Diminution de la population allemande, victoire !

En Allemagne, le pays a perdu près de 100 000 habitants en 2025 ; pour un pays de 83 millions d’habitants, c’est une baisse microscopique. Un article du MONDE crie pourtant à la catastrophe, mais les commentateurs du monde.fr rétablissent la vérité vraie. Le message de Malthus, c’est-à-dire préserver l’équilibre entre la population humaine et les ressources offertes par la Biosphère, est toujours d’actualité.

Elsa Conesa : Près de trente-six ans après la réunification, l’Allemagne est à nouveau confrontée à l’un de ses fantômes : le déclin démographique. En 2025, le pays a perdu près de 100 000 habitants, l’immigration ne suffisant plus à compenser le recul des naissances. L’institut pour l’économie allemande de Cologne (IW), a publié le 13 avril un scénario d’évolution estimant la population à 81 millions d’habitants en 2045, contre 83,5 millions à fin 2025. L’évolution est perçue comme durable, parce que liée non pas à la baisse de la natalité, mais à la diminution des flux migratoires, dépendants des tendances de fond et des choix politiques.

Les répercussions économiques d’un recul démographique sont de fait considérables. Dans le scénario central de l’institut de Cologne, la population active diminuera de plus de 8 % dans les vingt prochaines années, amputant la capacité du pays à générer de la croissance et créer de la richesse. L’Allemagne compte aujourd’hui 33 retraités pour 100 personnes en âge de travailler, évolution menace la viabilité du système de financement de la protection sociale allemand, lequel repose, comme en France, largement sur le travail. L’exécutif est, par ailleurs, déjà confronté à la nécessité d’une réforme des retraites et du système de santé, percutés par le vieillissement de la population, et qui s’annonce très impopulaire.

Les commentaires sur lemonde.fr

EgoBrain : Nous y voilà, un système allemand tourné tout entier vers la croissance, mais qui ne tient plus ; concentration des riches, difficultés d’accès à un emploi, anxiété généralisée, technologies asocialisantes, dérèglement climatique en accélération… Avec moins de monde, on saccagera toujours l’environnement, mais moins vite, ce qui est toujours ça de pris. Sortez le pop-corn, le spectacle du choc monumental que va se prendre notre société thermo-industrielle vaudra le détour.

Sauf qui Peut : Excellente nouvelle pour les allemands et la planète. La seule planche de salut pour l’humanité dans l’écosystème terrestre est la Décroissance. Démographique ET économique.

Manululu : Et c’est bien ainsi. Aussi en France. Plus compatible avec la transition écologique surtout. Aussi individuellement, quand les baby-boomers disparaissent, le prix immobilier et le chômage baissera significativement.

Chemi : La croissance démographique ne doit plus être un objectif. En 40 ans la France a gagné 20 millions d’habitants. On est mieux ? La planète souffre de cette course idiote.

Faut savoir : Bientôt tous ces nombreux retraités du baby boom d’après guerre seront morts et alors le problème du financement des retraites ne se posera plus. En outre s’il manque tant de travailleurs pourquoi il y a alors autant de chômeurs? Une population qui diminue, ça ne fait de mal ni à la société, ni à l’environnement

Natelman : Vers un retour à un nouvel équilibre. Bonne nouvelle pour la biodiversité.

Malthus : L’humanité, si elle veut continuer à vivre sur une planète habitable doit vraiment redescendre à des effectifs sensiblement plus bas, C’est un constat irréfutable, toutes les études scientifiques sérieuses montrent que nous avons dépassé les capacités de régénération de nos ressources et que notre nombre étouffe la biodiversité. Le mouvement de la décroissance, économique et démographique, nous montre le chemin à suivre…

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

l’Allemagne décroît, chouette !

extraits : Je fais remarquer qu’il reste encore en Allemagne 82,1 millions d’habitants, soit autant que la population mondiale totale qui a explosé avec la révolution néolithique (80 millions de personnes il y a 8000 ans). Plus de 80 millions d’énergivoraces aujourd’hui sur un petit territoire, ce n’est pas rien, surtout avec le niveau actuel de consommation de l’Allemand moyen (il faudrait trois ou quatre planètes pour pouvoir se hisser tous à ce niveau). Ensuite les Allemands eux-mêmes ne s’inquiètent pas vraiment de la baisse de leur population au contraire de la ministre de la famille avec ses sept enfants (bien que médecin, aucune maîtrise de sa propre fécondité)…

11 réflexions sur “Diminution de la population allemande, victoire !”

