Via Campesina, luttes paysannes dans le monde et accords de libre-échange par Pierre Grillet >> lire

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Jeux olympiques d’hiver 2030, un anachronisme

Edgar Grospiron est nommé président du Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030. L’ancien skieur acrobatique, médaillé d’or à Albertville en 1992, explique quel patron des Jeux il compte être. Mais il a beaucoup de mal à trouver des vertus au ski de compétition à l’heure du réchauffement climatique !

Edgar Grospiron : On sait que le ski ne sera pas viable sur le long terme ; mais on ne sait pas bien à quel horizon il ne le sera plus… Si on équipe certaines pistes de canons à neige, sachant que cette neige va rallonger la saison, on prolonge de fait l’économie autour du ski. Après, il faut évaluer si cet investissement est rentable… Dire que les Jeux vont sauver les sports d’hiver ou qu’ils vont sauver la montagne serait une erreur… Mais les pistes de ski font vivre énormément de monde… Si TotalEnergies doit rejoindre l’aventure, c’est parce que ça a du sens… C’est une entreprise qui, comme la montagne française, se transforme, est en transition… Je prends le dossier tel qu’il est, ce n’est pas forcément celui que j’aurais aimé qu’il soit.

Le point de vue des écologistes

On ne peut plus ignorer le réchauffement climatique dans nos activités.

– les destructions de l’environnement font vivre beaucoup de monde aujourd’hui et les condamnent à une survie impossible demain.

– on va user la montagne jusqu’au bout et après ben… on verra bien.

– le transport vers les stations est responsable de 70 % des émissions de GES du ski !

quand on voit que les épreuves sur glace sont proposées à Nice…

– les Jeux olympiques faisant partie du problème, ils ne peuvent pas être la solution.

– le greenwashing ne fera revenir ni la neige, ni les glaciers.

L’autre aspect du problème, c’est le côté compétition des Jeux olympiques.

Des trois modes de régulation des rapports sociaux, la coercition, la coopération et la concurrence, l’idéologie libérale n’a voulu retenir que la troisième. La culture occidentale utilitariste est devenue hypertrophiée en compétition, délaissant sa partie généreuse, altruiste et bienveillante, passablement atrophiée. Nous voici sommés de choisir entre une évolution fondée sur des activités positives où l’emporteraient l’amitié, la solidarité, la coopération, la fraternité, la convivialité, les forces de l’esprit et, pour tout dire, l’amour, et une société d’intense compétition aboutissant à un cataclysme écologique sans précédent. Cela contribue à créer une planète qui compte 99 % de perdants ! Le sport de haut niveau a atteint non seulement ses limites physiques, mais aussi son utilité sociale. Nous avons dépassé les limites de la planète, nous devons retrouver le sens des limites et remplacer l’esprit de compétition par l’esprit de coopération. Cela nécessite entre autres de supprimer toutes les compétitions sportives «  de haut niveau » qui ne sont là que pour anesthésier les populations, promouvoir la marchandisation du monde et dénaturer les athlètes.

Dans l’organisation symbiotique du vivant, ce n’est pas la compétition et la domination qui sont les stratégies les plus efficaces, mais les systèmes de coopération. Un naturaliste américain faisait remarquer qu’on ne trouve pratiquement pas d’individualisme dans la Nature, une communauté biotique fonctionne comme une république de plantes et d’animaux étroitement associés se rapprochant davantage d’un organisme autonome qu’aucune de ses parties constituantes.

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Faut-il encore emmener les enfants au ski ?

extraits : Alors que le ski a été inventé au XIXe siècle pour permettre à des alpinistes chevronnés d’accéder à des sommets enneigés, il est ensuite devenu un loisir de masse et de descente, dépendant des remontées mécaniques, des forfaits, des canons à neige, d’une infrastructure lourde, énergétiquement dispendieuse, et d’une artificialisation de la montagne. Et en plus aujourd’hui, il y a de moins en moins de neige ! Culpabilisons les skieurs sans conscience…

