CLIMAT, Joe Biden nous grise de promesses

Joe Biden a promis le 22 avril 2021 de réduire les émissions de gaz à effet de serre de son pays de 50 % à 52 % d’ici à 2030 par rapport à 2005 au nom d’un « impératif moral et économique ». La diplomatie chinoise a raillé « un mauvais élève qui revient sur les bancs de l’école après avoir séché les cours ».

Ricardo Uztarroz  sur lemonde.fr : 2030, c’est dans 9 ans seulement. Ce genre de promesse n’engage que ceux qui y croient mais pas ceux qui les profèrent. On doute que Biden décidément de plus en plus bidonnant soit encore en fonction cette année-là pour reconnaître qu’il avait dit n’importe quoi. Comment va-t-il s’y prendre ? Interdire les vols, les voitures à essence, etc… Imposer la voiture électrique. Comment va-t-il produire l’électricité ? Avec le gaz de schiste, le nucléaire? Bref un engagement qui ne l’engage pas. Quand les bornes de la démagogie sont franchies; il n’y a plus de limite, a dit un certain sapeur.

Sarah Py : Puisque cela semble si simple, sans baisse des niveaux de vie, sans sacrifice aucun, que ne nous l’avez vous pas proposé plus tôt. Une révolution énergétique, une révolution des modes de production sans larmes, ni sueur, et sans précision quant à sa mise en œuvre, ça a un côté prestidigitateur, le lapin qui sort du chapeau. Comment un esprit lucide d’un peu de conscience peut-il croire en ces promesses ? Il est où ce plan précis, travaillé, réfléchi, qui autorise de telles affirmations? Qui le connaît ?

Johan : J’aimerais beaucoup que Le Monde pose les questions suivantes : Comment tenir un tel objectif ? Quelles conséquences sur le modèle économique et social ? Par exemple, si je me donne l’objectif de perdre 20 kg en dix jours, quelle est la conséquence sur mon métabolisme ? A priori, il faut que je me coupe une jambe. Vais-je le faire ? La crédibilité de ce genre d’annonces devrait faire sursauter votre rédaction.

Michel SOURROUILLE  En avril 1977, le président Carter s’adresse par télévision à la nation : « Ce que je vous demande est l’équivalent d’une guerre. Il s’agit bel et bien de préparer un monde différent pour nos enfants et nos petits-enfants. » La revue Newsweek chiffre le gaspillage moyen d’énergie qu’il veut supprimer à plus de la moitié de la consommation totale. Sans largeur de vue, tous ceux qui sentent leur intérêt et même leur simple confort menacé se mettent à hurler. Le royaume automobile de Détroit déclare la guerre au président Carter. Le peuple suit, bien entendu. Carter ne perd pas quinze points de popularité, mais trente-cinq ; sa cote passe de 70 à 35 au début de 1978. Le peuple américain n’est pas mobilisable pour des sacrifices dont il ne voit pas la nécessité. On retrouve là les illusions des penseurs du XIXe siècle. Les réserves de matières premières inépuisables : erreur. La crise va se terminer : erreur. La crise va devenir l’état normal de l’humanité et imposera l’austérité. (in« Vivre sans pétrole  de Jean Albert Grégoire)

Transition_necessaire : Le nouveau discours dominant c’est: financer largement les projets verts, de la voiture électrique, des ENR qui vont exploser (les coûts baissent super !), du nucléaire mais tout le monde pas d’accord) plein de progrès technologique, de la croissance avec les nouveaux emplois verts (isolation bât & co), de la capture CO2 massive (comment ? on finance la recherche et on verra). Donc tout va bien juste en faisant encore un peu tourner la planche à billet (dette qui ne coûte rien), et le problème énergie / climat va être résolu sans renoncer à notre pouvoir d’achat qui va augmenter par nécessité. Si hélas j’y crois pas et vois des limites physiques partout, ça veut dire que je n’ai pas la bonne idéologie ? Sinon quelqu’un réfléchit à des récessions organisées ?

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14 réflexions sur “CLIMAT, Joe Biden nous grise de promesses”

  1. Didier BARTHES

    Comment un homme ayant un poste aussi élevé dans la société peut-il dire sciemment une chose aussi évidemment impossible : diviser par deux en 10 ans les émissions américaines de CO2 ?
    C’est évidemment un mensonge, une insulte au bon sens, une façon de flatter son électorat dans le sens du poil sans une once de réalisme.
    Tant qu’une majorité de politiciens se comporteront ainsi, la confiance ne pourra jamais revenir entre eux et les populations.

