Infertilité volontaire… ou subie

Le Sénat a rejeté [dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 février 2021] la possibilité des couples de femmes homosexuelles et des femmes seules d’accéder à la procréation médicalement assistée (PMA). François Olivennes, spécialiste des traitements de l’infertilité, ne comprend pas cette décision. Comment s’y retrouver quant à l’infertilité ?

Lire, PMA, ce n’est pas l’affaire du siècle !

Anaïs Coignac : En France, un couple sur quatre ayant un projet parental serait actuellement touché par des problèmes d’infertilité. En 2022, l’infertilité demeure taboue, mal comprise. Dans l’imaginaire collectif, « la médecine résout tout », il suffirait de consulter et de réaliser une FIV (fécondation in vitro) pour avoir un bébé. La Sécurité sociale rembourse quatre FIV et six inséminations artificielles.Or, le taux de naissances vivantes par tentative dans les centres français de PMA (procréation médicalement assistée) atteint seulement 20 % en moyenne.

Et l’adoption, vous y avez pensé ? Cette phrase résonne comme s’il s’agissait d’une voie de garage. Mais, là encore, le projet relève du parcours du combattant. En 2020, en France, 9 576 agréments étaient en cours de validité (pour une durée de cinq ans) pour 250 adoptions internationales (contre 450 en 2019, et 4 136 en 2005) et 587 adoptions de pupilles de l’Etat français. Des chiffres en baisse constante, du fait de facteurs tels que le principe de subsidiarité établi par la convention de La Haye – qui favorise l’adoption au sein du pays d’origine –.

Marie (le prénom a été modifié), 40 ans : « J’ai pris conscience que j’avais pu être très heureuse sans enfant, que ce n’était pas la condition du bonheur. A partir de là, tsout a été plus simple. » Agnès considère que n’avoir pu être mère « a été une chance dans la vie. On a trouvé un autre chemin. »…« Et vous ? Pourquoi voulez-vous des enfants ? »

Lire, Ginks, pourquoi ne pas avoir d’enfants ?

Le point de vue des écologistes

A l’heure où la planète et sa biodiversité s’effondre sous le poids du nombre d’humains (8 milliards) et de notre niveau de vie, renoncer à transmettre son patrimoine génétique n’est pas une tare, c’est même souvent une grande qualité. Les ginks, green inclination no kids, pourtant fécondes, choisissent de ne pas avoir d’enfants pour des raisons écologiques : « On ne peut pas se reproduire à l’infini dans un espace fini » Et celles qui continuent de procréer sans y penser vraiment sont souvent incapables dénoncer leur véritable motivation d’avoir voulu des enfants.

Nous ne devrions plus être à l’époque où « être mère » était conforme au statut social de la femme. Comme l’écrivait Simone de Beauvoir en 1949, « on ne naît pas femme, on le devient ».

lire, Féminisme, on ne naît pas femme…

Pour agir avec l’association Démographie Responsable :

https://www.demographie-responsable.org/

Pour commander le livre « Alerte surpopulation »

https://www.edilivre.com/alerte-surpopulation-michel-sourrouille.html/

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1 réflexion sur “Infertilité volontaire… ou subie”

  1. Esprit critique

    Je ne vois déjà pas pour quelle bonne raison, un couple de femmes homos, mariées ou pas, ne pourrait pas avoir accès à la PMA, comme n’importe quel couple, hétéro.
    Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ? Pour les couples d’hommes homosexuels la question ne se pose évidemment pas, en tous cas pas chez moi. Si ce n’est nous révolter, cette discrimination devrait au moins nous interroger. De mon côté je suis donc curieux de savoir ce qui dérange le plus ces cons-ervateurs qui s’opposent à ce droit. Savoir déjà si ce sont les homosexuels, ici des femmes, ou si ce sont tout simplement les femmes… qu’ils ne supportent pas. En tous cas nul besoin du Nobel de logique pour comprendre ce que certains ici ne peuvent absolument pas supporter : les femmes enceintes. Qu’ils nous disent alors s’ils sont, et en même temps, pour leur refuser le droit d’accès à l’IVG. Si ce n’est celui à l’IVV. Misère misère !

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