La culpabilité gagne les skieurs sans neige

extraits : L’anxiété provoquée par les manifestations concrètes du dérèglement climatique en montagne s’est insidieusement installée dans mon quotidien d’athlète. « Pour skier, je dois monter de plus en plus haut. Chaque hiver, les chutes de neige se font de plus en plus rares .» La fonte des glaciers trouble mes aspirations : «  Aujourd’hui, je vois tous les jours les signes de détérioration des glaciers… Je me sens égoïste de continuer à pratiquer mon sport…. (Victoire Radenne)

Covid-19, l’oraison funèbre du « tout-ski »

extraits : Victoire, les pistes de ski resteront fermées jusqu’en janvier. La phrase du premier ministre Jean Castex nous a mis en joie : « Il sera loisible à chacun de se rendre dans ces stations pour profiter de l’air pur de nos belles montagnes ; toutes les remontées mécaniques et équipements collectifs seront fermées au public. (26 novembre 2020) » Le Covid-19 aurait du nous apprendre à distinguer entre l’essentiel et le superflu et à abandonner les « stations de ski ». De toute façon le réchauffement climatique nous condamne à éviter tout ce qui dégage inutilement des gaz à effet de serre, à commencer par les flux touristiques vers une montagne plus ou moins enneigée et les canons à neige comme piètre substitut aux cycles de la nature….

De la neige hélitreuillée pour skier

extraits : Même la ministre de l’écologie réagit : « Enneiger des stations de ski par hélicoptère n’est pas une voie possible. » Le directeur du syndicat mixte à Luchon-Superbagnères, conscient que ce n’est pas hyper écologique, se défend : « C’est vraiment exceptionnel, on n’a pas eu le choix cette fois-ci. » C’est en fait la faute du conseil départemental de Haute-Garonne qui sait calculer le bon rapport coût/bénéfice : « En termes de retour sur investissement, il faut multiplier au moins par 10 ». Les skieurs sont contents et 50 à 80 personnes vont pouvoir travailler grâce à cette opération aérienne….

Des vacances de Noël sans chausser les skis

extraits : La Biosphère espère que vous allez passer un bon Noël sans skis. On ne peut en effet maintenir la montagne « propre » quand on y multiplie les immeubles et les remonte-pentes. Ce n’est pas un loisir qui préserve la Biosphère que de déplacer des citadins en mal d’air pur vers de lointaines destinations où on va recréer la ville et poursuivre des activités sans intérêt. Mais le greenwashing règne dans tous les  domaines. On veut dorénavant vendre la destination neige en l’inscrivant sur le registre du développement durable ! L’office de tourisme d’Avoriaz avait installé un « corner environnemental » qui invite à calculer son empreinte écologique….

Ski : le consumérisme touristique, c’est fini

extraits : En 2018, j’étais au Pla d’Adet dans les Pyrénées, arrivé en covoiturage, refusant toute remontée mécanique, descendant en raquettes à Saint Lary, quasiment seul sur l’étroit sentier neigeux, au milieu du silence vertigineux et des sapins ployant sous le poids de la neige. Le plaisir physique et l’éloge de la lenteur. Mais n’est-ce pas déjà trop que de faire 300 kilomètres pour un plaisir solitaire même s’il est partagé à deux couples ?….

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Comment devenir un citoyen éclairé

Comment devenir un citoyen éclairé ? Grâce à notre blog biosphere ! Car tout résulte d’un apprentissage préalable. Notre travail au jour le jour depuis vingt ans permet le cumul des connaissances. Nous avons présenté aujourd’hui à nos lecteurs le fruit du travail de Michel Sourrouille au tout début des années 2000 sous forme d’une bibliothèque, d’une approche des spiritualités et d’un dictionnaire. Qu’il en soit remercié. Cliquez sur un lien :

Michel Sourrouille, sa bibliothèque

Michel Sourrouille, son approche des spiritualités

Michel Sourrouille, son Dictionnaire des apparences

Notre point de vue sur l’intelligence collective

– Pas besoin d’Intelligence Artificielle pour arriver à une Intelligence Collective, il suffit d’abord de bien connaître les concepts et les livres de références.

