Faire l’amour en public, est-ce écologique ?

Hier on apprenait que « pépé le putois », sur fond de débat sur le sexisme et la « cancel culture », était censuré. Pépé le putois passait son temps à poursuivre une chatte rebutée par ses avances et son odeur nauséabonde. Un chroniqueur de New York Times y a vu une « normalisation de la culture du viol ». Peu après le putois était coupé au montage du dessin animé Space jam : Nouvelle ère (LE MONDE du 13 mars 2021).

Aujourd’hui la BD Niala, double féminin (et noire) de Tarzan, crée la polémique. Une pétition demande la suspension de publication, l’héroïne étant jugée réduite à un « objet sexuel » et le fond véhiculerait des « principes racistes des années 1950 » Pourtant il ne s’agit que de libido décomplexée pour initier aux plaisirs charnels tous ceux et celles qui s’aventurent dans la jungle : religieuses en mal d’évangélisation, explorateurs en mal d’exotisme et autres Livingstone de pacotille, que l’héroïne va dévergonder en vertu d’un principe simple : rien de tel que le sexe pour apaiser les conflits et vivre en harmonie. Une philosophie apprise au contact des singes bonobos qui l’ont élevée : ces chimpanzés ont la particularité de s’accoupler afin de réduire les tensions sociales. Une leçon que les pétitionnaires feraient mieux d’apprendre par cœur, mieux vaut faire l’amour que la guerre.

Un pan de la philosophie grecque préconisait un retour total à la nature et refusait de se soumettre aux interdits qui relèvent de l’arbitraire social. Pour un Cynique, le plaisir que procure la sexualité est un plaisir naturel qui ne diffère en rien de celui que connaissent les animaux. C’est pourquoi ces philosophes admettent, en matière de sexualité, des actes qui choquaient les contemporains, tels que la masturbation ou l’union en public. Diogène part d’un principe simple, à savoir que rien de ce qui est naturel n’est honteux, et il en tire toutes les conséquences. Aussi ne s’étonnera-t-on pas de lire chez Diogène Laërce : « Il se masturbait constamment en public et disait : “Ah ! si seulement en se frottant aussi le ventre, on pouvait calmer sa faim” ». Des disciples de Diogène, Cratès de Thèbes est certainement le plus célèbre. Issu d’une riche famille thébaine, il su se défaire de tous ses biens pour s’adonner au cynisme et mener avec son épouse Hipparchia de Maronée une vraie vie de canidé qui allait jusqu’à faire l’amour en public. Aujourd’hui il y a d’un coté l’amour en vente libre par vidéos interposées et de l’autre des ligues de petite vertu qui poussent des cris de vierge effarouchée dès qu’on parle de sexe.

Mieux vaut faire l’amour que la guerre, cela pourrait être le point de vue des écologistes, proches de la nature et éloignés des violences humaines. Les anthropologues ont renouvelé l’approche de la sexualité en montrant l’importance de la perte de l’œstrus. La relation entre les sexes est soumise chez les mammifères, y compris les grands singes, à une horloge biologique et hormonale qui détermine les périodes de rut ; pour les humains au contraire, l’absence de cette détermination naturelle met la sexualité sous le signe de la disponibilité permanente. Cette liberté totale fut certainement une des conditions de l’apparition des normes et des interdits qui limitent, dans toutes les sociétés, les usages et les pratiques de la sexualité. C’est pourquoi le mot sexualité est à double sens… Il a un côté positif, relation, sentiment, bien-être, compréhension, échange… Mais aussi un côté négatif : viol, pédophilie, maladies sexuellement transmissibles, Sida… Depuis que la contraception a dissocié la fonction de reproduction et le principe de plaisir, nous pouvions penser que la sexualité, enfin associée à l’extase sans angoisse, pouvait devenir une activité banalisée et fréquente… comme chez les bonobos. Mais le véritable plaisir des humains, c’est de tout compliquer. Tant que nous n’aurons pas de rite de passage à la vie sexuelle, simple et généralisé à tous, nous connaîtrons l’angoisse et/ou la violence du passage à l’acte qui a abouti au processus #MeToo, balance ton porc, élimine les hommes. Misère, misère…

