L’histoire enseigne que les guerres peuvent aboutir à l’inverse de leurs objectifs, mais les agresseurs ne retiennent pas la leçon.
Hegel (1770-1831) : « L’expérience et l’histoire nous enseignent que peuples et gouvernements n’ont jamais rien appris de l’histoire. Dans le tumulte des événements du monde, une maxime générale est d’aussi peu de secours que le souvenir des situations analogues qui ont pu se produire dans le passé, car un pâle souvenir est sans force dans la tempête qui souffle sur le présent. »
Philippe Bernard : A quoi servent les leçons de l’histoire ? Vladimir Poutine n’a rien retenu de la guerre soviétique perdue en Afghanistan. Donald Trump a oublié les leçons du Vietnam, de la Somalie, de l’Irak et de l’Afghanistan. La formule vaut aussi pour Benyamin Nétanyahou, le pays devient un Etat paria alors qu’il a été fondé pour servir de refuge.
Pour ces gens-là, la guerre est un moyen de se maintenir au pouvoir, d’échapper à la justice ou d’étaler leur puissance sans la moindre attention à ce qu’elle engendre : des ravages humains incalculables, des ennemis héréditaires et, souvent, pour ceux qui en prennent l’initiative, un affaiblissement alimenté par la perte de crédit, voire la hargne suscitée dans une partie du monde, sans parler de la simple défaite militaire.
L’histoire enseigne que les guerres aboutissent le plus souvent à l’inverse des objectifs recherchés et des intérêts défendus par les agresseurs. Mais rares sont ceux qui retiennent cette leçon. Ainsi sont répétés tragiquement les erreurs et les crimes du passé.
Le point de vue des écologistes pacifistes
– Poutine, Trump, Nétanyahou… et Macron ! Ce président en fin de course croit que la construction d’un porte-avion nucléaire, d’un sous-marin nucléaire et la dissuasion nucléaire « avancée » sont des signes de puissance alors que n’est que la velléité de préparer une guerre dont personne ne sort vainqueur.
– Tous ces autocrates sont arrivés au pouvoir par les urnes. La source du problème est la subversion des opinions par la manipulation des élections, un pluralisme dévoyé par une propagande nourries aux nouvelles technologies.
– Ces hommes fort ne sont que les symptômes de l’incapacité de nos sociétés à adapter rapidement ses règles de vivre ensemble aux nouvelles technologies. Toute nouvelle technologie est préemptée par les extrémistes pour tromper les électeurs. Ainsi la radio qui a fait la propagande d’Hitler.
– Ce qui frappe, c’est la facilité avec laquelle certains mécanismes se répandent : la fabrication de l’ennemi, la peur entretenue, l’effet de meute… Le complexe militaro-industriel prend le pouvoir, tous les ingrédients sont réunis pour partir au combat.
– Selon les archéologues, homo sapiens sapiens est sur Terre depuis 300 000 ans. Aucun progrès n’a été fait pour mettre fin à la guerre. : 60 millions de morts pendant la seconde guerre mondiale. Avec les moyens actuels, les stratèges nous promettent 3 milliards de morts en 3 semaines (sans NBC) en cas de 3ème guerre mondiale. Le cerveau de l’homme d’aujourd’hui est le même qu’il y 300 000 ans, mais pas les moyens de tuer. Tristesse des pacifistes.
Clausewitz : « Dès que vous avez créé la guerre, elle devient un sujet et non pas un objet: elle a sa vie propre qui vous conduit, pour de nombreuses raisons, là où vous n’aviez pas prévu d’aller. Toute guerre est marquée par une dérive de ses buts et, le plus souvent, une escalade des moyens. »
– Winston Churchill : « Ne croyez jamais, jamais, jamais qu’une guerre sera douce et facile ou que quiconque s’embarque dans cet étrange voyage peut prévoir les marées et les ouragans qu’il devra affronter. L’homme d’Etat qui cède à la fièvre guerrière doit savoir qu’une fois le signal donné, il n’est plus le maître de la politique mais l’esclave d’événements imprévisibles et incontrôlables ».. Réalisme trop peu enseigné dans les bacs à sable trumpiens…
– C’est la tragédie de l’humanité qui est énoncé dans le mythe d’Adam et et Ève : au lieu de vivre harmonieusement de l’abondance des fruits de la terre dans le partage, l’humanité n’a eu de cesse de développer son instinct de prédation qui la conduit vers son propre anéantissement. Quel gâchis. Peut-on espérer un nouveau Noé pour la sauver ?
