la démission de Benoît XVI, enfin une bonne nouvelle

Joseph Ratzinger, né en 1927, vient de démissionner de la chaire suprême… il n’aurait jamais du y accéder. Il le reconnaît lui-même dans son annonce de départ (en latin !) : « Dans le monde actuel, en proie à des changements constants, la vigueur du corps et de l’esprit est nécessaire pour gouverner la barque de saint Pierre. »* On ne retiendra de son pontificat que sa renonciation avant terme au trône de saint Pierre auquel il avait accédé le 19 avril 2005 ; depuis près de six siècles en effet les papes croient qu’ils sont tellement indispensables qu’ils restent pape jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais quand le corps de Joseph Ratzinger se décomposera sous la terre, de toute façon la biosphère marquera sa prééminence sur ce pape, prédicateur inaudible, piètre théologien et politique inconsistant. Voici quelques extraits du blog biosphere à propos de ce pape (pour le texte intégral, cliquez sur le titre) :

22/12/2012, Noël sans  le pape

Benoît XVI n’est pas un pape « vert ». Il est vrai que la religion catholique, comme d’ailleurs bien d’autres religions, ne voit dans la planète qu’une propriété que les humains « à l’image de Dieu » peuvent exploiter et saccager. Avec Benoît 16 la papauté est sur le déclin, encore imprégnée d’une théologie d’un autre âge, pape dont rien ne laisse supposer une capacité d’ouverture aux problèmes contemporains, à commencer par ceux de la Biosphère. Il nous faut chercher une spiritualité ailleurs…

10/11/2010, Benoît XVI adepte de l’ordre moral

Benoît XVI demande aux gouvernements de prendre en compte la conception catholique de la famille. Mais il ne se réfère pas au texte sacré : « L’Église s’oppose à toute forme de négation de la vie humaine et soutient ce qui promeut l’ordre naturel dans le cadre de l’institution familiale. » L’ordre naturel !? Quèsaco ? L’ordre naturel selon B.16 n’est en réalité qu’un ordre moral défini de façon unilatérale. Tout est culturel en matière de société humaine, il n’y a pas d’ordre naturel. Par contre il y a des lois de la Nature qu’il nous faut chercher à tâtons de façon démocratique…

03/07/2010, L’impuissance doctrinale de Benoît XVI

Benoît XVI lance un conseil pontifical à l’offensive pour une nouvelle évangélisation. Mais ce nouveau ministère n’a pas encore de feuille de route. Pas étonnant ! Car de quoi peut encore témoigner le catholicisme ? Le catholicisme, comme les autres religions du Livre, repose sur une analyse fausse de la place des humains dans la biosphère. Aldo Leopold écrivait : « L’écologie n’arrive à rien parce qu’elle est incompatible avec notre idée abrahamique de la terre, Nous abusons de la Terre parce que nous la considérons comme une marchandise qui nous appartient. Si nous la considérons au contraire comme une communauté à laquelle nous appartenons, nous pouvons commencer à l’utiliser avec amour et respect. » …

09/07/2009, Caritas veritate

Benoît 16 se lâche dans sa dernière encyclique, biosphere se fâche :

Benoît : « Un humanisme sans dieu est inhumain »

Biosphere : L’esprit surnaturel, c’est ça qui a tout foutu en l’air, le théisme qui a envoyé notre esprit, notre nature humaine, dans l’abstraction céleste d’un dieu surnaturel. L’illusion, c’est l’esprit tel qu’il est perçu en Occident : une abstraction coupée de la nature. (Lama Denys Rinpoché)

Benoît :  « L’homme, premier capital à sauvegarder »

Biosphere : Les droits de l’humanité cessent au moment où leur exercice met en péril l’existence d’autres espèces. Le droit à la vie et au libre développement des espèces vivantes encore représentées sur la terre peut seul être dit imprescriptible, pour la raison très simple que la disparition d’une espèce quelconque creuse un vide, irréparable, à notre échelle, dans le système de la création. (Lévi-Strauss) …

04/04/2009, infaillibilité pontificale

Le Pontife romain jouit de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les mœurs. Pourtant aucun dieu de la compassion n’aurait voulu qu’une personne puisse s’exprimer de façon dogmatique sur le port du préservatif et la contraception. Cette interdiction anti-malthusienne ne repose sur aucune parole divine, et elle n’a aucun fondement rationnel. Les humains, même infaillibles, peuvent vraiment raconter n’importe quoi…

22/03/2009, mettez un préservatif

Pour qui réfléchit, il est absolument anodin que le pape ait dit ceci ou cela. Benoît 16 n’est qu’un humain ordinaire qui dit comme tout un chacun des conneries : « On ne peut résoudre le problème du sida en distribuant des préservatifs : au contraire, cela augmente le problème ». Il dit même des conneries sur une question dont il savait à l’avance qu’elle lui serait posée. Josef Ratzinger est vraiment un humain ordinaire.

