EELV, l’écologie au cœur de la politique

Le Conseil fédéral d’EELV a acté le 11 juillet une stratégie d’autonomie contractuelle. Dans la séquence électorale qui s’achève, les écologistes se sont montrés capables de nouer des alliances victorieuses : d’abord, on rassemble son camp pour être le plus lisible possible, et ensuite on ouvre. Fini, les vaches maigres et les combats nobles mais solitaires : l’écologie politique peut désormais parler d’égal à égal avec les autres forces politiques, notamment le Parti socialiste (PS). « Le temps où nous sommes derrière les autres est fini. Nous avons la volonté de présenter un projet dont le cœur est le paradigme écolo. Aux autres forces politiques de déterminer s’ils nous rejoignent ou pas », appuie Sandra Regol, numéro 2 d’EELV. Premier objectif, le scrutin régional programmé pour 2021. Cette étape est indispensable pour asseoir la « centralité » de l’écologie comme projet politique. Viendra ensuite le temps de la présidentielle, en 2022. Devant les piques échangées par Yannick Jadot, candidat déclaré, et Eric Piolle, le maire de Grenoble, qui ne cache plus ses envies, le secrétaire national a rappelé que le choix de leur candidat passerait par une primaire, dont les modalités seront discutées par les adhérents. Le cap est donc fixé, il faut le tenir sans se précipiter dans les coalitions et les initiatives qui rappellent trop la gauche plurielle, a fait comprendre la direction.

David Cormand  d’EELV: « Le débat politique des temps qui viennent est et sera la question écologique. L’objet à construire n’est pas « le rassemblement », l’objet politique à construire est un imaginaire, un récit et un projet nouveau qui a vocation à structurer les grands débats de l’époque. Ce n’est qu’à partir de ce paradigme que le rassemblement peut se structurer à son tour. Commencer par l’injonction unitaire, c’est à mon avis passer à coter de l’essentiel.Il y a visiblement une majorité d’EELV qui considère que l’écologie politique est centrale, qu’elle n’a vocation ni à se « normaliser » dans une dérive centriste, ni à se diluer dans un gloubiboulga de « Gauche ». Qu’une partie de la Gauche « S’écologise »… Selon la nouvelle expression à la mode, fort bien… D’abord cela reste à démontrer… Depuis toujours, nous autres écologistes, avons été suspect aux yeux de cette Gauche là de n’être pas assez « sociaux », pas assez proches du peuples… Procès instruit par les mêmes qui ont trahis la cause sociale quand ils ont été au pouvoir ses 40 dernières années Nous sommes écologistes. Notre audience nouvelle et inédite ne nous donne aucun droit, juste des devoirs. un devoir d’assumer ce que nous sommes. Avec bienveillance, sans hégémonie, mais avec détermination. Sur l’hégémonie, il faudrait d’ailleurs s’entendre sur ce que nous y mettons… Est-ce l’hégémonie Gramscienne, dans le sens de « majorité culturelle »? Ou bien l’hégémonie dominatrice partisane? Dans le premier cas, nous revendiquons effectivement de construire une majorité culturelle… En revanche, nous refusons la pratique hégémonique du pouvoir… il n’y a pas d’arrogance à prétendre assumer un projet spécifique différent des cosmogonies politiques jusqu’alors dominantes. »

Anti-Pollueurs sur lemonde.fr  :Il est en effet temps que les Ecologistes prennent le pouvoir pour enfin protéger notre santé et celle de nos enfants. Les socialistes ont été très décevants sur la protection de l’environnement (M Le Foll protecteur des phytos ou Mme Royale et sa méthode non punitive, non contraignante qui au final nous a fait perdre un temps précieux). Les dirigeants de droite semblent avoir cinquante ans de retard et paraissent encore s’extasier devant les cheminées qui fument. Quant à Macron, il nous aura bien roulé dans la farine avec ses discours sur les campagnes silencieuses. Il semble que sa priorité soit la bonne santé des grosses entreprises et des banques, pas la notre.
PMF : Si les Verts, comme ils le prétendent (ou du moins certains d’entre eux), veulent dépasser le clivage gauche/droite, ils devront s’affranchir en premier lieu de leurs démons nés du gauchisme le plus lourdingue. C’est pas fait. Les thématiques sociétales (cannabis, migrants, PMA, LGBT…) peuvent gentiment aider à faire illusion. Mais quand il va falloir s’atteler à des sujets autrement plus sérieux, l’amateurisme reprendra le dessus.

Lappreciateur: Nous vivons une époque comparable à la Renaissance. Et les dinosaures des diverses espèces politiques qui ont survécus, complètement discrédités les uns après les autres, cherchent à nous faire croire qu’ils sont les plus aptes et sont en train (ou vont d’un moment à l’autre) prendre les mesures urgentes qui s’imposent. Alors que point par point ils ne font pas que laisser la situation en l’état, ils l’aggravent. Faut-il refaire la liste ici : pollution de l’air, de l’eau, des terres, guerres endémiques et risques d’explosion mondiale du fait d’un fou de Dieu ou d’un dictateur mégalo, dégradation de la Santé : famine, malnutrition, malbouffe, Consommation déséquilibrée, de pesticides dont des perturbateurs endocriniens et des cancérigènes. Alors entre une issue EELV difficile à mettre en œuvre et la poursuite du désastre je choisis EELV.

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1 réflexion sur “EELV, l’écologie au cœur de la politique”

  1. EELV voudrait se préoccuper d’ écologie, première nouvelle ?
    Suis-je bête, ils se préoccupent surtout de notre invasion par des 1/3 mondistes , du vivre ensemble , des LGTB , des immigrés pour se constituer une base électorale et se faire réélire !
    Crevures de politicards EELV .

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