– Ensuite il faut garder une ouverture d’esprit de telle façon qu’on puisse incorporer une amélioration de nos connaissances.

– De même on abandonne une idée préalable quand elle se révèle obsolète ; elle devient un préjugé à éviter.

– Dorénavant nous sommes en même temps économiste, sociologue, politologue, ethnologue, historien, statisticien,… en résumé écologiste éclairé.

– Nous obtenons une structure mentale propice à comprendre le monde qui nous entoure et à agir en toute conscience des choses.

– En tant que citoyen éclairé, nous pouvons alors faire avancer l’intelligence collective et apporter notre pierre à la maison commune.

Nous évitons ainsi débats féroces, confus et stériles, dans lesquels chacun croit détenir la vérité en dénonçant les illusions des autres. Nous évitons le danger populiste, qui prétend que le peuple n’a pas besoin d’être éclairé pour juger. Nous évitons le danger technocratique qui délègue la capacité de juger de l’intérêt général à quelques administrations.

Notre liberté de conscience découle de notre refus tant de l’absolutisme politique que du dogmatisme religieux. Il s’agit de substituer l’ambition d’éclairer les hommes à celle de les dominer.

L’Intelligence Collective, vu les errements économiques et socio-politiques actuels, ne va pas advenir à court ni moyen terme. Mais il s’agit à son échelle de préparer autant que faire se peut un avenir viable et vivable pour nos générations futures... Ce blog biosphere en est le témoignage tout autant que le film « Nature : pour une réconciliation » de Yann Arthus-Bertrand passé hier soir sur M6. Mais dans le fatras informationnel et la poubelle numérique, blogs et films de références restent inaudibles.

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RAP, Résistance à l’Agression Publicitaire

Je bloque la pub sur internet !

En 2023, seul 34,3 % des internautes utilisent un bloqueur de publicité. Ce 28 janvier 2025 est la journée européenne de protection des données, A cette occasion, avec La Quadrature du Net, Framasoft et Ritimo , nous vous recommandons d’installer un bloqueur de pub !

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Les contenus haineux et négatifs sont rentables pour les médias sociaux publicitaires

5 personnalités expliquent dans une tribune les liens, entre médias sociaux publicitaires et contenus haineux et négatifs. Elles appellent à aller sur des réseaux sociaux sans pub, à bloquer la publicité sur internet, à financer autrement les médias et à avoir des lois protégeant les usager·éres d’internet de ces dérives.

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 « Oui Pub » dans les boîtes aux lettres : publication du rapport d’évaluation aux parlementaires

Depuis le 1er mai 2022, une expérimentation a été lancée dans 14 territoires pour évaluer la pertinence de modifier les conditions de réception des imprimés publicitaires sans adresse (IPSA) dans les boîtes aux lettres. Un rapport d’évaluation aux parlementaires afin de discuter de la pertinence de généraliser le dispositif à tout le territoire Français vient d’être publié. Nous avons analysé et synthétisé ce rapport pour vous.

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Pétition « Madame Hidalgo, renoncez aux sucettes publicitaires »

Madame la maire de Paris, le 16 novembre 2023 vous avez affirmé vouloir « sortir de la publicité marchande d’ici trois ans ». Le conseil municipal du 11 au 14 février 2025 va débattre du renouvellement du contrat régissant le mobilier urbain d’information (les sucettes). Nous demandons de mettre un point final à la concession publicitaire Cityz Media (ex-Clear Channel). C’est une échéance claire et réaliste : nous appelons la mairie de Paris à ne pas reculer devant ses engagements. Signez et faites signer la pétition appelant à sortir de la pub à Paris.

JE SIGNE LA PÉTITION

INFORMATIONS DIVERSES

Toutes les informations que vous venez de lire sont publiques, nous vous invitons à les transmettre à toute personne susceptible d’être intéressée : faites circuler !

Motivé·es pour rejoindre nos groupes locaux ?

