Combattre une dictature, est-ce possible ?

La volonté humaine n’est pas une réalité première, mais une réalité dérivée de l’interaction spéculaire. L’individu soumis à la dictature ne se demande pas s’il veut renverser le régime, mais seulement s’il le ferait au cas où un certain nombre d’autres personnes le ferait.

La question : Est-ce que nous sommes prêts à laisser le monde aux mains des dictateurs, des prédateurs et des assassins ? De tout temps et en tous lieux l’histoire nous a appris que ceux-ci ne reculent que lorsqu’on est en capacité de leur opposer une force équivalente.

Une première réponse, généraliste : Beaucoup croient que l’invasion de l’Ukraine doit empêcher toute réflexion sur la non-violence en acte. Pourtant la défense civile non-violente est une bonne réponse aux dictatures, la seule qui soit vraiment durable, la seule qui n’est pas employée à l’heure actuelle… 

Soyons plus précis.

Quand une dictature est installée, il est presque impossible d’y résister. Il n’y a plus séparation des pouvoirs (exécutifs, législatifs et judiciaires), donc contre-pouvoirs instituionels. Le quatrième pouvoir, la presse, est muselée, la désinformation prédomine. Les opposants sont emprisonnés, si ce n’est exécutés. L’opinion publique est intoxiqué par le pouvoir en place, le dictateur devient un chef bien aimée. Courir sus à l’ennemi, les immigrés, le pays adjacent, les « élites »…, est considéré par le peuple comme tout à fait normal. La militarisation des esprits devient une nécessité pour maintenir le pouvoir en place.

Il n’y a donc plus de place pour « opposer une force équivalente ». Il faut le plus souvent attendre la mort du dictateur pour que devienne possible une transition vers la démocratie qui peut durer des années. La seule solution, radicale, c’est qu’un citoyen éclairé se faufile dans les arcanes du pouvoir, s’approche au plus près du dictateur, et mette un terme définitif à sa toute puissance. Ce qui d’ailleurs ne veut pas dire que le système dictatorial ne sera pas prolongé par les proches du dictateur.

C’est pourquoi il est nécessaire d’empêcher l’émergence de la dictature dès ses commencements. On connaît depuis Étienne de La Boétie et son livre de 1576 sur la servitude volontaire, le pourquoi des régimes autoritaires :

« Comment il peut se faire que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a de pouvoir de leur nuire sinon tant qu’ils ont vouloir de l’endurer, qui ne saurait leur faire mal aucun sinon lorsqu’ils aiment mieux le souffrir que le contredire. Plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent, plus on leur donne, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts. Mais celui qui vous maîtrise tant n’a que deux yeux, n’a que deux mains, n’a qu’un corps, sinon qu’il a plus que vous tous : c’est l’avantage que vous lui faites pour vous détruire. D’où a-t-il pris tant d’yeux dont il vous épie si vous ne lui donniez ? Combien a-t-il tant de mains pour vous frapper s’il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il s’ils ne sont les vôtres ? (…)

Si on ne leur donne rien, si on ne leur obéit point, ils demeurent nus et défaits, et ne sont rien, sinon que, comme la racine n’ayant plus d’aliment, la branche devient sèche et morte.»

Une société composée de citoyens libres et éclairés, rompus aux méthodes de luttes non violentes, capables de résister aux injustices, toutes les injustices, est un terreau hostile à toute dictature. C’est là l’objectif à atteindre pour un mouvement écologiste et pacifiste, éradiquer les causes des conflits et empêcher la confiscation du pouvoir central. En termes simples, si tout le monde était objecteur de conscience, il n’y aurait plus d’armée, il n’y aurait plus de guerre. Un pouvoir central sans armée est un pouvoir soumis à la délibération démocratique, il ne peut exercer de dictature.

Ce n’est pas le cas historiquement, la non-violence en acte a toujours été marginalisée. On peut remonter aux premiers chrétiens qui étaient pacifistes suivant la parole de Jésus : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée ». Mais les religions se sont mis au service des rois, des empereurs et des tyrans. Il ne faut donc pas suivre aveuglément les préceptes des servants d’une religion inféodée au pouvoir. La lutte contre une dictature est une lutte culturelle, pas une lutte armée.

