Europe en panne, biosphère en capilotade

Ce blog entend se placer à l’avant-garde, au nom de l’intérêt général et de la défense des générations futures, contre les enjeux économiques de court terme. « L’Europe entendait se placer à l’avant-garde, au nom de l’intérêt général et de la défense des générations futures, contre les enjeux économiques de court terme. Attitude courageuse, mais difficile tant elle heurte les industriels. (Editorial du Monde, 20 mars) » Ce que l’Union européenne ne peut faire contre le réchauffement climatique (à Copenhague) ou en faveur du thon rouge (à Doha), ce blog biosphere ne peut sans doute pas grand chose de plus. Mais comme on est entre nous, nous pourrions réfléchir un peu plus profondément ensemble. Nous pensons que les lecteurs de ce blog pourraient tomber d’accord sur le fait que privilégier les intérêts à court terme est une impasse. Nous pensons aussi, contrairement à l’éditorial du Monde, que « le droit au développement pour repousser les contraintes environnementales » va à l’encontre des intérêts à long terme de l’espèce humaine. Nous pensons enfin que les accords internationaux ne sont possibles que si les citoyens rendent nécessaires ces accords.

Les écolo-consommateurs qui décident personnellement de limiter leurs déplacements en voiture individuelle luttent contre les émissions de gaz à effet de serre. Beaucoup de citoyens agissant ainsi et Copenhague aurait été un aboutissement, pas un échec ! Les écolo-consommateurs japonais qui décident de ne plus consommer de thon rouge soutiennent la pérennité de cette espèce. Beaucoup de citoyens agissant ainsi et Doha aurait été un aboutissement, pas un échec ! Il n’y a pas besoin de conférences internationales pour poser les problèmes que nous pourrions déjà résoudre par la simplicité volontaire. Mais le culte des intérêts à court terme, soutenu par des lobbies, des Etats et la masse de la population, rendent possible une future dérive fasciste prenant prétexte de l’écologie. L’écologie politique pratiquée suffisamment à temps par des individus responsables empêche le totalitarisme. La dérive croissanciste du capitalisme libéral  mondialisé nous entraîne vers le totalitarisme.

 

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19 réflexions sur “Europe en panne, biosphère en capilotade”

  1. “Un jour, il ne restera qu’un petit millier d’espèces”. C’est absurde, aujourd’hui il y en a plusieurs millions.

    “Les zones naturelles se compteront sur les doigts d’une main.” C’est déjà le cas.

  2. “Un jour, il ne restera qu’un petit millier d’espèces”. C’est absurde, aujourd’hui il y en a plusieurs millions.

    “Les zones naturelles se compteront sur les doigts d’une main.” C’est déjà le cas.

  3. « Un jour, il ne restera qu’un petit millier d’espèces ». C’est absurde, aujourd’hui il y en a plusieurs millions.

    « Les zones naturelles se compteront sur les doigts d’une main. » C’est déjà le cas.

  4. « Un jour, il ne restera qu’un petit millier d’espèces ». C’est absurde, aujourd’hui il y en a plusieurs millions.

    « Les zones naturelles se compteront sur les doigts d’une main. » C’est déjà le cas.

  5. Un jour, il ne restera qu’un petit millier d’espèces, de la girafe de zoo au papillon de serre. Les zones naturelles se compteront sur les doigts d’une main. Ce jour où tout sera notifié, la moindre disparition apparaîtra alors comme une perte. La nature sera défendue par l’homme non parce qu’il aura découvert la beauté, mais parce qu’elle aura la taille de son cahier comptable.

    Les sciences « dures » auront gagné !

  6. Un jour, il ne restera qu’un petit millier d’espèces, de la girafe de zoo au papillon de serre. Les zones naturelles se compteront sur les doigts d’une main. Ce jour où tout sera notifié, la moindre disparition apparaîtra alors comme une perte. La nature sera défendue par l’homme non parce qu’il aura découvert la beauté, mais parce qu’elle aura la taille de son cahier comptable.

    Les sciences « dures » auront gagné !

  7. « Que règne, enfin, l’idée que les hommes, les animaux et les plantes disposent d’un capital commun de vie, de sorte que tout abus commis aux dépens d’une espèce se traduit nécessairement par une diminution de l’espérance de vie des hommes eux-mêmes.  »

    Un sujet pour l’épreuve de philo du bac !

    C’est le genre d’idée générale que les sociologues ou anthropologues retirés sur leur aventin de « vieux sage » nous pondent à tire-larigot. Mais pour un scientifique des sciences dites dure, ce genre de généralité ne vaut pas tripette et doit être démontrée au cas par cas pour chaque espèce « victime d’abus ». Y a du boulot pour la science !

