COP26, en route pour le désastre climatique

Après l’échec de la COP25 à Madrid, 25 années à tourner en rond sans mesures efficaces pour lutter contre nos émission de gaz à effet de serre, les délégués de 197 États ont achevé le 17 juin 2021 trois semaines de discussions pour préparer la COP26 qui devrait se tenir en novembre à Glasgow (Ecosse). Les générations futures vont avoir les pieds dans l’eau et le corps trop chaud, voici pourquoi :

– Les négociations n’ont débouché que sur des notes informelles.

– Le cadre de transparence, qui permettrait de vérifier que les pays respectent leurs promesses de l’accord de Paris, est au point mort.

– Les marchés carbone, sujet laissé en suspens aux COP24 et COP25 faute d’accord, le sera aussi à la COP26.

– Le financement climat (100 milliards de dollars par an) pour aider les pays en développement à faire face au dérèglement climatique n’est pas et ne sera pas respecté.

Les pertes et préjudices, c’est-à-dire les dégâts irréversibles – pertes humaines ou économiques – causés par les dérèglements du climat ne mobilisent pas les foules.

– Plusieurs réunions ont été interdites aux observateurs de la société civile (ONG, scientifiques, journalistes, etc.) sous la pression de la Chine et de l’Arabie saoudite.

Les émissions de CO2 vont donc continuer d’augmenter, on brûlera jusqu’à la lie la dernière goutte de pétrole. Pour en savoir plus de cette descente aux enfers, voici notre récapitulatif antérieur :

13 décembre 2020, Après la COP21, la (dé)route vers la COP26

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2 réflexions sur “COP26, en route pour le désastre climatique”

  1. Novembre 2091. La COP 96 se tient à Stockholm, 28 degrés à l’ombre.
    L’hémisphère sud est devenu un désert, le problème du (sur)nombre est enfin résolu.
    Déclaration de la Présidente suédoise, Greta Thunberg :
    – « Voilà plus de 70 ans que je m’arrache les cheveux. Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Nous allons tous mourir et moi je veux pas mourir ! »
    Réaction du Président roumain : « La terre brûle et grand-mère se peigne. »

  2. Didier BARTHES

    Bien sûr qu’on brûlera tout, s’attaquer au fond du problème c’est de fait s’engager dans la décroissance démographique et économique c’est à dire s’attaquer au moteur de nos sociétés. Comment une société pourrait-elle sciemment s’attaquer à son moteur ?
    L’humanité ne sait pas, ne peux pas, n’a pas les références pour agir collectivement, elle ne l’a jamais fait,sauf sur des points sans contraintes.
    Donc, nous allons émettre tout le CO2 dont nous sommes capables, le climat sera plus chaud, la mer va monter, mais bon la Terre en a vu d’autres et a même été en pleine forme sous des climats plus chauds, toutefois bien sûr, les animaux étaient libres de leurs migrations et les évolutions climatiques, si elles s’accompagnaient de changements climatiques ne signifiaient pas l’écroulement de la biodiversité.
    Désormais, compte tenu de notre omniprésence c’est très différent.
    Quant à la pérennité de nos civilisations, on peut l’oublier.

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