Je rejoins un groupe de RAP

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PFAS, le dernier épisode de notre empoisonnement

L’outrance dystopique de l’actualité laisse parfois le sentiment que les instruments classiques de la presse écrite – le sens de la nuance et de la mesure – ne sont plus tout à fait adaptés au monde tel qu’il va. Et la contamination de l’environnement par les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées, ou « polluants éternels ») ouvre de nouveaux horizons dystopiques. Cette pollution s’accumule inexorablement dans les sols, l’eau, la faune, la chaîne alimentaire et les humains, à mesure que des PFAS sont produits et dispersés dans l’environnement.

Stéphane Foucart : Plusieurs milliers de zones sont touchées en Europe à des degrés divers. Dans certains endroits, il ne faut pas boire l’eau, ni l’utiliser pour la cuisine ou pour laver sa voiture. Il ne faut pas remuer la terre, en particulier lorsqu’elle est sèche. Il ne faut pas laisser les enfants jouer dehors, sauf sur un couvert végétal. Les fruits et légumes du potager ? Il faut s’en passer. Si les autorités françaises appliquaient strictement les seuils réglementaires de qualité au TFA (le plus petit des PFAS), il est probable que la quasi-totalité de l’eau potable distribuée en métropole ne serait plus conforme. L’exposition des Américains à un unique membre de cette famille chimique (le PFOS) est associée à plusieurs dizaines, voire à plusieurs centaines de milliers de morts annuelles par cancers et maladies cardio-vasculaires. Extrêmement persistants, les PFAS ne peuvent être détruits dans les fours d’incinération d’ordures ménagères. Il faut les brûler à plus de 1 100 °C pour en venir à bout.

Avec le soutien du gouvernement, la droite sénatoriale vient de voter la suppression de l’Agence Bio, précisément chargée de promouvoir l’agriculture qui n’utilise pas ces produits.

le point de vue des écologistes empoisonnés

Nous sommes la seule espèce animale dans le monde qui souhaite son autodestruction. Comme dirait Bardella.. sortons du green deal ! Comme dirait les agro-industriels… dérégulons ! Nous mourrons certes, mais compétitifs. La parole publique n’est plus que mensonges éhontés, lobbying et propagande, elle est utilisée comme une arme, au service des plus forts et des plus riches.

Les politiques ont leurs torts. Mais les citoyens (qui les ont élus) aussi : pour limiter les PFAS, ils n’ont qu’à acheter bio, et s’interdire les produits ultra-ransformés. Le plus incroyable est qu’une fois qu’on remplace le supermarché par un magasin bio à côté, la dépense totale baisse ; on est moins tenté par la myriade de produits industriels 20x plus chers que les produis bruts. Vous voulez changer le monde ? Commencez par changer vos propres habitudes.

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Polluants éternels, le poison de l’emploi

extraits : A l’appel de leur direction, plusieurs centaines de salariés du groupe Seb, à la veille de l’examen d’une proposition de loi, ont manifesté bruyamment près de l’Assemblée nationale le 3 avril 2024 à Paris pour qu’il n’y ait pas d’interdiction des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS). Disséminées dans l’environnement par les usines qui les produisent, employées dans une myriade d’applications – des revêtements antiadhésifs de la poêle Tefal aux imperméabilisants en passant par les batteries de véhicules électriques – les PFAS ne se dégradent pas dans la nature. Une exposition à ces substances a été reliée à des cancers, des troubles cardiovasculaires et thyroïdiens, à l’infertilité et à des perturbations du système immunitaire…

le lobbying des empoisonneurs

PFAS : comment l’industrie chimique fait dérailler l’interdiction des polluants éternels

La campagne de désinformation du lobby du plastique pour défendre les PFAS

Quand l’industrie manipule la science pour empêcher l’interdiction des PFAS

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omnivore, carnivore, végétarien ou flexitarien ?

Le passage à une alimentation plus carnée dans notre lignée serait le moteur de la croissance de notre cerveau. Alors, les végans font-ils fausse route ?

