– Chacun ne pense qu’à ses droits (dont le droit à l’enfant) et jamais à ses devoirs.
– Le fait pour un couple de ne pas pouvoir avoir d’enfant n’est pas une maladie.
– Pourquoi la Société devrait-elle prendre en charge tous les problèmes personnels ? Répondre à toutes les attentes ?
– La société est devenu le festival des pleurnicheries, l’échec des PMA qui rabat le caquet n’est qu’un exemple.
– Le deuil de leur PMA serait plus facile si chacune de leurs tentatives n’était pas intégralement financée par la sécurité sociale.
– 100% des gagnants ont tenté leur chance gratuitement.
– Nous vivons dans une société où nous n’acceptons pas la vie telle qu’elle est, souvent tragique.
– Ça fait depuis la nuit des temps qu’il y a des gens qui ont des enfants et d’autres qui ne peuvent pas – et c’est comme ça c’est la nature…
– Quand la nature ne permet pas la fertilité, c’est malheureux pour des couples mais cela n’en fait pas des victimes.
– Il est plus sage de compter sur les possibilités que la nature nous a données plutôt que de s’en remettre aux progrès de la médecine.
– L’infertilité est un problème croissant du fait du mode de vie et d’un environnement de plus en plus nocif.
– On veut soigner par la technique les maux qu’entraîne la technique.
précisions techniques
A l’heure où un couple sur quatre est confronté à l’infertilité, ce sont les progrès médicaux, la « PMA pour toutes » –, qui sont mis en avant. Les échecs, eux, sont plus difficiles à appréhender, y compris du point de vue statistique. Depuis le premier « bébé-éprouvette » par FIV (fécondation in vitro) en 1982, on dispose de données éparses sur les tentatives infructueuses, les protocoles interrompus et les sorties de parcours, plus de la moitié sans doute. L’Assurance-maladie rembourse six inséminations artificielles et quatre protocoles de FIV au maximum jusqu’à 43 ans.
En savoir plus grâce à notre blog biosphere
PMA, des lesbiennes se disputent l’enfant
extraits : « C’était ma première histoire homo, avant j’étais hétéro. Marie est très grande, elle est indépendante et libre, notre première nuit est parfaite. La maternité, c’était son projet. Je l’ai accepté, je l’ai accompagnée pour la PMA en Espagne… Notre fille court entre les fleurs mais depuis quelque temps, je trouve Marie un peu bizarre : « Ça ne va pas ? – Non, ça va pas, c’est fini entre nous », me répond-elle, sans aucune négociation. Je proteste : « Et moi ? On est un couple, on a quitté Paris… » Je suis anéantie, elle me confirme sa décision en me racontant à quel point elle est mieux sans moi avec notre fille. Marie ne veut plus que je voie notre enfant. Elle lui lave le cerveau, lui raconte que je ne suis personne, car elle n’est pas née dans mon ventre, que je ne suis qu’une baby-sitteuse….
PMA, ce n’est pas l’affaire du siècle !
extraits : Le Sénat a rejeté [dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 février 2021] la possibilité des couples de femmes homosexuelles et des femmes seules d’accéder à la procréation médicalement assistée (PMA). Le gynécologue obstétricien François Olivennes défend son gagne-pain : « Certains de nos élus restent ratatinés dans leurs certitudes vieillottes. La composition du Sénat, avec seulement 30 % de femmes et un âge moyen de 61 ans, explique peut-être cette décision incompréhensible… Depuis quatre-vingts ans, les groupes conservateurs, l’Eglise catholique en tête, s’opposent à toutes les avancées scientifiques dans le domaine de la procréation…
Frydman, promoteur infatigable de la PMA
extraits : René Frydman, promoteur infatigable de la PMA (procréation médicalement assistée) : « Il faut dépasser les diktats idéologiques et religieux d’un groupe qui veut imposer ses croyances à tous sans faire appel à la méthode scientifique. » En d’autres termes les partisans d’une procréation naturelle ne doivent rien opposer aux techniciens de la fécondité artificielle. Pourtant Frydman reconnaît les inconvénients de la PMA : « Le problème principal, c’est le faible taux de réussite puisque, in fine, 40 % des couples n’auront pas l’enfant désiré. Environ 60 % des embryons obtenus après PMA in vitro ne sont pas aptes à se développer, et ce pourcentage atteint 80 % chez les patientes âgées de 40 ans et plus….

La pierre taillée, la maîtrise du feu, l’arc, la roue, etc. etc. Les quelques animaux qui s’y sont essayé (façon de dire) en sont restés à des outils rudimentaires, comme un morceau de bois pour attraper des termites. L’Homme est donc un animal… spécial.
Et la Technique est peut être (certainement ?) ce qui le caractérise le mieux.
– « Loin de nous l’idé(ologi)e de décréter que « la Technique c’est le Mal ».» (Biosphère à 10:12)
=> Tant mieux.
