Il faut le dire et le redire : les circonstances dans lesquelles le risque de mégafeu augmente sont celles du dérèglement climatique provoqué par nos activités polluantes.
– en matière de prévention, l’éventail des possibilités est large : il faudrait éduquer, informer, démaquiser, élaguer, apprendre les premiers gestes qui sont ceux des forestiers, renoncer aux plantes exotiques inflammables, favoriser une forêt diversifiée…
– Il faudrait surtout, fondamentalement, prendre à tout niveau, local, national, international, les mesures qui s’imposent pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement de notre climat.
– Or aujourd’hui, si les cris de détresse sont assourdissants, les appels à l’écologisation radicale de nos modes de vie sont cruellement inexistants.
– A moins d’un an de l’élection présidentielle en France, les partis écologistes sont quasiment muets
– Qui plus est, les efforts régressent dès lors qu’il s’agit d’agriculture, de voiture ou de compétitivité.
– La communauté des citoyens devrait être analogue à la forêt « normale », à la fois cultivée et sauvage, bigarrée et composite, faite d’une myriade de petits écosystèmes élégamment emboîtés les uns dans les autres.
En savoir plus grâce à notre blog biosphere
Joëlle Zask : Les mégafeux n’ont rien d’un châtiment divin. Ils s’expliquent par divers facteurs, etc. Tous ces facteurs se résument à un seul, la ville. Je la distingue de la cité, dont le mode d’existence est celui du « bien vivre », de l’inclusion dans un environnement plus vaste, géographique, historique, biologique… La ville a été pensée comme son inverse, ne rien devoir à la Terre. A Los Angeles, on a détourné l’eau, chassé les autochtones, bétonné. Partout, on voudrait nullifier les éléments naturels ; on enterre les cours d’eau, on « conditionne » l’air, on construit sur dalle. L’idéal de la ville, c’est le hors sol, transgresser les limites de leur nature. Pourtant cette ville ne produit rien de ce qu’elle consomme, colonise les territoires riches en ressources dont elle a besoin, enrôle de gré ou de force les populations nécessaires à son approvisionnement et rejette au loin tous ses déchets. Les villes recouvrent de 1 % à 3 % de la surface de la Terre, mais elles comptent pour 78 % de la consommation énergétique mondiale et produisent de 60 % à 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Finalement, en 2050, elles concentreront 70 % de la population mondiale.
Autrement dit, le tournant écologique passera par la ville ou ne sera pas.

N’allons surtout pas en déduire qu’il faut être philosophe pour dire une parole sensée.
Pas plus que surdoué, extralucide ou je ne sais quoi. Quoique…
En tous cas pas besoin non plus d’être pompier pour parler intelligemment du feu.
Joëlle Zask voit clair, elle fait le lien entre pas mal de choses, ON ne peut pas dire le contraire.
Sauf que pour une philosophe n’est que la moindre des choses. Elle nous parle des records, chaque année battus, toujours plus chaud, et toujours moins de Canadair, du langage guerrier, des attaques et des replis, tactiques SVP, de la mollesse des politiques, bien assortie à celle du Citoyen, mort depuis longtemps… dans l’incendie. Tout comme la Démocratie.
Sans oublier les yaka, que tout le monde rabâche, etc. etc. etc.
– « [blablabla] A moins d’un an de l’élection présidentielle en France, les partis écologistes sont quasiment muets et les mesures écologiques décisives ne suscitent pas une adhésion massive, selon les sondages. […] Dans ce grand désert, il faudrait au contraire que tout le monde, du citoyen ordinaire au chef d’État [et patati et patata]. » (Joëlle)
Vous ne lisez pas ce que dit le MEI qui est loin d’être muet.
Je vous l’accorde Monsieur Barthès :
– Tirons enfin une leçon des incendies de cet été (les-ecologistes-mei.org)
Mais bon, il n’y a quand même pas que le MEI qui est loin d’être muet.
– Incendies : LFI et RN dénoncent l’État, mais leurs votes au Parlement racontent une autre histoire (politique-france.info)
Et voilà, tout est bon pour attiser le feu. Mais bon, il n’y a pas non plus que les politicards. Déjà il y a Joëlle, qui elle aussi nous donne une bonne leçon.
Et puis Biosphère et Jean Passe. Et moi bien sûr, qui la ramène à chaque fois.
En tous cas moi, je lui mets une bonne note, à Joëlle. Un bon 18/20 !
Parce qu’elle le vaut bien. Notez que cette fois je ne fais pas de fote d’hortograf.
La Preuve que je m’améliore !
Toutefois elle oublie une chose importante, je dirais même l’Essentiel.
Et si elle en avait seulement dit deux mots… alors je lui mettais 20 !
Le Surnombre. Les mégafeux ? Le Poumon vous dis-je !
Alors bien sûr, ON va dire qu’encore une fois je ne fais là que me moquer.
Et que je ne respecte rien ! Comme tous les gauchos d’ailleurs. Même pas les philosophes.
Dans les Landes en particulier on pourrait favoriser la plantation de chênes lièges qui résistent bien au feu et procurent d’excellents isolants, bien meilleurs que toutes les mousses à base d’éléments chimiques bien peu favorables.
Par contre surtout pas de panneaux solaires, en ce moment certains seraient prêts à raser la forêt (ah c’est vrai s’il n’y a plus d’arbres il n’y a plus d’incendie de forêt) pour mettre des panneaux solaires au nom de l’écologie ! L’horreur absolue !
Dans les Landes, j’ai dit il n’y a pas longtemps… que moi j’y verrais bien des palmiers.
Et à huile tant qu’à bien faire. Comme ça tout le monde sera content.
Alors certes, peut-être pas les écureuils.