Démographie Responsable en action
Le militantisme de l’association Démographie Responsable connaît par nature deux difficultés depuis ses débuts et une troisième plus récemment.
– la première résulte du fait qu’appeler à une certaine modération démographique nous fait (injustement) soupçonner de ne pas aimer les enfants, voire d’un certain ostracisme envers les familles nombreuses ou envers les peuples plus féconds (soupçon tout aussi injustifié de racisme). Ces reproches, parfois exprimés, parfois tus, mais sous-jacents accompagnent naturellement tout activisme en ce domaine et constituent souvent un obstacle à nos projets (rejet de notre présence au salon Primevère de Lyon) et à notre médiatisation.
– La seconde relève de la préférence des médias pour tout ce qui « fait le buzz ». Notre position modérée – nous ne proposons pas de diviser par trois ou quatre la population dans quelques décennies à venir – nous conduit malheureusement à nous invisibiliser. Nous avons souvent perdu des interviews du fait de cette modération, perçue par les responsables de médias (tous supports) comme une promesse de moindre intérêt pour leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. Devons-nous nous soumettre à la tyrannie du spectacle, quitte à trahir notre philosophie ?
– Le troisième est plus récent (trois ou quatre ans), mais s’est fortement accéléré en 2025 et découle de la large médiatisation de la baisse de la fécondité qui touche aujourd’hui une grande partie du monde et semble se poursuivre. Certains analystes ou journalistes assez incompétents sur la question (ne prenant aucun recul sur l’Histoire, mélangeant chiffres bruts et évolution des chiffres, ignorant les différences entre fécondité, natalité et fertilité…) annoncent parfois une diminution de la population (ce qui est bien loin d’être le cas) et, pour les plus extrémistes, une menace de disparition de l’humanité. Ce battage médiatique pousse à l’évidence certains médias à considérer notre combat comme déplacé et sans aucun intérêt dans le contexte actuel.
Cela ne doit en rien nous décourager de poursuivre nos efforts. Nous devons absolument convaincre que si la baisse de la fécondité est une réalité (car nous ne ferons jamais preuve de mauvaise foi), elle n’empêche en rien de considérer que la Terre est aujourd’hui déjà bien trop peuplée et que nous avons encore de nombreuses années de croissance démographique devant nous et donc, qu’au regard de la protection de tous les écosystèmes, la surpopulation reste de loin le principal problème.
Pour rappel D. Barthès a publié un article qui est sur notre site: « Surpopulation : une réalité aujourd’hui et toujours une menace pour demain ». Cet article est la base de ce qui sera évoqué lors des conférences de Massy et de Masevaux.
Par ailleurs il a évoqué fin août lors d’une présentation générale des questions migratoires, l’impact démographique des migrations humaines lors des journées d’été du parti Mouvement Écologiste Indépendant, au moment où, en France, le croisement des courbes de naissances et de décès fait des migrations la seule cause de la croissance de la population française.
Martin Rott, responsable Occitanie, a publié en août un article résumant l’impact écologique de la démographie, dans le magazine protestant LE CEP. Il est à lire sur notre site
Michel Sourrouille, responsable Aquitaine nord, a réussi à faire publier par le média Libération, la publicité pour son livre « Surpopulation, Afghanistan, France, Royaume Uni… aucun pays n’est à l’abri », cette publication avait été refusée par Le Monde
Charlie Hebdo le 3/09, a fait paraître un article intitulé « Un enfant ça va, 10 milliards, c’est la cata ! » suite à une interview de Michel Sourrouille

C’est sans doute par ignorance de l’équation IPAT que le débat s’avère impossible avec les anti-malthusiens. Le réchauffement climatique (Impact) est non seulement causé (entre autres) par les émissions de gaz à effet de serre de nos voitures (A), mais aussi par le nombre de conducteurs au volant de ces voitures (P) et par la puissance des moteurs ou le poids des véhicules (T). Il est extrêmement faux, nuisible et dangereux de nier ces interrelations car cela empêche de lutter sur tous les fronts. Notons d’ailleurs que la baisse de fécondité pour ceux qui ont trop de voitures est une bonne chose, mais apparemment il n’y a pas encore de mouvement massif d’abandon de la voiture individuelle…
Notons aussi qu’un milliardaire qui a une collection de 100 voitures anciennes ne roule pas en même temps avec tout son stock. Par contre 100 prolétaires qui prennent tous les jours leur guimbardes pour aller au travail polluent 100 fois plus. Blague à part, je laisse de côté le fait que le milliardaire préfère prendre son avion personnel…
Mais c’est dur de se faire comprendre par les cons, allez expliquer l’équation IPAT aux adorateurs de Trump !
– « Cette question du nombre est encore plus grave que celle (par ailleurs bien réelle) du réchauffement climatique qui pour l’instant n’a pas encore conduit à des extinctions de masse. Ajoutons que notre nombre est aussi l’une des causes de ce réchauffement, plus nous sommes, plus nous émettons de gaz à effet de serre. » (Didier Barthès – infonature.media)
Il est vrai que la vapeur d’eau est un GES. Et donc, plus nous sommes nombreux à respirer, et à expirer de la vapeur d’eau, et plus ça chauffe. Et encore sans parler des rots des vaches.
Blague à part, même en prenant des précautions (en pesant ses mots), il est tout simplement faux, nuisible et dangereux, de mettre le Réchauffement en relation avec le (sur)Nombre.
Et c’est notamment à cause de ce genre de choses que le débat est impossible.
– Surpopulation : est-il vraiment là, le problème ? (gpclimat.be)
– « Taisez-vous ! » Le débat démocratique est-il mort ? (academia.edu)
Autrement dit : « La confrontation des opinions et des arguments est-elle encore possible dans la France du XXIe siècle ? Non, regrette l’historien Stéphane Ratti. »
– La mort du débat en France (frontpopulaire.fr)
Démographie Responsable nous raconte ses difficultés… désormais au nombre de trois.
Résumons. Si les militants de cette assoce ne parviennent pas à se faire entendre aussi bien qu’ils le souhaiteraient, ce n’est pas de leur faute ! Mais de celle des autres, bien sûr.
Les fautifs, les injustes, les vilains etc. ce sont ceux qui ne les trouvent pas intéressants, et/ou meRdiatiquement rentables. Et qui du coup refusent de discuter avec eux, et/ou de leur tendre le micro. Bref, ceux qui refusent de se laisser con vaincre. Et maintenant, en plus, ceux qui mélangent tout et ne comprennent rien. Décidément c’est dur de se sentir incompris.
Et rejeté je vous dis pas. Même que c’est invivable, ingérable et tout et tout.