Certains pensent aujourd’hui qu’il faut armer l’Ukraine pour combattre la dictature. Quatre années de guerre montrent que la chute du dictateur Poutine n’est pas encore à l’ordre du jour. Quelle leçon en tirer ? Une lecture indispensable pour les écologistes pacifistes, Howard Zinn, Désobéissance civile et démocratie (2010) :

«  Il n’existe pas de guerre juste, l’exemple de la Seconde Guerre mondiale est le test suprême. Les nazis étaient des assassins pathologiques. Nous devions les arrêter et seule la force pouvait y arriver. Début 1943, à l’âge de 21 ans, je me suis engagé dans l’US Air Force… Certes, Hitler était un dictateur hystérique et un conquérant frénétique, mais que dire alors de la Grande-Bretagne et de son empire, des guerres qu’elle avait livrées aux populations indigènes dans le seul but de les soumettre pour son plus grand intérêt. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis ne s’opposaient au fascisme que parce qu’il menaçait leur propre domination sur certaines ressources naturelles et sur certaines populations… Tant que nous nous en remettrons à la guerre pour régler les différends entre nations, nous devrons endurer les horreurs, la barbarie et les excès que la guerre porte en elle. Quant aux ingrédients du fascisme (le militarisme, le racisme, l’impérialisme, la dictature et le nationalisme exacerbé), ils survécurent sans problème à la guerre. »

Howard Zinn rejoint La Boétie : « Lorsqu’on se penche sur la longue et sinistre histoire de l’homme, on réalise qu’il s’est commis plus de crimes abominables au nom de l’obéissance qu’au nom de la révolte. Le corps des officiers allemands obéissaient au plus rigoureux des codes d’obéissance et c’est au nom de ce devoir d’obéissance qu’ils commirent et cautionnèrent les actes les plus monstrueux de l’histoire humaine. C’est à Yale, dans les années 1960, qu’eut lieu la fameuse expérience Milgram. La découverte  fondamentale de cette expérience c’est que les individus adultes font de leur mieux pour obéir aux ordres émanant de l’autorité… »

Apprendre à désobéir est donc la condition première de la fin des dictatures.

Mais ce n’est pas ce comportement civique qui est appris dans les écoles, encore moins dans les armées.

Annexe, citations à connaître

Dans un livre intitulé Le Changement, Bernard Charbonneau (1910-1996) avait fait ce constat saisissant de l’ambiguïté de la démocratie de masse qui est en fait orientée par un leader. Cette perspective sans illusion peut amener à penser que le virage écologique sera le fait de la bourgeoisie dirigeante, mais seulement le jour où elle ne pourra plus faire autrement : « Ce seront les divers responsables de la ruine de la Terre qui organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et qui après l’abondance géreront la pénurie et la survie. Car ceux-là n’ont aucun préjugé, ils ne croient pas plus au développement qu’à l’écologie : ils ne croient qu’au pouvoir. Pour contrôler les dangers de moyens de plus en plus puissants et fragiles parce que complexes, gérer un espace et des ressources qui s’épuisent, prévoir et maîtriser les réactions humaines qui empêcheraient de le faire, on est obligé de renforcer l’organisation. L’écofascisme a l’avenir pour lui, et il pourrait être aussi bien le fait d’un régime totalitaire de gauche que de droite sous la pression de la nécessité. En effet, les gouvernements seront de plus en plus contraints. Déjà commence à se tisser ce filet de règlements assortis d’amendes et de prison qui protégera la nature contre son exploitation incontrôlée. Que faire d’autre ? »

Le philosophe allemand Hans Jonas (1903-1993) a fait éditer son livre Le principe responsabilité pour la première fois en 1979, au moment du deuxième choc pétrolier. Il écrivait avant la chute du mur de Berlin en 1989 qu’il croyait encore aux vertus du centralisme démocratique à l’époque de la planification impérative : « On ne pourra contester à l’homme politique le droit de mettre en jeu l’existence de la nation au profit de l’avenir si vraiment l’extrême est en jeu. Le péril qui menace la communauté devient une puissante impulsion de l’homme de courage à proposer sa candidature et à s’emparer de la responsabilité. Pour appliquer cette nouvelle éthique, un système libertaire serait préférable pour des raisons morales, mais les systèmes moralement bons sont des systèmes précaires ; l’État peut seulement être aussi bon que le sont les citoyens. De plus l’homme politique peut supposer idéalement dans sa décision l’accord de ceux pour qui il décide en tant que leur chargé d’affaires, mais des générations futures on ne peut obtenir de facto un accord. Par conséquent, la tyrannie communiste paraît mieux capable de réaliser nos buts inconfortables que le complexe capitaliste-démocratique-libéral. »

Selon la formule de Montesquieu, « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». C’est le magistrat qui rend la justice au nom du peuple, l’élu jugé n’a pas à se revendiquer du peuple quand il n’a pas respecté la loi. La propension à se cacher derrière le « peuple » pour critiquer un « gouvernement des juges » est une astuce sémantique qui ne devrait tromper personne, à commencer par les électeurs.

