Jean-Michel Favrot et la question démographique

de notre correspondant Jean-Michel Favrot

Je  cherche à réunir en un ensemble cohérent les différentes convictions qui animent ma vie. Entre autres la conviction que l’Homme ne peut se développer sans aucune contrainte et en particulier la contrainte du nombre, la contrainte démographique. Certaines espèces possèdent des mécanismes régulateurs qui conduisent à être moins reproductifs en situation de sous-nutrition. Chez d’autres espèces sociales, seul un couple est désigné comme reproducteur pour gérer l’adéquation population/ressources. Mais les humains ont apparemment oublié toute régulation démographique. Cette incapacité à maîtriser sa fécondité est à la fois un produit culturel et un produit de l’évolution. La femelle humaine est la seule parmi les femelles des grands singes capable de procréer tous les ans ou presque. Et le clan peut prendre en charge de façon collective une partie des exigences de la jeune enfance. La mère devient alors vite disponible pour un autre nouveau-né. Nous avons été incapables d’en tirer les conséquences.

La démographie incontrôlée est un des piliers de notre anthropocentrisme : aucun limitation à l’expansion au détriment de l’environnement. Ses effets délétères nous sont rappelés par la mythologie pré-biblique : épidémies, famines, sécheresses, inondations. Le mont Arara et le mont Djoudi se disputent le titre de points de chute de l’arche de Noé à la fin du déluge. Aujourd’hui 90 % de la surface terrestre est directement exploité, modifié : la masse des hommes et de son bétail surpasse la masse de mammifères sauvages d’un facteur 20. Nous sommes sur une planète artificielle où ne règne plus aucune loi naturelle, aucun équilibre ni statique, ni dynamique. Le parc en ville devient la référence de la nature. Vers 1975, nous étions 4 milliards d’humains et nous avions déjà mis en culture la moitié des terres arables. Aujourd’hui 50 ans plus tard, nous sommes plus de 8 milliards. Ce n’est pas par amour de la promiscuité des hommes que le loup se retrouve en marge des villes, pas plus que le banlieusard vit ravi dans un HLM. Ils n’ont juste pas d’autres choix. Nous nous sommes soustraits au mécanisme fondamental de la sélection de survie, le PROCESSUS.

En état de surpopulation, la décision la plus rationnelle est la dispersion déjà expérimentée par le loup. Incrément par incrément à partir de l’Afrique, l’espèce humaine finit par arriver au Moyen-Orient, en Asie, en Europe. Elle est prolifique, elle est partout ! Et ce qui devait arriver arriva, toutes les niches possibles étaient pleines. Partout les forêts ont reculé, il n’y a plus grand monde pour imaginer la Gaule comme une immense forêt. L’homme a pris place au détriment de la faune et de la flore sauvage sur le mode de l’exclusivisme. La nature vierge a servi de variable d’ajustement à notre incapacité à maîtriser nos instincts reproductifs. Fini la communauté biotique avec tous les autres habitants de notre planète.

Puis Sapiens eut l’idée de remplacer la dispersion par la conquête. La tribu doit acquérir plus de place en chassant les autres. Mais pour que l’expansion fonctionne, il faut que la communauté soit plus forte que celle du territoire à annexer. Or la loi du plus fort est souvent la loi du plus nombreux. Chaque individu, à quelque pays près, dispose d’une chance voisine de 95 % d’arriver à l’âge de la procréation. C’est bien la survie des jeunes qui est à l’origine de cette explosion démographique que nous avons constatée depuis un siècle ou deux. L’hypothèse que l’homme pourrait contenir son expansion démographique n’est jamais évoqué comme un paramètre possible de réduction des conflits. Nous n’avons plus les moyens d’acheter la paix sociale à l’international, l’humanisme recule car notre égoïsme ne se cache plus derrière nos incantations à la gloire d’un universalisme vidé de toute signification concrète.