Hervé Morin : Notre cerveau a un appétit ogresque, consommant 20 % de l’énergie que nous ingérons – et jusqu’à 70 % durant la petite enfance. Les anthropologues ont fait l’hypothèse que notre encéphale a bénéficié d’un changement de régime alimentaire, plus carné, à un moment de notre évolution. La proportion d’azote 15 – ayant quinze neutrons dans son noyau atomique – par rapport à l’azote 14 y augmente en effet à mesure que l’on monte dans la chaîne alimentaire, c’est-à-dire en fonction de la proportion de viande ingérée. Une nouvelle technique d’analyse de la concentration de l’isotope de l’azote dans l’émail dentaire a permis de déterminer que la consommation carnée était encore minimale chez les australopithèques sud-africains il y a près de 4 millions d’années. Les sept australopithèques sud-africains testés se situent en moyenne au même niveau que chez les herbivores contemporains.

Une interrogation centrale est de déterminer pourquoi, si l’apport de la viande a été aussi décisif dans l’évolution de notre cerveau, les espèces carnivores n’ont pas bénéficié de cet avantage à un tel degré. Un gros cerveau pour les humains prédateurs est encore plus nécessaire que pour les prédateurs animaux, car pour être efficaces comme prédateurs, les humains doivent développer des stratégies de chasse en groupe, des armes pour tuer et des outils pour dépecer. Donc une gamme d’activités cognitives que beaucoup de prédateurs animaux effectuent grâce à des adaptations biologiques – dents, griffes, vitesse, etc., plutôt que culturelles. 

Le point de vue des écologiste omnivores

Reste tout de même à vérifier si cette étude n’est pas financée par un groupe d’influence d’éleveurs bovins, mais si cette découverte est confirmée, les véganes n’auront plus qu’à faire profil bas…

Nos ancêtres ont été d’abord charognards, dans le climat chaud de la savane , la viande reste consommable pour l’homme pendant 48 heures. La viande contient toutes les protéines nécessaires dans un volume réduit. C est son grand avantage pour un cerveau quia besoin de beaucoup d énergie . Homo sapiens a été un chasseur cueilleur, avec une dentition d’omnivore. Si la viande n’a pas fait le cerveau, produit de l’évolution, le cerveau a permis d’accroître la part carnée de son alimentation. La chasse en groupe, en meute comme les loups, devait demander beaucoup d’efforts et une bonne organisation. On sait déjà que le chimpanzé, notre plus proche parent, mange à l’occasion de la viande, et élabore des stratégies de chasse en groupe pour capturer, tuer et manger des proies. Quand il vit librement dans la nature, le chimpanzé « consomme en moyenne 65 gr de viande par jour pour un adulte …

Et si c’est la viande qui a contribué à l’éveil du cerveau, que va-t-il advenir quand nous n’aurons plus que les protéines végétales ? Nous retournerons là d’où nous venons ? A l’heure où les réseaux sociaux et les consoles de jeu dominent la pensée humaine, pas besoin de changer de régime alimentaire pour constater une liquéfaction du cerveau…

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féroces carnivores

extraits : « L’homme consomme, engloutit à lui seul plus de chair que tous les animaux ensemble d’en dévorent ; il est donc le plus grand destructeur, et c’est plus par abus que par nécessité ; au lieu de jouir modérément des biens qui lui sont offerts, au lieu de les dispenser avec équité, au lieu de réparer à mesure qu’il détruit, de renouveler lorsqu’il anéantit, l’homme riche met toute sa gloire à consommer, toute sa grandeur à perdre en un jour à sa table plus de biens qu’il n’en faudrait pour faire subsister plusieurs familles ; il abuse également des animaux et des hommes, dont le reste demeure affamé, languit dans la misère, et ne travaille que pour satisfaire à l’appétit immodéré et à la vanité encore plus insatiable de tous ces riches qui, détruisant les autres par la disette, se détruisent eux-mêmes par les excès. »

Buffon (1707-1788), extrait de son article sur le bœuf

Repas, manger est un acte politique

extraits : « Si j’utilise une feuille de thé, un peu de sucre et de l’eau bouillante, puis que j’en bois le produit, je soutiens le prix du thé et du sucre et, plus indirectement, j’interfère dans les conditions de travail au sein des plantations de sucre et de thé dans les pays en voie de développement. Pour chauffer l’eau, j’ai probablement utilisé du bois ou de l’électricité ou un autre type d’énergie, et ce faisant, je prends part à la grande controverse concernant l’utilisation de l’énergie. J’utilise de l’eau et prends aussi part à une myriade de problèmes politiquement brûlants qui concernent les réserves d’eau. J’ai donc une influence politique quotidienne. Je peux par exemple penser que les pays en voie de développement ne doivent pas exporter le thé, mais plutôt produire plus de nourriture… »

[Arne Naess, Ecologie, communauté et style de vie (1ère édition 1976, éditions MF 2008)]…. 

