Une conférence des Nations unies sur l’eau est prévue en décembre 2026 aux Emirats arabes unis. Kaveh Madani, des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé : « La planète est entrée dans l’ère de la faillite hydrique mondiale ».
Faillite, une métaphore financière pour déplorer la « liquidation » d’une « forme de capital naturel ». Le déséquilibre entre prélèvements et recharge s’apparente à une insolvabilité bancaire. Elle est devenue structurelle à de nombreux endroits du globe. L’image bancaire s’arrête là : les réserves d’eau ne sont « pas des billets imprimés par la Banque centrale ». Lorsque le dernier arbre aura été coupé, le dernier poisson pêché et la dernière rivière polluée, vous vous rendrez compte un peu trop tard que l’argent ne se boit pas.
Léa Sanchez : En surface, environ 35 % des zones humides ont disparu en un demi-siècle. Pour les eaux souterraines, environ 70 % des principaux aquifères présentent des niveaux à la baisse à long terme. La « faillite hydrique » se caractérise par sa dimension irréversible. La surexploitation des eaux souterraines facilite le tassement des aquifères. Ce phénomène qui fragilise les infrastructures urbaines touche plus de 6 millions de kilomètres carrés dans le monde. Ils incluent 231 000 kilomètres carrés de zones urbaines denses, où réside près de 25 % de la population mondiale. Il n’y a plus assez d’eau, en raison de problèmes de qualité ou de quantité, pour satisfaire toutes les demandes.
Le point de vue des écologistes assoiffés
Provincial : Déjà en 1974, à l’élection présidentielle, le candidat René Dumont . Face à la caméra, il interrogeait les téléspectateurs : « Vous savez ce qu’il va se passer ? », tout en portant un verre d’eau à ses lèvres, il poursuivait : « Nous allons bientôt manquer de l’eau, et c’est pourquoi je bois devant vous un verre d’eau précieuse puisque avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera. »
Castanea : 50 ans que nous, écologistes, sonnons l’alarme. Vous savez quoi ? Les lois de la physique (c’est cela l’écologie) sont implacables. Continuez de les ignorer et la mort arrivera bien plus vite qu’imaginé. Mais entre-temps c’est mieux de faire de l’écolo-bashing.
Rufufus : Et que font la Fnsea et la Coordination Rurale? Ils menacent et font pression pour avoir le droit de polluer l’eau potable, pomper toujours plus, assécher les zones humides et détruire les haies pourtant si utiles au cycle de l’eau. Des génies ! Et que fait le gouvernement ? Il poursuit les « écoterroristes » et regarde ailleurs quand les agripourris détruisent…
xxyyzz : C’est pourtant évident. La population mondiale augmente. Donc la consommation d’eau augmente aussi. la seule possibilité, à long terme , est que l’ensemble des états décident de ne plus augmenter leurs populations.. c’est vrai pour l’eau; mais aussi pur l’énergie, les matières premières et pour certaines zones géographiques en ore rares ,pour l’espace vital.
EgoBrain : Il y a trop d’humains sur cette planète. Je suis le premier à dire que la baisse de la natalité est une excellente chose, et que vu l’état de la situation, ceux qui demandent un réarmement démographique peuvent aller se brosser, mais peut-être que la décroissance de la population arrivera plus vite qu’envisagé. Pas pour des raisons agréables, bien sûr.
Charles Aznavour : « On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c’est que de mourir de soif. Mais j’ai étudié ça, c’est assez bichant. Votre langue va d’abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C’est l’évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l’agonie. C’est à ce moment là que les mouches attaqueront. » (dans Un taxi pour Tobrouk)
Pierr Charlo : Changeons de paradigme: la croissance à tout va est un modèle qui prend l’eau
Denis Monod-Broca : Sur ce sujet comme sur bien d’autres, nous savons mais nous faisons comme si nous ne savions pas. Nous n’avons pas le courage de savoir ce que pourtant nous savons.
En savoir plus grâce à notre blog biosphere
Crise de l’eau douce selon les Nations unies (mars 2023)
extraits : A la différence de la santé, de l’alimentation ou de l’éducation, l’eau n’a pas d’agence ni de fonds attitrés au sein des Nations unies. Or le risque d’une crise mondiale de l’eau douce est « imminent », prévient l’Organisation des nations unies (ONU), en introduction à la conférence exceptionnelle qu’elle lui consacre, à New York, du 22 au 24 mars 2023. L’agenda onusien ne prévoit pas de négociation sur un quelconque accord politique, puisque tel était le prix à consentir pour que l’ensemble des États acceptent l’organisation de cette conférence. Pourtant l’assemblée générale de l’ONU reconnaît l’accès à l’eau et à l’assainissement comme un droit humain fondamental depuis 2010….
8 milliards, stress hydrique extrêmement élevé (août 2023)
extraits : A l’échelle mondiale, la demande ne cesse d’augmenter. Elle a doublé depuis 1960, tirée par le boom de l’agriculture irriguée, les besoins grandissants de la production d’énergie, le secteur industriel, la croissance de la population. Environ quatre milliards de personnes affrontent déjà un stress hydrique « élevé » au moins pendant un mois par an. Dès à présent, vingt-cinq pays relèvent, eux, d’un stress « extrêmement élevé » : le déséquilibre entre leur consommation et leurs réserves en eau atteint au moins 80 %. Le rapport souligne les dangers pour la sécurité alimentaire : 60 % des cultures irriguées sont menacées par un stress hydrique « extrêmement élevé »….