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JO, les avantages de la dictature chinoise !?

extraits : Le système démocratique est le plus efficace au niveau de la gestion du long terme. En effet, iI prend en considération l’évolution de l’opinion publique et la politique publique évolue par touches progressives. De son côté un système autocratique est efficace pour gérer le court terme, mais un dictateur non éclairé par la volonté du peuple mène obligatoirement au désastre par les errements du sentiment de toute puissance sans oppositions possibles. L’urgence écologique devient alors un paramètre indésirable, le court terme l’emporte largement sur les exigences du long terme. Lors des JO de Pékin, l’Etat-parti entend montrer l’efficacité de l’autocratie… La Chine du président Xi Jinping impose ses normes en matière de libertés publiques, que ce soit aux ressortissants chinois ou étrangers. A l’intérieur des « bulles » de protection abritant les jeux, il faut télécharger sur son portable une application chinoise destinée à surveiller la santé d’une personne mais aussi ses déplacements….

Nations « unies » ou retour des dictatures ?

extraits : Par essence, un dictateur protège sa personne et c’est tout. Attendre une solution d’un pouvoir autoritaire est une totale illusion. Pourtant, des États-Unis à la Hongrie, de l’Inde à l’Italie, d’Israël au Brésil, des peuples à la dérive élisent les pires d’entre-eux. Tragique. Le Capitaine Jair Bolsonaro devenu Président par la grâce des Fake news, des Évangélistes et de Twitter représente la lie du peuple Brésilien. La situation devient ubuesque quand Bolsonaro s’exprime le 24 septembre devant les représentants des 193 membres des Nations unies, dont 136 chefs d’Etats et de gouvernement. Les premiers mots du président brésilien ont été « pour remercier Dieu d’être en vie », évoquant implicitement l’attentat au couteau dont il avait été victime. La 74e Assemblée générale de l’ONU en 2019 montre la réalité d’un monde où les « démocraties illibérales », les « démocratures » et les leaders populistes de tout poil ont le vent en poupe. Juste après le président brésilien venait le tour de Donald Trump. Le président de l’« America First » a une nouvelle fois encensé un principe, celui de la souveraineté des nations. « L’avenir n’appartient pas aux “globalistes”, l’avenir appartient aux patriotes ».

Démocratie ou dictature en temps de crises ?

extraits : Il semble que le système autoritaire est en expansion dans beaucoup de pays, en Argentine par exemple.En Argentine, présenter le 19 novembre 2023 à la présidentielle le ministre de l’économie Sergio Massa était une provocation dans un pays où l’inflation était de 140 % et l’économie à l’arrêt. Les Argentins ont répondu : puisque vous nous présentez un bouffon incapable, nous allons élire un vrai clown ! Ils ont voté Javier Milei à 55,7 % des voix pour une distraction démagogique qui ne fera qu’amplifier les difficultés. Les éructations de ce type sont effarantes, la démocratie accouche d’un monstre. Javier Milei est le chantre d’un libéralisme radical et caricatural, qui compare la monnaie nationale à un « excrément » et veut diminuer drastiquement la dépense publique grâce à un « plan tronçonneuse ». « Vive la liberté, bordel » est son slogan préféré….

Léviathan climatique, dictature supranationale

extraits : Le livre de Geoff Mann et Joel Wainwright, Climate Leviathan s’intéresse aux différents types de scénarios politiques susceptibles d’émerger en réponse aux crises écologiques. C’est Thomas Hobbes, comme le titre le suggère lui-même, qui se trouve au cœur du livre – le Léviathan. Hobbes observait une nation déchirée par la guerre civile anglaise et estima qu’il valait mieux renoncer à sa liberté sous l’autorité d’un souverain tout puissant plutôt que de vivre dans une tel contexte de brutalités. Durant les années Bush, un « état d’exception » était en train de devenir la norme, sous couvert d’une « guerre contre le terrorisme » (war on terror). Néanmoins, cette vision de l’État n’a que très rarement été élargie à la réflexion sur le type de « politique de l’urgence » qui va surgir avec le réchauffement climatique. Les perturbations écologiques vont créer les conditions permettant à une nouvelle autorité souveraine de « prendre le commandement, déclarer l’état d’urgence, et mettre la Terre en ordre, tout cela au nom de la sauvegarde de la vie » – et cette fois-ci à l’échelle planétaire, et non plus nationale….