– L’usage de la force est un aveu de faiblesse.
– Si tu veux la paix, prépare la paix… et donne toutes tes forces à l’ONU, seul garant d’une paix durable.
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Accès à l’énergie et guerres du pétrole
extraits : Donald Trump revendique haut et fort le sale petit secret au cœur de la géostratégie américaine depuis un demi-siècle : il n’y a pas de puissance sans contrôle de l’accès à l’énergie. Ce secret de Polichinelle, l’Europe doit le regarder à nouveau bien en face. Les sources d’hydrocarbures de la mer du Nord ont commencé à se tarir il y a un quart de siècle. Pour échapper à la tenaille des deux « superpuissances » énergétiques que sont la Russie et les Etats-Unis, l’UE doit miser avec lucidité sur ses faibles sources domestiques d’énergie, renouvelables et nucléaire.
La guerre tue les hommes… et la nature aussi
extraits : On sait depuis longtemps que tuer la nature, c’est oblitérer l’avenir. Au VIIe siècle avant notre ère, dans la même région, les rois assyriens se vantaient de l’arrachage des arbres fruitiers, de l’incendie des champs et de la stérilisation de la terre des peuples vaincus. Vingt-huit siècles plus tard, pas grand-chose n’a changé. La dimension écocidaire des conflits armés semble être de plus en plus assumée…..
Patriotisme et Nationalisme va-t-en-guerre
extraits : La différence entre nationalisme et patriotisme est devenue imperceptible en situation de crise. Dans les deux cas, ils s’agit de se préparer à la guerre. Ce n’est pas le sens habituel. La différence principale entre nationalisme et patriotisme réside dans leur orientation. Le patriotisme est normalement un attachement positif à la patrie, le plus souvent lié à des valeurs démocratiques. Le nationalisme a tendance à être xénophobe. Le patriotisme fait de l’inclusion, le nationalisme incite à l’exclusion. Les nationalistes ont dérobé le mot patriotisme pour en faire un mouvement uniformisant et violent, rejetant la différence, se repliant sur un territoire donné. Il faudrait arracher le patriotisme du nationalisme….

Les guerres sont économiquement irrationnelles : elles détruisent capital matériel et humain, désorganisent les échanges mondiaux et orientent la production vers l’armement au détriment des autres biens.
Pourtant, le risque de nouveaux conflits est élevé. Il tient à la nostalgie impériale de certains Etats, aux fractures idéologiques et religieuses, à la compétition pour les ressources stratégiques, à la volonté des Etats-Unis de dominer le marché des énergies fossiles, à l’irréversibilité de l’économie de guerre et à l’affaiblissement des institutions internationales. Le désir de domination à l’origine des conflits reste irrationnel, mais il n’en est pas moins puissant.
La guerre, c’est moche et ça ne sert à rien. Mais, dit-ON, il faut bien se défendre.
Et l’ON ne sait jamais qui a tiré le premier coup de feu.
Tiens, au fait, c’est qui l’affreux qui a violé ce si bel Accord de Paix, historique là encore… signé dernièrement en grandes pompes au Château de Versailles ?
Mais quelle erreur !!! Décidément t’as rien compris, cette question n’a aucun sens !! D’abord c’est pas parce qu’ON signe un joli papelard sur le coin d’une jolie table qu’ON va mieux s’aimer. Et puis de toute façon c’est comme ça t’arrange.
Dans ce cas tout dépend si t’aimes le canard, ou pas. La chasse au canard quoi.
Et si t’as toujours pas compris, pense aux loup de la fable. Celui qui ne peut qu’avoir toujours raison. Parce qu’il aime l’agneau.
Je hais violemment l’héroïsme sur ordre, la violence gratuite et le nationalisme débile. La guerre est la chose la plus méprisable. Je préfèrerais me laisser assassiner que de participer à cette ignominie. Et pourtant je crois profondément en l’humanité. Je sais que ce cancer aurait dû depuis longtemps être guéri. Mais le bon sens des hommes est systématiquement corrompu.
Et les coupables se nomment ; école, presse, monde des affaires, monde politique.
Si la guerre est une chose horrible, le patriotisme ne serait-il pas l’idée-mère qui l’entretient ?
Un peu oui.