    1. Impossible ? Après tout, allez donc savoir… déjà ce que Biden veut dire par là, et comment il compte nous enfumer (c’est le cas de le dire). Actuellement les États-Unis émettent env. 5 milliards de tonnes de CO2/an. Chaque américain émet 15 tonnes CO2/an. (4,5 pour le Français ; 8,7 l’Allemand etc.) Pour comparer en 1973 c’était 22,51 T/an/hab. alors que le pays (alors moins peuplé) n’émettait «que» 4,77 milliard de tonnes.
      En 2005 (année de référence Biden) 5,8 milliards tonnes CO2. Ce qui donnait 19,59 par habitant. Disons 20 pour faire un compte rond. Ces chiffres montrent donc que les Américains ont déjà fait des efforts (avec ou sans «»). Pour gagner son pari Biden doit juste vendre à son peuple le modèle Allemand, ou Japonais.
      Passer de 15 à 10 tonnes CO2/an… ça va être dur… mais ça peut le faire. 🙂

    2. On pourrait s’amuser à voir si les mêmes déclarations venant de l’UE valent mieux que celles de Biden. Ou pas. En faisant gaffe de ne pas se laisser enfumer par le CO2 qu’on mélange allègrement aux gaz à effet de serre (GES).
      – L’UE veut réduire ses émissions carbone d’« au moins 55 % » d’ici 2030.
      ( lepoint.fr 21/4/2021 ). Et cette fois par rapport au niveau de 1990.
      Comme quoi il n’y a pas que Biden qui soit bidon.

  2. Sur le Figaro, sur le sujet « Le spationaute Thomas Pesquet fait son grand retour dans l’espace »

    Voici ce que l’on me répond =
    1/ « La technologie est solution au réchauffement climatique, pas latitude française. dans un future proche l’énergie renouvelable sera a l’abondance qui permettra de régler beaucoup de problème. »

    2/ « L’écologie, ce n’est pas retourner à l’Age de pierre, mais peser le coût de la dépense énergétique et de la pollution en regard des bénéfices que l’on peut en tirer pour l’Humanité. »

    3/ « Vous êtes petit. Retourner dans votre caverne allumer votre feu avec 2 silex (attention au carbone) et geler vous bien pour ne pas faire de mal aux animaux 🙂 »

    Les zinzins du progrès et de la croissance infini qui croient qu’on va aller pouvoir chercher des ressources à gogo dans l’espace

    1. Esprit critique

      Sur lefigaro.fr : « Les commentaires du Figaro….Pesquet se fait descendre, Zemmour, Praud ou Le Pen se font encenser…. » (Anonyme le 23/04/2021, 09:48 )
      En attendant, sur Biosphère Pesquet Zemmour et Compagnie sont hors-sujet

  3. Esprit critique

    Un exemple qui vient montrer ce qu’on peut raisonnablement attendre de ces engagements, bonnes résolutions etc. Un exemple qui par conséquent illustre l’impasse dans laquelle nous sommes.
    Nous savons les problèmes de la biodiversité, les espèces menacées, etc. Alors on dit «yaca créer des réserves, des sanctuaires ». Et parfois on crie victoire, parce qu’on crée une réserve, une zone naturelle protégée, comme celle de la lagune de Narta en Albanie.
    L’Albanie a signé un accord… sur la conservation des oiseaux marins migrateurs d’Afrique-Eurasie… c’est formidable. Ce pays voudrait bien faire partie du Club UE, qui est vert comme on sait.
    Et puis un jour on décide de construire un aéroport international, sur la réserve. Pour amener tout plein tout plein de touristes. Qui amèneront tout plein tout plein de sous au pays, et patati et patata.

    1. – Même le président brésilien, Jair Bolsonaro, proche de Donald Trump mais moins de Joe Biden, a annoncé que son pays visait désormais la neutralité carbone à l’horizon 2050, soit dix années plus tôt que l’objectif précédemment annoncé. Il s’est par ailleurs engagé à « éliminer la déforestation illégale au Brésil d’ici à 2030 ». (Le Monde)

      Il n’y a pas d’autres mots, c’est FOR – MI – DA – BLE !

      1. Esprit critique

        Bolsonaro ne se mouille pas. S’il loupe son objectif il pourra toujours dire qu’il avait pourtant bien visé. Que c’est à cause d’un coup de vent ou quelque chose comme ça. La faute à Padebol et Patati et Patata. Pour éliminer la déforestation illégale, il lui suffit juste de la légaliser.

