Greenpeace va licencier, c’est une première !

Coup de massue chez Greenpeace France. L’ONG environnementale prévoit de réduire ses effectifs de 138 à 106 salariés, soit un quart de ses effectifs. L’association explique être « confrontée à un ralentissement de la croissance de ses ressources dû à un contexte économique dégradé ».

La spécificité de l’association, dont le budget était de 31 millions d’euros fin 2025, est d’être exclusivement financée par des dons privés. Cette indépendance est aussi une vulnérabilité, car les dons ont ralenti ces dernières années. Dans son rapport d’activité 2024, l’association déplorait que le nombre de ses donateurs ne cesse de diminuer depuis quatre ans : 224 000 en 2024 contre 248 000 en 2020.

Le point de vue des écologistes

– Sans les associations environnementales, la situation des relations entre les humains et la planète seraient encore plus catastrophiques qu’elles ne le sont actuellement. Taper sur Greenpeace, c’est donc consentir à un sort très peu enviable pour nos générations futures, c’est se tirer une balle dans le pied, c’est absurde, c’est même trumpiste !

– L’organisation a été « fortement fragilisée » par une décision de la Cour de cassation qui lui a interdit, en septembre 2025, d’avoir recours à des CDD d’usage pour embaucher ses « recruteurs », chargés d’attirer de nouveaux donateurs. Ce type de contrat permet à un employeur d’embaucher un salarié pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire et se singularise par sa flexibilité extrême. Mais n’oublions pas qu’une association devrait reposer principalement sur le bénévolat de ses membres…

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

Greenpeace, une multinationale comme les autres (octobre 2023)

extraits : Depuis vingt ans, les effectifs de Greenpeace France n’ont cessé de croître, et sa structure de se rapprocher d’une entreprise classique : naissance d’un service RH, création de postes de management intermédiaire et délimitation stricte des périmètres de chacun en 2015… Ce qui a généré des conflits fréquents entre pôles ou salariés, parfois arbitrés de manière autoritaire par la direction….

Devenir activiste avec Greenpeace

extraits : Greenpeace reste profondément discrète sur son fonctionnement. Les  « activistes  » font parler d’eux mais ne parlent jamais d’eux. Pourtant six d’entre eux ont accepté de raconter leur engagement, à visage découvert. Ils se félicitent d’avoir démontré la vulnérabilité de la centrale de Nogent-sur-Seine. Ils racontent : « Quand on t’appelle pour te demander si tu peux te libérer quatre ou cinq jours, tu ne sais pas où se passera l’action et même quelle en sera la durée exacte ». A l’origine de l’engagement, il y a un sens très développé de la désobéissance civile et beaucoup de courage. Les activistes sont formés pour participer à des opérations de confrontation non violente. La priorité pour Greenpeace est de pouvoir poser une image sur ce qu’elle veut dénoncer.

Greenpeace, que je t’aime… que je t’aime…

extraits : L’ONG Greenpeace a fêté son 50e anniversaire le 15 septembre 2021. A l’origine mobilisée contre des essais nucléaires américains en 1971, cette institution entièrement autonome financièrement a mené des actions médiatiques dans de multiples domaines liés à la protection de la planète. Sans compter l’important travail d’enquête, d’investigation pour cibler au mieux leurs campagnes. Le premier salarié de Greenpeace France était chargé de la production photo, Pierre Gleizes ; ce qui éclaire bien le choix de communiquer avec des images percutantes. Greenpeace a toujours revendiqué de marcher sur deux jambes. L’activisme, avec cette forte capacité d’actions non violentes, et le lobbying qui l’amène à discuter avec les gouvernements et à s’asseoir aux tables des grandes conférences..

Greenpeace, une association malthusienne

extraits : Rex Weyler, co-fondateur de Greenpeace international en 1979 : « The challenge we face, as environmentalists, or as concerned citizens, is that “scale” is almost a taboo subject in public discourse. Since population and overconsumption remain two of the primary drivers of ecological destruction, perhaps we should take on the challenge of stabilising our population, along with managing over-consumption. We cannot presume to engineer our way out of these ecological realities without attention to scale. We must embrace the nagging question of human scale, and recognise the need to slow down and control human enterprise. »

1 réflexion sur “Greenpeace va licencier, c’est une première !”

  1. Arlette, à la retraite

    Travailleuses zé travailleurs !
    Non ça c’est trop ! Et quand c’est trop c’est trop. C’est la fin des haricots.
    C’est inadmissible !!! Même que c’est insupportable, invivable, ingérable et tout ce qu’ON voudra.
    J’appelle donc toustes les salarié(e)s de Greenpeace à la grève générale. Et par solidarité… l’ensemble des classes exploitées, méprisées, piétinées, toustes les damé(e)s de la terre, les forçat(e)s de la faim…
    et toustes les retraité(e)s… à se réveiller, se relever, et se joindre à cette mobilisation internationale !
    C’est la lu uuu te fina aa le, groupons nous zé demain, l’inter natio na aaaaale… sera le gen rumain !
    Toustes ensemble toustes ensemble, ouai ouai !!!

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