Pour en savoir plus sur l’écologie de la sexualité grâce à ce blog biosphere :

Nature de la sexualité et droit à la sexualité

l’écologie face aux abolitionnistes de la prostitution

La bipédie, origine de notre sexualité très encadrée

Sexualité et harcèlement, l’homme, un animal dénaturé

nature et sexualités : le débat sur le genre humain

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21 réflexions sur “Faire l’amour en public, est-ce écologique ?”

  1. Après lecture jouissive de Niala(h), point de pornographie à l’horizon. Par contre une condamnation sans appel de l’emprise religieuse sur les pays africains, une descente en flèche du mythe de Tarzan (l’homme blanc dans tout sa splendeur), une façon de résoudre les problèmes par la non-violence au travers du filtre de l’amour physique et du plaisir des sens…
    C’est une BD à mettre dans toutes les mains, même celles qui cultivent la bondieuserie pieuse et répressive. Il faut leur faire ressentir ce qu’on a entre les jambes.

    1. Gentleman batifoleur

      Quand j’étais jeune j’étais fou de Maghella. Mon dieu quel cul ! Et puis elle aimait ça la cochonne. Comme pour tout, dans les BD il y a de tout. Du pire au meilleur, simple affaire de goût.
      Niala je ne connais pas, j’ai juste vu quelques images manière de savoir de qui on parle. Je la trouve bien roulée. Moins bien que Maghella. Mais des goûts et des rondeurs on ne discute pas !

      1. N'importe quoi !

        Les culs coincés reprochent à Niala d’être réduite à un «objet sexuel», mon dieu quelle affaire ! Et quand bien même, ça reste un personnage de BD non ?
        Mais jusqu’où la Bien-Pensance compte-elle aller ? Elle a commencé en accoutrant Adam et Eve d’une feuille de vigne, au Moyen Âge elle s’offusquait de la littérature dite amoureuse, plus tard elle censurait le célèbre Marquis (à ne pas mettre entre toutes les mains certes), plus récemment elle a supprimé la clope à Luky Luke, qui même s’il tire plus vite que son ombre reste un gentleman, comme James Bond d’ailleurs… hier le petit pingouin, maintenant Niala… Et demain, si elle n’a rien d’autre à foutre, elle pourra s’occuper des pétasses de chez les Marseillais. N’importe quoi !

  2. Pépé le Putois

    Pas la peine de faire diversion, on connait ta tactique. On te l’a déjà dit, va plutôt te chercher une gentille petite femme, ça ne peut que te faire du bien. Et ça te changera de tes plaisirs solitaires.
    Seulement fais pas comme moi, met-y les formes. Si t’as rien d’un écolo, sois au moins un gentleman. Et surtout parfume toi ! Parce que toi aussi tu schlingues le putois. 🙂

    1. Comme Biosphère fait des coupes dans les commentaires, c’est normal qu’on perde le fil. Et qu’on n’y comprenne même rien. Pour ceux qui ne comprendraient pas, ce commentaire du 16 MARS 2021 À 15:11 était la réponse à notre amoureux de sa Marine nationale. Et de la guerre et en même temps. Misère misère.

  3. Esprit critique

    – « Aujourd’hui il y a d’un coté l’amour en vente libre par vidéos interposées et de l’autre des ligues de petite vertu qui poussent des cris de vierge effarouchée dès qu’on parle de sexe. » (Biosphère)

    C’est vrai. Nous avons là une sorte de puritanisme à géométrie variable. Encore un bel exemple d’hypocrisie et de grand n’importe quoi. On va con damner ce pauvre Pépé, et on va laisser des pétasses s’exhiber chez les Marseillais.
    Je me demande toutefois ce qui est le pire, ce spectacle de culs et de nichons ou bien toutes ces séries macabres, meurtres en série etc. ? Ou encore, cette misère ou bien la Pub ? Notamment toutes ces pubs pour «sauver la planète », mon dieu quelle hypocrisie !
    Parce qu’il n’y a pas que le sexe qui fait dérailler les esprits, aujourd’hui c’est bien tout et n’importe quoi.

