Notre monde est remplie de fous. Des petits fous qui se permettent de prendre l’avion pour faire du tourisme au bout du monde. Des grands fous qui croient qu’on peut envahir impunément un pays technologiquement développé. Et des fousfous qui croient que l’argent peut tout faire. Elon Musk lance l’introduction en Bourse de SpaceX avec une valorisation espérée entre 1 750 et 2 000 milliards de dollars. Elle pourrait donc surpasser l’introduction du géant saoudien du pétrole Aramco, en 2019, pour 1 800 milliards de dollars.
Elon Musk recevra même 550 milliards de dollars s’il parvient à implanter une colonie humaine sur Mars d’au moins un million d’habitants et à faire dépasser un jour la valorisation de la firme au-delà de 7 500 milliards de dollars ! La science fiction de Musk se croit réalisable !
Arnaud Leparmentier : L’introduction en Bourse de SpaceX, la firme spatiale d’Elon Musk, s’annonce comme celle de tous les superlatifs. Le texte introductif commence par une citation de l’entrepreneur :
« Il s’agit de croire en l’avenir et de penser qu’il sera meilleur que le passé. Et je ne saurais imaginer rien de plus exaltant que de partir à la conquête de l’espace et de nous retrouver parmi les étoiles. » Sur son compte X, il a surenchéri : « Je veux permettre à quiconque d’aller sur la Lune ou sur Mars, afin de garantir l’avenir de la conscience. »
Mais SpaceX ne réalisait, en 2025, que 18,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires, était endettée à hauteur de 29 milliards, ce qi entraînait 2 milliards de paiement d’intérêts, et des prévisions de profits renvoyées à plus tard ; il a enregistré, en 2025, une perte nette après impôts de 4,9 milliards. Le secteur de l’intelligence artificielle (IA), absorbé par SpaceX en février 2026, se compose de X, l’ancien réseau social Twitter, et de xAI, la société d’intelligence artificielle de Musk ; elle a englouti 6,3 milliards de dollars de pertes opérationnelles pour un chiffre d’affaires réduit à 3,2 milliards, en raison du coût abyssal et de la dépréciation des data centers de la firme. Il n’y a que le réseau de téléphone mondial Starlink, avec 9 600 satellites, qui apporte 4,4 milliards de profits opérationnels pour un chiffre d’affaires de 11,4 milliards.
Elon Musk détient la moitié de l’entreprise et régnera en maître absolu avec 85 % des droits de vote. Il estime que son marché potentiel est de… 28 500 milliards. : 370 milliards seraient dans l’espace, 1 600 milliards dans Starlink et 26 500 milliards dans l’IA. La cotation au Nasdaq devrait probablement intervenir le 12 juin.
Le point de vue des écologistes sur la terre ferme
– La tour qui devait monter jusqu’au ciel s’est effondré, et « on l’appela Babel »
– Quand l’hubris atteint l’orbite martienne : rêver de colonies sur Mars avant d’avoir appris à cohabiter et à respecter la Terre.
– Bonne chance pour le million de Martiens, sans eau, oxygène ni atmosphère.
– Aller sur Mars pour des humains, c’est absolument impossible, ne serait-ce par les mois de voyages, l’exposition aux radiations cosmiques, etc
– Acheter des actions X, c’est enrichir Musk, donc financer le développement du fascisme en Europe.
– Revendez aussi votre Tesla et boycottez cette marque de voiture et ses superchargeurs.
– La vénalité hystérique et le comportement moutonnier sont tels chez les investisseurs que l’introduction pourrait être une réussite… qui va très mal finir !
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Musk, Zuckerberg… les ingénieurs du chaos
extraits : Nous assistons au retour sur la scène de figures de prédateurs politiques sans scrupules qui s’affranchissent de toute règle et affirment leur emprise par des actions brutales qui sidèrent leurs adversaires : ils ressemblent beaucoup aux personnages que l’on trouve dans les chroniques de Tacite [l’historien romain] ou du penseur italien Machiavel. Mais, d’un autre côté, ces figures bénéficient du soutien de la machine surpuissante des seigneurs de la tech. Ces oligarques ne tolèrent aucune forme d’autorité ou de loi car elles mettraient un frein à leur désir de puissance….
