Exceptionnellement il ne sera pas question directement d’écologie dans ce post. Mais le conflit entre Juifs et Musulmans devait nous montrer qu’un mort est toujours un mort, quelles que soient les circonstances de ce décès et la religion du défunt. Il faut toujours aller au-delà de l’émotionnel et du parti pris pour pouvoir approfondir une réflexion quel que soit le domaine d’étude. Le conflit israélo-palestinien nous apparaîtra alors pour ce qu’il est, le témoignage de l’impasse historique où nous a mené un passé ethnicisé.
Sur ce blog, nous pensons que tout nationalisme est une cause de guerre et doit être dénoncé comme tel. Car la guerre empêche toute vie paisible sur cette petite planète qui n’a déjà pas besoin de ça pour être déjà déséquilibrée par l’activisme humain.
Quelques faits historiques
– Le sionisme vise à la formation d’un foyer national juif, qui correspondrait à peu près à Canaan, à la Terre sainte, une région pourtant déjà occupée par les Palestiniens. Face à l’antisémitisme, ce mouvement gagne en popularité. C’est un nationalisme sans territoire qui apparaît au XIXe siècle et trouver une concrétisation politique avec la déclaration Balfour en 1917 puis l’établissement de la Palestine mandataire à l’issue de la Première Guerre mondiale en 1920, ce qui permet l’accroissement de l’immigration juive sur le territoire. Le terme « sionisme » fait référence au « retour à Sion », Sion étant un synonyme utilisé pour Jérusalem, et par extension « la terre d’Israël ».
– La commission universitaire anglo-américaine King-Crane avait en 1919 remarqué deux choses : le projet européen sioniste ne pouvait se concrétiser que par la violence (à commencer par la violence de l’occupation militaire britannique) et les sionistes étaient convaincus de leur légitimité : un territoire qui leur serait donné par Dieu. Mais le seul fait de ne pouvoir se concrétiser ce projet que par la violence prouvait l’illégitimité de ce projet. En conséquence la commission concluait qu’il fallait remettre en cause le projet européen sioniste. Elle avait compris que le projet israélien ne pourrait jamais être légitime. Le rapport de cette commission a été immédiatement enterré.
– L’idée qu’il serait possible de créer ex nihilo un État où des Juifs seraient majoritaires ne pouvait se concrétiser qu’avec l’aval des Grandes Puissances. En 1947, l’ONU propose un plan de partage de la Palestine entre un État juif et un État arabe tandis que Jérusalem serait un corpus separatum sous administration internationale. L’État d’Israël est proclamé le 14 mai 1948. Israël ne comptait alors que 630 000 Juifs pour 1 340 000 Arabes. Les deux populations indigènes de la Palestine historique (une majorité arabe et une minorité juive) avaient vécu dans une paix relative pendant des siècles avant la Nakba, la catastrophe de la création de l’État d’Israël.
Proposition de loi de la députée macroniste Caroline Yadan
On fait dans son exposé des motifs, un lien direct entre antisionisme et antisémitisme : « Cette haine de l’Etat d’Israël est consubstantielle à la haine des juifs », peut-on y lire. Et d’ajouter : « L’appel à la destruction de cet Etat, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble », omettant les quelque 2 millions de Palestiniens d’Israël et avalisant la définition d’Israël par une loi israélienne contestée de 2018 comme « l’Etat nation du peuple juif ».
Dans sa première rédaction, la proposition de loi créait un nouveau délit de presse − relevant de la loi de 1881 sur la liberté d’expression − dans « le fait de provoquer directement ou indirectement à la destruction ou à la négation d’un Etat, ou de faire publiquement l’apologie de sa destruction ou de sa négation ». Une formulation jugée trop vague par le Conseil d’État, d’où la nouvelle formulation : délit d’avoir « appelé publiquement, en méconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et des buts et principes de la Charte des Nations unies, à la destruction d’un Etat reconnu par la République française ».
Selon Caroline Yadan, ce texte doit permettre d’empêcher de présenter « impunément » le Hamas comme « un mouvement de résistance ».
Une pétition a dépassé le seuil des 500 000 signatures sur le site de l’Assemblée nationale le 7 avril 2026. Celle-ci s’oppose à la proposition de loi (PPL) « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme ».
L’examen de la PPL dans l’hémicycle est prévu pour les 16 et 17 avril…

Notre plus vieil article sur la question du sionisme (29.10.2005) Le territoire de qui ?
Ariel Sharon a bouté les colons hors de Gaza pour soi-disant faire en sorte que les Palestiniens respectent les principes de bonne gouvernance et s’attaquent sérieusement au terrorisme. Mais dans un avion qui l’amenait à New York, Ariel Sharon réaffirmait son intention de poursuivre la colonisation de la Cisjordanie. Il a ainsi une interprétation très libre de la « feuille de route », ce plan international de paix qui prévoit la création de l’Etat palestinien. Notons d’ailleurs que le 29 novembre 1947, l’assemblée générale des Nations-Unies recommandait déjà l’établissement d’un Etat juif, mais aussi d’un Etat arabe. Le plan ne vit jamais le jour puisque le 14 mai 1948, Israël déterminait son autonomie de façon unilatérale. (à suivre)
(suite et fin) Pourtant les juifs ne sont pas chez eux en Palestine, en 1880 il n’y avait là que 20 000 juifs installés de longue date. Depuis les immigrations successives ont changé la donne, et la colonisation de la Cisjordanie demeure dans la continuité du sionisme.