    1. Esprit chagrin

      Aujourd’hui il y a d’un coté l’amour de la planète, de l’air pur et des petits oiseaux, quand ce n’est pas celui de la sagesse, oui oui… et de l’autre des ligues de petite vertu, par vidéos interposées, qui poussent le con sot mateur a toujours plus consommer. Et à être toujours plus con. Misère misère !

      1. Et toi arrête de faire la guerre à Marine et fais lui un bon broute-mimine pour montrer l’exemple ! Afin que tes actes concordent avec tes paroles.

        1. Langue au chat

          Montrer l’exemple … mais qu’est-ce tu veux dire ? Tu voudrais que je diffuse une sextape juste pour montrer l’exemple ? En effet ce serait un drôle d’exemple. N’importe quoi !
          De toute façon il n’en est pas question, je laisse ça autres. Parce que moi je ne suis pas comme Diogène et tous ces pipoles, je ne m’exhibe pas en public. Les mauvaises langues pourront dire que je suis coincé, et même que je ne suis pas un écolo exemplaire, je n’en ai rien à foot ! 🙂

  4. S’il ne veut pas finir au pilori, Brutus n’a qu’à bien se tenir. Va falloir qu’il arrête lui aussi de draguer l’Olive de Popeye. Biosphère ferait bien également de ne pas trop faire l’apologie de la masturbation en public, il y a des limites à tout. 🙂
    La «cancel culture» c’est le degré zéro de la culture. Il y a deux mois des culs coincés se sont indignés devant un petit pingouin rigolo qui voulait savoir ce qu’est l’inceste. Et aujourd’hui c’est ce pauvre Pépé qui est mis en accusation, voilà qu’on l’accuse de «normalisation de la culture du viol». N’importe quoi !
    La «cancel culture» c’est le grand n’importe quoi ! Et là encore deux camps s‘affrontent, d’un côté la «cancel culture» et de l’autre la «culture du viol». Choisis ton camp camarade ! Misère misère.

    1. Je vais donc me faire l’avocat de Pépé. D’abord il ne faut pas l’accuser d’un crime qu’il n’a pas commis. Pépé n’a jamais violé cette chatte, il ne lui a fait que des bisous. Des bisous pour lui témoigner combien il l’aime. Est-ce mal que d’aimer, et de faire des bisous à une chatte ? Au stade où nous en sommes je crains que la simple idée de la chose finisse même par être un crime. Misère misère !
      En attendant, la délicate n’aime pas les bisous de Pépé. En fait elle n’aime pas Pépé. C’est vrai, il faut l’admettre, l’amour ne se commande pas. Maintenant voyons voir ce que cette délicate minette en pense. En fait, la plaignante n’aime pas Pépé parce qu’il pue !

    2. Je renvoie donc la balle à l’Accusation, à la Bien-Pensance, en lui faisant remarquer que c’est dans sa nature à Pépé, que de ne pas sentir la rose. Aurait on idée de le con damner aussi pour sa couleur ? Non bien sûr, de plus il se trouve que la plaignante a la même. Peut-on alors le con damner parce qu’il ne sent pas la chatte ? Non plus, d’autant qu’il arrive à Pépé d’offrir des fleurs à son amour. Tous comptes faits, nous voyons bien que Pépé est un gentleman, un bon gentil putois, quelqu’un de bien.
      Mesdames et messieurs de tous genres, parfumez-vous comme bon vous semble, aimez-vous les uns les autres, du côté que vous voudrez, en solitaire si ça vous chante… mais surtout, foutez-nous la paix avec vos conneries !