Aujourd’hui, plus aucun parent ne peut promettre à son enfant qu’il vivra mieux que lui, ce qui constitue une situation entièrement nouvelle. Il était plus que temps de changer de logique. En 1972, le Club de Rome reçoit le compte-rendu des recherches d’un groupe de scientifique du MIT (Massachusetts Institute of Technology), le rapport Meadows : « Si les tendances actuelles de croissance de la population mondiale, de l’industrialisation, de la pollution, de la production alimentaire et de l’épuisement des ressources restent inchangées, les limites de la croissance sur cette planète seront atteintes au cours des cent prochaines années. Le résultat le plus probable sera un déclin soudain et incontrôlable de la population et de la capacité industrielle. »

Certes il existe d’énormes disparités de consommation individuelle et cela est parfaitement injuste. Ces disparité doivent être combattues avec la dernières des énergies, sachant quand même que 90 % des Français font partie des 10 % les plus riches sur Terre en PIB par habitant. Mais cela ne change rien au résultat : la « Moyenne X Nombre d’humains » reste un prescripteur macroscopique de la pression humaine sur la planète. En termes simples, on ne peut pas indéfiniment croître dans un monde fini. C’est comme cela, c’est physique et on peut sauter sur sa chaise, se rouler par terre en pleurant ou se bander les yeux, cela ne changera rien. En réalité, ce n’est pas le bien-être de nos concitoyens qui préoccupent les accros à la croissance, mais ils représentent soit des tenants de considérations métaphysiques archaïques, soit des intérêts économiques qui ne concernent qu’une infime minorité, soit une volonté impérialiste, soit l’impasse de la fuite en avant. Repousser l’échéance des prises de décisions courageuses conduit à faire supporter les conséquences de notre inertie sur les générations futures.

Étrangement l’écologie politique refuse d’affronter cette réalité pourtant bien identifiée par ses illustres pionniers : Darwin, Callicott, Meadows, Jonas, Naess et tant d’autres ! Arne Ness nous propose dans sa plateforme de l’écologie profonde :

« L’épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une diminution substantielle de la population humaine. L’épanouissement de la vie non-humaine requiert une telle diminution. »

Mais qui va décider de ce qui est excessif quand l’accroissement de la population mondiale génère chaque année toujours plus de mécontent qui vocifèrent « qu’ils n’ont jamais assez », dont 7 milliards légitimement ? Qui décide de ce qu’est le nombre approprié ? Quelle limite s’imposer si le postulat de départ est que l’homme est l’intendant désigné, usant d’artefacts. Il est certain que les démagogues vont chercher à nous faire peur, par exemple du fait du vieillissement de la population. Le vieillissement, symbole de catastrophes que tous les natalistes, les nationalistes, les religieux et les groupes de pression shootés à la chair à canon portent fièrement en avant. Ils sont choqués que des hommes et des femmes puissent renoncer à faire de nombreux enfants par un choix libre et conscient. L’idée que les femmes pourraient disposer de leur corps leur est insupportable au nom de préjugés religieux ou machistes. Le vieillissement est inévitable, et alors ? Ce n’est rien d’autre qu’une phase transitoire pour revenir à l’équilibre écologique et économique. Mais c’est un fait incontournable. Il faut deux générations pour ramener la population à un niveau de pression supportable pour la planète.

La démographie étant par nature sujette à une forte inertie, l’effort à consentir ne saurait souffrir la moindre procrastination. Puisque ce sont les 10 % les plus riches qui s’approprient la majorité des moyens et contribuent le plus à l’artificialisation… alors ce sera à eux, à nous, de donner l’exemple de la sobriété démographique. Des âmes bien pensantes nous expliquent qu’il suffirait que ces 10 % consomment un peu moins pour régler le problème : affabulation ! Soit ils sont inconscients des ordres de grandeur des efforts à consentir pour ces 10 %, soit ils cherchent en fait à maintenir le système en place favorable aux nantis. L’enjeu en France n’est pas de baisser de quelques pour cent le niveau de vie de 10 %, mais de le diviser par un facteur quatre environ pour 90 % des Français. Une telle perspective n’est pas socialement acceptable dans un régime démocratique. Mais vous ne pouvez conserver le même pouvoir de vivre que si le PIB diminue pour autant que le nombre d’habitants diminue exactement dans la même proportion que le PIB, c’est-à-dire de façon homothétique. Alors la décroissance ne serait pas synonyme de déclassement ou d’appauvrissement.