  1. La loi du nombre ...

    11 décembre 2023 • Analyse •
    Confronté à un hiver démographique difficile à surmonter, l’Allemagne, qui profitait jusque-là de la loi du nombre sur la scène européenne, pourrait voir son dépeuplement être la cause d’une perte d’influence du pays à l’échelle du continent, mais aussi du continent à l’échelle mondiale.
    Analyse de Gérard-François Dumont pour Diplomatie.
    ( La population de l’Allemagne et la loi géopolitique du nombre · Vers une « double peine » ?
    institut-thomas-more.org/2023/12/11 )

  2. Parti d'en rire

    – l’Allemagne décroît, chouette ! ( Biosphère AOÛT 2009 )

    Eh ben… je ne sais pas si c’est le « chouette » du titre qui l’avait mis dans cet état, à ce pauvre Mahéo, ou alors s’il avait de vieux comptes à régler avec l’auteur de l’article… mais je n’ai pas le souvenir d’un autre « débat de fond » de ce niveau là sur Biosphère. En tous cas, je vois qu’en matière d’agressivité je suis encore loin de lui arriver à la cheville, à ce pauvre Jean-Gaby.

  3. esprit critique

    La Pop allemande diminue, oui et alors ? L’Allemagne est-elle pour autant sur le déclin ?
    Et si oui depuis quand ? Si ON se réfère à Nietzsche il y a un bon moment déjà.
    Oui bon, ne con fondons pas non plus déclin et décadence.
    Quoi qu’il en soit, si ON en est arrivé à se réjouir de ça, pour moi c’est un signe.
    Bref, et si ON se réfère à Wikipédia… la population a commencé à diminuer en 1972. Depuis 1990, elle a eu tendance à remonter légèrement dans les anciens Länder de l’ouest, sous l’effet d’une importante immigration. Avec moins de neuf naissances pour mille habitants depuis 2001, l’Allemagne se situe parmi les pays au taux de natalité le plus faible. (sic)
    Et si ON se réfère à cet article du MONDE… l’évolution est perçue comme durable, parce que liée non pas à la baisse de la natalité, mais à la diminution des flux migratoires, dépendants des tendances de fond et des choix politiques. (sic)

    (

    à suivre)

    1. esprit critique

      (suite) Et nous y voilà ! D’un côté ON en a trop, et de l’autre pas assez.
      Mais où est donc, là encore, la Juste Mesure dans cette affaire (histoire) ?
      Et puis si l’Allemagne n’a plus assez de jeunes, mais qui donc va torcher tous ces vieux allemands ? Sans oublier les vieilles, allemandes. Comment peut-ON prôner la baisse de natalité, et en même temps rechigner à laisser les Autres venir « compenser » ?
      Comment peut-ON s’opposer au principe des vases communicants ? etc. etc. etc.
      Oui bon, je sais… toujours des questions.
      N’empêche que… bien sûr que tout ça relève de choix politiques !
      Et puis de toute façon… puisque cette baisse, de la natalité, est une tendance de fond (sic), autrement dit quelque chose qu’ON n’arrêtera pas… eh bien il va bien falloir que l’Allemagne fasse avec. Autrement dit qu’elle s’adapte. Autrement dit encore, qu’elle change de politique, voire de modèle. Pas que l’Allemagne d’ailleurs. (à suivre)

      1. Esprit critique

        (et fin) Et là ce ne sont pas les pistes (solutions) qui manquent.
        Encore faut-il déjà oser, ou pouvoir… changer d’imaginaire.
        Par exemple, au lieu d’employer des centaines de milliers (millions) de paires de bras pour construire des bagnoles… ne vaudrait-il pas mieux les employer à s’occuper des vieux ? Et des vieilles, et des gosses, et des malades… Et puis à nettoyer les fossés, les rivières et j’en passe, à cultiver les champs, en bio bien sûr, s’occuper des chevaux, et des bœufs… Et je vous laisse bien sûr imaginer le reste.

