La surpopulation de Gaza est un fait avéré, mais dans un contexte où l’aide alimentaire internationale est aussi une réalité, la famine ne devrait pas exister dans ce pays soutenu par la communauté internationale. La méchanceté humaine peut fortement amplifier les dégâts du nombre. Israël pratique un génocide dans ce territoire qui s’accompagne de morts civiles en grand nombre, de destruction des infrastructures, de déplacements forcés de la population et de la famine.
La démographie à Gaza
Quelque 2,3 millions de Palestiniens vivaient dans l’étroite bande de Gaza complètement encerclées par la mer, l’Égypte et Israël. Sur une longueur de 41 km de longueur et 6 à 12 km de largeur, soit une superficie de 360 km² seulement, s’entassent 2,3 millions de Gazaouis dans ce qui est devenu une énorme poche de pauvreté et de béton. Il y a donc une densité de 6400 habitants au km². Pour être plus imagé, cela fait 64 personnes qui ne disposent que d’un seul hectare, soit un carré de 100 mètres de côté pour satisfaire absolument tous leurs besoins. Rappelons que les Palestiniens de Gaza sont séparés artificiellement de leur territoire de Cisjordanie, soit 6 000 km² au total. Rappelons qu’ils ont été chassés d’un pays qui occupait une superficie de 27 000 km² au total. Ce petit territoire est sous blocus israélien depuis 1967, et comme l’enfermement ne suffisait pas, l’armée de Benyamin Netanyahou a occupé et saccagé le territoire, y compris en détruisant l’agriculture vivrière.
La famine à Gaza
source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/08/22/qu-est-ce-que-l-etat-de-famine-et-pourquoi-a-t-il-ete-declare-dans-le-gouvernorat-de-la-ville-de-gaza_6633528_3244.html
L’ONU a officiellement déclaré le 22 août 2025 la famine dans le gouvernorat de la ville de Gaza, où 500 000 personnes « sont confrontées à des conditions catastrophiques caractérisées par la famine, le dénuement et la mort ». L’IPC a été créé en 2004, lors de la famine en Somalie. C’est un outil technique de référence indépendant. L’organisme ne déclare pas lui-même la famine mais fournit plutôt l’analyse qui permet aux gouvernements et aux organisations internationales comme l’ONU de publier des déclarations officielles. Voici les critères du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) pour déclarer un état de famine :
– au moins 20 % des foyers sont confrontés à un manque extrême de nourriture ;
– au moins 30 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë ;
– au moins deux personnes sur 10 000 meurent de faim chaque jour.
L’IPC affirme qu’une fois la famine déclarée, il est presque déjà trop tard, mais « cette famine étant entièrement causée par l’homme, elle peut être stoppée et inversée ». « La famine est une course contre la montre, écrit l’organisme. Un cessez-le-feu immédiat et la fin du conflit sont essentiels pour permettre une intervention humanitaire à grande échelle et sans entrave afin de sauver des vies. »
Mais le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a nié l’existence de la faim dans l’enclave !
L’analyse des Nations Unies sur la question palestinienne
Les déclarations des rapporteurs spéciaux successifs des Nations unies pour les territoires palestiniens
– Le juriste sud-africain John Dugard compare la discrimination dont sont victimes les Palestiniens de la part des autorités d’occupation à l’apartheid institué dans son propre pays jusqu’en 1994.
– Le juriste canadien Michael Lynk : la colonisation israélienne en Cisjordanie est un « crime de guerre » et un tel « système à deux niveaux », avec citoyenneté pour les colons israéliens et régime militaire pour les habitants palestiniens, relève de « l’apartheid ».
– La juriste italienne Francesca Albanese : « les victimes du 7 octobre n’ont pas été tuées du fait de leur judaïsme, mais en réponse à l’oppression d’Israël ». Deux mois plus tard, elle publie un rapport sur « l’anatomie d’un génocide à Gaza », banalisant depuis lors le terme de « génocide »
Francesca Albanese est accusée par Washington de mener rien de moins qu’une « campagne de guerre politique et économique contre les Etats-Unis et Israël ». Le chef d’Etat américain a ordonné à son ministre des affaires étrangères de prendre des sanctions inédites à l’encontre. Le secrétariat général des Nations unies rappelle un principe de base du droit international : « Le recours à des sanctions unilatérales contre des rapporteurs spéciaux, ou tout autre expert ou fonctionnaire de l’ONU, est inacceptable ».

Trois réponses israéliennes à l’accusation de famine. La première dénonce un rapport « faux et biaisé » selon le coordinateur général des activités dans les territoires (Cogat.) Son patron est cité dans la plainte pour génocide déposée contre Israël pour avoir déclaré aux habitants de Gaza, après le 7-Octobre : « Vous vouliez l’enfer, vous allez avoir l’enfer. »
Le deuxième niveau de réponse met en avant une « campagne de la faim » qui serait « orchestrée » par le Hamas.
Le troisième niveau de réponse est porté personnellement par Benyamin Nétanyahou qui choisit d’inscrire les accusations contre sa politique dans la longue histoire de l’antisémitisme. Il évoque un Etat et une religion victimes de préjugés antisémites. « Au Moyen Age, chaque massacre dont les juifs ont été victimes était précédé d’une campagne de diffamation et de mensonges…
Merci Biophère, et merci Francesca Albanese .
Le juriste sud-africain John Dugard compare ça avec l’apartheid… le juriste canadien Michael Lynk parle lui-aussi d’apartheid, et de crime de guerre… et enfin la juriste italienne Francesca Albanese parle de… génocide. Ce qui lui vaut les foudres de certains.
– « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » (Albert Camus)
J’ai toujours dit qu’il fallait appeler un chat, un chat ! Et qu’il fallait faire très attention à ceux qui veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes, etc. etc.
Le mot «génocide» a une définition bien précise, et il n’a pas été inventé pour rien. Mais pour répondre à un besoin. Celui de mettre un nom sur une chose, qui justement n’en avait pas.
– « Nous sommes en présence d’un crime sans nom. » (Winston Churchill en 1943)
Ceux qui ne connaissent pas l’histoire n’ont qu’à l’apprendre.
– Raphael Lemkin et le concept de génocide (shs.cairn.info)
Bref, ce qui se passe à Gaza est sans conteste un génocide.
« les victimes du 7 octobre n’ont pas été tuées du fait de leur judaïsme, mais en réponse à l’oppression d’Israël ».
Les israeliens sont bel et bien sur la terre de leurs ancêtres hébreux : pour les palos j’ ai le plus sérieux doute (nomades bédouins) .
Dés lors , que les juifs répondent férocement aux tueries du 07/10/2023 est tout à fait normal sachant l’ inhumanité des tueurs du Hamas , que l’ on appelle cela génocide ou non
On prononcera à l’ égard des palos , ces population qui sèment le chaos même dans d’ autres pays arabes (Liban(Sabra / Chatila ou Jordanie (septembre noir) le célèbre VAE VICTIS 💀
Le Professeur Miloch ferait bien de consulter le Professeur Foldingue.
Et le plus vite possible !