Le 8 septembre 2026, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) annonce le lancement « en autosaisine » (c’est-à-dire à l’initiative de l’institution) d’une convention citoyenne sur les finances publiques, un thème aussi inflammable qu’omniprésent avec une dette publique de 3 500 milliards d’euros.
Associant 150 personnes tirées au sort, la démarche se présente sous la forme d’une vaste réflexion collective, pendant trois à quatre mois, pour un budget d’environ 3 millions d’euros. Elle tournera autour d’une question lancinante : « Comment retrouver la maîtrise de nos finances publiques et réduire le déficit ? »
La nouvelle présidente de l’institution, Claire Thoury : « Je pense que ça peut être très utile aux décideurs, surtout s’ils font preuve d’un peu d’humilité en se disant qu’ils ont besoin de l’intelligence de tous pour avancer. »
Le point de vue des écologistes d’avant-garde
– Le CESE devrait un jour devenir une Chambre du futur pour permettre aux parlementaires de sortir de l’ornière du court-termisme dans lequel ils se complaisent.
– Une convention citoyenne est beaucoup plus représentative du peuple qu’une assemblée d’élus qui ne représentent qu’eux-mêmes une fois élu.
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Le CESE, une Chambre du futur ?
extraits : A quoi sert le CESE (Conseil économique, social et environnemental) ? L’institution est chargée depuis 1925 de conseiller les pouvoirs exécutif et législatif mais son avis n’est que consultatif. Cette troisième chambre se veut le porte-voix de la « société civile organisée ». Emmanuel Macron en 2019 :
« Le CESE doit devenir la Chambre du futur, où circuleront toutes les forces vives de la nation. Nous ferons de cette assemblée le carrefour des consultations publiques. L’Etat ne travaille pas, il ne réforme pas, sans consulter. L’actuel CESE doit pouvoir devenir le forum de notre République… »
Ce CESE nouvelle formule pourrait devenir une véritable assemblée du long terme ayant le pouvoir d’imposer, dans la fabrication de la loi, la prise en compte des évolutions climatiques et écologiques….
CLIMAT. Une convention citoyenne trahie !
extraits : Un « gâchis » et une « trahison » : l’amertume des membres de la convention citoyenne pour le climat de 2020 est palpable. Ces 150 Français tirés au sort, âgés de 16 ans à 80 ans, de toutes les régions et catégories socioprofessionnelles ont vécu neuf mois de travaux, d’octobre 2019 à juin 2020. Tous ses membres avaient des opinions statistiquement identiques à la population générale sur l’écologie et les politiques climatiques. Ils ont réfléchi ensemble, aidés par des experts de tous horizons ; ils ont compris la gravité du choc climatique. La totalité de leurs délibérations aurait du être rendue publique, ce serait plus formateur que la télé-réalité. C’est resté confidentiel et sans suivi politique…

150 personnes tirées au sort … à qui ON (les « experts ») va expliquer… et réexpliquer, jusqu’à ce qu’ils comprennent comme il faut … la Dette, les intérêts et tout le toutim.
150 personnes tirées au sort … qui, pour le coup, auront choisi (rien ne les y oblige) de participer à cette mascarade.
150 personnes tirées au sort … qui encore une fois risquent fort d’en ressortir avec la gueule de bois. Cocufiés.
– « Tel le fameux serpent de mer, c’est de façon périodique que nous voyons resurgir l’appel aux fameuses « conventions citoyennes » formées de personnes tirées au sort et encadrées par des experts, se présentant comme porte-parole du peuple. Pour leurs promoteurs, c’est une révolution démocratique ; en fait, c’est une habileté pour mobiliser les citoyens sans toucher au pouvoir politique réel, voire même pour effacer toute souveraineté populaire.
