L’image de l’écologie politique est écornée. Bien sûr il y a les croissancistes et autre climato-négationnistes qui ne pratiquent que l’anti-écologisme primaire. Mais le parti de Marine Tondelier, qui s’est accaparé la dénomination « écologiste », met aussi du sien pour dénaturer son message.
Voici quelques exemples d’ateliers inappropriés lors de leurs Journée d’été du 20 au 22 août à Grenoble ainsi que notre commentaire.
Faire famille quand on est LGBTQI+: entre avancées bioéthique et inégalités persistantes.
Accès à la filiation, reconnaissance des familles transparentales, droits des personnes trans, recours à la PMA ou à la GPA à l’étranger, disparités territoriales et sociales : faire famille reste un parcours semé d’obstacles pour beaucoup. Cet atelier propose de réfléchir aux combats à mener pour garantir à chacune et chacun le droit de fonder une famille dans l’égalité et la dignité.
Notre commentaire : Nulle référence au combat à mener pour l’écologie avec cet atelier ! La commission LGBT existe depuis longtemps au sein du parti des Verts, mais elle se comporte comme un lobby qui fait de l’entrisme pour sa propre cause et non pour lutter contre les crises écologiques. Ce positionnement fait beaucoup de mal à l’écologie politique qu’on accuse à juste titre de favoriser le sociétal au détriment de son objectif officiel.
Inégalités de genre face à la transition énergétique et climatique
Alors que les femmes et les minorités sont souvent davantage exposées aux impacts du changement climatique et de la précarité énergétique, elles restent sous-représentées dans les secteurs et les instances qui façonnent la transition. Comment intégrer une perspective féministe aux politiques énergétiques et climatiques ?
Notre commentaire : le fait de se présenter comme victime fait aujourd’hui office de carte blanche pour revendiquer n’importe quoi. Le féminisme a combattu depuis longtemps contre les inégalités ente hommes et femmes, l’introduction actuelle de la notion de « genre » occulte le sexe d’origine. L’identité de genre d’une personne est définie comme la catégorie de genre à laquelle elle estime appartenir. On peut alors se concevoir comme une femme, un homme, mais aussi une personne non-binaire, ce qui nous amène au T (transsexuel) de LGBT. L’écologie n’est qu’un paravent pour une lutte sociétale spécifique catégorielle. Or les problèmes climatiques et énergétiques touchent principalement les pauvres, qu’ils soient cisgenres ou non.
Lutter contre la politique pénale répressive et la surpopulation honteuse des prisons françaises
Les prisons françaises ne cessent de battre des records de surpopulation, avec plus de 88 000 détenus en mai de cette année. Alors que l’urgence devrait commander la décroissance carcérale, de nouveaux comportements sont pénalisés, les peines encourues et prononcées sont durcies et allongées. Quelle peut être la parole des écologistes dans le contexte actuel ?
Notre commentaire : Le parti dit écologiste a refusé d’accueillir à ses journées d’été un stand de l’association Démographie Responsable qui lutte contre la surpopulation humaine. Sauf à ses origines, en particulier avec René Dumont, l’écologie politique a dorénavant oublié le message malthusien à la base du raisonnement écologique : on ne peut être plus nombreux que ce que les ressources terrestres permettent. Se contenter de la surpopulation carcérale, c’est mettre en avant une situation particulière qui découle pourtant de la surpopulation générale, l’entassement dans des banlieues, les difficultés de la vie massifiée, le chômage structurel, etc.
L’Europe et l’immigration
Nous analyserons les difficultés rencontrées par les immigré·es après l’édiction par l’Europe de directives et règlements permettant de les contrôler dans leurs domiciles et au travail, de les expulser, y compris dans les pays tiers et y compris avec leurs enfants.