Écovégétarien, flexitarien, végétalien…

extraits : Certains se qualifient maintenant de flexitarien pour signifier qu’ils sont des mangeurs occasionnels de viandes. Nous aurions besoin d’un mot plus signifiant, celui d’« écovégétarien », que je vous invite à adopter dans la vie de tous les jours. Une attitude écoresponsable devrait donc nous conduire à diminuer d’environ de moitié notre consommation de produits animaux pour que la part des calories animales dans nos assiettes passe de 30 % à 15 % des calories totales. A titre indicatif, cela équivaut à consommer de la viande (environ 100-120 g) seulement quatre ou cinq fois par semaine, du poisson une fois par semaine, des produits laitiers quatre ou sept fois, des œufs deux à quatre fois et de la charcuterie quatre ou cinq fois par mois seulement….

Locavore, l’art de cuisiner dans le futur

extraits : Les locavores mangent local. Tout ce qui n’a pas été produit, préparé et emballé dans un rayon de 160 km (ou 30, ou 200) est interdit de séjour dans les assiettes de ceux qui adoptent la façon de manger locavore.  Le New Oxford American dictionary a fait de locavore son mot de l’année 2007. Ce sera le mot d’ordre du XXIe siècle. Pour économiser l’énergie et conforter la sécurité alimentaire, il faudra produire et consommer le plus possible localement sa nourriture. Mais le locavore que nous deviendrons tous de gré ou de force après le choc pétrolier n’aura pas la vie facile. Manger local, ce sera souvent faire vache maigre, avec de préférence un régime très végétarien…

Manger cru ou manger cuit, un débat pas si anodin

extraits : Un écologiste conséquent devrait se pencher sur tous les actes quotidiens, à commencer par celui de manger : cru ou cuit ? Pour Angela Sirigu, « L’expansion de notre cerveau, très gourmand en calories, s’est effectuée au détriment du système digestif, dont la taille a rétréci en même temps que nous commencions à cuire les aliments, ce qui a permis de réduire l’utilisation d’énergie pour la mastication et la digestion. La cuisson a procuré un avantage reproductif aux groupes humains. » Les précieux nutriments (vitamines, oligo-éléments, minéraux, enzymes…) que nous croyons épargner en mangeant cru, nous coûtent en fait cher car leur assimilation n’est pas garantie. pour qu’un aliment soit facilement transformé en énergie, il faut qu’il soit, au moment de son absorption, à la température de l’estomac. En d’autres termes, les aliments crus demandent davantage d’effort à l’estomac pour la digestion. D’ailleurs les céréales doivent impérativement être complètement cuites pour être bien digérées….

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Trump confronté à « l’écologisme radical »

L’écologisme radical est la seule issue raisonnable pour nous sortir du pétrin dans lequel nous nous sommes mis par notre croissancisme, mais presque personne ne s’en rend compte. Voici deux articles du MONDE à vingt ans d’intervalle. On a perdu 20 ans, ce n’est pas la radicalité écolo qui l’emporte, mais les dictatures sanglantes et/ou aveugles.

Corine Lesnes (28 janvier 2025) : Trump est obsédé par la gestion des ressources hydriques de la Californie, Dès 2016, Donald Trump, alors candidat à la nomination républicaine, avait lancé sa campagne « anti-delta smelt » : « Il n’y a pas de sécheresse en Californie ». Mais une partie de l’eau est soustraite pour protéger le delta smelt (Hypomesus transpacificus), un poisson d’eau douce de 5 à 7 centimètres de long figurant depuis 1993 sur la liste des espèces en danger. Un « poisson essentiellement inutile », a tranché, le 8 janvier 2025, Donald Trump, qui le poursuit de sa vindicte depuis près de dix ans. Son terrain de golf près de Long Beach pourrait bénéficier directement d’un changement dans la distribution d’eau.

