Pour son cinquième conseil de planification écologique le 19 mai 2026, Emmanuel Macron a relancé l’idée d’une consigne des bouteilles plastiques, ce serpent de mer de son second mandat. Devant la levée de boucliers des collectivités locales – qui dénoncent depuis des années une « fausse consigne » –, le ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, avait renoncé à ce projet en 2023, sa successeure, Agnès Pannier-Runacher, ne l’avait pas intégré dans son « plan plastique » présenté au printemps 2025, et l’actuelle titulaire du poste, Monique Barbut, s’était bien gardée de rouvrir ce dossier brûlant. Mais la France s’est fixé un objectif de réduction de 50 % de la vente de bouteilles plastique d’ici à 2030 par rapport à 2018 et de sortir du plastique à usage unique à l’horizon 2040.
Stéphane Mandard : Paris est sous pression de la Commission européenne : si elle n’atteint pas, d’ici à 2029, un taux de collecte de bouteilles plastiques de 90 %, la France devra la mettre en place. Avec un taux qui stagne autour de 55 %, elle en est aujourd’hui très éloignée. Avec Macron, les bouteilles usagées pourraient être collectées dans les supermarchés moyennant quelques centimes pour les consommateurs. Les collectivités craignent que la consigne ne les prive de la manne financière qu’elles tirent de la revente de plastique collecté dans les centres de tri. Elle crée aussi de la « confusion » dans la population en brouillant le message de simplification du geste de tri : tous les emballages en plastique doivent être jetés dans le bac jaune. Les collectivités continueraient à gérer les ordures ménagères les plus difficiles à valoriser ! Sur le plan environnemental, enfin, la consigne tend à « banaliser » l’utilisation des bouteilles plastiques.
Le point de vue des écologistes au pain et à l’eau
– Le chef de l’État s’occupe des bouteilles plastiques sans se préoccuper des inconvénients du recyclage !
– Quand j’ai lu « dossier brûlant » associé au président de la république pour une problématique de consigne de bouteilles. J’ai cru à une blague.
– C’est la filière de la consigne des bouteilles en verre qu’il faut relancer !
– J’ai habité au Pays Bas plusieurs années 77 à 85, tout est en bouteille en verre, lait, yaourt, fromage blanc etc.
– Si les français avait un peu plus confiance dans l’eau qui sort du robinet, ça éviterait déjà un paquet de bouteille plastique.
– Pas d’eau en bouteille en plastique ! Voir pas d’eau en bouteille du tout !! Surtout depuis qu’il est démontré que les eaux dites de source ou minérales sont en fait polluées comme toutes les autres…
– Une seule solution politique, l’interdiction totale du plastique pour tous les emballages. Vive le vrac…
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La problématique plastique
La tête de nos dirigeants dans un sac de plastique (août 2025)
extraits : Toutes les conférences internationales ont échoué, sur le climat, sur la biodiversité, sur la désertification et celle sur le plastique ne fait pas exception. Le niveau de production de plastiques, aujourd’hui hors de contrôle, pourrait atteindre le milliard de tonnes par an d’ici à 2050, et les déchets plastiques s’accumulent et polluent l’ensemble des écosystèmes, sachant qu’à ce jour moins de 10 % sont recyclés à l’échelle planétaire. Or, on dispose maintenant de données scientifiques claires pour dire que le niveau de pollution plastique est directement lié à son niveau de production. Les pays producteurs de pétrole « contestent complètement » l’évidence scientifique….
Nous aimons nous baigner dans un océan de plastique (avril 2018)
extraits : Entre 1950 et 2015, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites. Conséquence, les mers et les océans, grandes poubelles du monde, ont commencé à se plastifier. Si rien ne change, les océans pourraient contenir plus de plastique que de poissons dès 2050 : le ratio était de 1 tonne de plastique pour 5 tonnes de poisson en 2014, il sera de 1 pour 3 en 2025. Alors, la « plastisphère » l’aura emporté sur la biosphère marine. Nous connaissons pourtant les solutions, le recyclage, l’interdiction des bouteilles d’eau en plastique, le remplacement de tous nos ustensiles et jouets par du bois ou du métal, la sobriété dans notre consommation générale. Pour arriver à ce résultat, il faudrait taxer lourdement chaque objet en plastique, mettre en place des consignes, vendre bien plus cher les produits emballés que les produits en vrac….
La problématique planification écologique
Planification écolo, vive le HSSPEPTDR ! (septembre 2024)
extraits : Nous avons donc – un Haut Commissariat au Plan – un Secrétariat Général à la Planification Écologique (SGPE) – un ministère de la transition écologique – une agence de la transition écologique (ADEME) – France Stratégie – un Commissariat Général au Développement Durable – un Haut-Conseil pour le Climat – un Conseil Économique, Social et Environnemental – j’en oublie probablement… On pourrait fusionner dans un Haut Secrétariat Stratégique à la Prospective et l’Évaluation des Plans de Transition Durable et Responsable : HSSPEPTDR
SGPE, Antoine Pellion, planification oubliée (mars 2024)
extraits : En juillet 2022, le tandem Elisabeth Borne, chargée de la planification écologique, avec Antoine Pellion, secrétaire général du SGPE était confirmé par l’Elysée. Bientôt deux ans et nous n’en savions rien ! Alors que la planification était censée être un rouage crucial de la machine étatique, en ce début d’année 2024 on sait que cet engagement n’était que du vent : Emmanuel Macron ne sait toujours pas ce que transition écologique veut dire….

proposition de loi « Climat et Résilience » en 2021 (article 12) : « L’obligation de mise en place d’une consigne pour les emballages en verre, de manière à ce qu’ils soient lavables et réutilisables, pourra notamment être généralisée à partir de 2025. »
Nous sommes en 2026, l’urgence écologique a le temps d’attendre… En Allemagne, la pratique de la consigne existe depuis au moins 20 ans
Un des élément du débat est le comportement de chacun d’entre nous. C’est nous qui avons la solution.
Quand je vois la façon dont une large partie de la population se moque éperdument de la question (bouteilles en verre non jetées dans les containers faits pour ça, laissées dans la nature avec les bouteilles en plastique aussi d’ailleurs et les paquet de chips absolument non détériorables, c’est à désespérer. Le gouvernement hélas n’a pas les moyens de décider de la moralité des citoyens.
Quant à l’eau en bouteille, oui, préférons l’eau du robinet
D’accord en plaçant un filtre de qualité sur le robinet qui évite l’ utilisation de bouteilles plastiques
L’ eau du robinet est-elle fiable vu la quantité de polluants qui la contamine (métaux lourds, antibiotiques, antidouleurs, solvants,…) ?
Cela dépend des endroits, mais globalement est-elle plus polluée que l’eau en bouteille ?
Je veux bien qu’ON tape sur le con-sot-mateur, qui préfère acheter des emballages plastoc plutôt qu’en verre, et qui n’est pas foutu ensuite de bien trier ses déchets. Seulement ce n’est pas aussi simpliste que ça.
Ou alors si, mais vu sous un autre angle. Le Plastoc représente une industrie énorme, directement liée au Pétrole, et donc un business que les Capitalistes ne sont pas prêts à lâcher.