Dictature et natalisme vont de pair. La dictature repose sur un homme fort, l’homme fort est celui qui a beaucoup d’enfants. Il en est des pays comme des rapports de force dans les couples traditionalistes.
Montée de la dictature
En quelques années en Hongrie, avec Viktor Orban, le système d’équilibre des pouvoirs a disparu. Après la défaite électorale de 2002, Orban a commencé à utiliser des récits populistes nationalistes. En 2010, sa super-majorité parlementaire a permis à Orban de placer ses amis fidèles dans chaque institution de l’Etat. Ils ont été parachutés pour des mandats de neuf à douze ans à la Cour constitutionnelle, à l’autorité nationale des médias, à l’autorité de la concurrence, à la Cour des comptes et au bureau du procureur. M. Orban a renforcé le contrôle des médias, nommant des rédacteurs en chef fidèles au parti. Les prêts généreux accordés par les banques d’Etat ont aidé les amis du parti à acquérir d’importants médias privés, tels que des journaux régionaux, des radios d’information, les plus grands portails en ligne et des chaînes de télévision privées. Les rivaux politiques d’Orban ont été efficacement discrédités par des campagnes de diffamation et diverses théories du complot. Le système d’équilibre des pouvoirs qui devait protéger l’intégrité du système démocratique a disparu.
Montée du natalisme
Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a instauré une série de mesures destinées à relancer la natalité. Les droits reproductifs – soit le droit légal à la contraception, à l’avortement, aux traitements de fertilité, à l’information sur son propre corps… – ont été réduits et la participation des femmes au marché du travail a été refaçonnée par une approche familialiste. La nouvelle Constitution, adoptée en 2011, met l’accent sur la « protection de la vie fœtale dès la conception ». Depuis 2022, un décret impose aux femmes souhaitant avorter d’écouter les battements cardiaques du fœtus avant la procédure. Les programmes et cadres juridiques de lutte contre les discriminations ont été démantelés, remplacés par des « politiques familiales ». Les allégements d’impôts et les prêts subventionnés, sont destinées aux femmes mariées avec enfants.
Ces mesures, néfastes pour l’autonomie des femmes se sont avérées coûteuses et néfastes : 3,5 % du produit intérieur brut en 2022, avec peu d’effet. La natalité reste basse, avec 1,55 enfant par femme, soit moins que le seuil de renouvellement des générations, de 2,1 enfants.
Andrea Peto, historienne spécialiste des études de genre et de l’illibéralisme : Les politiques natalistes sont des outils idéologiques. Il y a bien plus en jeu que le droit à l’avortement. En ciblant les femmes, ces régimes visent à contrôler la reproduction, tant biologique que culturelle. Les femmes deviennent des symboles de continuité nationale et d’ordre moral. Aux valeurs libérales, ils proposent une alternative, centrée sur la famille, la nation et la religion chrétienne ; on promet une communauté protectrice comme remède à l’individualisme et à l’atomisation sociale. La Hongrie est le laboratoire d’une « internationale illibérale » s’attaquant aux droits reproductifs.
La nouvelle Constitution, adoptée en 2011, définit le mariage comme l’union « entre un homme et une femme. » Comme d’autres formations d’extrême droite en Europe, Viktor Orban et le Fidesz diabolisent ce qu’ils désignent comme « l’idéologie du genre ». Derrière cette opposition, ils soudent tous ceux qui ont intérêt à lutter contre les démocraties libérales. Les progrès vers l’égalité des genres ont stagné au cours des deux dernières décennies. En France et en Italie, les partis d’extrême droite utilisent également des récits sur le genre. Les membres de cette « internationale illibérale » ont bâti un cadre institutionnel de collaboration. L’un de ces réseaux est le Congrès mondial des familles [créé en 1997 aux Etats-Unis, ouvertement opposé à l’avortement, au mariage gay, au divorce et aux personnes LGBT+]
commentaires sur lemonde.fr
Mob Borane : Peto « Spécialiste de l’illibéralisme » ??? « Érosion de l’égalité des genres » ??? Qu’est ce à dire exactement que tout ce fatras ??? Alors désolé, mais moi je ne marche pas dans cette novlangue, et n’ai aucune intention de me prosterner devant ces titres de la nouvelle moralité.