Notre commentaire : La commission « immigration » de ce parti est seulement vouée à glorifier un monde sans frontières dans lequel il devait y avoir libre circulation totale des personnes. C’est oublier que le monde entier est saturé d’humains depuis longtemps ; les Amériques n’ont offert un havre pour une population européen excédentaire qu’au prix du grand remplacement des autochtones indiens par des Espagnols, des Portugais, des Anglo-saxons et des Français. Le contrôle des migrations est une nécessité qui évite pour partie la montée de l’extrême droite. On devrait aussi contrôler le tourisme de masse qui fait mal à la Terre ainsi que les migrations vers des villes qui deviennent ingérables.
L’écologie est-elle anticapitaliste ?
Réchauffement climatique, mais aussi effondrement de la biodiversité, maltraitance humaine et animale, accroissement sur fond de montée des pouvoirs autocratiques, ce constat apocalyptique semble opposer l’écologie politique au capitalisme. Mais l’histoire économique, avant le triomphe du néolibéralisme, a vu d’autres modèles fonctionner, le pétrole permettant par exemple des avancées sociales pendant les Trente Glorieuses. Aujourd’hui, alors que le pétrole appartient à un passé dont on doit tourner la page, alors que notre avenir dépend des entreprises de demain, existe-t-il d’autres modèles au sein du capitalisme, compatibles avec les enjeux environnementaux et sociaux ?
Notre commentaire : la présentation de cet atelier est ambiguë, on voudrait positionner l’écologie « au sein du capitalisme », et donc de la croissance économique. Le capitalisme, caractérisé par l’accumulation du capital pour promouvoir le productivisme industriel, est incompatible avec une gestion économe et sobre des ressources. A l’heure où, dès le 30 juillet 2026, nous avons dépassé les limites de la terre (Jour du dépassement), peu importe que le capitalisme soit privatisé ou d’Etat, il nous amène de plus en plus vite contre le mur des ressources finies.

La secrétaire nationale Marine Tondelier a mis l’enjeu écologique, « mère de toutes les batailles », au cœur de son discours aux Journées d’été : « Etat-providence climatique », « Sécurité sociale de l’alimentation », « congé climatique ? »
En clair on dépenserait toujours plus aux frais de la princesse. C’est ce que proposent plus ou moins tous les partis alors que les caisses sont vides et qu’il faut financer la rupture écologique. Toujours la démagogie et la politique de l’autruche. On est mal.
Il faut arrêter d’ânonner que les caisses sont vides, du Pognon il y en a !
Et puis pourquoi dépenserions-nous toujours plus aux frais de la princesse ?
Ne pourrions-nous arrêter de balancer du Pognon pour des conneries (genre J.O, nouveau porte-avions etc.) et le mettre au contraire pour l’écologie ? Préféreriez-vous que ce soient des mécènes, des Musk et Consort, qui s’occupent de financer l’écologie ?
Oui bon, j’espère au moins que nous avons la même idée de ce mot, écologie…
De mon point de vue… laissons tomber ces commissions LGBTQ++++ et autres du genre.
Je veux dire par là, ne leur accordons pas plus d’importance qu’elles n’en valent, elles sont là, tant mieux ou tant pis peu importe, l’écologie ce n’est pas que ça. N’allons pas nous chamailler (diviser) sur ce genre de conneries.
De mon point de vue… la question “L’écologie est-elle anticapitaliste ?“ est bien plus intéressante. Quant à cette autre… “existe-t-il d’autres modèles au sein du capitalisme, compatibles avec les enjeux environnementaux et sociaux ?“ … elle a au moins le mérite d’être posée. Biosphère la trouve ambigüe… et en déduit (je le cite), qu’ON voudrait positionner l’écologie « au sein du capitalisme ».
Et si, au contraire… le but était, tout simplement… de nous faire comprendre, une bonne fois pour toutes… que l’écologie ne peut être qu’anticapitaliste …
Je n’ai pas peur de la menace du remplacement migratoire pour ma région, il est déjà acté : la moitié des femmes sont voilées et le nombre d’enfants dans les poussettes est une fonction quasi directe de l’attitude d’origine des parents. Pour les parents blancs, il n’y a déjà plus de poussette, il n’y a plus d’enfant, il y a un chien. La réalité se fout de l’idéologie !
La moitié… 50%… nom de dieu !!! Mais c’est où votre région ?
