Après l’avortement, Trump s’attaque maintenant à la contraception pour aller jusqu’au bout de sa politique nataliste. Il devrait lire Malthus pour savoir que cela ne peut qu’amplifier la fréquence des guerres, famines et épidémies. Il n’aura pas le prix Nobel de la paix, de toute façon il ne sait pas lire…
Tribune d’un collectif : Un stock de plusieurs millions de doses de contraceptifs utilisable jusqu’en 2031 est en cours d’incinération en France. Estimé à 9,7 millions de dollars et financé par l’Usaid (Agence américaine pour le développement international), ces produits étaient destinés à des femmes en grande précarité dans les pays du Sud. Ils seront détruits pour des raisons purement idéologiques, à la demande de l’administration Trump. Cette destruction est une aberration économique et démographique : elle coûte plus cher (167 000 dollars) qu’une redistribution dans les pays en pénurie. En tant qu’ONG actives dans plusieurs pays africains, nous savons ce que signifie une rupture de stock de contraceptifs : des grossesses non désirées, des enfants abandonnés, des avortements non médicalisés, des filles exclues de l’école à 12 ans, des femmes enfermées dans des maternités subies…
Les ONG qui, chaque jour, font face à la pénurie de contraceptifs dans les pays du Sud, disposent de la logistique et de l’expertise pour distribuer ce stock au plus près des besoins des femmes.
Le point de vue des écologistes malthusiens
L’invention de la pilule
On a réussi en 1952 à bloquer l’ovulation en injectant une hormone de la grossesse, la progestérone, et un œstrogène. La pilule, contraceptif oral, peut donc naître en 1956. En 1960, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a approuvé l’Envoid, nom donné à la première pilule, comme méthode de contraception. Sa diffusion a été rapide. En l’espace de sept ans, 13 millions de femmes dans le monde l’utilisaient. Pourtant à cette époque, l’usage de la contraception était encore considéré comme un acte criminel dans beaucoup de pays du monde. Le pape Paul VI estimait dans l’encyclique Humanae Vitae de 1968 qu’une loi naturelle établie par dieu rejette toute forme de contraception artificielle ou chimique qui aurait pour but de barrer la voie à la transmission de la vie. Il y a donc des infanticides, des avortements clandestins, des familles reléguées dans la pauvreté avec trop de bouches à nourrir. Mais en 1970, 120 nations reconnaissent publiquement l’utilité du stérilet, du diaphragme et de la pilule. En 2007, le 26 septembre devient la journée mondiale de la contraception. Mais en 2021, 164 millions de femmes en âge de procréer n’ont pas accès aux méthodes de procréation dont elles ont besoin.
La technique asservit l’humain, elle devient nécessaire si elle soulage les femmes de l’emprise masculine et la biosphère de l’emprise humaine.
La contraception en France
En France depuis la loi de 1920, on interdit aussi bien l’avortement que la diffusion et la propagande pour tous les moyens anticonceptionnels. Le général de Gaulle pensait qu’il ne fallait pas sacrifier la France à la bagatelle ! Lors du vote en 1967 à l’Assemblée nationale d’une loi pour autoriser la fabrication et l’importation des contraceptifs, les débats atteignent une violence inouïe alors qu’une juste vision du poids des humains sur la planète aurait du éteindre toute opposition à la régulation des naissances. La vie à respecter, ce n’est pas seulement la vie humaine aujourd’hui, c’est celle des générations futures ainsi que la vie de toutes les espèces qui partagent cette Terre avec les humains. Maintenant que les couples peuvent maîtriser leur fécondité, la venue du bébé ne peut plus être le pur produit du hasard d’un rapprochement sexuel, ni la cristallisation du désir pulsionnel de l’un ou des deux parents. Les couples doivent ressentir que toute nouvelle naissance est d’abord une contrainte supplémentaire pour la société et pour la Nature. En dissociant complètement la fonction érotique et la fonction reproductrice, la contraception permet d’inaugurer une nouvelle ère, celle de la préservation de la planète pour les générations futures et les non-humains.
La contraception à l’usage de tous et un seul enfant par couple, la Biosphère vous remercie.

Je comprends que brûler des contraceptifs, pour un malthusien… c’est comme si pour un militaire ON brûlait son drapeau. Scandaleux, ignoble et tout et tout. Ceci dit, quel est le problème ?
Si ce stock de matériel appartient aux Ricains, après tout ils peuvent en faire ce qu’ils veulent.
Mais chez eux de préférence. Or ce stock, qui était entreposé en Belgique, a été convoyé en France pour être incinéré, détruit. Et là je me dis que si des entreprises françaises spécialisées, dans le domaine de la «valorisation» des déchets je suppose, peuvent se faire du pognon avec cette opération… après tout Business as usual. (à suivre)
(suite) Sauf qu’il ne s‘agit pas là de déchets, ces produits sont loin d’être périmés et beaucoup de monde en aurait bien besoin. Il s’agit donc d’une aberration, d’un égarement de l’esprit, d’un gâchis, bref de GASPILLAGE. Comme le gaspillage alimentaire, le gaspillage vestimentaire, toute cette énergie et ces ressources dilapidées à des fins futiles voire nuisibles. Bref, il s’agit donc là de médicaments. Et c’est scandaleux, ignoble et tout et tout !
Mis à part les armes et autres saloperies du même ordre, je ne supporte pas qu’ON détruise des choses (produits, objets, services, instances etc.) qui peuvent encore servir.
Je suis donc CONTRE les jets de tomates, les destructions de bulldozers et de machines, la destruction de l’Usaid (Agence américaine pour le développement international) etc. etc.
– La fin annoncée de l’Usaid, l’Agence pour le développement international, liquidée par Elon Musk et l’administration Trump (Le MONDE 03 février 2025)
(à suivre)
(suite et fin) Et là encore notons ceux qui le disent comme ça, ceux qui dénoncent, et ceux qui ne disent rien, ceux qui tentent de nous expliquer, blablabla etc. Là encore choisis ton camp camarade. Et derrière cette affaire nous retrouvons encore Trump, ce grand malade. Seulement, là encore, la France est loin d’être nette.
– Destruction de contraceptifs : la France dit n’avoir « aucun moyen de réquisitionner les stocks »(sante.ouest-france.fr 01/08/2025)
Comme dans cette autre affaire, dont ON n’a pas trop parlé, en avril dernier. Lorsque cet autre grand malade, ce criminel, sous mandat d’arrêt de la CPI, a pu survoler l’espace aérien français sans être inquiété.
ON a alors dit qu’il bénéficiait d’une «immunité». Blablabla !