Dès son premier jour dans le Bureau Ovale, parmi les 26 décrets, les 12 mémorandums et les 4 proclamations à son menu, Trump a signé un mémorandum présidentiel intitulé « Placer les gens avant les poissons : arrêter l’écologisme radical pour fournir de l’eau au sud de la Californie ». « Quand vous êtes quelqu’un de riche, vous aimez prendre des douches », a-t-il justifié.

Le point de vue des écologistes amis des poissons

Ce qu’on ne peut apprécier chez Ubu-Trump, c’est son attachement profond au vivant, sa sensibilité à la nature : « Un poisson essentiellement inutile ». Mais Trump est-il utile, le golf est-il utile ? L’écologie de la conservation nous indique qu’il faut limiter les usages de l’eau pour les humains afin d’en laisser davantage aux non-humains et à leurs milieux. Protection de la biodiversité veut dire moins d’extractions et d’artificialisation, c’est assez mécanique comme rapport. Pas besoin d’être un grand intellectuel pour le comprendre.

Mais « Idiocracy » n’est plus seulement un film. Cette comédie raconte l’histoire de deux personnes qui, après une hibernation de cinq siècles, se réveillent dans une société dystopique rongée par l’anti-intellectualisme, la surpopulation et la dégradation de l’environnement. La science fiction parfois devient notre présent.

En fait, derrière toute décision de Trump, il y a toujours un intérêt privé bien compris et des personnes très riches qui veulent l’être plus encore, parfois aussi des idéologues fanatiques qui croient changer le monde à travers des lubies. Donald lance des discours à la fois simplistes et incohérents qui servent d’écrans de fumée. Et ses fans applaudissent, convaincus qu’il ne pense qu’à leur bonheur. Une démocratie ne se comprend que par le libre choix des citoyens, encore faut-il qu’ils soient éclairés sur le pourquoi du comment. Il y a vingt ans, certains analystes avaient déjà vu juste.

Hervé Kempf (3 mars 2005) : La démocratie est-elle compatible avec l’écologisme radical ? Alors que celui-ci connaît un renouveau à la fois théorique, par la critique du productivisme, et militant, avec la contestation des organismes génétiquement modifiés, de la publicité, de la télévision, de l’industrie nucléaire, de l’automobile, etc., cette question est posée. En février 2005 près de 90 intellectuels, Verts, alternatifs, membres d’Attac ou des Amis de la Terre se sont réunis en colloque sur le thème « Antiproductivisme, décroissance et démocratie ».

Les écologistes radicaux postulent la survenance d’une crise écologique d’une intensité sans précédent. Pour la prévenir, ils affirment la nécessité d’une rupture avec le système économique dominant, qui repose sur la croissance. S‘appuyant sur la théorie dite du pic de Hubbert, selon laquelle la production mondiale de pétrole atteindra très prochainement un maximum en raison de la diminution des réserves accessibles à bon prix, Yves Cochet décrit le scénario d’une crise profonde provoquée par une augmentation brutale du prix de l’énergie entraînant l’écroulement des systèmes de transport : l’aviation civile s’effondrerait, l’habitat rural serait désorganisé (en raison de sa dépendance à l’égard de l’automobile), etc. La crise s’accompagnerait d’un chômage massif et de guerres violentes pour le contrôle du pétrole du Moyen-Orient. Dès lors, le député envisage trois hypothèses : le chaos et la barbarie ; une dictature des pays riches se protégeant à tout prix ; une société de sobriété passant par le rationnement.

