1) Les émissions de CO₂ liées aux énergies fossiles continuent d’augmenter en 2025
Audrey Garric : Le pic des émissions de dioxyde de carbone (CO2) n’est toujours pas en vue. Ce moment où elles atteindraient un maximum avant de décroître tarde à se concrétiser, repoussant d’autant la perspective d’un ralentissement de la crise climatique. Les rejets de CO2 d’origine fossile devraient ainsi établir un nouveau record en 2025, en hausse de 1,1 % par rapport à 2024, selon le vingtième bilan du Global Carbon Project. Les émissions mondiales de CO2, principal gaz à effet de serre et première cause du dérèglement climatique, devraient atteindre 42,2 milliards de tonnes en 2025. La majeure partie provient des énergies fossiles, avec 38,1 milliards de tonnes. Au rythme actuel des émissions de CO2, le réchauffement pourrait dépasser 1,7 °C dans douze ans et 2 °C dans vingt-cinq ans.
Le point de vue des écologistes
A noter que la réduction des émissions n’est pas synonyme de la réduction de la concentration en CO2 dans l’atmosphère, sachant que c’est cette concentration qui est responsable du dérèglement climatique. Si les émissions baissent de 2% (ou 5% comme pendant le Covid), l’absorption du CO2 par la planète ne compense pas les émissions, et la quantité de CO2 dans l’atmosphère continue d’augmenter.
Or l’ensemble des partis en France demande l’augmentation du pouvoir d’achat. Ils ne font pas la relations entre consommation et rejets de gaz à effet de serre… Vous avez encore pris l’avion cette année ? Vous roulez en SUV ? Vous mangez trop de viande ? Vous faites partie du problème. Essayez de faire évoluer votre imaginaire. Faites partie de la solution. Merci.
2) « Les siècles ont consacré la liberté, l’égalité, la dignité – mais pas l’habitabilité de notre planète »
Baptiste Morizot et Laurent Neyret : Qu’est-ce qui rend le droit actuellement incapable de répondre à l’enjeu existentiel de notre siècle : l’urgence climatique et écologique ? C’est le « découplage temporel » entre les fondements historiques du droit qui évolue lentement et la vitesse accélérée des évolutions techno-économiques. Comme le dit Edward Wilson (1929-2021) lors d’une conférence en 2009 : « Le vrai problème de l’humanité est le suivant : nous avons des émotions paléolithiques, des institutions médiévales et les technologies d’un dieu. » Les siècles ont donc consacré la liberté, l’égalité… mais pas l’habitabilité. Au XXIe siècle, l’humanisme relationnel trouverait sa traduction dans le principe d’habitabilité, selon lequel le respect de ce qui produit les conditions de la vie sur Terre est d’une exigence absolue. La première voie juridique est la constitutionnalisation. Nous pouvons consacrer la valeur constitutionnelle du principe habitabilité.
Le point de vue des écologistes
Morizot et Neyret n’ont donc pas connaissance de la Charte de l’environnement adossée à la constitution en 2005. Son préambule indique comme le faisait Malthus que l’espèce humaine est complètement reliée à son milieu de vie : « Le peuple français, considérant que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l’émergence de l’humanité ; que l’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel ; que l’homme exerce une influence croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution ; que la diversité biologique et l’épanouissement de la personne sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l’exploitation excessive des ressources naturelles…
Art. 1er. – Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé… »
Art. 2. – Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.
Art. 3. – Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.
On pourrait aller plus loin et constitutionnaliser une règle verte qui tiendrait compte de la démographie humaine :
« Chacun a le droit de vivre dans un environnement respectueux des équilibres naturels. La France tend à assurer l’harmonie entre le niveau de sa population, son échelle de consommation et les possibilités durables de la planète ».

– « Les siècles ont consacré la liberté, l’égalité, la dignité – mais pas l’habitabilité de notre planète » (Baptiste Morizot et Laurent Neyret)
– « Morizot et Neyret n’ont donc pas connaissance de la Charte de l’environnement adossée à la constitution en 2005. » (Le point de vue des écologistes)
Je doute qu’ils n’en aient pas connaissance. Et quand bien même le mot «habitabilité» serait gravé dans le marbre, de tous les frontons… qu’est-ce que ça changerait ?