Le premier article de notre blog « biosphere » a été posté le 13 janvier 2005, il propose chaque jour un « point de vue des écologistes ». Hébergé par le serveur ouvaton.org, c’est un Journal indépendant sur l’actualité, nous ne sommes alignés sur aucune chapelle.
https://biosphere.ouvaton.org/blog/
Ce blog est directement relié à un site, on peut aller de l’un à l’autre rapidement.
https://biosphere.ouvaton.org/
Notre site « biosphere » est relativement statique, les contenus y sont organisés par pages pour la plupart anciennes. Mais c’est un « réseau de documentation des écologistes » qui fournit à peu près toute la culture que devrait avoir un écologiste militant. Nous avons une volonté de formation des citoyens. Nous ne sommes pas un réseau social qui met en contact n’importe qui pour n’importe quoi grâce à Facebook, TikTok, Twitter (X)…
Prière par vos commentaires de faire en sorte d’améliorer l’intelligence collective, merci.
– « j’ai étudié ça, c’est assez bichant. Votre langue va d’abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible [etc.] » (Charles Aznavour)
Bichant… tiens ça c’est marrant. Autrement dit bandant. Bicher veut dire se réjouir, être heureux. ON dit aussi jubiler. Pour moi il n’y a que certains grands malades qui peuvent bicher devant le spectacle de quelqu’un en train de crever de soif. De soif ou d’autre chose.
Sauf peut-être de rire. Là, à la rigueur… je peux comprendre qu’ON puisse s’esbaudir.
La langue va donc gonfler, la déglutition deviendra de plus en plus pénible. La réflexion aussi. Les troubles auditifs, les troubles visuels. Et les troubles intellectuels. Misère misère !
Voilà donc pour les symptômes de nos pauvres écologistes assoiffés. (à suivre)
(suite)
Parmi lesquels, deux ont évidemment besoin de nous sortir l’«argument» qui tue :
– « C’est pourtant évident… la Pop augmente… DONC… Abracadabra et voilà ! »
Ben voyons. C’est comme si je disais « C’est pourtant évident, le nombre de bagnoles augmente, DONC le nombre de morts sur les routes augmente aussi. »
Et des exemples comme ça je peux en trouver des tonnes !
Sauf que ce n’est pas avec ça qu’ON risque d’inventer l’eau tiède. Misère misère !
Qu’ON regarde plutôt les chiffres, les courbes, de la consommation d’eau, en France et dans le monde. L’évolution, disons depuis 1950, et comparons avec celle de la Pop. Qu’ON regarde ce que consomment les uns et les autres, en terme de flotte ou d’autre chose. (à suivre)
Certains commentateurs comprennent difficilement que le surnombre multiplie les menaces de tous ordres. C’est pourtant évident, le nombre d’humains augmente (plus de 76 millions en 2025), donc le nombre de conducteurs (pour plus de 1 milliards de véhicules) augmente, donc la quantité d’émissions de gaz à effet de serre augmente, mais aussi bien sûr le nombre de morts sur les routes.
Cette mortalité peut cependant être considérée comme un bienfait marginal en terme de poids écologique. Malheureusement les conditions de sécurité ont fait régresser le nombre de morts sur les routes en France, de moins de 3200 aujourd’hui contre plus de 18000 en 1972. Heureusement la pollution aux particules fines augmentent le nombre indirect de morts…. Soyons sérieux, regardons les chiffres…
Malthus nous disait en 1798 que si on ne diminuait pas sa fécondité, on obtiendrait guerres, famines et épidémies. Il rajouterait aujourd’hui le nombre de morts avec la bagnole.
Si certains commentateurs (dont Mézique) comprennent difficilement que le surnombre multiplie les menaces de tous ordres… d’autres ont du mal à comprendre la célèbre réplique de Toinette dans Le Malade de l’imaginaire. Les sécheresses, la désertification… le Poumon !
Les pluies diluviennes, la mer qui déborde, le Poumon ! Les pollutions, le climat, les guerres, bref tout et n’importe quoi, le Poumon, le Poumon vous dis-je !
Mais bon, ne nous moquons pas d’eux plus qu’il n’en faut. En effet durant des siècles et des siècles le Poumon à lui seul expliquait pas mal de choses.
Plus de bouches à nourrir, DONC plus de production agricole, plus d’eau, etc. etc.
Et c’était tellement logique, tellement évident… qu’ON en a fait une Loi. De la nature !
Ce qui explique pourquoi certains aujourd’hui croient encore que le Poumon est le centre du cerveau. (à suivre)
Plus de bagnoles sur les routes, DONC plus d’accidents, DONC plus de morts etc. etc. Ben voyons. Là encore, qu’ON regard les chiffres :
– 1970, en France : 13,7 millions de bagnoles. 16.445 morts sur les routes .
– 2000 : 33 millions de bagnoles. 8.079 morts
– 2024 : 46,6 millions de bagnoles. 3193 morts
Souvenez-vous, quand la terre était le centre de l’univers et que le soleil tournait autour… et imaginez combien ça dû être difficile, et pas évident…. le jour où il a fallu mettre cette «loi» à la Poubelle.
Pour sauver cette «évidence»… il ne reste donc plus qu’à s’accrocher à cette sinistre croyance selon laquelle tous ces morts c’est un… bienfait ! Et que malheureusement (sic) les conditions de sécurité ont fait régresser le nombre de morts. Malheureusement… il ne reste donc plus qu’à vivre et penser comme des porcs (Gilles Châtelet). Misère misère !