La filière (bio)Gaz naturel véhicule, beurk

tribune du MONDE: « Nous, élus de toutes sensibilités politiques, appelons de nos vœux des motorisations à faibles émissions utilisant un « mix » énergétique : énergie électrique, (bio)gaz et hydrogène ; la fin des véhicules essence et diesel ne saurait se traduire par le remplacement d’un monopole énergétique par un autre. La réglementation européenne, en mesurant uniquement les émissions de CO2 en sortie de pot d’échappement, pénalise le (bio)Gaz naturel véhicule (GNV). Il s’agit pourtant d’une énergie renouvelable, produite localement à partir des boues d’épuration, de la méthanisation des déchets alimentaires et des effluents d’élevage. En se basant sur une analyse du cycle de vie, les performances environnementales de véhicules bio GNV sont supérieures à toute autre solution… »

Cosigné par un présidentiable écolo Eric Piolle, ce pensum pue le lobbying pour la filière gaz naturel. Les commentateurs sur le monde.fr se déchaînent :

Wiss : « un collectif de membres d’associations et d’organisations environnementales » Sic.. Je n’en ai pas trouvé dans les signataires. Justes de élus EELV et des promoteurs du « bio » gaz. Methanisateurs, constructeurs, etc…

Eirikr : Que même les écologistes se concentrent sur le changement de technologie sans même évoquer dans cette tribune la nécessité de changer de mode de déplacement … Misère ! …

YW : Ce n’est visiblement pas cette écologie là, en ne posant même pas le problème de l’impact carbone du modèle de la voiture individuelle, qui proposera une transition suffisamment rapide, courageuse et intelligente pour être efficace.

Rakaye : A partir du moment où la production d’énergie est plus longue que la vitesse de consommation de celle–ci on a perdu : 15 jours pour brûler un arbre et 15 ans pour qu’il pousse ce qui nous un peu moins de 15 ans d’accumulation de CO2 sans compter les taux de micro particules record.

Katouchka : En fait il faut se rendre compte qu’on va changer de mode de vie de gré ou de force. Fini les virées décidées au dernier moment, les voyages trop court et trop loin, Il va falloir ré apprendre à voyager lentement, il va falloir prendre le train, le vélo, la marche… Courage à vous tous !

Michel SOURROUILLE : Nous devrions savoir qu’il n’y a pas des « bio »-carburants, mais plutôt des agrocarburants issus d’activités industrielles, donc plutôt des nécro-carburants en concurrence avec la production alimentaire. En penser nous faire encore rouler dans des voitures individuelle (1,2 milliards de véhicules en circulation sur la planète) avec seulement des résidus de l’activité alimentaire, c’est à manger son chapeau ou à mourir de rire. Nous ne pouvons faire face à la crise de l’énergie que si notre consommation dans tous les domaines, la mobilité n’étant qu’une de nos activités préférées (hors embouteillage), arrive tendanciellement à correspondre aux énergies renouvelables. Il faut donc nous préparer à nous passer de pétrole, d’uranium, de charbon et bien sûr de «(bio)gaz… Manger ou conduire, il faudra savoir choisir…

Isidorv : Je préconise le gazogène pour faire Paris-Marseille. Évidemment, il faut se préparer longtemps à l’avance : collecter les déjections canines, réduire la potion du chat, prévoir des étapes sur le parcours, surtout si le vent faibli et par temps couverts. Le char à bœuf me semble une bonne alternative. Surtout penser à collecter le crottin.

Doudoudodudor : C’est sûr. On a oublié que le gazogène a pu permettre la mobilité des Français pendant l’occupation. Ce n’est pas seulement un combustible d’un passé, rappelant une période trouble. Il a aussi un avenir.

Ana : Vive la voiture à pédales

Notre synthèse sur ce blog biosphere :

Enfin la vérité sur les « biocarburants » !

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1 réflexion sur “La filière (bio)Gaz naturel véhicule, beurk”

  1. En France on n’a pas de pétrole mais on a des idées. La Bagnole a encore de beaux jours devant elle. Et le moteur thermique aussi. Colza, maïs, betteraves, topinambours, algues, déchets verts, déchets alimentaires, crottes de chats et j’en passe, tout ça c’est bon pour la carburation. Et pour la planète et en même temps.

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