L’élection des députés ne fait pas la démocratie, exemple de la Russie. Orchestrées et contrôlées par le Kremlin, les élections législatives (du 18 au 20 septembre 2026) sont gagnées d’avance par Russie unie, le parti du président Vladimir Poutine. Si les législatives de ce week-end étaient des élections non manipulées, Russie unie encaisserait une défaite.
Voici quelques exemples de méthodes dictatoriales et les possibilités (réduites) de résistance.
Manipulations
– exclusion des législatives de Iabloko, le seul parti antiguerre
– exclusion de candidats indépendants aux législatives pour “exhibition de symboles extrémistes” sur leurs réseaux sociaux »
– pluralité fictive en orchestrant de nombreux vrais-faux partis d’opposition : le Parti communiste, le Parti libéral-démocrate (ultranationaliste), le parti patriotique Rodina…
– le scrutin se tient sur trois jours, donc deux nuits pour des bourrages d’urnes
– Il est de facto interdit de manifester.
– Critiquer les agissements de l’armée russe en Ukraine, c’est être classé « diffusion de fausses informations »
Résistance
– voter uniquement sur place et non par vote électronique, autre habituelle source de fraudes.
– aller au bureau de vote uniquement le dimanche à midi pour créer une impression de rassemblement.
– s’opposer au Kremlin, c’est distribuer des tracts de Iabloko
– rien n’empêche de se retrouver pour les audiences judiciaires des opposants arrêtés !
Soulignons que les résultats de ce scrutin n’ont toujours pas été proclamés alors qu’il commence demain… Étonnant !
En savoir plus grâce à notre blog biosphere
Planète de fous dont Poutine est l’archétype (03/2022)
extraits : Vladimir Poutine est une personnalité narcissique, intolérante aux critiques. Il fonctionne en permanence avec des rapports de force. Il peut prendre des décisions sans se soucier de leurs conséquences. C’est aussi un psychopathe caractérisée par un ego surdimensionné, une froideur affective, un besoin d’action et une absence de peur qui lui fait souvent prendre des risques démesurés. Ce type de personnage est prêt à tout pour arriver à ses fins. Il cultive un manque d’empathie et porte atteinte aux droits d’autrui sans ressentir la moindre culpabilité. Tout se passe comme s’il n’y avait aucune conscience morale. C’est également un menteur pathologique. Dans le cas de l’Ukraine, il répète des énormités sans aucun respect de la réalité historique. La vérité, c’est le monde tel qu’il se le fabrique. C’est en fin de compte une personne immature, ayant un esprit binaire, incapable de comprendre les idées complexes. C’est fou sa ressemblance avec Donald Trump !…
Pour Poutine, peu importe le nombre de morts
extraits : Un dictateur est forcément sanguinaire. Il devient omnipotent suite à une longue série de cadavres, il se maintient au pouvoir de la même façon. Il n’hésite pas, ses mensonges deviennent la vérité, par définition il a toujours raison. Dans son monologue devant un public choisi par lui le 19 décembre 2025, le chef du Kremlin a reporté sur Kiev la responsabilité de la guerre en Ukraine, une invasion déclenchée par lui-même en février 2022. Contre toute évidence, Poutine assène sans risquer d’être contredit : « Nous ne nous considérons pas responsables de la mort des gens, parce que nous n’avons pas commencé cette guerre »….
La mort de Poutine est maintenant programmée
extraits : Il est donc essentiel de savoir qu’un pouvoir qui a éliminé tout contre-pouvoir nous mène au désastre par son ignorance. Sa seule force repose sur la soumission volontaire de son entourage. Comme tout dictateur, Vladimir POUTINE est complètement enfermé dans sa bulle. Le résultat, c’est la version slave de ce proverbe africain : « Le pays était au bord du gouffre, je lui ai fait faire un grand pas en avant ». Mais quand tout s’effrite autour de lui, le fragile édifice de ses mensonges commence à se fissurer. Le peuple et ses élites ouvrent les yeux, alors la fin du dictateur est proche. Tout dictateur n’a de succès que tant qu’il fait mourir pour sa gloire… mais quand les gens en ont assez, sa mort est assurée, qu’elle soit physique ou politique. C’est la loi de la dictature d’être temporaire puisque reliée à une seule personne. C’est la supériorité du système démocratique où on cherche déjà le successeur quand l’élu vient d’être à peine nommé…

La Russie de Poutine n’a rien d’une démocratie, tout le monde le sait !
Poutine est un dictateur, un grand malade etc. idem !
N’empêche que sa guer… euh pardon, son opération militaire, spéciale… en Ukraine, qui devait être torchée en quelques semaines, eh ben ça fait maintenant plus de quatre ans que ça dure. Et je ne sais plus combien de morts…
Résultat des courses, malgré son immense entreprise de désinformation, sa côte de popularité en Russie n’a jamais été aussi basse. Mais comme le type est un grand malade, il n’en a rien à foutre. Et puis ce n’est pas cette énième farce électorale qui va lui poser problème. Bref, rien de nouveau sous le soleil du Kremlin.