La corrida de La Brède (Gironde) a été suspendue le 19 mai 206 par le tribunal administratif de Bordeaux. Il a estimé que la commune ne pouvait pas faire valoir « une tradition locale ininterrompue », comme le requiert le code pénal français. La tradition a bon dos !
AFP : L’article 521-1 du code pénal, qui punit de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende les « sévices graves » ou « actes de cruauté » infligés à des animaux en captivité, requiert en effet que les spectacles taurins suivent une « tradition locale ininterrompue ». Or la corrida de La Brède, organisée depuis vingt-cinq ans mais suspendue en 2020 et en 2021 en raison de la pandémie de Covid-19 n’a pas eu lieu non plus en 2025. La juge des référés du tribunal administratif a écarté la présence même d’une telle tradition en pointant « la faible affluence du public ». La magistrate a suspendu la décision communale en attendant un jugement sur le fond du dossier.
Le point de vue des écologistes sans traditions
– Toutes les traditions ne sont pas bonnes ni à respecter, loin de là.
Le travail des enfants, l’excision, l’esclavage, le mariage d’enfants….. sont des « traditions » très anciennes ininterrompues, encore extrêmement répandues dans le monde !
– La corrida a été importée en France en 1853 par Napoléon 3 sous l’influence de son épouse d’origine espagnole Eugénie. Comme souvent, la soi-disant tradition a bon dos…
Les traditions naissent et meurent, comme toutes choses. C’est ainsi que la royauté de « droit divin », une tradition née avec deux ou trois vieilles familles de petits potentats c’est éteinte après quelques siècles ou elle s’est maintenue par la force, l’obscurantisme, l’argent et la superstition.
– Massacrer un animal en appelant ça de l’art, une « afficion », ou que sais-je, ne restera pas comme la plus regrettable des traditions…
La « loi de la tradition ininterrompue » de la corrida contourne la loi Grammont (1850) qui interdit le mauvais traitement public des animaux
– L’appel à la tradition peut servir à justifier des choix politiques contestés, notamment sur la préférence nationale ou la culture de référence.
L’empereur Bardella premier saura protéger les nobles arts comme la Tauromachie et la chasse aux palombes.
– Les traditions sont l’alibi des peuples sans futur.…
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Moi, taureau de corrida, exige la réciprocité (2012)
extraits : J’ai fait un rêve, merveilleux rêve, qu’un homme beau et costaud se retrouve dans l’arène, tout nu. Il entre sur le sable, aveuglé par les projecteurs, court à droite ou à gauche, ne sait où aller, ce qu’on attend de lui. Une clameur gonfle, un taureau entre à son tour, majestueux dans sa robe noire, il salue la foule en délire. L’homme comprend brusquement, ce sera une lutte à mort, il cherche comment se défendre, on lui lance un petit couteau. Le spectacle commence. Le taureau, mon frère, va sortir vainqueur, presque toujours. Nous avons sélectionné cet homme pour sa force et son intelligence, mais nous l’avons élevé avec d’autres dans l’ignorance de son sort funeste, nous l’avons choisi pour mourir aujourd’hui en public. Ainsi va la vie. Un jugement vient de conforter nos traditions. Organiser des corridas humaines dans certaines régions est conforme à la Constitution, vient de juger le Conseil constitutionnel, rejetant le recours d’associations qui militent contre l’humanomachie…
Corrida et « qualité » de vie des taureaux espagnols (2015)
extraits : Depuis que l’Assemblée nationale, travaillée au corps par nos « 30 Millions d’Amis », a voté le projet de loi relatif à la modernisation du droit et reconnu l’animal comme « un être vivant doué de sensibilité » (article 515-14 du Code civil), je m’interroge sérieusement sur la qualité de vie des taureaux espagnols encore libres en cette période hivernale de filtrer par leurs naseaux l’air frais de la prairie….
Des éco-terrorisants au parlement ! (2022)
extraits : Dans une tribune du MONDE en 2022, plus de deux cents élus, dont Christophe Castaner et Bruno Retailleau, défendent la corrida et s’opposent à « l’écototalitarisme » : « Interdire la corrida, c’est interdire une culture et humilier une partie de nos concitoyens. Nous ne l’accepterons pas. Du sapin de Noël à la chasse, du barbecue amical aux rêves d’enfants de devenir aviateur, nous ne voulons pas interdire, normer, supprimer, effacer. Nous sommes des défenseurs acharnés de la liberté, et des opposants résolus à l’écototalitarisme. Nous croyons à la défense de la condition animale, mais cela ne doit pas servir d’alibi pour effacer nos singularités culturelles, nos marqueurs régionaux, bafouer le respect d’autrui et la fraternité qui fonde notre République »…
Corrida, culture vivante… de la torture (2024)
extraits : La corrida a repris le 28 janvier 2024 à Mexico après plus d’un an d’une interdiction finalement annulée par la Cour suprême qui ne s’est pas prononcée sur le fond du recours. Près de la plus grande arène au monde, grande colère des antitauromachies. « Liberté. Taureaux, culture vivante », lisait-on au milieu de l’arène. Des adversaires de la tauromachie ont défilé hors arène sous le slogan « La torture n’est ni de l’art ni de la culture »….

