enfin une bonne nouvelle, le pétrole devient rare

Plus de 50 milliards de barils de pétrole et de gaz consommés en 2013 mais seulement 20 milliards de barils d’hydrocarbures conventionnels découverts : ces deux chiffres résument bien la redoutable équation à résoudre pour conserver la première source d’énergie primaire de la planète… C’est dans son rapport 2010 que l’agence internationale de l’énergie (AIE) avait reconnu pour la première fois le déclin de la production de pétrole conventionnel (hors bruts extra-lourds et schistes bitumineux)… La production quotidienne mondiale pourrait tomber de 70 millions de barils à 48 millions en 2020 et à… 17 millions en 2035. Telle est l’information qu’on trouve dans LE MONDE*. Les commentaires sur le monde.fr se partagent entre l’illusion d’une alternative qui nous permettrait de consommer comme avant et ceux qui pensent à juste titre que la société que nous allons connaître saura ce que « économiser » veut dire.

1/2) Les partisans de la croissance de l’offre d’énergie

– C’est un bonne nouvelle ! Il va falloir chercher ailleurs, vers d’autres moyens de maintenir ce monde en marche. Chercher des solutions pour sécuriser le nucléaire et mettre des équipes de tous les pays pour travailler sur la fusion.

Il faudrait découpler les budget de R&D pour la fusion qui est à ce jour la seule solution massive alternative et presque propre.

– L’intérêt de la fusion est que la ressource de base étant quasi inépuisable, on pourrait aussi diminuer l’usage du charbon et gaz. Car le risque de la disparition du pétrole, c’est l’explosion de la consommation de charbon…Et là… on aura perdu !

2/2) Les partisans d’une décroissance de la demande d’énergie

– Cette fuite en avant pour accroître la production pétrolière est absurde. La ressource est finie, non renouvelable, polluante et aucun effort sérieux n’est fait pour économiser et chercher des alternatives. Brûler du pétrole revient à faire passer dans l’atmosphère du carbone enfoui dans le sol, et sous forme d’une des molécules les plus stables qui soit, le CO2. On s’apprête donc à rechercher TOUT ce carbone, pour se retrouver de toute façon Grosjean comme devant au bout du compte, avec dégâts climatiques irréversibles au passage.

– Les bonnes nouvelles pour le monde (pas le journal). On va pouvoir commencer a parler efficacité énergétique et baisse de consommation.

– Et oui, la croissance infinie dans un monde dont le périmètre est fini, cela ne marche pas!

– Le marché fera le ménage, progressivement ou brutalement. La loi de l’offre et de la demande fera augmenter le coût de la ressource jusqu’à ajuster la consommation à la capacité de production. De facto en proscrivant à terme certaines utilisations idiotes, comme le carburant pour automobiles par exemple.

* LE MONDE éco&entreprise du 12-13 janvier 2013, Les pétroliers trouvent de moins en moins de gisements

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1 réflexion sur “enfin une bonne nouvelle, le pétrole devient rare”

  1. La seule solution est de vivre mieux en consommant moins. Ce qui est tout à fait possible.
    La fusion nucléaire ? Si cela est possible un jour, ce ne sera pas généralisable avant 2100. D’ici là, le nucléaire aura sans doute disparu des préoccupations énergétiques : trop cher, pas compétitif (et dangereux).
    Depuis 2006, la production d’électricité nucléaire est en déclin.
    http://energeia.voila.net/nucle/nucleaire_monde.htm
    En pourcentage de l’électricité produite dans le monde, le déclin a commencé en 1995 (16,4%) pour atteindre 11,2% en 2012.

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enfin une bonne nouvelle, le pétrole devient rare

Plus de 50 milliards de barils de pétrole et de gaz consommés en 2013 mais seulement 20 milliards de barils d’hydrocarbures conventionnels découverts : ces deux chiffres résument bien la redoutable équation à résoudre pour conserver la première source d’énergie primaire de la planète… C’est dans son rapport 2010 que l’agence internationale de l’énergie (AIE) avait reconnu pour la première fois le déclin de la production de pétrole conventionnel (hors bruts extra-lourds et schistes bitumineux)… La production quotidienne mondiale pourrait tomber de 70 millions de barils à 48 millions en 2020 et à… 17 millions en 2035. Telle est l’information qu’on trouve dans LE MONDE*. Les commentaires sur le monde.fr se partagent entre l’illusion d’une alternative qui nous permettrait de consommer comme avant et ceux qui pensent à juste titre que la société que nous allons connaître saura ce que « économiser » veut dire.

1/2) Les partisans de la croissance de l’offre d’énergie

– C’est un bonne nouvelle ! Il va falloir chercher ailleurs, vers d’autres moyens de maintenir ce monde en marche. Chercher des solutions pour sécuriser le nucléaire et mettre des équipes de tous les pays pour travailler sur la fusion.

Il faudrait découpler les budget de R&D pour la fusion qui est à ce jour la seule solution massive alternative et presque propre.

– L’intérêt de la fusion est que la ressource de base étant quasi inépuisable, on pourrait aussi diminuer l’usage du charbon et gaz. Car le risque de la disparition du pétrole, c’est l’explosion de la consommation de charbon…Et là… on aura perdu !

2/2) Les partisans d’une décroissance de la demande d’énergie

– Cette fuite en avant pour accroître la production pétrolière est absurde. La ressource est finie, non renouvelable, polluante et aucun effort sérieux n’est fait pour économiser et chercher des alternatives. Brûler du pétrole revient à faire passer dans l’atmosphère du carbone enfoui dans le sol, et sous forme d’une des molécules les plus stables qui soit, le CO2. On s’apprête donc à rechercher TOUT ce carbone, pour se retrouver de toute façon Grosjean comme devant au bout du compte, avec dégâts climatiques irréversibles au passage.

– Les bonnes nouvelles pour le monde (pas le journal). On va pouvoir commencer a parler efficacité énergétique et baisse de consommation.

– Et oui, la croissance infinie dans un monde dont le périmètre est fini, cela ne marche pas!

– Le marché fera le ménage, progressivement ou brutalement. La loi de l’offre et de la demande fera augmenter le coût de la ressource jusqu’à ajuster la consommation à la capacité de production. De facto en proscrivant à terme certaines utilisations idiotes, comme le carburant pour automobiles par exemple.

* LE MONDE éco&entreprise du 12-13 janvier 2013, Les pétroliers trouvent de moins en moins de gisements

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  1. La seule solution est de vivre mieux en consommant moins. Ce qui est tout à fait possible.
    La fusion nucléaire ? Si cela est possible un jour, ce ne sera pas généralisable avant 2100. D’ici là, le nucléaire aura sans doute disparu des préoccupations énergétiques : trop cher, pas compétitif (et dangereux).
    Depuis 2006, la production d’électricité nucléaire est en déclin.
    http://energeia.voila.net/nucle/nucleaire_monde.htm
    En pourcentage de l’électricité produite dans le monde, le déclin a commencé en 1995 (16,4%) pour atteindre 11,2% en 2012.

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