    3. Enfin, un mot à propos de ces andouilles qui disent qu’il eut fallu «faire évoluer ce personnage».
      Rappelons-nous que c’est encore cette bien-pensance à la con qui a fait disparaître la clope de Luky Luke. Ah il a belle gueule maintenant notre pauvre cow-boy solitaire ! La clope, le voile, la barbe du prophète, l’inceste, le viol etc. tout est bon pour censurer et pour déconner.
      Parce qu’il n’y a aucune limite à la Connerie, et parce qu’il vaut quand même mieux faire l’amour que la guerre, demain Popeye sera traduit en justice pour crime de «normalisation de la culture de la violence». Pareil pour Brutus, les Dalton, Gros Minet etc.
      Popeye sera également poursuivi pour incitation à la malbouffe. Et il devra «évoluer». Même si c’est pour éviter à Olive de se faire violer par l’affreux Brutus, Popeye devra en finir des épinards en boites. 🙂

    4.  » Il y a deux mois des culs coincés se sont indignés … »

      Pourquoi tu as le cul décoincé toi ? Expliques nous ?

      1. Mais qu’est ce que tu veux qu’on t’explique ? Lis d’abord, avant de Déconner.
        Ensuite réfléchis. Enfin si tu peux.
        – « Inceste, Xavier Gorce quitte LEMONDE  » (Biosphère 24 janvier 2021)
        Mais si tu tiens à déconner, à faire dans le grand n’importe quoi, dis-nous ce que tu penses de la masturbation en public. T’es POUR ou t’es CONTRE ?

        1. Bah ! Il y a un bon compromis acceptable, la masturbation en public dans un cadre privé entre adultes consentants. Bon moi ce n’est pas mon truc, mais après si c’est le trip de certains et certaines, ça les regarde ! Je n’en ai rien à péter !

  5. D’ailleurs, ça fait des millénaires et des millénaires depuis que le langage est apparu;, et dans toutes les civilisations, qu’on appelait ça « Le repos du guerrier’ il en a toujours été ainsi, il en est toujours ainsi et il en sera toujours ainsi…

    1. « une bonne chasse à la racaille » … Belle image. Misère misère !
      Mais alors, mieux vaut dire «repos du chasseur», non ? En fait tu essayes encore de nous dire que la guerre est dans la «nature humaine».
      Mais qu’est-ce que tu en sais ? La chasse a précédé la guerre, ça on le sait.
      Et l’amour aussi. Et donc oui, un véritable écologiste préfère faire l’amour que la guerre.

      1. Ben non ! Regarde même les femmes exigent l’égalité pour embrasser une carrière militaire ! Comme quoi elles veulent faire comme les hommes, les deux, l’amour et la guerre ! Les femmes affectionnent les armes à feu car ça permet de rétablir l’égalité homme-femme, que l’ennemi soit une crevette ou une armoire à glace, une femme peut le one-shoot !

        1. Même si j’ai tendance à le penser, je ne sais pas exactement si la Connerie frappe plus les mâles que les femelles. En tous cas, force est de constater qu’elle n’est pas la chasse gardée des mâles. N’empêche qu’un ou une écologiste ne peut pas aimer la guerre.
          Toutefois il ou elle, peut aimer les chattes, l’odeur du putois ou de la crevette. Comme lui préférer celle de la savonnette ou de Chanel N°5, que moi j’aime pas, des goûts et des odeurs on ne discute pas . 🙂

        2. Il y a des hommes qui aiment la guerre, d’autres pas
          Il y a des femmes qui aiment la guerre d’autres pas
          Il y a des écolos qui aiment la guerre d’autres pas

          Des écolos pensent que les guerres régulent la démographie par la sélection naturelle, que les guerres peuvent être aussi réparatrices des dégâts causés par l’humanité et régulatrices de leurs excès. Que l’homme (en tant qu’espèce et non sexe) est un animal comme les autres, et comme tous les animaux ils peuvent réguler leur démographie par l’affrontement !

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