Et puis ne riez pas au sujet des poussettes. Moi je vois des gens, oh pas 50 % certes, mais bien blancs je dois le reconnaître, qui baladent leur chien en poussette. En général des vieux chiens, qui ne peuvent plus arquer. Vous voulez que je vous dise Bart… d’ailleurs je vous bien verrez dans une poussette.
LFI a fait sa mue : la transition écologique est, depuis 2017, un élément structurant de sa ligne idéologique. Tout tourne autour d’une idée-clé, celle de mettre en place une planification écologique, en inscrivant par exemple dans la Constitution une « règle verte », qui consisterait à ne pas « prélever davantage à la nature que ce qu’elle est en état de reconstituer ». Une kyrielle d’autres mesures sont prévues, comme la sortie du nucléaire, le passage à 100 % d’énergie renouvelable ou le développement d’une agriculture « relocalisée », « diversifiée » et « écologique ». Lors de son discours de rentrée, Mélenchon a choisi de mettre en avant une mesure phare, celle des éco-régions à partir des « bassins versants » de fleuves et rivières.
Du côté des Écologistes, ils ne sont pas identifiés par les Français comme ceux qui peuvent apporter des solutions.
Merci Rapporterre de recentrer le «débat» … sur ce qui est bien important que des histoires de genre.
Patience… le peuple écolo en formation va bien finir par comprendre. Que le seul parti qui peut faire quelque chose pour l’écologie… c’est LFI.
Le seul petit problème, qu’il nous faut dépasser… c’est Méluche. Qui, il faut bien l’admettre, n’est pas ce qu’ON fait de mieux dans le genre Séduction.
Maintenant il faut savoir ce qu’ON veut, réellement. Soit une belle gueule… une de plus, qui nous vend des salades, d’extrême-droite, « ni-ni » ou de « gauche » peu importe… ou alors une grosse gueule, qui nous offre un peu d’espoir ?
– « Aux Journées d’été du parti Ecologistes à Grenoble, la question de l’union en vue de la présidentielle est au centre de toutes les discussions. Si celle de toute la gauche semble impossible, pour qui, de Raphaël Glucksmann ou de Jean-Luc Mélenchon, le cœur des militants écolos penche-t-il ? »
(Mélenchon ou Glucksmann ? Aux universités d’été des Verts, le dilemme des militants écolos – nouvelobs.com 23 août 2026)
– Présidentielle 2027 : les écolos étalent leur division lors de l’université d’été
(lesechos.fr 23 août 2026)
– Présidentielle 2027 : la transition écologique, élément de convergence et de rivalité entre LFI et Les Ecologistes (lemonde.fr 23 août 2026)
– « Une nouvelle polémique dont l’exécutif se serait bien passé. »
(La ministre de l’Écologie Monique Barbut juge Mélenchon le plus ambitieux sur le climat, l’exécutif grince des dents – europe1.fr 18/08/2026)
Eh oui, et ON peut le comprendre… ce pauvre exécutif. Enfin, encore faut-il réfléchir un peu pour comprendre. Eh oui, Méluche dérange. Et à tous les niveaux, et de tous les côtés. ON peut alors comprendre que tout est bon pour le discréditer. Mieux… le diaboliser. Et le plus triste, c’est que ça marche.
– « Le programme de Jean-Luc Mélenchon met l’accent sur l’économie, les institutions et le climat et l’écologie. Parmi ses 793 mesures sourcées, par exemple : « Établir par référendum la liste des biens communs et services essentiels et les collectiviser » (l’économie). Choisissez un thème pour lire l’intégralité de ses mesures — chacune citée d’après sa source officielle. »
(Programme de Jean-Luc Mélenchon pour 2027 – votons-2027.fr)
mélenchon a fait sa mue écolo il y a longtemps, la preuve : il y a une dizaine d’années il a affimé haut et fort qu’il mangeait du quinoa ! aucun politique n’est identifé par les Françàis comme ceux qui apportent des solutions …dans le privé , tres peu ,jancovici sans doute …quand le RN aura échoué,car il échouera, le FMI nous apportera la lucidité qui nous manque ,les riches resteront riches, les pauvres resteront pauvres, la classe moyenne sera punie pour avoir collaboré ,je serai mort ou presque (80 ans déja) mais j’aurai prévu le coup pour mes enfants (maison bio ,jardin, grand verger et une bonne éducation à la sobriété heureuse ….