Mais comment adopter des mesures de rationnement et de décroissance sans recourir aux solutions dictatoriales ? Hans Jonas relevait dans Le Principe responsabilité : « Il faut prendre des mesures que l’intérêt individuel ne s’impose pas spontanément et qui peuvent difficilement faire l’objet d’une décision dans le processus démocratique. » « La démocratie est notre arme suprême « , dit au contraire Geneviève Azam, pour qui les conditions de son bon exercice supposent d’assumer la finitude de la planète et de réanimer le sens de la tragédie, qui impose des choix décisifs. Pour Stéphane Lavignotte, « l’enjeu est de savoir si la société fait assez communauté pour se mettre d’accord. Mais quelle est la force du lien social quand la société est à ce point inégalitaire ? » Selon Serge Latouche, « le pouvoir n’est plus exercé par le politique, mais par l’instance occulte des firmes multinationales « . Alain Caillé relève aussi : « Il est évident que l’idéal démocratique est en panne à l’échelle mondiale. La dynamique actuelle du capitalisme pousse au « parcellarisme », à l’éclatement du sens collectif. »

La question que pose l’écologie radicale est donc essentiellement politique : si l’on veut éviter les solutions autoritaires aux crises, il faut revitaliser la démocratie. Cela passe par l’articulation du social à l’écologie, de la solidarité à la diminution des consommations matérielles. « Moins de biens, plus de liens », « Lutter contre les inégalités en instaurant un revenu maximal »…

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L’obsession nataliste de Giorgia Meloni

Les raisons qui sous-tendent la baisse de la natalité en Italie et ailleurs sont beaucoup plus puissantes que quelques agitations politiciennes religieuses ou post-fascistes. Le grand nombre multiplie les difficultés. Qui a envie de naître dans un monde avec des perspectives amoindries pour les générations futures ? Où trouver l’enthousiasme pour élever des enfants supplémentaires avec l’inflation, les crises de logement et du travail, la guerre aux portes de l’Union européenne, le dérèglement climatique ? Comment permettre à la société de trouver un nouvel équilibre entre sa population et ses ressources ? Voilà les questions qu’il faudrait affronter en face. Sinon la transition écologique va se faire de manière violente. Des dirigeants vraiment responsables ne penseraient pas à accroître la population, mais à préparer un avenir meilleur avec une population moindre : moins nombreux, plus heureux.

Allan Kaval : Depuis son arrivée au pouvoir, fin 2022, la cheffe de l’exécutif transalpin insiste sur un défi qui inquiète de manière croissante les dirigeants européens et ce, quelle que soit leur étiquette politique : le déclin démographique. Selon les scénarios de l’Istat, l’Italie pourrait ainsi perdre près de 12 millions d’habitants, d’ici à 2070, pour arriver à une population de 47,2 millions. Pour la dirigeante nationaliste, des solutions doivent être trouvées sans pour autant avoir recours à une immigration durable. L’avenir de l’Occident ne pourrait donc être envisagé que sous l’angle de mesures d’encouragement à la natalité des Italiens « de souche ». Mais relancer la démographie dans un pays grevé par une dette publique abyssale (134,8 % du produit intérieur brut en 2023) limite les marges de manœuvre. Et rappelons que Mme Meloni est un mère désormais célibataire d’un enfant unique conçu hors mariage…

Le point de vue des écologistes malthusiens

Faut-il s’inquiéter d’un déclin démographique librement voulu par la population ou de l’état de surpopulation dans lequel se trouve les pays dits développés. L’Italie par exemple compte 60 millions d’habitants et une densité de 200 hab./km2. Cela veut dire que chaque Italien n’a à sa disposition qu’un carré de 70 mètres sur 70 mètres avec lequel il devrait pouvoir à la fois faire son potager, nourrir son bétail, construire sa maison, trouver du pétrole, et même laisser un peu d’espace pour la nature sauvage. La crise du logement s’aggrave en Italie : manque de construction ou trop de gens à vouloir un toit ? Le taux de chômage, trop de demandeurs d’emploi, pas assez d’offre. Les Italiens commencent à réfléchir et se projeter dans l’avenir. Avec 1,21 enfants par femme, ce qui n’est qu’un indice conjoncturel, les Italien(ne)s font donc preuve de sagesse.

Malgré tous les efforts des natalistes de tous bords, la baisse de la natalité doit se poursuivre.

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