26/02/2009, Eglise sectaire

Benoît 16 a toujours vécu dans un milieu ecclésiastique. Il a très peu voyagé, il est resté enfermé au Vatican où il était préservé des critiques. Il défend l’idée du petit troupeau, comme les intégristes. L’église risque donc de devenir une secte. C’est le point de vue d’Hans Küng. Hans Küng a compris les mouvements de contestation de 1968, Joseph Ratzinger s’était au contraire figé dans son dogme. Hans Küng rêve d’un rapprochement entre les religions susceptible de créer une éthique universelle applicable autant aux rapports sociaux qu’à l’environnement…

15.09/2008, Dieu ou Biosphère ?

Benoît 16 reconnaît que son discours n’est pas partagé par tous : « Le monde greco-romain ne connaissait aucun dieu créateur. La divinité suprême ne pouvait pas se salir les mains par la création de la matière ». Mais le pape s’empresse d’ajouter : « Le dieu de la bible est bien différent : Lui, le dieu vivant et vrai, est également le Créateur ». Benoît voit un dieu créateur alors qu’il devrait prendre conscience, avec l’évolution de la culture scientifique de l’Europe, que la création de l’univers n’a rien à voir avec l’existence même de l’homme, qui n’est que simple péripétie dans l’évolution du cosmos.

12/01/2008, spes salvi, on est mal parti

Benoît 16 a publié fin novembre 2007 une encyclique sur le thème de l’espérance (Spes salvi) : « Le progrès offre de nouvelles possibilités pour le bien, mais des possibilités abyssales pour le malLa science peut contribuer à l’humanisation du monde. Elle peut détruire l’homme et le monde si elle n’est pas orientée par des forces qui se trouvent hors d’elles. » Très bien ! Le problème,  c’est que Benoît fait confiance en un Dieu incarné par Jésus-Christ. Il suffit de remplacer « Dieu » par « Biosphère (nature) », et le discours de Benoît 16 se comprend de façon concrète ! …

05/06/2007, le purificateur Benoît XVI

Benoît 16 refait la colonisation à sa façon : « Sans le savoir, les Indiens des cultures précolombiennes cherchaient le Christ dans leurs riches traditions religieuses… L’annonce de Jésus et de son Evangile n’a à aucun moment comporté une aliénation des cultures préhispanique ni n’a constitué l’imposition d’une culture étrangère ». Benoît 16 oublie la repentance de Jean Paul II en 1992 pour les crimes commis par l’Eglise au nom de l’évangélisation des populations indiennes….

04/06/2007, Jésus Ratzinger

Joseph Ratzinger a écrit « Jésus de Nazareth ». Pour lui, il ne peut y avoir d’incertitude : « Le Jésus des Evangiles est une figure historiquement sensée et convaincante… Dans le vide, l’Occident introduit sa mentalité techniciste. Mais on ne peut pas gouverner l’histoire avec de simples structures matérielles. » Dans un sursaut d’obscurantisme, Ratzinger en vient donc à considérer le matérialisme comme un ennemi qui lancerait des défis à l’autorité du Christ. Mais notre seule certitude est bien matérielle, elle insère nos relations dans la véritable infrastructure qui supporte notre existence humaine, à savoir les ressources naturelles de la Biosphère…

20/09/2006, Plénitude de la raison unique

Le pape Benoît 16 a fait une conférence à l’université de Ratisbonne qui a soulevé beaucoup d’émois dans les sphères musulmanes. Pourtant pas besoin de soulever les foules pour un texte d’une platitude absolue. « Pour convaincre une âme raisonnable, on n’a pas besoin ni de bras, ni d’armes, ni non plus d’un quelconque moyen par lequel on peut menacer quelqu’un de mort. » Une telle phrase parait d’une évidence extrême dans un système démocratique. Mais Benoît 16 ne se réfère pas à la démocratie…