Démocratie ou dictature, les tendances actuelles

extraits : Les médias dans la montée des extrémismes ont un rôle central. Beaucoup d’entre eux ont attisé le feu des intolérances, par goût du spectaculaire ou pour des raisons idéologiques. Il ne suffit pas qu’un gouvernement arrive au pouvoir par les urnes pour qu’il soit démocratique. L’histoire des plus grandes tragédies humaines nous alerte sur la mécanique de l’engrenage : perte de repères, brutalisation, contestation des institutions et des élites, crispations identitaires, manipulation du langage, etc. L’extrémisme identitaire (religieux, nationaliste ou ethnique) durcit une opposition entre « eux » et « nous » potentiellement explosive et contagieuse. Personne ne maîtrise plus vraiment de tels engrenages enclenchés ou nourris par des apprentis sorciers croyant pouvoir instrumentaliser des passions qui finissent souvent par les dévorer eux-mêmes. Si un parti extrémiste arrive au pouvoir, il peut être amené à se durcir plus encore qu’il ne l’aurait voulu lui-même….

Surpopulation, en marche vers la dictature

extraits : Cette photo de soldats nord-coréens participant à un défilé militaire à Pyongyang le 25 avril 2025 montre parfaitement le résultat d’une société trop nombreuse : l’accaparement de tout le pouvoir par une élite restreinte [PHOTO]. C’est d’autant plus inquiétant qu’il s’agissait de la commémoration du 93ᵉ anniversaire de l’« armée révolutionnaire du peuple coréen » alors que ce n’était que l’arrivée d’une dictature héréditaire en Corée du nord. Aujourd’hui cette « armée révolutionnaire » combat contre la démocratie en Ukraine aux côtés d’un autre dictateur, Poutine. Demander à ce que la population mondiale maîtrise sa fécondité, c’est œuvrer pour la paix…

Illibéralisme, un autre mot pour dictature

extraits : L’Illibéralisme, un mot récent qui émerge dans les années 2010, un autre mot pourparler de dictature : « qui est opposé au libéralisme politique, à ses principaux fondements, tels que la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, l’État de droit et les libertés individuelles ». Donc Russie, Turquie, Chine… mais aussi USA, Hongrie, et la France vu par l’extrême droite… C’est l’« Internationale réactionnaire », celle qui, de Moscou à Washington en passant par Budapest, condamne la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds. On se veut au dessus des lois. Pourtant la séparation des pouvoirs et l’autorité de la chose jugée est un élément incontournable de la démocratie…

Dictature et natalisme en Hongrie

extraits : Dictature et natalisme vont de pair. La dictature repose sur un homme fort, l’homme fort est celui qui a beaucoup d’enfants. Il en est des pays comme des rapports de force dans les couples traditionalistes. En quelques années en Hongrie, avec Viktor Orban, le système d’équilibre des pouvoirs a disparu. Après la défaite électorale de 2002, Orban a commencé à utiliser des récits populistes nationalistes. En 2010, sa super-majorité parlementaire a permis à Orban de placer ses amis fidèles dans chaque institution de l’Etat. Ils ont été parachutés pour des mandats de neuf à douze ans à la Cour constitutionnelle, à l’autorité nationale des médias, à l’autorité de la concurrence, à la Cour des comptes et au bureau du procureur. M. Orban a renforcé le contrôle des médias, nommant des rédacteurs en chef fidèles au parti.…

L’amour du foot, c’est l’amour des dictatures

extraits : Tout comportement social résulte d’un conditionnement. Il n’y a pas que la religion qui constitue l’opium du peuple, il y a le nationalisme, le racisme, l’identification à un groupe d’appartenance, le rejet de tout ce qui n’est pas NOUS… et le footisme. Magouille, argent à tout va, violence, le foot est le reflet décadent de notre société ! Foot, foot, les médias parlent beaucoup foot alors que ce n’est qu’un faits divers parmi d’autres.Pourquoi le football rassemble-t-il autant de fans et suscite-t-il un tel engagement de la part de ceux-ci ?Le lien qui unit les supporteurs de football à leur équipe est surtout « tribal ». En cas de victoire de leur équipe, les supporteurs activent de manière significative leur amygdale cérébrale (impliquée dans la perception et le ressenti des émotions) ainsi que le circuit de la récompense. Le comportement des foules est influencé par la perte du sentiment de responsabilité de l’individu, on agit comme la masse agit. Les dictateurs profitent largement de cet état d’esprit que l’amour du foot facilite….