L’objectif d’aboutir à 1,5 milliards à 2 milliards d’humains, c’est-à-dire le niveau de l’ère préindustrielle, n’a rien d’irréaliste. Il suppose une fécondité d’un enfant par femme en moyenne (et un seul enfant par homme) pendant deux générations. Dans un souci d’efficacité rapide, cet objectif doit être atteint en priorité dans les zones géographiques où les individus disposent d’un fort pouvoir de consommer. L’objectif est déjà dépassé dans certains pays, la Corée du sud par exemple. Dans les pays dont la croissance démographique reste bien trop forte, on doit leur proposer toute l’aide nécessaire en vue de l’émancipation de leur population féminine (droit à l’éducation, à la contraception, à l’avortement…).

La mise en œuvre des décisions de décroissance homothétique relèvent avant tout de la prise de conscience individuelle, prise de conscience facilitée par la réflexion collective. L’espèce humaine a pour premier devoir de maîtriser sa démographie et sa consommation de ressources afin de les rendre compatibles avec les limites planétaires et avec le respect des règles propres à une Libre Évolution. Les générations futures constituent un sujet de droit ayant des intérêts propres, en particulier celui de vivre dignement dans le futur. Leurs intérêts devront être défendus devant une juridiction dédiée.

15 réflexions sur “Jean-Michel Favrot et la question démographique”

  1. Parti d’en rire

    – « La démographie incontrôlée est un des piliers de notre anthropocentrisme : aucune limitation à l’expansion au détriment de l’environnement. » (J-M Favrot)

    Ben alors yaka contrôler la démographie. Maîtriser la démographie, incontrôlée !
    Mais pour qui se prend-ON… à tout vouloir contrôler, et maîtriser ?
    Bien sûr qu’elle est incontrôlée, la démographie, les Chinois nous le démontrent très bien.
    Leur politique de l’enfant unique aurait, dit-ON, permis d’éviter je ne sais combien de naissances. Et maintenant voilà qu’il leur en manque je ne sais combien pour qu’ils soient contents. Jamais contents ! Oh bien sûr pas toustes, puisque maintenant qu’ielles se sont habitué(e)s au plaisir de jouir sans entraves, et dieu sait combien les gosses en sont, des boulets, et même les mecs et les meufs (explosion du célibat en Chine), eh ben maintenant les Chinois(es) rechignent à obéir à leurs maimaîtres. En matière démographique ! Parce que pour le reste ce sont de bons toutous. Comme nous quoi.

    1. La politique de l’enfant unique toute brutale qu’elle fût a été une très bonne chose pour la maîtrise de la population Chinoise (y’a qu’à voir l’Inde en comparaison)
      Maintenant la Chine a rejoint l’ensemble des états confrontés à une baisse de leur population (Japon, Italie, Corée du sud …) et lutte contre. Heureusement ça ne marche pas, comme partout ailleurs

      C’est de bon ton de critiquer les Chinois mais quand on les connait un peu ils ne sont pas très différents de nous

      1. Bon nombre de pays n‘ont pas eu besoin de la brutalité pour arriver au même résultat. Je maintiens donc que la politique de l’enfant unique en Chine n’aura été qu’un échec, doublé d’une horreur.
        Précédemment (À 20:21), j’essayais juste de dire c’est que si contrôler se limite à mesurer, analyser… alors ça oui ON sait faire. Comme ON sait contrôler une température, un taux de sucre ou de cholestérol, ON sait contrôler la démographie. ON mesure alors les taux de fécondité, de mortalité de fertilité et autres facteurs entrant dans l’équation, le but étant juste de savoir où ON en est. Si tout va bien, ou au contraire si tout est dans le rouge. Bref, nous voilà bien avancés. D’autant plus que pour ce qui est de maîtriser… ceci ou cela, une réaction en chaîne, la Fusion, le Climat, tout et n’importe quoi… alors là c’est une tout autre affaire !
        Pour commencer, il faudrait peut-être éviter de se prendre pour Dieu. Ceci dit je vous rejoins, je ne critique pas les Chinois, justement je disais qu’ils étaient comme nous.