Hein : La difficulté, c’est qu’il faut à la fois réclamer « l’égalité des genres », comme dit la dame, tout en reconnaissant la différence des sexes – à ma connaissance la grossesse et l’accouchement relèvent exclusivement du sexe féminin.
Michel Sourrouille : L’utilisation du mot genre occulte le fait que le féminisme se centre sur la recherche de l’égalité des sexes et pas une société où on se perd dans les méandres des LGBTQiA, etc. Madame Peto occulte aussi le fait que toute politique nataliste se situe hors sol ; elle n’envisage par le fait que nous connaissons une surpopulation à laquelle la Hongrie n’échappe pas. Comme l’exprime le constat malthusien, on ne peut pas vivre durablement au dessus des capacités de charge de la planète.
En savoir plus grâce à notre blog biosphere
Illibéralisme, un autre mot pour dictature
extraits : Une Internationale réactionnaire, propage au niveau politique l’Illibéralisme, un mot récent qui émerge dans les années 2010, un autre mot pourparler de dictature : « qui est opposé au libéralisme politique, à ses principaux fondements, tels que la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, l’État de droit et les libertés individuelles ». Donc Russie, Turquie, Chine… mais aussi USA, Hongrie, et la France vu par l’extrême droite… Au niveau écologique, l’illibéralisme mène aussi à la dictature. Comme les ressources vitales s’épuisent, il y aura de plus en plus d’humains qui disposeront de moins en moins de bases pour assurer leur survie. Il est évident que cela entraînera des conflits violents entre ceux qui prétendent boire à la même source en train de se tarir. Alors une majorité du peuple va voter pour « un homme fort » dont on croit qu’il va trouver des solutions alors qu’il désignera des boucs émissaires….

– « Dictature et natalisme vont de pair. La dictature repose sur un homme fort, l’homme fort est celui qui a beaucoup d’enfants. »
Idi Amin Dada avait au moins 13 enfants. Viktor Orban n’en a «que» 5.
5 comme Trump, comme Mussolini, ou encore comme Pinochet. Staline en avait 3 (connus).
3 comme Mao Zedong, et comme King Jong-un. Poutine en a 2. Hitler n’en a eu aucun.
Je ne dirais donc pas que « l’homme fort » est celui qui a beaucoup d’enfants.
Mais, tout simplement, celui qui en a une grosse. Matraque, bombe, armée, gueule et tout ce que vous voudrez.
– « Les politiques natalistes sont des outils idéologiques » (Andrea Peto, historienne)
Pour moi c’est tellement évident, que ce n’est même pas la peine d’en rajouter.
Quant au reste, ce fumeux illibéralisme, comme le wokisme, les LGBTQiA, etc. je l’ai déjà dit… tout ça ne fait que nous enfoncer toujours plus dans la Grande Confusion. Le Grand N’importe Quoi.
La Preuve… la réaction de Mob Borane
Le premier article de notre blog « biosphere » a été posté le 13 janvier 2005, il propose chaque jour un « point de vue des écologistes ». Hébergé par le serveur ouvaton.org, c’est un Journal indépendant sur l’actualité, nous ne sommes alignés sur aucune chapelle.
https://biosphere.ouvaton.org/blog/
Ce blog est directement relié à un site, on peut aller de l’un à l’autre rapidement.
https://biosphere.ouvaton.org/
Notre site « biosphere » est relativement statique, les contenus y sont organisés par pages pour la plupart anciennes. Mais c’est un « réseau de documentation des écologistes » qui fournit à peu près toute la culture que devrait avoir un écologiste militant. Nous avons une volonté de formation des citoyens. Nous ne sommes pas un réseau social qui met en contact n’importe qui pour n’importe quoi grâce à Facebook, TikTok, Twitter (X)…
Prière par vos commentaires de faire en sorte d’améliorer l’intelligence collective, merci.