BIOSPHERE-INFO, L’écologie sans dictature (synthèse en 2016, strucutre)

1/2) La crainte d’un écofascisme pas si écolo que ça

En agrégeant toutes les crises à un niveau inouï, en combinant inégalités des richesses et pénurie des ressources, le drame écologique a une capacité de nuisance sans précédent : celle de nous ramener au pire de l’homme et de la barbarie. D’ici à 2050, la synergie des crises alimentaires, énergétiques, climatiques et démographiques va en effet entraîner une dégradation rapide et brutale du niveau de vie à l’occidentale. Il y aurait toutes les raisons d’être pessimiste. (…)

2/2) Une espérance : la formation d’un peuple écolo

Il y a le probable et le possible. Le probable c’est l’effondrement de notre civilisation thermo-industrielle, le possible c’est de faire en sorte que ça se passe le plus en douceur possible. La raison d’espérer, c’est que les citoyens ont pris les devants. Il se forme un peuple citoyen au niveau national et international….

7 réflexions sur “Combattre une dictature, est-ce possible ?”

  1. Misère misère !

    En attendant, que ma suite à 12:22 sorte des oubliettes, pour que je puisse envoyer le reste … j’ai jeté un œil sur ces anciens articles mis en liens. Et les commentaires bien sûr. Et c’est ainsi que je découvre celui ci, dont voici un extrait :
    – « Avantage de la Chine : la limitation des naissances, réussie avec depuis 1979 la politique de l’enfant unique. […] Merci à Deng Xiao Ping, tout petit mais sans doute le plus grand homme politique de tous les temps. S’il a fallu pour cela 1000 morts sur la place Tien an Men (sinon Deng se voyait éliminé et plus de politique antinataliste !) et quelques milliers de Ouighours enfermés, cela ne me gène pas. »
    ( Yves Egal 15 février 2022 à 20:15 – “JO, les avantages de la dictature chinoise !?” )

    Pas gêné le type ! Comme disait Audiard, c’est à ça qu’ON les reconnait.
    Et ce n’est certainement pas avec des types comme ça, qu’ON pourrait combattre la dictature.

  2. – « Combattre une dictature, est-ce possible ? […]
    Est-ce que nous sommes prêts à laisser le monde aux mains des dictateurs, des prédateurs et des assassins ? De tout temps et en tous lieux l’histoire nous a appris que ceux-ci ne reculent que lorsqu’on est en capacité de leur opposer une force équivalente. […]
    Pourtant la défense civile non-violente est une bonne réponse aux dictatures, la seule qui soit vraiment durable, la seule qui n’est pas employée à l’heure actuelle… [etc.] »

    Nous avons là deux questions, suivies d’un constat (discutable), qui amène une (certaine) réponse. Cette dernière n’étant que le point de vue de l’auteur, Biosphère.
    Voici maintenant le mien. Pour répondre à ces questions, je demanderais d’abord que nous tracions précisément le cadre de cette de dictature. Afin que nous parlions de la même chose, tout simplement. Et que nous réfléchissions tous dans le même sens. (à suivre)

    1. (suite 1) Par exemple… si je pars de l’idée que nous sommes actuellement dans une dictature (certes étrange, voir Viviane Forrester)… ce n’est pas comme si j’essayais de me mettre à la place d’un nord-coréen, d’un russe ou d’un chinois.
      Et encore moins que si je me projetais en 1984…
      Donc, pour combattre une dictature… encore faudrait-il savoir la reconnaître.
      La première des choses serait alors de nous entendre sur ce qu’est une dictature.
      Et bien sûr un dictateur. Et pareil pour un prédateur, un assassin, un menteur, la gauche, la droite, un cercle, un carré etc. etc. Bonjour Goebbels, et bonjour Orwell.

