La population mondiale au 1er janvier 2021

Selon nos sources, la Terre héberge désormais 7,8 milliards d’habitants, le seuil des 8 milliards sera donc probablement franchi au cours des premiers mois de 2023. La population mondiale au 1er janvier : 2010 (6,838 milliards), 2015 (7,260 milliards), 2020 (7,703 milliards). La progression est de presque 100 millions de personnes de plus chaque année.

Selon l’IHME (Institute for Health Metrics Evaluation), la population mondiale  culminerait à 9,7 milliards en 2064 puis, entamerait sa décroissance pour tomber à 8,8 milliards en 2100. A l’inverse, les projections de l’ONU, tablent sur un maintien de la progression jusqu’à la fin du siècle où nos effectifs plafonneraient à 10,9 milliards. L’écart – 2,1 milliards en 2100 – est donc important. Il s’appuie notamment sur des anticipations très différentes concernant l’évolution de la fécondité et en particulier de la fécondité africaine. En effet c’est en Afrique que se situe aujourd’hui le plus grand potentiel de croissance démographique avec un indice de fécondité de 4,4 enfants par femme (contre 2,4 pour l’ensemble de la planète). Bien que l’IHME soit seul à retenir une projection basse, elles ont été largement relayées par tous les courants de pensée qui nient la nécessité de s’inquiéter de l’évolution de nos effectifs.

Conseil de lecture : « Arrêtons de faire des gosses (comment la surpopulation nous mène à notre ruine) » de Michel Sourrouille aux éditions Kiwi (collection lanceurs d’alerte)

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9 réflexions sur “La population mondiale au 1er janvier 2021”

  1. Biosphère a raison, la croissance de nos effectifs suit une courbe exponentielle qui, par définition, n’est pas durable.
    Rappelons à tous ceux qu’inquiète cette évolution qu’ils peuvent rejoindre l’association Démographie Responsable qui, justement, se propose de faire prendre conscience de ce problème encore largement passé sous silence.
    N’hésitez pas (voir le lien ci-dessous).
    https://www.demographie-responsable.org/nous-rejoindre.html
    Didier Barthès
    Porte-parole de l’association Démographie Responsable

  2. La croissance de la population suit une courbe exponentielle, vertigineuses. Le rythme actuel de 1 % au niveau mondial semble peu de choses, mais cela veut dire un doublement de la population en 70 ans. Soit 8 milliards en 2023 et plus de 16 milliards en 2100.
    Bien entendu cela est impossible, la planète et nos systèmes socio-économiques vont craquer, ils s’effondrent déjà. Il y aura bientôt encore plus de famines,de guerres et d’épidémies qu’aujourd’hui. C’est ce que prévoyait déjà Malthus en 1798, sa démonstration était irréfutable : l’humanité ne peut devenir plus nombreuse que ce que son milieu de vie autorise.
    Malthus n’a pas été écouté, on n’a pas voulu maîtriser la fécondité humaine, on ne veut pas être responsable.

  3. Réponse à Didier Barthès (1 JANVIER 2021 À 22:32)
    Moquerie ou pas, finalement vous dites la même chose que moi. Oublions donc 2100 et ce sera bien plus raisonnable. Tablons plutôt sur quelque chose de l’ordre de 9,5 ou 10 Mds en 2050. Et demandons-nous ce qu’en l’espace de 29 ans il serait possible de faire, concrètement, pour éviter cela. Franchement, je ne vois pas.
    – « il va de soi que les prévisions sont faites dans le cadre d’une certaine continuité des sociétés… qui n’est plus acquise. »
    Connaissez-vous quelque chose qui soit acquis ? Mais peu importe.
    Cette continuité c’est entre autre la baisse de la fécondité. Votre association travaille dans ce sens, seulement là encore demandez-vous ce qu’en l’espace de 29 ans vous pourriez faire de plus et de mieux, concrètement. Franchement, je ne vois pas.

    1. Cette continuité c’est aussi le réchauffement climatique, le toujours plus d’éoliennes, d’avions de bagnoles etc. Donc, toujours plus d’atteintes à l’environnement. Là aussi, que pouvons-nous faire pour empêcher ça ? Franchement, je ne vois pas.
      Cette «certaine continuité » (dans laquelle sont faites ces prévisions) c’est aussi une certaine stabilité géopolitique. Et sur ce point nous pouvons évidemment dire qu’elle n’est pas acquise ad vitam æternam.
      La première question est alors : Jusqu’à quand, combien de temps ?
      Réponse : Un certain temps. Pour plus de précisions consulter Madame Irma.