15/09/2006,  Benoît XVI encense la Biosphère

Benoît 16 attribue les mécanismes de la violence et de la destruction au rejet de Dieu et à la suprématie de la technique : « Nous ne réussissons plus à entendre Dieu, parce que les fréquences que nos oreilles reçoivent sont encombrées. » Benoît 16 exige même que l’enseignement du respect de la religion soit généralisé dans les écoles. En fait, dans les discours des propagandistes de la foi, vous remplacez « Dieu » et « religion » par « Biosphère », et vous aurez non seulement une approche beaucoup plus saine des réalités de la planète, mais aussi des modes d’action plus constructifs…

*Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 11.02.2013, Benoît XVI renonce à son pontificat, un nouveau pape attendu avant Pâques

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9 réflexions sur “la démission de Benoît XVI, enfin une bonne nouvelle”

  1. et aussi en reference a votre reponse du 18 fevirer (dont je salue la courtoisie) :

    Helas l’Eglise s’est tres certainement et a de nombreuses reprises « acoquinee aux puissances de ce monde » comme vous l’ecrivez, et elle a ete elle-meme cette puissance dans son histoire. Et ca continue dans bien des domaines (certains soutenus par vous et opposes par moi) aujourd’hui. Mais les exemples du contraires sont egalement nombreux dans le temps et dans l’espace: par exemple son opposition aux totalitarismes du XX siecle (nazisme & communisme sovietique entres autres), son refus de s’acoquiner avec la dictature chinoise, son engagement constant en principe et aussi tres souvent en actes au cote des plus pauvres. Meme quand elle etait au fait de son pouvoir terrestre, l’Eglise, meme de facon un peu schizophrene et meme simplement en partie, s’est oppose a la puissance et a l’argent: St Francois, Batholome de las Casas, l’opposition des Jesuites aux Bandeirantes en Amerique du sud (le film « Mission » en fait une description). Il y en a des myriades d’autres.

    l’Eglise, composee d’humains, n’est dans ses actes ni toute noire ni toute blanche. Les fautes sont reconnues. « Ne regarde pas nos peches mais la foi de ton Eglise », comme on dit a la messe.

  2. Merci.

    Deux commentaires critiques sur le billet du 4 avril 2009 (infallibilite pontificale):

    I) L’infaillibilite, concept recent comme vous le rappelez et objet de critiques dans l’Eglise elle-meme, est tres limite dans son application. Seul deux dogmes, mariologiques tres ‘techniques’ invoquent cette infallibilite: i) l’immaculee conception (Marie est exempte du peche originel) et ii) l’assomption (Marie a ete « enlevee au ciel » a la fin de sa vie terrestre). L’opposition papale sur la contraception n’invoque par ce concept d’infallibilite.

    II) L’opposition pontificale a la contraception n’est pas basee sur le fait qu’un spermatozoide ou un ovule seraient consideres comme « humain », contrairement a ce que vous ecrivez, mais sur le fait que l’humain s’arroge un droit de reguler la creation de la vie qui, cannoniquement, n’appartient qu’a Dieu. Le meme concept est a la base de l’opposition pontificale a l’euthanasie par exemple. Et a la base aussi de son opposition a la PMA, qui est aussi la votre. Justement parcequ’elles n’impliquent pas un « etre humain », ces oppositions cannoniques sont tres discutees et defiees en actes et en principe a l’interieur meme de l’Eglise. Benoit lui-meme (en tant que cardinal) a souvent relativise l’opposition a cette contraception en precisant que le contexte familial devait toujours etre pris en compte, et oui!.

    Il convient de preciser en revanche que le sterilet devrait etre consideree par l’Eglise differement (je ne sais pas si c’est le cas) puisqu;il empeche la nidation d’un ovule feconde, ce qui sevrait ete considere dans ce cas comme un « etre humain ».

  3. ah ah ah… La secte religieuse Biospherienne critique l’Eglise Catholique.. C’est  » la Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf »
    Biosphere, envieuse (et pas mal schizophrene) s’etend et s’enfle et se travaille. Cette chetive pecore verte enfle si bien qu’elle en crevera.

    1. Merci Coq au vin de ces remarques, il faut en effet savoir garder humilité et se garder de toute démesure. Nous ne voudrions pas imiter l’Eglise Catholique qui, de minuscule secte au départ est devenue un monstre ingouvernable, antidémocratique et acoquiné aux puissances de ce monde… Restons petit, non institutionnalisé, contentons-nous de contempler la grandeur de la biosphère.