      Le Problème… c’est que si nous n’y sommes pas déjà, nous n’en sommes pas loin.
      Et pas besoin d’aller bien loin… c’est tous les jours que l’Actualité nous le montre.
      Aujourd’hui, ON nous raconte que les fascistes ne sont pas à droite… mais à gauche !
      (à suivre)

    2. (suite 1) Par exemple… si je pars de l’idée que nous sommes actuellement dans une dictature (certes étrange, voir Viviane Forrester)… ce n’est pas comme si j’essayais de me mettre à la place d’un nord-coréen, d’un russe ou d’un chinois.
      Et encore moins que si je me projetais en 1984…
      Donc, pour combattre une dictature… encore faudrait-il savoir la reconnaître.
      La première des choses serait alors de nous entendre sur ce qu’est une dictature.
      Et bien sûr un dictateur. Et pareil pour un prédateur, un assassin, un menteur, la gauche, la droite, un cercle, un carré etc. etc. Bonjour Goebbels, et bonjour Orwell.
      Le Problème… c’est que si nous n’y sommes pas déjà, nous n’en sommes pas loin.
      Et pas besoin d’aller bien loin… c’est tous les jours que l’Actualité nous le montre.
      Aujourd’hui, ON nous raconte que les fascistes ne sont pas droite… mais à gauche !
      (à suivre)

    3. (suite 2) Rien d’étonnant, vu qu’ON nous dit depuis un bon moment que le RN n’est pas un parti d’extrême droite. Certains osant même dire que MLP n’est qu’une sale gauchiste.
      Bonjour les Déboussolés ! Et autres cinglés.
      Outre-Atlantique, Trump c’est la Vérité (Thruth Social). L’Authenticité, la Pureté, la Grande Classe et tout ce que vous voudrez. Là-bas, tout ce qui n’est pas trumpiste est par définition gôchiste. Wokiste si vous préférez. C’est à dire menteur, dégénéré, pourri jusqu’à la moelle et tout ce que vous voudrez.
      Le 20 janvier 2025, devant les caméras du monde entier, un pauvre type, milliardaire, fait un certain geste. Et pour ceux qui n’aurait pas bien vu… il le répète.
      Résultat : Mais non braves gens, ce n’est pas ce que vous croyez.
      Et «chez nous» ON a bien sûr besoin de singer les Ricains. Comme hier encore à Lyon :
      – Saluts nazis et chants racistes lors de la marche pour Quentin à Lyon : Grégory Doucet « collabore pour que chaque auteur soit identifié » (lyonmag.com)
      (à suivre)

    4. (suite 3)
      – « Que chaque auteur soit identifié et traduit en justice » (G. Doucet, maire de Lyon)
      Pour combattre la dictature… ON devrait commencer par faire la chasse aux nazillons. Traduire en justice tous les clairement identifiés, et autres cagoulés et tatoués. Ainsi que ces menteurs et autres sales menteuses, négationnistes. À commencer par cette misérable Aliette qui, exactement comme l’autre taré, ose dire que ce n’en sont pas des saluts nazis ! C’est cl’à oui ! ON peut raconter n’importe quoi, en attendant pour moi ça y ressemble.
      Et de plus ça en en a la même odeur. Pestilentielle !
      Pour combattre une dictature… encore faudrait-il pouvoir répondre à cette autre question : COMMENT a t-ON pu en arriver là ?
      Pour moi c’est très clair : En laissant dire et faire n’importe quoi. (à suivre)

      1. (suite 4 et fin) Sur les radios, les plateaux (télé), les réseaux, dits sociaux, et partout… depuis trop longtemps déjà ON peut dire n’importe quoi.
        Et ON laisse dire n’importe quoi. Et ce au nom de cette fumeuse Liberté d’Expression.
        Qui finalement ne sert qu’à faire le Buzz, de l’audimat, du Pognon quoi.
        Et cerise sur le Cake, à répandre des idées pourries.
        C’est à longueur de journées qu’ON ne bouffe pratiquement plus que la merde !
        Le reste (le bon) étant dilué là-dedans, ce qui le rend pratiquement indétectable.
        ON laisse des Zemmour, Praud et Compagnie nous débiter des saloperies, ON invite des pseudos intellectuels pour commenter tout et n’importe quoi, nous expliquer que le Pass (Vaxin) c’est la Liberté et des conneries comme ça. Et ici même, ON laisse dire que la Gauche c’est pourri, que le Communisme c’est la dictature, la Preuve Cuba, l’URSS, la Corée du Nord et patati et patata !
        Résultat… eh ben nous y sommes ! Misère misère !

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