Comment peut-on tuer un animal pour le plaisir ? Comment peut-on infliger la souffrance pour le plaisir ? Comment peut-on se regarder dans un miroir après ?
Comment ? De la même manière qu’ON peut jubiler à la seule idée de voir des gauchos pendus à des grues. Si les souhaits de ces grands malades devenaient réalité, je vous dis pas ce que ce genre de spectacle donnerait dans leurs misérables calcifs. Suivez mon regard.
Misère misère !
Pauvre gauchos à la lâcheté proverbiale qui n’ hésitent pourtant pas à attaquer courageusement et en surnombre Quentin .
Pauvres petites gauchiottes qui pleurnichent quand on leur rentre dedans .
Je vais même vous dire que je souhaiterais moi-même leur passer un joli noeud autour du cou .
Rien ne se passerait dans mon calbut mais celui de ces lâches virerait vite au brun et jaune
modération à Marcel
Nous avons la chance en France d’être dans un pays qui favorise la libre expression. Ce serait quand même dommage de menacer les personnes qui ne sont pas en accord avec vous car cela serait significatif d’un refus du dialogue courtois et constructif…
Mais peut-être avez-vous fait preuve d’humour en pensant au nœud d’une jolie cravate ?
Ma haine des gauchistes (je ne parle pas des gens de gauche dotés d’ entendement) du style LFI/PS/EELV + Méchancon, est sans limites et en effet , je leur ferais bien subir ce que j’ ai décrit en y apportant une part active
modération à commentateur
On ne peut pas avoir de « haine » envers une catégorie globale comme « gauchiste » ou « extrême droite » ou « immigrés » car cela prépare un pogrom ou tout autre chasse aux sorcières à venir. Il faut absolument éviter toute incitation à une violence globale pour rester en démocratie, c’est-à-dire un système où peuvent s’échanger cordialement toutes les idées même les plus opposées…
Merci de votre attention
– » L’empereur Bardella premier saura protéger les nobles arts comme la Tauromachie et la chasse aux palombes. »
De son côté l’impératrice Marine La Première saura protéger les mineurs de ce noble art :
– Le Pen : « Ma positon est d’interdire la corrida aux mineurs » (bfmtv.com 16/11/2022)
– Une corrida suspendue par la justice en Gironde, nouvelle victoire pour les associations d’opposants (Le MONDE)
En attendant, un jugement sur le fond du dossier (sic), savourons donc cette victoire.
Et imaginons, en passant, ce qu’il en serait été si … la magistrate avait été une aficionada.
Faute de pouvoir faire valoir le côté cruel de la corrida, elle s’appuie sur cette notion de « tradition locale ininterrompue « . Et le résultat est là. Quoi qu’en disent les aficionados, et autres aficionadas, la corrida est moribonde. Même en Espagne. Et c’est tant mieux !
ON peut toujours déplorer les traditions, sauf que c’est comme pour tout, il y en des bonnes et des mauvaises.
Les spectacles de maltraitance d’animaux doivent évidemment disparaître.
Il ne manquerait plus qu’ON remette au goût du jour les exécutions sur place publique. Un jour de fête, chômé payé, l’occasion pour les marchants de frites et de bière de faire leur beurre. J’imagine que certains grands malades ne seraient pas CONTRE.
En attendant, qu’ON ne vienne pas me parler d’art ! Jeter une chèvre ou une dinde du haut d’un clocher n’a rien de beau ni de glorieux.
– » Ces dernières années, l’Espagne a mis fin à plusieurs fêtes qui mettaient en scène la souffrance d’un animal, tandis que d’autres perdurent. Depuis 2002, on ne jette plus de chèvre du haut du clocher de l’église de Manganeses de la Polvorosa, dans la province de Zamora. Mais on lance toujours une dinde depuis le clocher de Cazalilla, en Andalousie, lors de la San Blas. »
(En Catalogne, fin d’un spectacle agonisant – Le MONDE 26 septembre 2011)