Pour la Biosphère, cela n’entraîne que déséquilibre entre deux communautés qui l’une et l’autre ne sont même pas en adéquation avec les capacités de charge de leur biotope. Dans ces conditions, le conflit israélo-palestinien ne peut que perdurer, les actes terroristes s’accumuler et les contre-offensives militaires dévaster encore plus les territoires. Les humains ne réfléchissant pratiquement jamais au delà de leur propre ethnie alors que l’essentiel se trouve dans l’équilibre des écosystèmes !
La pétition contre la loi Yadan ne sera pas débattue à l’Assemblée nationale, malgré plus de 700 000 signatures ???
La commission des lois a voté le 15 avril 2026 pour son classement sans suite, estimant qu’un débat sur le sujet se télescoperait avec l’examen du texte sur l’antisémitisme prévu à partir du jeudi 16 avril !!!
Ainsi va la démocratie représentative…
Les députés macronistes ont annoncé, jeudi 16 avril, retirer finalement la proposition de loi Yadan de l’ordre du jour à l’Assemblée nationale.
Le retrait de cette PPL, qui avait suscité beaucoup de controverses, a été décidé pour « contourner l’obstruction » des députés de La France insoumise.
Un projet de loi pour lutter contre l’antisémitisme, porté par le gouvernement, sera présenté fin juin.
Ainsi va la démocratie représentative…
( Antisémitisme : la proposition de loi Yadan retirée, un projet de loi présenté fin juin )
La proposition de loi défendue par la députée macroniste des Français de l’étranger Caroline Yadan, dont la circonscription comprend Israël, Jérusalem et les territoires palestiniens occupés depuis 1967. C’est donc une servante de Netanyahou. Charger les juges de réprimer les incitations à la haine est légitime, leur demander de régler les différends politiques du moment ne l’est pas.
L’arsenal législatif français était déjà loin d’être démuni pour s’attaquer avec la fermeté nécessaire à l’apologie du terrorisme et aux provocations à la discrimination, à la haine ou à la violence contre des personnes en raison de leur origine ou de leur religion.
Le fascisme est une variante du nationalisme, un nationalisme pourvu d’une ambition totalitaire. Le conflit est lié au nationalisme en 1914, au fascisme en 1939.
Le nationalisme prétend toujours, initialement, parler au nom du peuple et au nom de l’intérêt national débarrassé des basses considérations politiciennes, au-delà de la droite et de la gauche. Mais quand il se déploie sur le plan politique, il a toujours besoin des conservateurs pour arriver puis se maintenir au pouvoir. C’est une loi historique et politique qui ne souffre pas d’exception.
Nous vivons un temps fort des nationalismes alors que l’avènement de tels régimes passe par la falsification de l’histoire. Le sionisme en est un exemple frappant…
Concernant les origines de la guerre Israël-Iran-Etats-Unis encore en cours :
Vanunu et la question des armes nucléaires au coeur des problèmes du Moyen-Orient (Mordechai Vanunu a apporté publiquement la preuve qu’Israël avait l’arme atomique. Pour ce forfait, il a purgé 18 ans de prison)
Appel aux Européens : Empêchons la guerre contre l’Iran (Avec Michel Rocard et Yehuda Ataï, 2007)
– « Des avocats, des universitaires et un collectif juif antisioniste indiquent leur opposition à cette proposition de loi, l’Union juive française pour la paix qualifiant le texte de « machine à censure et accélérateur d’antisémitisme »[32].
De son côté, la Ligue des droits de l’homme juge la proposition de loi « dangereuse »[21] et lance une plateforme permettant de contacter les parlementaires pour les inciter à voter contre[33].
Le positionnement politique de Caroline Yadan, et notamment sa proximité avec le régime israélien, dans son orientation la plus belliqueuse, et son opposition à la reconnaissance de l’État palestinien, clive une partie de l’opinion, et participe à la contestation de la proposition de loi[34]. » (Wikipédia : Loi Yadan)
Il faut que les juifs qui ont colonisé la Palestine s’en aillent pour laisser le pays à leurs autochtones. Comme les Français ont quitté l’Algérie qu’ils avaient colonisé après avoir massacré bien des Algériens. L’autonomie des peuples et le respect de leurs territoire d’appartenance est mis en péril par une longue succession de guerres de conquête inutile. Gaza, Cisjordanie, Ukraine, Iran… les humains préfèrent se battre plutôt que réfléchir et s’aimer.
Et qu’ils s’en aillent où ? Si c’est pour mener la même politique ailleurs… alors l’idéal serait qu’ils aillent sur Mars. Mais bon… Non, l’idéal serait plutôt que tout le monde se mette (enfin) à réfléchir, au lieu de se battre. Quant à s’aimer, ON peut toujours rêver.
Déjà arrêtons de croire que les hommes (humains) sont con damnés à se faire la guerre.
Ne con fondons pas juif et sioniste, ni israélien et sioniste, tous ne le sont pas. Et tant mieux qu’il existe des juifs antisionistes, c’est la preuve que la réflexion bouge encore. D’autre part beaucoup d’israéliens, et de juifs, sont nés là. ON dira alors qu’ils sont «chez eux».
L’idéal serait donc une cohabitation pacifique, comme il en existe par-ci, par-là :
– Cohabitation pacifique : Treichville, ces communautés étrangères de la Cedeao, symbole du vivre- ensemble (credochristi.com)
– Nord-Kivu : à Oicha, un exemple de cohabitation pacifique entre Pygmées et Bantous (emergence-groupe.com)