Yannick Jadot a annoncé le 24 août 2026 son soutien à Raphaël Glucksmann pour l’élection présidentielle : « Je suis convaincu que Raphaël Glucksmann est le candidat le mieux placé pour réconcilier les besoins de justice sociale, l’impératif écologique, la démocratie, l’Europe, et qu’il peut gagner cette élection présidentielle » !
Cela nous rappelle le ralliement de Jadot au socialiste Benoît Hamon en retirant (sans en référer à son parti) sa candidature à la présidentielle 2017, abandonnant ainsi l’écologie en rase campagne.
Hamon n’a obtenu que 6,36 % des voix, Jadot avait déjà misé le cheval perdant !
La base des Écologistes n’est pas alignée sur le fait de suivre Glucksmann dans un projet productiviste…
Comment Sandrine Rousseau, qui taxe Yannick Jadot de « productiviste », peut-elle soutenir un candidat Mélenchon qui propose de relancer la croissance par la consommation ?
LFI conserve une vision keynésienne de l’économie – bien loin de la décroissance…
Question : Comment Mélenchon peut-il proposer de relancer la croissance par la consommation, et en même temps faire de l’écologie son cheval de bataille ?
– « Ce n’est pas forcément contradictoire, mais cela suppose une définition précise de la “croissance”. Relancer la consommation ne veut pas dire forcément consommer plus de tout. [etc. etc.]
Mélenchon peut concilier les deux si la consommation relancée sert à transformer l’économie vers des usages plus sobres et écologiques.
Mais si la hausse de consommation porte sur des biens et modes de vie très carbonés, alors il y a contradiction.
Si tu veux, je peux aussi te faire une réponse **plus courte et plus directe**, ou au contraire une **analyse politique plus poussée**. »
Sur les 793 mesures sourcées (voir le programme Mélenchon)… l’économie en compte 196. Et l’écologie « seulement » 149.
La santé et le social 120 .
Dois-je en déduire que, pour Mélenchon… l’économie prime sur l’écologie ?
– « La base des Écologistes n’est pas alignée sur le fait de suivre Glucksmann dans un projet productiviste… » (Sandrine Rousseau 24 août 2026 à 10:33)
– « Comment Sandrine Rousseau, qui taxe Yannick Jadot de « productiviste », peut-elle soutenir un candidat Mélenchon qui propose de relancer la croissance par la consommation ? »
(Biosphère 24 août 2026 à 10:40)
Cette question, Biosphère devrait la poser à la base des Écologistes. Ne serait-ce que pour vérifier si Sandrine Rousseau dit vrai, ou pas. En considérant, bien sûr, que cette fameuse base sait ce qu’elle veut. Où elle habite etc. Moi je n’en suis pas, de cette bande, alors je vous avoue que je m’en fous. Tout ce que je sais, c’est qu’elle est divisée. Pour pas changer, quoi. (à suivre)
– Présidentielle 2027 : « Jean-Luc Mélenchon est le candidat le mieux placé à gauche »… Sandrine Rousseau plaide pour « une alliance » avec LFI, les Écologistes plus que jamais divisés ( lindependant.fr/2026/08/22 )
Sur cette seule déclaration, il faudrait être sacrément gonflé pour oser dire que Sandrine Rousseau est une menteuse. Ensuite, elle plaide pour une « une alliance » avec LFI… « sur une base programmatique ». Où est le problème ?
Si ce n’est, que là encore… les Jamais Contents, qui croient à la Farce Électorale, trouveront encore le moyen de ne pas être d’accord sur tel ou tel point (ou virgule) du programme. Moi je n’y crois pas… alors je vous avoue que je m’en fous. Façon de dire, bien sûr !