A l’origine, cette proposition était particulièrement portée par des experts qui -par hasard peut-être- se voyaient animateurs de ces conventions. L’un d’entre eux ne déclarait-il pas naïvement qu’il était frappé par le fait qu’à l’issue des débats, les tirés au sort se trouvaient, pour l’essentiel, en accord avec les experts ? »
(Les Conventions citoyennes face à la démocratie – Par André Bellon 6 octobre 2025
revuepolitique.fr/)
– « Elles se présentent comme l’outil miracle d’une démocratie fatiguée, le remède « sucré » supposé réconcilier les citoyens avec la décision publique. Les conventions citoyennes, tirages au sort et délibération participative à l’appui, séduisent par leur promesse : faire entrer « la vraie vie » dans le monde de la décision politique. Mais derrière ce vernis d’innovation démocratique se cache trop souvent une illusion soigneusement entretenue, qui dessert autant la démocratie qu’elle prétend la revitaliser. »
(Conventions citoyennes : le piège sucré d’une démocratie d’apparence – 28 oct. 2025
hissonshautlabretagne.bzh )
Circulez y’a rien à voir ! À quoi bon une convention … puisque l’affaire est déjà réglée.
Entendue. ON a un super plan (Rantanplan) … ainsi qu’un cap … ON ne peut plus clair.
Un triple objectif … autour de quatre grands principes (sic).
Sans oublier ce foutu comité d’alerte des finances publiques … une véritable révolution !
– Un cap clair et des efforts supplémentaires pour redresser les finances publiques
(economie.gouv.fr 09/07/2025)
Oublions les conventions (pièges à cons) et revenons vers Mélenchon… pour changer un peu.
Comme ON sait le Monstre est en pleine campagne. La Blondasse aussi.
Et c’est ce duo qui impose aux autres rigolos le rythme et les sujets de polémiques.
Oublions bien sûr les débats, je parle des vrais bien sûr.
Après avoir revu sa copie au sujet du voile… Méluche a osé avancer l’idée d’annuler la Dette.
Qu’elle drôle d’idée ! Vraiment ?
Quoi qu’il en soit les tenants de l’Ordre Etabli crient au scandale et patati et patata !
Si ça se trouve… les 150 heureux élus auront la même idée …
Déjà il faudrait savoir, sinon ça ne sert à rien d’aller plus loin, de réfléchir sur le meilleur moyen d’enfoncer des portes ouvertes, d’enculer les mouches etc.
Peut-ON annuler la Dette, oui ou non ?
Eh ben c’est comme vous voulez ! D’un côté ON dit que c’est parfaitement possible, de l’annuler, la Dette… et de l’autre ON dit que c’est impossible !
Pour dire à quel point cette « science » est sérieuse. Ainsi que les « experts » qui s’en gargarisent, de la Dette, de la Croissance et de tout le toutim !
Claire Thoury siège au CESE depuis mai 2021, au sein du groupe des associations. Elle a présidé le comité de gouvernance de la Convention citoyenne sur la fin de vie (2022-2023). Elle est élue présidente du CESE le 21 mai 2026 pour un mandat de 5 années.
– Le Conseil économique, social et environnemental sous le feu des critiques
(Le MONDE 11 juillet 2025)
– Le Conseil économique, social et environnemental face à un torrent de critiques
(businessclubdefrance.com 26 janvier 2026)
– Dette, impôts, dépenses : une convention citoyenne peut-elle imposer les arbitrages que les politiques évitent ? (latribune.fr 08 septembre 2026)
De l’ecclésia de la Grèce antique aux multiples jurys citoyens, budgets participatifs et conférences de consensus contemporains, David Van Reybrouck a compulsé tous les processus politiques délibératifs. Une conclusion s’impose à lui, la démocratie ne se réduit pas aux élections. Selon Aristote, le tirage au sort est démocratique et l’élection aristocratique. Le premier consacre n’importe qui, la seconde plébiscite le plus éloquent. Les mots “élections” et “élites” partagent la même étymologie !
A l’heure de la fragmentation politique, une assemblée citoyenne montre qu’il est possible d’avoir des échanges, des débats et des consensus entre des gens qui ne se connaissent pas.
– « une assemblée citoyenne montre qu’il est possible d’avoir des échanges, des débats et des consensus entre des gens qui ne se connaissent pas. »
Admettons… Et qu’est-ce que ça change ?