fin de la société minière, fin de l’abondance à crédit

C’est la fin de la société minière, c’est la fin des énergies fossiles, c’est la fin de la civilisation thermo-industrielle, c’est l’heure du grand chambardement… Entre 1985 et 2005, la France a successivement arrêté sa production de tungstène, de bauxite, d’argent, de plomb, de zinc, de fer, d’uranium, de potasse, de charbon et d’or. Après l’arrêt des ardoisières de Trélazé le lundi 25 novembre, il ne subsiste désormais dans l’Hexagone qu’une mine de sel. On allait chercher les blocs d’ardoise à 400 à 500 mètres sous terre, la qualité est moins bonne, le gisement s’épuise : une mine éternelle, cela n’existe pas, c’est non renouvelable. La direction prépare la reconversion du site, une belle base de loisirs sur 130 hectares. De l’industrie lourde au tourisme, une métamorphose que LE MONDE* trouve symbolique. Encore faudrait-il qu’il y ait tourisme durable !

Avec la fin de la société minière, c’est aussi la fin des énergies fossiles, c’est la fin de la civilisation thermo-industrielle, c’est l’heure du grand chambardement, c’est la diminution du pouvoir d’achat, c’est la fin du tourisme de masse…et le retour aux champs.  Nous conseillons de lire d’urgence Lewis Mumford : « L’exploitation minière est la métaphore de toute la civilisation moderne. Le travail de la mine est avant tout  destructeur : son produit est un amas sans forme et sans vie,  ce qui est extrait ne peut être remplacé. La mine passe d’une phase de richesse à l’épuisement, avant d’être définitivement abandonnée – souvent en quelques générations seulement. La mine est à l’image de tout ce qu’il peut y avoir de précaire dans la présence humaine, rendue fiévreuse par l’appât du gain, le lendemain épuisée et sans forces. En revanche, l’agriculture traditionnelle favorise l’établissement d’un heureux équilibre entre les éléments naturels et les besoins de la communauté humaine. »

Mais il y en a encore qui croient au miracle, à la technologie qui résout tous les problèmes, même sans pétrole et sans ressources minières ! Quand la réalité est difficile à voir, beaucoup restent aveugles…

* LE MONDE économie&entreprise du 27 novembre 2013, Après le fer et le charbon, la France ferme sa dernière mine d’ardoise

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5 réflexions sur “fin de la société minière, fin de l’abondance à crédit”

  1. « gauchiste décérébré » : on dirait un pléonasme !
    L’ extrème droite mythique est bien plus soucieuse d’ environnement que les pastèques idiots utiles de la dictature . mondialiste .

  2. « En dépit de ses attaques, la nouvelle secrétaire nationale a réaffirmé l’encrage de son parti au sein de la majorité et au gouvernement mais qui devra être évalué à l’aune des pratiques écologiques et notamment sur le nucléaire que le gouvernement s’est engagé à réduire dans le mix énergétique français. Emmanuelle Cosse s’est également montrée virulente envers le Front national, la vraie cible d’Europe Ecologie les Verts. Selon elle, son parti est la «véritable alternative» et entend mener un combat fort pour en convaincre les électeurs aussi bien aux municipales qu’aux européennes. «C’est pourquoi nous devons proposer une Europe qui fait rêver, pas celle du repli sur soi. (…) Aux élections européennes, ce sera EELV contre Front national, l’extrême droite contre l’écologie. (…) C’est une défi immense mais nous sommes capables de le relever».  »

    En d’autres termes, EELV mènera une politique sociale et non écologiste. On fera venir des milliers d’immigrés en avion et on plantera des arbres pour le bilan carbone. Il faut vite fonder un autre parti écologiste.

  3. Emmanuelle Cosse au secrétariat. Cela confirme tout ce que je pensais : l’écologie politique est en train de s’enterrer dans les satellites nauséabonds de la gauche décérébrée.

    Bel avenir effectivement.

  4. Une illustration de l’impossible qui surgit inévitablement quand un flux se nourrit d’un stock. Notre économie se mesure (et se glorifie) de ses flux quand elle dépend d’un stock par nature limité. Bref encore une fois nous sommes sur un monde fini et n’arrivons pas à l’admettre.

  5. Une illustration de l’impossible qui surgit inévitablement quand un flux se nourrit d’un stock. Notre économie se mesure (et se glorifie) de ses flux quand elle dépend d’un stock par nature limité. Bref encore une fois nous sommes sur un monde fini et n’arrivons pas à l’admettre.

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