Si effectivement il aura fallu des siècles pour consacrer (rendre saint, digne d’admiration) la liberté… regardons ce que nous en faisons. Certes l’esclavage a été aboli, et encore pas partout.
(à suivre)
(suite et fin) Aujourd’hui conjuguée à toutes les sauces, du genre kits mains libres… ou encore «C’est ma liberté, c’est mon choix, parce que je le veau bien»… demain ON ânonnera «L’esclavage c’est la liberté !». Et ne parlons même pas de l’égalité et de la fraternité.
Quant à la dignité, et le respect, comme les chartes, les engagements, les signatures, la parole d’honneur… laissez-moi rire ! Pour moi ON peut rajouter tout ce qu’ON voudra dans la Constitution, sachez que je ne suis pas CONTRE. 🙂
– « A noter que la réduction des émissions n’est pas synonyme de la réduction de la concentration en CO2 dans l’atmosphère [etc.] » (Le point de vue des écologistes)
Très bonne remarque.
Même si nous arrêtions totalement nos émissions de CO2 dès aujourd’hui… eh ben notre planète continuerait à se réchauffer. Pendant un certain temps… ON appelle ça l’inertie.
L’inertie avec laquelle ON ne peut que… faire avec ! Comme la gravité, et de tas d’autres choses . L’inertie qu’on retrouve sur des tas de choses, l’exemple le plus connu étant le fût du canon.
Qui, pour se refroidir, ne met seulement qu’un… certain temps ! Autre exemple tout aussi connu, ce paquebot qui fonce sur un iceberg. Et c’est évidemment pareil pour ce problème qui obsède tant certains, la fécondité. Ou la natalité, autrement dit la Surpop.
Même si nous arrêtions totalement nos émissions débiles dès aujourd’hui… eh ben ce n’est pour autant que nous serions moins cons en nous réveillant demain matin.
Je parle là de toute cette junk food, de ces infos et autres divertissements aussi débiles qu’absurdes, qu’ON nous inflige à longueur d’ânée. Je parle là des jeux du Cirque, de la Pub, de la propagande, des marronniers, des fake-news, des idées à la con, des articles et commentaires tout aussi cons, etc. etc.
Cette tendance est inévitable dans un monde en croissance, seul le manque physique d’énergies fossiles inversera la tendance, il y aura eu d’ici là un changement climatique notable. Bon, de toute façon dans 20 000 ans (à peu près) nous allions vers une ère glaciaire qui aurait aussi mis à bas toutes les sociétés développées au-delà d’une certaine latitude.
L’état actuel du monde est un pic, (démographique et en terme de production), une toute petite parenthèse à l’échelle de l’Histoire qui se terminera mal.
Le Nigeria a déjà dépassé son pic pétrolier depuis 2007. Mais le Nigéria a une population de plus de 225 millions d’habitants ! En sachant qu’il y a encore 4,85 enfants par femme, autant dire que ça ne met pas longtemps pour faire doubler la population. Or les nigérians sont de plus en plus nombreux avec de moins en moins de ressources, autant dire que ça va être un massacre ! Un vrai carnage ! Plus près de chez on a l’Algérie aussi qui a dépassé son pic pétrolier aussi, avec le rythme des pontes qui est de 3 enfants par femme !
Bon ce ne sont pas 2 pays isolés, bien d’autres pays très nombreux sont dans cette situation, l’heure des croque-môssieurs et croque-madames est de plus en plus imminente; ils et elles se mettront sous la dent ce qu’ils peuvent !
Moi je crois que t’as un sacré problème, et qu’il est urgent que tu consultes, le Professeur Foldingue. Pour lui parler des croque-môssieurs et croque-madames. Il n’y a que lui qui peut te dire l’origine de ce délire, qui tourne à l’obsession. Misère misère !
« Dans le domaine de la psychanalyse, le cannibalisme dans les rêves est souvent interprété comme un symbole de dévoration émotionnelle ou de conflits internes. » (significationreve.one/rever-de-cannibalisme/)
Même les archéologues s’accordent à dire qu’au Moyen âge, voir à la Renaissance dans une moindre mesure le cannibalisme se pratiquait en France, et pas que dans notre pays d’ailleurs !
Quand j’étais petit et que je rechignais devant mon assiette, mes parents m’ont toujours dit, que tout se mange, tu verras quand tu auras faim tu ne feras plus la grimace, surtout quand tu devras acheter de la nourriture avec tes sous !