  4. Dialogue sur la vérité, Benoît XVI et Flores d’Arcais (avril 2007)
    Le nouveau pape Benoît XVI est, parait-il, un grand théologien qui pense que la foi n’est pas l’ennemie de la raison. Pour lui l’homme ne peut pas se passer d’une « vérité » sans tomber sous la dictature du relativisme, sous le règne de l’individualisme forcené ou dans la barbarie institutionnalisée. La vérité et la foi deviennent grâce à son infaillibilité papale des exigences de la raison humaine car « que serait la responsabilité de l’homme s’il n’était lui-même que sa propre finalité et sa propre loi ? »
    Pour le philosophe Flores d’Arcais* au contraire, la prétention de l’Eglise à vouloir concilier foi et raison contre toute évidence, à justifier sa morale particulière par une loi naturelle qui n’existe pas, à considérer sa propre norme comme une « vérité » et à rejeter le pluralisme démocratique explique les errements passés (inquisition, guerre de religions…) et l’inadaptation de l’Eglise au monde moderne. Une loi morale « éternelle », référée à un dieu créateur, ne peut s’imposer à des lois humaines, même si ces lois temporaires sont votées par des majorités fluctuantes.
    Le rejet de dieu par la démocratie n’entraîne en rien l’anéantissement de l’éthique humaine, mais le mépris à l’égard des réalités de la Biosphère entraîne nécessairement des difficultés de plus en plus grandes pour les sociétés humaines. Le comportement des humains est dicté en apparence par leurs propres règles, qu’elle soient traditionnelles, religieuses ou démocratiques, mais ce comportement ne pourra jamais aller à l’encontre des équilibres de la planète qui les nourrit. C’est la seule loi fondamentale.
    LE MONDE du 4 avril 2007, La croisade obscurantiste du Pape

  5. Non à l’acharnement religieux (décembre 2006)
    L’Eglise est dangereuse car elle soutient la propagation et le maintien de la vie humaine même dans les cas les plus extrêmes. Un Italien atteint de la dystrophie musculaire ne tenait depuis 1997 à la vie que grâce à un respirateur artificiel. Frappé de cette maladie dégénérative en 1963, désormais alimenté par une sonde, P.Welby ne s’exprimait plus qu’en clignant des yeux. Mais il a eu encore la force d’écrire au chef de l’Etat : « J’aime la vie, mourir me fait horreur, malheureusement ce qui me reste n’est plus la vie, ce n’est plus qu’un acharnement têtu et insensé. » Le ministre de la santé souhaite alors promulguer une réglementation pour clarifier le débat sur l’euthanasie. Le parquet a émis un avis favorable pour que la demande du malade soit satisfaire sous couvert du « droit discrétionnaire du médecin », mais le juge s’est déclaré incompétent en l’absence d’un cadre juridique sur l’acharnement thérapeutique.
    De son côté, le pape conservateur Benoît 16 rappelle le 13 décembre 2006 sa doctrine : « Les malades en phase terminale doivent être soignés, pas abandonnés ». L’Eglise ne voulait voir dans le « cas Welby » qu’un suicide « avec intention de servir d’exemple », ce quelle condamne comme un « scandale ». Pourtant dans l’Allemagne toute proche, l’assistance au suicide n’est pas pénalisée. Quel avis suivre ? Le médecin a débranché l’appareil respiratoire en s’appuyant sur le droit constitutionnel des individus à refuser un traitement. Le diocèse de Rome a pourtant refusé à la famille Welby les obsèques religieuses qu’elle réclamait.
    La Biosphère en appelle au devoir de miséricorde et salue le courage d’un malade qui veut mourir dans la dignité, un techniquement-assisté qui pense que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue en compagnie d’un respirateur artificiel et d’une sonde. La Biosphère rappelle le commandement suprême : « Tu ne laisseras pas les machines te dicter leur loi ».