    2. Bon nombre de pays n‘ont pas eu besoin de la brutalité pour arriver au même résultat. Je maintiens donc que la politique de l’enfant unique en Chine n’aura été qu’un échec, doublé d’une horreur.
      Précédemment (À 20:21), j’essayais juste de dire c’est que si contrôler se limite à mesurer, analyser… alors ça oui ON sait faire. Comme ON sait contrôler une température, un taux de sucre ou de cholestérol, ON sait contrôler la démographie. ON mesure alors les taux de fécondité, de mortalité de fertilité et autres facteurs entrant dans l’équation, le but étant juste de savoir où ON en est. Si tout va bien, ou au contraire si tout est dans le rouge. Bref, nous voilà bien avancés. D’autant plus que pour ce qui est de maîtriser… ceci ou cela, une réaction en chaîne, la Fusion, le Climat, tout et n’importe quoi… alors là c’est une tout autre affaire !
      Pour commencer, il faudrait peut-être éviter de se prendre pour Dieu.
      Ceci dit je vous rejoins, je ne critique pas les Chinois, justement je disais qu’ils étaient comme nous.

  2. esprit critique

    – « Aujourd’hui, plus aucun parent ne peut promettre à son enfant qu’il vivra mieux que lui, ce qui constitue une situation entièrement nouvelle. » (J-M Favrot)

    Pas si nouvelle que ça. Cette situation devait être la même dans bon nombre de civilisations en phase terminale de… déclin. Ou décadence. Celui de l’Empire romain d’Occident aura duré environ deux siècles. Nihilisme et décadence sont évidemment liés, vers la fin du 19ème siècle Nietzche le voyait déjà partout. Je ne me risquerais pas à dire quand (exactement) le déclin de la notre a commencé… toutefois j’ose dire que cette période qu’ON a appelé «les Trente Glorieuses» (1945-1975) aurait plutôt dû être appelée «les Trente Piteuses». (à suivre)

    1. (et fin) Mais bien sûr… pour les cerveaux formatés au Toujours Plus… au Progrès (qui progresse, pour des siècles et des siècles amen), au Plus = Mieux, etc. etc. les Trente Piteuses ce sont ces trois décennies qui suivirent (1974-2004), et qui furent marquées par une récession, économique.
      Pour eux le déclin c’est la décroissance. C’est la critique du culte de la Croissance, du Progrès… et c’est bien sûr l’anticapitalisme (ou antilibéralisme). Bref c’est le monde à l’envers. Ce qui me fait dire que nous sommes désormais dans cette phase terminale, la plus dure évidemment.

    2. le grand paradoxe de la nostalgie du temps passé alors que indéniablement on vit de mieux en mieux, et que ça va continuer malgré les soucis à venir (climat, surpopulation …)

      1. Parti d'en rire

        Nostalgie ou pas… ON peut toujours dire que jusque là tout va bien. Et si ON vit de mieux en mieux, et que ça va continuer… alors je ne vois pas ce qu’ON pourrait espérer de mieux.

  3. – « Je cherche à réunir en un ensemble cohérent les différentes convictions qui animent ma vie.
    Entre autres la conviction que l’Homme ne peut se développer sans aucune contrainte et en particulier la contrainte du nombre, la contrainte démographique. » (J-M Favrot)

    Pour moi Monsieur Favrot cherche tout simplement à se conforter dans une certaine… conviction.
    Alors bien sûr, il est possible, ou probable, que lui et moi n’ayons pas la même définition du mot «conviction». Mais après tout peu importe, puisque je ne cherche absolument pas à le convaincre.
    Vu que tout ça c’est son problème, pas le mien. Entendez seulement par-là que, pour moi (de mon point de vue), une conviction n’est qu’une affaire strictement personnelle.
    Pour moi «intime conviction» est un pléonasme. Une conviction reste toutefois une opinion.
    (à suivre)