Parce qu’en effet… entre la religion de ceux qui croient au Progrès qui progresse et aux innovations qui innovent, pour des siècles et des siècles amen, et celle de ceux qui croient que la Technique c’est le Mal… je ne sais pas laquelle est la pire. (à suivre)
Ce n’est pas la technique qui caractérise l’homme car elle n’est que la conséquence d’un cerveau plus développé, plus apte à la conceptualisation et à la création. Un cerveau qui a aussi permis un développement très sophistiqué de la collaboration (même si elle existe aussi chez les animaux)
Physiquement deux qualités sont aussi très développées chez les humains (nous avons sans doute le plus de « pixel » pour former des images et un cerveau très développé pour les analyser et les concevoir, car c’est le cerveau qui fait l’image. Et enfin nous avons une remarquable capacité à la course de longue durée (même si certains canidés l’ont aussi)
Certes Monsieur Barthès. Notez que j’ai dit peut-être… Je n’en mettrais donc pas ma main à couper. En tous cas ce n’est pas l’aptitude à fabriquer des outils, ni le langage… quoique… là encore ON peut en remplir des pages.
Maintenant, et sans parler de notre aptitude à la course, de longue durée (vive le Marathon, et vive le Tour !), si ce n’est qu’une histoire de pixels, du fait de notre cerveau particulièrement développé, alors au lieu de dire que c’est la technique je miserais sur l’imagination.
Et étant donné qu’elle est infinie (?), l’imagination de l’Homme peut alors être associée à la Bêtise. Comme nous l’a dit Einstein. Toutefois je n’en ai quand même pas la certitude absolue… Par contre, l’aptitude à la décolonisation de son imaginaire reste quand même quelque chose… disons de plutôt rare. 🙂
(suite) Un écolo digne de ce nom, disons alors un décroissant, qui n’aurait pas lu Illich (pas que lui bien sûr), c’est comme un curé qui n’aurait jamais lu la Bible. 🙂
Illich ne condamne pas la Technique en elle-même, il critique sa sacralisation !
Le fait d’en faire un absolu quasi religieux. « Je ne suis pas contre les outils. Je suis contre la tendance à leur attribuer une valeur sacrée, à les tenir pour nécessaires au point d’en faire des instruments de domination. » (Ivan Illich – La convivialité)
– « L’infertilité est un problème croissant du fait du mode de vie et d’un environnement de plus en plus nocif. […] On veut soigner par la technique les maux qu’entraîne la technique. […]
Précisions techniques : A l’heure où un couple sur quatre est confronté à l’infertilité, ce sont les progrès médicaux, la « PMA pour toutes » –, qui sont mis en avant. »
C’est comme la Clim, mise en avant comme «solution» au Réchauffement. Quand ça vient des marchand de clims, c’est facile à comprendre. Mais comme je suis marchant de rien du tout, il n’est évidemment pas question pour moi de prôner la Clim et/ou la PMA pour toustes.
Mais au nom de quoi devrait-ON dire systématiquement NON à tout ça ? Au nom de quoi un malade du cancer devrait-il dire NON à la chimiothérapie, ou à la radiothérapie ? Au nom de quoi devrais-je refuser une anesthésie chez le dentiste ? etc. etc. etc.
Si ce n’est au nom d’une certaine idéologie, disons même religion, qui repose sur le postulat que la Technique c’est le Mal. Or, moi je suis agnostique.
« esprit critique », il ne faut jamais simplifier ce que nous écrivons sur ce blog.
Loin de nous l’idé(ologi)e de décréter que « la Technique c’est le Mal ». Entre les technophobes et les technophiles, il y a toute une palette de comportements possibles. Le problème, c’est de pouvoir déterminer le seuil où une technique devient inacceptable. L’idéal, c’est la décision démocratiquement assumée, ce qui est impossible dans un grand groupe aux influences (a)variées et difficilement conciliables. (à suivre)
(suite et fin) Aux temps du triomphe de l’automobile, les Amish perpétuent l’emploi du cheval dans les travaux des champs et les déplacements. Ils privilégient le local et les circuits courts. Loin de rejeter en bloc les innovations, ils acceptent les batteries et les panneaux solaires tout en refusant d’être raccordés aux grands réseaux électriques. Ils n’adoptent une nouvelle technologie que si elle aide à faire ce que la majorité juge réellement important au lieu de faire confiance les yeux fermés aux publicitaires du système thermo-industriel. Les Amish sont de très bons mécaniciens, réparateurs et agriculteurs.Vivre à l’ancienne n’est pas synonyme de retour à l’âge de pierre…
Nous sommes d’accord. Je vous ai déjà répondu… sauf qu’encore une fois le commentaire est coincé dans les tuyaux.
Et j’ai toujours la suite sous le coude. 😉
Nous couper des lois de la nature aura en effet de graves conséquences, l’homme tout puissant est une impasse.
Je ne vous apprends rien Monsieur Barthès, vous le savez bien mieux que moi… ce n’est pas l’Homme qui est tout puissant… c’est Dieu.
Alors en effet l’Homme se prend pour Dieu. Mais que voulez-vous, à qui la faute ? ON nous a tellement raconté que Dieu avait créé l’Homme à son image … qu’il ne nous est même pas venu à l’idée de se dire « eh ben, bravo le Modèle ! »
Blague à part, cet homme (actuel) qui se prend pour Dieu, qui se croit tout puissant… ne serait-ce que parce qu’il a la capacité de faire péter mille fois la Planète… est évidemment une impasse.
Alors je me plais à croire à un autre homme… disons augmenté… un surhomme, ou plus-homme, évidemment pas un cyborg… bref un Sapiens enfin digne de ce nom.
ON peut toujours dire que c’est là mon côté cureton. 😉