Trump sabote les conférences sur le climat
Dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 mars, les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et les représentants gouvernementaux ont achevé les discussions de leur 62e conférence à Hangzhou, en Chine, sans arriver à se mettre d’accord sur le calendrier de publication des prochains rapports. Si les grandes lignes directrices des futures synthèses des trois groupes de travail (principes physiques et écologiques du changement climatique – groupe 1 – ; impacts, vulnérabilité et adaptation – groupe 2- ; moyens d’atténuer – groupe 3) sont désormais connues, cette conférence n’a pas permis de dénouer un débat qui dure depuis plusieurs mois : comment faire aboutir ces trois documents avant la 33e conférence des parties (COP33) qui aura lieu à la fin de l’année 2028 ?
Un atterrissage avant 2028 permettrait que les données scientifiques les plus récentes éclairent le prochain « Global Stocktake », c’est-à-dire le bilan des actions réalisées par les Etats depuis la signature de l’accord de Paris en 2015 (COP21 à Paris). Ce document, crucial dans les négociations, aide les parties a se rendre compte des efforts à accomplir pour tenter de respecter les seuils de +2 °C et +1,5 °C de réchauffement.
Matthieu Goar : La réunion en Chine s’est déroulée sans les experts et les représentants gouvernementaux des Etats-Unis. Une conséquence de la politique climatosceptique mise en place par Donald Trump.
Ces entraves illustrent la politique antiscience mise en place de façon brutale par l’administration Trump. Selon le New York Times, plus de 800 salariés de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), le grand institut américain dont les publications alimentent le GIEC, ont été licenciés en quelques jours…
Le personnel du département d’État n’a pas obtenu l’autorisation de faire le déplacement à Hangzhou. Idem pour Kate Calvin, scientifique à la Nasa et coprésidente du groupe 3 du GIEC. Selon le Wahington Post, la Nasa a aussi mis fin au contrat de son équipe qui l’aide à animer ce groupe. Il faut assurer pendant des années la veille sur le travail scientifique, sélectionner des centaines d’auteurs, les réunir, rédiger les rapports, se coordonner. Sans un fort appui technique, cette mission devient impossible, c’est donc du sabotage par Trump.
Le point de vue des écologistes réchauffistes
– Le climat continuera imperturbablement de publier au grand jour ses contributions. À moins que Trump signe un décret interdisant carrément le dérèglement climatique !
– Je pense que le réchauffement climatique n’est pas aussi grave qu’on le dit. C’est beaucoup plus grave que ce qu’on en dit.
– Le changement climatique ne se soucie pas des frontières nationales
– Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.
– Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvée.
– On peut donc très officiellement commencer à écrire dans les livres que, faute de vouloir faire le nécessaire, l’humanité préfère casser le thermomètre.
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Climat, TRUMP se trompe un peu, beaucoup, pas du tout
extraits : En novembre 2012, Donald Trump avait qualifié les changements climatiques de canular lorsqu’il avait envoyé un tweet dans lequel il déclarait : « Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois afin de rendre le secteur manufacturier américain non compétitif. » Il a prétendu plus tard qu’il plaisantait. Dans une interview diffusée le 14 octobre 2018, Donald Trump président depuis 2017 a commencé à virer sa cuti : « Je crois qu’il se passe quelque chose. Je ne pense pas que ce soit un canular. Je pense qu’il y a probablement une différence. Mais je ne sais as si c’est fait par l’homme. Je dirai ceci : Je ne veux pas donner des milliards et des milliards de dollars. Je ne veux pas perdre des millions et des millions d’emplois. »….
Trump ou pas, le climat se réchauffera quand même
extraits : Les USA génèrent 21 à 25 % des Gaz à Effet de Serre (GES) pour seulement 5 % de la population mondiale. Cela ne les empêche pas de réfuter tout limitation de leurs émissions de GES. Le protocole de Kyoto de 1997 avec entrée en vigueur seulement en 2005 visait à réduire, entre 2008 et 2012, d’au moins 5 % en moyenne par rapport au niveau de 1990 les émissions de six gaz à effet de serre. Jugé « injuste et inefficace » par George W. Bush, le protocole de Kyoto ne sera pas ratifié par les Etats-Unis, qui s’en retireront en 2001. Fin 2015 le traité de Paris (COP21) n’impliquait aucune contrainte pour les pays. Les USA avaient exigé en effet que les objectifs de réduction d’émissions se fasse sur la base du volontariat. Leur demande a été satisfaite et pourtant, une fois encore, ils se retirent du traité de Paris avec Trump lors de son premier mandat. « J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris », a expliqué Trump le salopard…
Joe Biden, un anti-Trump climatique ?
Extraits : Les États-Unis avaient déjà quitté l’accord de Paris sur le climat le 4 novembre 2020. Le négationniste du climat Donald Trump avait réussi son pari ! Cet accord étant entré en vigueur le 4 novembre 2016, Washington devait attendre trois ans avant de pouvoir notifier un retrait, avec un préavis supplémentaire d’un an. Son successeur Joe Biden avait réagi sur Twitter puisqu’on gouverne maintenant en messages de moins de 280 caractères : « Aujourd’hui, l’administration Trump a officiellement quitté l’accord de Paris sur le climat. Et dans exactement soixante-dix-sept jours, l’administration Biden le rejoindra ». Deuxième mandat de Trump, la saga continue. Le successeur de Trump rétablira le soutien par les USA du GIEC. Que de temps perdu !!!….
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