        Mais si ça se trouve… ne serait-ce pas cette politique là qui se dessine ?
        – Crise de l’industrie automobile allemande : 50 000 emplois supprimés en un an (largus.fr 20/11/2025)

        Alors là… Victoire ! 🙂

  4. Antirubrik Anonymous

    Je disais hier que dans 99% des cas, c’était le titre qui déterminait l’intérêt. Et donc le choix, de lire ou pas, etc. Et voilà donc qu’en lisant celui-ci je pense de suite au Grand Malade.
    Celui qui claironne « J’ai gagné, j’ai gagné ! », même quand il a pris une branlée.
    «démographie, épuisement des ressources », ça c’est la rubrique. Et moi je suis Antirubrik, du Parti d’en Rire et Jean Pass, si vous préférez. Nom de famille Anonymous, qui en réalité n’est là encore qu’un pseudo. N’en déplaise à ceux qui ont besoin de la carte d’identité pour juger du contenu. Parce que moi j’estime que ce n’est pas lui rendre service, au Con-Sot-Mateur, que de lui servir du prêt à penser. Je ne suis pas POUR. C’est à lui de faire l’effort de trier, de lire, d’analyser, pour essayer de s’y retrouver dans toute cette pagaille. Et pouvoir dire si c’est réellement une victoire ou pas. (à suivre)

    1. MC esprit critique

      (suite) Par contre je ne suis pas CONTRE les titres provocateurs.
      ON peut même dire que je suis plutôt POUR. La provocation, ça oui c’est bon.
      Les mots obus, les titres et les étiquettes qui percutent… comme La Décroissance, Le Droit à la paresse… Qu’est-ce qu’ils sont cons, ces pauvres (Matthieu Côte)… ou encore Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer (Dany Laferrière) 🙂
      Ceci dit, assez ri ! La Pop allemande diminue, oui et alors ?
      (réponse Esprit critique 21 avril 2026 à 13:28)

  5. Didier BARTHES

    Puissent les gens comprendre que la baisse de la fécondité est une chance et une nécessité pour le monde. Puissent les médias cesser de rabâcher leur natalisme par automatisme sans réfléchir aux conséquences d’un monde toujours plus peuplé.
    Puissent surtout de bas niveau de fécondité s’étendre maintenant à tous les pays du monde et non aux seuls pays développés, sinon les plus pauvres… resteront pauvres, les ressources seront consommées et la nature détruite, c’est déjà presque le cas.

    1. esprit critique

      La baisse de la natalité, je vous l’accorde… Mais pas celle de la fécondité. Et celle de la fertilité encore moins. Pour moi la fécondité reste la capacité concrète à la reproduction. La capacité des femmes à procréer, si vous préférez. Quoiqu’il en soit, si ON parle de la décroissance d’une population (d’une ville, d’un pays etc.) … comment pourrions-nous dire à l’avance si c’est une chance, ou alors une calamité ? Seul l’avenir nous le dira.
      Souvenez-vous… de cette « chance » qu’ON nous vendait, il n’y a pas si longtemps.
      Le Monde d’Après … l’Essentiel, les Vraies Valeurs, et patati et patata. Mon cul oui !
      Je pense également à celle que les RH servent aux pauvres bougres qu’ils sont en train de balancer : « C’est l’occasion pour vous de vous remettre en question… de faire autre chose, qui correspond mieux à vos aspirations… quelque chose d’autre, où vous pourrez enfin vous épanouir, et blablabla. Allez va, ne voyez pas ça comme un échec, surtout pas comme une catastrophe, mais plutôt comme une… chance. Amen ! »

      1. Didier BARTHES

        Non, vous vous trompez dans les concepts
        – C’est la fertilité qui est la capacité concrète de reproduction (elle baisse en ce moment sans doute à cause de problèmes de pollution ) mais cette baisse reste marginale comme cause de la baisse de la fécondité
        – La fécondité c’est le nombre d’enfant par femme,
        – la natalité c’est le nombre de naissances rapportée à la population (on l’estime souvent en pour 1000)
        Toutes les 3 baissent aujourd’hui mais pas encore assez pour stopper notre croissance.
        Il va de soi que mon combat n’est pas contre la fertilité, je n’en veux pas à la santé des femmes.

    2. Putain, quelle chance !

      – « Cinq ans plus tard, la grande désillusion du “monde d’après” la crise due au Covid-19 »
      (Le MONDE 07 mars 2025)
      Que voulez-vous… allez donc leur expliquer les bienfaits de la décroissance. Si encore c’était aussi facile que pour leur faire comprendre la chance qu’ils ont de se faire virer :
      – « Accepter un licenciement comme point de départ ouvre des perspectives souvent insoupçonnées. Grâce aux bilans de compétences, au coaching et à une meilleure connaissance de soi, chaque étape devient une occasion d’oser aller plus loin [et blablabla] »
      (Et si le licenciement devenait une opportunité de transformation ? metamorphose-groupe.com 5 novembre 2024)
      Une occasion, donc, d’aller plus loin. Plus vite, plus haut, plus fort.
      Une chance à ne pas louper, quoi !

      Faut quand même oser, non ?

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