  6. Le silence de Dieu (mai 2006)
    Benoît 16 était à Auschwitz en mai 2006. Son discours est d’une insondable naïveté : « Parler dans ce lieu d’horreurs et de crimes accumulés contre Dieu et contre l’homme, crimes sans équivalence dans l’histoire, est une chose presque impossible à dire ». Comment un humain, même s’il est pape, peut-il nous faire croire que dieu se sentirait impliqué en quoi que ce soit dans les camps de concentration. D’ailleurs Joseph Ratzinger rajoute aussitôt : « Dans un lieu comme celui-ci, les mots manquent, et dans un silence effrayant, le cœur crie à Dieu : Seigneur, pourquoi es-tu resté silencieux ? Pourquoi as-tu permis tout cela ? ».
    Cet ancien enrôlé pendant la guerre dans les Hitlerjugend ne peut pas faire une phrase sans mettre son dieu à toutes les sauces. Il n’a pas encore compris (parce qu’il est très crédule ?) que dieu est une invention humaine qui ne dira rien de plus que ce que les humains disent de ce qu’il aurait dit ou pense. Joseph conclut : « Ce silence est néanmoins un cri pour le pardon et pour la réconciliation, un cri au dieu vivant pour qu’il ne permette plus jamais une telle chose. » Tout est maintenant clair, dieu n’est jamais aussi explicite que quand il ne dit rien ! Comme l’art de la récupération papale ne recule devant rien, Benoît 16 révèle sa pensée profonde et sa roublardise : « Elevons ce cri, mais dirigeons-le aussi dans nos cœurs à un moment où paraît le cynisme qui ignore dieu et ridiculise la foi en lui ». Une petite attaque en passant contre les athées…Comment un tel tissu d’inepties partisanes peut-il encore attirer les foules ?
    Quand les différentes religions admettront qu’il n’y a que la Terre-mère qui importe, alors le monde commencera à être sauvé, peut-être pas de ses camps de concentrations, mais des guerres de religion.

  7. Jésus et la Biosphère (décembre 2005)
    Un scribe s’avança et lui demanda : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus répondit : « Le premier consiste à aimer ton Dieu de tout ton cœur et de toute ta force. Voici le second : tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Deux mille ans plus tard, la situation n’a pas beaucoup bougé. Dans sa première encyclique « Dieu est amour » (décembre 2005), le pape Benoît XVI rappelle que « Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu en lui ». De même l’ex-cardinal Ratzinger estime que sous le terme éros se cache l’amour entre homme et femme qui ne naît pas de la pensée ou de la volonté mais s’impose à l’être humain. Cet éros aurait selon lui besoin de discipline pour donner à l’homme non pas le plaisir d’un instant, mais un certain avant-goût du sommet de l’existence. Un tel discours est rétro à pleurer. On sait d’abord que tout est culturel chez l’homme, il n’y a rien d’inscrit dans la nature humaine et on peut trouver la jouissance dans l’enlacement d’un homme et d’une femme, entre sexes similaires ou même dans l’extase d’une relation tout entière vouée à Jésus. Ensuite personne n’a besoin de passer par Dieu pour aimer son prochain, au contraire l’amour de Dieu occulte l’amour direct entre les humains.
    De plus, la Biosphère peut ajouter que toutes ces conceptions de l’amour ne sont que jeux de langage anthropocentrés. Le seul amour qui porte tout le reste, c’est l’amour de la préservation de la nature. Car la Biosphère est le père et la mère de toutes les espèces vivantes, homo sapiens incluse.

  8. Le vice de la luxure, l’homosexualité (septembre 2005)
    Le nouveau « Catéchisme de l’Eglise catholique abrégé » est paru en France le 1er septembre 2005. Il traite en 600 questions-réponses de la vie sur Terre. On apprend (question 492) que « sont des péchés gravement contraires à la chasteté l’adultère, la masturbation, la fornication, la pornographie, la prostitution, le viol, les actes homosexuels. Ces péchés sont l’expression du vice de la luxure ». C’est donc là selon Benoît XVI « un texte de référence sûr et authentique ». Mais le nouvel opuscule romain se préoccupe beaucoup des questions de morale privée, presque pas des injustices sociales, aucunement de la protection de la Nature. Il faut dire que ce parti-pris est très ancien : le Décalogue (ou loi de Moïse, plus connu sous la dénomination « les dix commandements ») comporte 4 articles sur le respect de la divinité, 3 articles sur le respect de la vie familiale et 3 seulement sur le respect de la vie sociale ; rien sur l’environnement.
    Nulle mention dans ces textes religieux, ni hier ni aujourd’hui, de l’équilibre à respecter entre la Biosphère et le comportement humain. La religion catholique n’est qu’anthropocentrisme désuet et souvent immoral : la masturbation ne rend pas impuissant.

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