    1. – « En termes simples, on ne peut pas indéfiniment croître dans un monde fini. »

      Si Monsieur Favrot à réussi à se convaincre d’une telle évidence (du genre la pluie ça mouille) alors tant mieux pour lui. Seulement, en termes simples, ça ne nous avance à rien. Et si pour lui la « Moyenne X Nombre d’humains » reste un prescripteur macroscopique de la pression humaine sur la planète (sic)… pour moi (mon point de vue, ma conviction…) la « Moyenne MV Mode de vie » reste un facteur bien plus important. Plus exactement la Croissance économique, qui n’est rien d’autre que celle du Mode de vie. Dont le modèle reste celui «à l’occidentale», basé sur ce satané Progrès, qui progresse, pour des siècles et des siècles amen. (à suivre)

      1. (et fin) Tout récemment (4 novembre 2025), en réponse à un certain Malthus (“Futurisme et réalité, le bug obligé”) pour la X ème fois j’ai développé et argumenté.
        Pour rien, bien sûr. Et comme cette fois encore, bien sûr.
        J’ai déjà dit que la course après cette «sacro-sainte» (satanée) Croissance nous condamne (con damne) à être TOUJOURS TROP NOMBREUX ! Et ce jusqu’au Dernier Homme, trônant fièrement sur une montagne de cadavres et de déchets.
        Là encore ce n’est pas très difficile à comprendre. S‘en convaincre c’est autre chose.

  4. mais tout à fait d’accord avec le reste de l’article, revenir à 1 ou 2 milliards d’individus devrait être l’objectif prioritaire par exemple, après tout nous n’étions « que » 2,6 milliards à ma naissance et je ne suis pas si vieux que ça 😉
    Rémi

    1. La course après cette «sacro-sainte» (satanée) Croissance (celle de ce put. de PIB) nous condamne (con damne) à être TOUJOURS TROP NOMBREUX ! Et ce jusqu’au Dernier Homme, trônant fièrement sur une montagne de cadavres et de déchets.
      Là encore ce n’est pas très difficile à comprendre. S‘en convaincre c’est autre chose.

  5. bonjour,
    je ne suis pas d’accord avec le début : il y a bien une régulation démographique de l’espèce humaine sinon comment expliquer la baisse de fécondité au niveau mondial ?
    Le souci c’est que l’homme occidental en s’immisçant dans les autres régions du monde (pour leur bien pensait il à l’époque et pense t’il encore aujourd’hui) a bouleversé l’équilibre des populations (baisse drastique de la mortalité infantile en Afrique par exemple sans baisse de la natalité), qui finit par se réguler mais bien trop tard.
    A cela s’ajoute la résistance au changement qui empêche nos politiques, économistes et la population d’envisager autre chose qu’un système basé sur la croissance et entraine une lutte féroce contre les baisses démographiques des pays riches qui en ont pourtant terriblement besoin.
    bonne journée,
    Rémi

    1. En effet le début est particulièrement tiré par les cheveux. Comme dire que nous sommes sur une planète artificielle où ne règne plus aucune loi naturelle (sic)… est particulièrement exagéré. Quant à notre incapacité à maîtriser nos instincts reproductifs (sic)… je me demande alors ce qu’il faut dire des rats, des cafards… et de finalement toutes les espèces vivantes. Depuis son apparition sur Terre, la vie n’a-t-elle pas fait que proliférer ?
      Sauf que si tous les êtres vivants sont programmés pour se reproduire… ça ne veut pas dire qu’ils le soient pour proliférer.
      – « Nous sommes donc, culturellement, une espèce qui singe consciemment ce que fait la Nature, avec toutes les conséquences de cet aveuglement égoïste. »
      ( Les êtres vivants sont-ils programmés à se reproduire ? mnhn.fr 27 mars 2023 )

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