épuisement des ressources

du GEO.4 au Grenelle

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement vient de publier (Le Monde du 28-29 octobre) son 4ème rapport Global Environment Outlook. Selon cet organisme, notre société n’affronte pas des crises séparées, la « crise environnementale », la « crise du développement », et la « crise de l’énergie » ne font qu’une. Cette crise n’inclut pas uniquement le changement climatique, les taux d’extinction de la biodiversité et des ressources naturelles (selon l’EWG, la moitié des réserves pétrolières seraient déjà épuisées, le Monde du 27 octobre 2007), mais bien d’autres problèmes liés à la croissance de la population, à la hausse de la consommation des riches et au désespoir des pauvres.

            Le Grenelle de l’environnement n’est donc pas une fin en soi, mais le début d’une révolution qui va modifier tous nos modes de vie et de pensée. Les politiques qui n’ont pas compris cela ne doivent pas être élus, les économistes qui continuent de propager l’idéologie de la croissance doivent être condamnés. 

NB : Tous les articles pour la Biosphère sont archivés et classés sur Internet,

http://biosphere.ouvaton.org/index.php?option=com_content&view=section&layout=blog&id=15&Itemid=94

 

dette écologique

Au Sommet de la Terre qui s’est tenu à Rio en 1992, la plupart des pays pauvres de la planète ont signé la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique. Cette convention prenait l’année 1990 comme « année zéro », autrement dit cela signifiait que l’on ne ferait aucune reconstitution du patrimoine des réserves mondiales de combustibles fossiles pillées auparavant depuis des décennies. Donc, d’un trait de plume, on effaçait la dette écologique des pays riches. Les Etats-Unis se comportent comme un fils prodigue de famille aristocratique, dilapidant en égoïste le legs familial, sans se soucier des effets sur le reste de la collectivité. Pourtant, du point de vue de la logique et de l’équité, le fait de puiser davantage que sa part de ressources naturelles au sein d’un écosystème à l’équilibre délicat crée une dette écologique. Rien que pour donner la mesure des inégalités actuelles, rappelons qu’entre le repas du soir pour le Nouvel An et le 2 janvier, une famille américaine aura déjà consommé, par personne, l’équivalent en combustible fossiles des besoins d’une famille tanzanienne pour toute l’année !

 

Après avoir généreusement annulé, en 1992, leur créance en charbon et hydrocarbures, les pauvres ont été payé en retour par une décennie de promesses non tenues sur le plan de l’aide au développement. A moins que les riches ne s’acquittent de leur dette écologique, il ne s’écoulera guère de temps avant que les huissiers du climat ne frappent à toutes nos portes. (dixit Andrew Simms, un des directeurs de la New economics foundation de Londres)

 

NB : Tous les articles pour la Biosphère sont archivés et classés sur Internet,

http://biosphere.ouvaton.org/index.php?option=com_content&view=section&layout=blog&id=15&Itemid=94

 

Le zinc dézingué

Le cours du zinc est passé de 1500 dollars par tonne en novembre 2005 à 4580 dollars en novembre 2006, une multiplication par 3 en un an seulement. Si on en croit la Deutsche Bank, la hausse des cours n’est pas encore terminée puisqu’on attend une nouvelle progression, ce métal étant devenu le favori des marchés. Les stocks mondiaux ne représentent en effet que deux ou trois jours de consommation, la demande est vigoureuse (+ 5 % l’an), notamment de la part des fabricants de tôles galvanisées (47 % de la demande totale). Signe du changement, les Chinois, vont se remettre à « cultiver le zinc », 4000 à 5000 dollars la tonne devenant attractif La Chine est déjà le premier producteur mondial, mais comme c’est aussi le premier consommateur mondial, le déséquilibre offre/demande subsiste : les Chinois vont donc prospecter le zinc comme ils le font déjà des hydrocarbures en Algérie et ailleurs.

 

            Mais la Biosphère ne peut rester éternellement généreuse. Selon World Resources, les réserves ne pouvaient couvrir que 23 années de consommation selon l’extraction de l’année 1992. Si la hausse de prix augmente les réserves et recule le terme ultime, un jour le zinc sera recyclé ou ne sera pas : le zinc ne se cultive pas !

 Conclusion : Les sociétés humaines sont plus ou moins bien adaptées au milieu environnant, la société thermo-industrielle est la moins durable car elle détruit les écosystèmes. Les amoureux de la Nature et les objecteurs de croissance ont donc un objectif commun, prendre la défense des intérêts de la Biosphère et dénoncer avec force cette société de prédation.

 

Pour en savoir plus, tu peux consulter le site :

http://biosphere.ouvaton.org/

 

On pêche trop de poissons !!!

Chaque année, la New Economics Foundation (NEF),  calcule la date à laquelle la consommation de ressources par l’humanité dépasse la capacité de renouvellement de la planète. Cette date anniversaire a été baptisée « Jour de la dette écologique » (« Overshoot day »). Cette année, on vient juste de tourner la page, c’était hier 9 octobre !

Cette date intervient chaque année de plus en plus tôt, ce qui signifie que les ressources disponibles pour une année sont consommées de plus en plus vite. En 1987, l’humanité était passée dans le rouge un 19 décembre. En 1995, cette date était intervenue le 21 novembre. En vivant au-delà de nos moyens environnementaux, nous privons des millions de personnes dans le monde de la possibilité de satisfaire leurs besoins. Ensuite, nous mettons en danger les mécanismes de survie de la planète…

La Biosphère  te dit : « Si la pédagogie de la catastrophe ne sert à rien, alors ce sera la catastrophe qui servira de pédagogie. »

 

Pour en savoir plus www.biosphere.ouvaton.org