  8. « Que règne, enfin, l’idée que les hommes, les animaux et les plantes disposent d’un capital commun de vie, de sorte que tout abus commis aux dépens d’une espèce se traduit nécessairement par une diminution de l’espérance de vie des hommes eux-mêmes.  »

    Un sujet pour l’épreuve de philo du bac !

    C’est le genre d’idée générale que les sociologues ou anthropologues retirés sur leur aventin de « vieux sage » nous pondent à tire-larigot. Mais pour un scientifique des sciences dites dure, ce genre de généralité ne vaut pas tripette et doit être démontrée au cas par cas pour chaque espèce « victime d’abus ». Y a du boulot pour la science !

  9. « …Que règne, enfin, l’idée que les hommes, les animaux et les plantes disposent d’un capital commun de vie, de sorte que tout abus commis aux dépens d’une espèce se traduit nécessairement par une diminution de l’espérance de vie des hommes eux-mêmes. Ce sont là autant de témoignages peut-être naïfs, mais combien efficaces d’un humanisme sagement conçu qui ne commence pas par soi-même mais fait à l’homme une place raisonnable dans la nature au lieu qu’il s’en institue le maître et la saccage sans même avoir égard aux besoins et aux intérêts les plus évidents de ceux qui viendront après lui. »
    Lévi-Strauss

  10. Pourquoi faut-il sauver les espèces menacées ? Les thons rouges et les baleines, cela sert à être mangé. Pour être mangé, il faut que la ressource soit durable. Mais nos générations futures ont-elles besoin de manger du thon ? D’ailleurs on peut manger autre chose que des éléments sortis de l’eau. On peut continuer ainsi longtemps à discutailler.

    La réponse à la question de la sauvegarde des espèces menacées n’est donc pas dans la protection d’une espèce particulière. La véritable réponse à la question « A quoi sert le thon rouge ? » découle de la réponse à cette autre question fondamentale : « A quoi sert l’espèce humaine, à quoi sert Jean S. ?

  11. Pourquoi faut-il sauver les espèces menacées ? Les thons rouges et les baleines, cela sert à être mangé. Pour être mangé, il faut que la ressource soit durable. Mais nos générations futures ont-elles besoin de manger du thon ? D’ailleurs on peut manger autre chose que des éléments sortis de l’eau. On peut continuer ainsi longtemps à discutailler.

    La réponse à la question de la sauvegarde des espèces menacées n’est donc pas dans la protection d’une espèce particulière. La véritable réponse à la question « A quoi sert le thon rouge ? » découle de la réponse à cette autre question fondamentale : « A quoi sert l’espèce humaine, à quoi sert Jean S. ?

  12. Quelqu’un peut il m’expliquer pourquoi il faut ABSOLUMENT sauver les thons rouges?
    les éléphans les baleines les ours je comprends
    mais les thons rouges??
    Plus vite ils seront bouffés mieux cela vaudra non?
    les japonais auront l’air malins quand il n’y aura plus de thons rouges
    et le souvenir du thon rouge pourra aidre a protéger des especes plus importantes
    ( « faites pas les thons » pourra etre un beau slogan de protection de l’environnement non?

  13. Ainsi, l’écologie devient la continuation de la lutte des classes par d’autres moyens.

  14. Cornelius Castoriadis dans un texte de 1992 :
    « L’écologie est la compréhension de ce fait fondamental qu’il ne peut pas y avoir de vie sociale qui n’accorde une importance centrale à l’environnement dans lequel elle se déroule. Ce regard a changé avec le capitalisme et la techno-science moderne, basés sur une croissance continue et rapide de la production et de la consommation, entraînant sur l’écosphère terrestre des effets catastrophiques. De sorte que l’on ne peut plus concevoir de politique digne de ce nom sans préoccupation écologique.

    Et, s’il n’y a pas un nouveau mouvement, un réveil du projet démocratique, l’écologie peut très bien être intégrée dans une idéologie néo-fasciste. Face à une catastrophe écologique mondiale, par exemple, on voit très bien des régimes autoritaires imposant des restrictions draconiennes à une population affolée et apathique. »

  15. Cornelius Castoriadis dans un texte de 1992 :
    « L’écologie est la compréhension de ce fait fondamental qu’il ne peut pas y avoir de vie sociale qui n’accorde une importance centrale à l’environnement dans lequel elle se déroule. Ce regard a changé avec le capitalisme et la techno-science moderne, basés sur une croissance continue et rapide de la production et de la consommation, entraînant sur l’écosphère terrestre des effets catastrophiques. De sorte que l’on ne peut plus concevoir de politique digne de ce nom sans préoccupation écologique.

    Et, s’il n’y a pas un nouveau mouvement, un réveil du projet démocratique, l’écologie peut très bien être intégrée dans une idéologie néo-fasciste. Face à une catastrophe écologique mondiale, par exemple, on voit très bien des régimes autoritaires imposant des restrictions draconiennes à une population affolée et apathique. »

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