    2. Nous pouvons imaginer à quoi ressemblerait ou ressemblera le monde sans cette relative stabilité (Mad Max etc.) Demandons-nous alors ce que nous aurions à gagner à précipiter cette situation. Franchement, je ne vois pas.
      Nous pouvons également imaginer une autre sorte de stabilité (Le Meilleur des mondes, 1984, un Bonheur insoutenable etc.) Là encore, qu’aurions-nous à gagner avec ça ? Franchement, je ne vois pas. Je pense même que c’est le pire qui puisse nous arriver.

      Finalement je pense que nous avons tout intérêt à maintenir et à faire durer autant que possible cette «certaine continuité » actuelle. Pour cela combattons toutes ces idées qui nous mènent à la guerre de tous contre tous, et/ou à la pire des dictatures.

  4. – « L’écart – 2,1 milliards en 2100 – est donc important.»
    2,1 milliards c’est important certes, ça fait bien plus que la population actuelle de la Chine, ou de l’Inde. Seulement ce chiffre ne veut rien dire.
    Les prévisions valent ce qu’elles valent, et plus elles portent loin et moins elles sont fiables. Au delà d’un certain seuil (disons 2050) autant consulter Madame Irma. On peut intégrer tous les paramètres qu’on voudra ça ne changera rien à la validité du résultat. Alors il n’est pas étonnant que les uns trouvent 8,8 milliards et les autres 10,9 milliards, ou autre chose encore. En fait chacun peut dire ce qu’il veut. Ce delta de 2,1 ne veut donc pas dire grand chose, pour ne pas dire rien. On ne peut même pas dire qu’il corresponde à l’incertitude, parce que même ça on reste incapable de l’évaluer. Le plus raisonnable est donc de dire qu’en 2100 la population mondiale sera ce qu’elle sera.

    1. Didier BARTHES

      La population mondiale en 2100 sera ce qu’elle sera… Heu, certes on aurait bien du mal à vous contredire sur ce point, toutefois avouez que cela n’apporte pas beaucoup à la réflexion. Il est bien normal pour prendre des décisions d’essayer d’anticiper ce que pourrait être l’avenir, donc il n’y a nulle raison de moquer ces essais.
      Pour l’échéance 2050 tout le monde est à peu près daccord, nous serons un peu moins de 10 milliards (9,7 milliards selon l’Onu et l’Ined et quasiment pareil selon cette étude de l’IHME), pour 2100 c’est inévitablement plus difficile à anticiper. Il est aussi à craindre que les menaces d’effondrement se concrétisent et là bien entendu on ne peut plus dire grand chose, il va de soi que les prévisions sont faites dans le cadre d’une certaine continuité des sociétés… qui n’est plus acquise.

  5. Certains prétendent souvent que la population va finir par baisser et qu’il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter. Oui, inévitablement elle va finir par se stabiliser puis par baisser. Mais l’enjeu est bien qu’elle baisse du fait de notre volonté et non parce que nous nous serons heurtés aux limites de la Terre, là bien sûr, il sera trop tard, pour nous comme pour la plupart des grands êtres vivants de la planète.

    1. Bonsoir Didier Barthès. Ce n’est pas parce qu’on vous dit qu’elle va finir par baisser (vous l’admettez vous même) qu’on vous dit pour autant qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
      Maintenant, il y a s’inquiéter ET s’inquiéter. Comme pour tout, je pense qu’il y a une juste mesure. Quand un problème nous pourrit la vie, je pense qu’il vaut mieux se faire aider. Nous ne sommes pas encore des machines ou des clones et tant mieux. Certains s’inquiètent pour un rien, d’autres de rien du tout, les uns prennent tout au sérieux, le autres tout à la rigolade etc. Face à un même problème, tout le monde ne réagit donc pas de la même façon. Certains s’arrangent pour ne pas le voir, pour ne pas se gâcher la vie avec ça, d’autres ne peuvent pas le quitter des yeux, quitte à mourir de peur, et d’autres restent calmes, je dirais même élégants.
      – « Le bateau coule ; il nous reste à sombrer avec élégance » (Michel Onfray)

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