  4. – Déclaration du président Carter en avril 1977 : « Ce que je vous demande est l’équivalent d’une guerre. Il s’agit bel et bien de préparer un monde différent pour nos enfants et nos petits-enfants. »
    – Déclaration du président George Bush en juin 1992 : « Le mode de vie américain n’est pas négociable. »
    – Déclaration du président Macron en 2020 : « Nous sommes en guerre et blablabla. »
    – Déclarations journalières des uns et des autres de nos jours : «La transition énergétique est une formidable opportunité et patati et patata. »

    Par définition une guerre, un sacrifice… ne sont pas des parties de plaisirs. Sauf pour certains grands malades évidemment.

    1. Qu’est-ce que ça veut dire ?
      Déjà que les mots ont perdu leur sens. Et donc que bon nombre de ces déclarations actuelles ne veulent plus rien dire, qu’elles sont Biden. Bidon !
      Comme le sont toutes ces promesses, tous ces accords et autres engagements, signés-promis-jurés-crachés lors de ces grands sommets, virtuels ou réels.
      Cela veut dire que tout ce Cirque ne sert qu’à combler un énorme vide, en attendant. Aujourd’hui on joue à se faire croire que les USA et la Chine vont sauver le Climat, ce sera en 2060 ou dans ces eaux là. Et en plus même pas mal ! N’importe quoi !

  5. Sur son article Vivre sans pétrole Jean Albert Grégoire conclut par deux questions. Et ben oui les baby boomers auront dilapidé le pétrole en ne laissant rien aux jeunes générations ! D’ailleurs les jeunes le réalisent déjà puisqu’en 2000 ils étaient 90% à passer le permis de conduire en Ile-de-France tandis qu’aujourd’hui ils sont moins de 50% et ça doit être les mêmes proportions dans les autres villes de France… Pendant ce temps là les pépé continuent d’acheter des 4×4 et suv des voitures de plus en plus grosses avec leurs pensions de retraite indécentes pendant que les jeunes et moins jeunes peinent à gagner un smic qui est devenu un luxe

    1. Michel Castaing

      Faut arrêter d’opposer les pépés aux jeunes. Non seulement c’est ridicule mais ça ne fait que dégrader encore plus le Climat. Georges nous a dit que le temps ne faisait rien à l’affaire, quand on est con on est con !
      Déjà TOUS les pépés n’ont pas les moyens de se payer un 4×4 ou un SUV. Bon nombre se contentent de leur indécent minimum vieillesse (900€/mois), n’oublions pas que la pauvreté frappe aussi les vieux notamment en milieu rural. Maintenant c’est vrai que les jeunes vivent une sale époque. Ça tombe sur eux, c’est peut-être con mais c’est comme ça.

      1. Peut-être pas tous les pépés mais beaucoup de pépés quand même ! N’oublions pas les retraites pipées avec l’ancien barème où seule comptait la dernière meilleure année pour évaluer les pensions de retraite et comme par hasard, beaucoup sont devenus cadres ou directeur la dernière année de leur carrière pour doper leurs pensions de retraite, or tout le long de leur carrière ils n’ont pas apporté les cotisations correspondantes pour percevoir une retraite d’un statut supérieur

        Quant aux jeunes, ce sera sur les 20 dernières années que leur retraite seront évaluées. Puis à cause des délocalisations de masse, ils ont une carrière avec beaucoup de période chômage entre temps. Bref ce sera retraite ridicule, après que leurs aînés aient tout dilapidé

    2. En attendant, TOUS les jeunes ne se valent pas non plus. Certains sont mieux lotis que d’autres, notamment ceux qui ont eu la chance de naître sous la bonne latitude et la bonne étoile. Que les jeunes merdeux de 2021 arrêtent de pleurnicher, qu’ils essaient plutôt de penser à ce qu’aurait été leur vie s’ils étaient nés en 1894 (1894+20=1914…) Et à réfléchir, à ce qu’ils auraient fait de différent et de mieux que leurs parents ou grands parents si… le hasard les avait fait naître un peu plus tôt. En cette période dite des Trente Glorieuses (ou piteuses) .

      Jusqu’à quel âge est-on jeune ? Là encore, de mon point de vue l’âge ne fait rien à l’affaire. Les exemples ne manquent pas de ces adulescents en âge d’être grand-père. Ni de ces quadras qui n’ont même pas commencé à grandir, et qui n’auront donc jamais leurs dents de sagesse. Misère misère !

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