de l’homme au loup, une trop troublante similitude

Un berger s’exclame : « On élève des brebis, pas des loups. On n’a pas signé pour faire des croquettes fraîches. » Un loup rétorque : mieux vaut des croquettes fraîches qu’un  Big Mac de chez McDonald’s. Voici un comparatif entre ce qu’on sait de l’espèce humaine et ce que dit des loups LE MONDE* :

– La population d’homo sapiens en France dépasse les 65 millions, elle augmente chaque année de 360 000 personnes environ. « La population de Canis lupus, qui regroupe autour de 250 individus, croît en France à un rythme de 20 % par an* ».

– La croissance de l’espèce humaine s’explique en raison de la nourriture abondante et diversifiée (on a inventé les boîtes de conserve et les transports frigorifiques). « La population de loups se développe en raison de la nourriture abondante et diversifiée (le nombre d’ongulés sauvages est en hausse depuis trente ans). »

– Un émigré quitte son pays pour des raisons économique ou quand il demande asile politique. « Des loups quittent la meute quand les jeunes de l’année ont besoin de nourriture ou quand il y a conflit pour accéder au statut de reproducteur. »

– Les humains peuvent biologiquement vivre n’importe où : dans les montagnes, les forêts, les grandes plaines agricoles, les déserts froids, les régions chaudes, etc. C’est vraiment une espèce « plastique » qui s’adapte à tous les écosystèmes. C’est d’ailleurs le mammifère terrestre qui a eu l’aire de répartition historique la plus large au monde : la planète entière. « Le loup peut biologiquement vivre n’importe où : dans les montagnes, les forêts, les grandes plaines agricoles, les déserts froids, les régions chaudes, etc. C’est vraiment une espèce « plastique » qui s’adapte à tous les écosystèmes. C’est d’ailleurs le mammifère terrestre qui a eu l’aire de répartition historique la plus large au monde : l’hémisphère Nord. »

– L’être humain est un super-prédateur : il n’a pas de concurrence avec d’autres espèces. « Le loup est un super-prédateur : il n’a pas de concurrence avec d’autres espèces. »

– Chaque Américain dévore en moyenne 330 grammes de viande par jour (plus de 120 kilos par an). « Le loup mange en moyenne 2 à 3 kg de viande par jour, mais peut jeûner plusieurs jours. »

– Autrefois il n’y avait des hominidés qu’en Afrique. Maintenant ils sont partout. « Au XVIIIe siècle, il y avait des loups partout en France, y compris près de Paris, dans les forêts de Rambouillet, de Versailles ou en Sologne. L’espèce a finalement reculé en raison de la concurrence avec l’homme. »

* LE MONDE du 25 octobre 2013, « La population de loups croît en France à un rythme de 20 % par an »

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2 réflexions sur “de l’homme au loup, une trop troublante similitude”

  1. Le cas du loup est emblématique et la position de certains sur ce point l’est tout autant. L’humanité est-elle prête à partager la Terre ? Prête à admettre que la planète n’est pas notre propriété ? C’est là le fondement de l’engagement écologiste : respecter le reste du vivant non parce qu’il aurait telle ou telle utilité pour les hommes mais pour lui-même.

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