Macron, Musk, Poutine, le culte du chef
extraits : Elon Musk ne vend pas des voitures. Les voitures n’ont absolument aucune importance. Son vrai business, c’est la vente d’actions. Il vend des actions. En utilisant son image. Il a racheté une entreprise (Tesla) avant de construire un véritable culte de la personnalité autour de sa personne. Cela n’a qu’un temps ! Le conseil d’administration de Tesla, composé d’amis d’Elon Musk, de membres de sa famille et d’affidés, laisse libre cours à l’hubris du « big boss », alors que l’aveuglement du chef a souvent été la cause de l’effondrement des empires.
Elon Musk et Donald Trump font la paire
extraits : Le conseiller spécial de Donald Trump, Elon Musk, avait exigé le 22 février 2025 que les travailleurs fédéraux décrivent cinq tâches effectuées récemment dans un courriel, faute de quoi ils seraient considérés comme démissionnaires. Le Pentagone et d’autres agences du gouvernement américain, dont le FBI, ont demandé à leurs équipes de ne pas répondre à ce courriel : « Le ministère de la défense est responsable de l’évaluation des performances de son personnel et il conduira tout examen en accord avec ses propres procédures »…
Elon Musk appelle au boycott de Wikipédia ???
extraits : L’intelligence collective passe par ce blog biosphere, mais surtout par Wikipedia, une encyclopédie collaborative en ligne qui offre gratuitement à chacun les moyens de savoir tout sur tout. Son contenu est évolutif, il découle de la participation de ceux et celles qui veulent améliorer tel ou tel aspect de notre langage commun. Les complotistes comme Elon Musk n’aiment pas Wikipedia car ils n’aiment pas l’intelligence….
Elon Musk, un tout fou très nataliste
extraits : Ce que fait la Silicon Valley à ses enfants est devenu un sujet d’intérêt parental. Steve Jobs, père de quatre enfants, ne les laissait pas jouer sur une tablette. Elon Musk, de son côté, invite régulièrement à faire le plus d’enfants possible pour sauver la civilisation. L’homme de 52 ans a même montré l’exemple avec onze (pour le moment). Sa biographie vient de paraître, titrée de son nom : « J’élève mon enfant pour aller sur Mars ». Né en 2020, son fils X Æ A-XII apprend, bébé, à compter à rebours à partir de 10 en regardant des lancements de fusée….
Elon Musk et la question démographique
extraits : La question démographique semble inquiéter Elon Musk : « L’effondrement de la population est un problème bien plus grave que les gens ne le réalisent » Elon Musk, qui croit n’importe quoi et qui le fait savoir, craint que le « déclin » de la population mondiale ne nuise à son projet de « conquête interplanétaire » : « Mars a un grand besoin de personnes, les humains sont les gardiens d’une autre vie sur Terre. Amenons la vie sur Mars ! ». Il considère la potentielle décroissance démographique comme un problème majeur, ajoutant qu’il y a désormais plus de chance que notre civilisation finisse « dans un gémissement » que dans un « bang ».
Sa quête halluciné d’une colonisation de Mars l’empêche de réaliser qu’au lieu de rêver conquête spatiale, il nous faut réguler nos émissions de gaz à effet de serre et notre expansion démographique sur Terre…
Branson ou Musk, l’idiotie de la conquête spatiale
extraits : Folie humaine, une Tesla rouge cerise envoyée dans l’espace par le milliardaire (à crédit) Elon Musk pour un vol d’essai. Un type à enfermer, une info qui prend pourtant une page du MONDE. La conquête spatiale, mais pour quoi faire ? L’ambition ultime d’Elon Musk est l’installation sur Mars. En attendant on prépare des trucs ridicules comme multiplier les petits satellites autour de la terre et un vol privé autour de la Lune. Même dans ces projets démesurés, il y a concurrence entre la société SpaceX d’Elon Musk et Blue Origin du fondateur d’Amazon, Jeff Bezos…

Elon Musk fait partie de ces gens qui croient au pouvoir de la technologie pour sauver le monde alors qu’elle a toujours fait le contraire, on ne changera pas le sens de la corrélation, technologie – destruction du monde, la corrélation est trop forte et s’appuie surtout sur une véritable causalité, la technologie nous donne trop de pouvoir et trop de pouvoir détruit les équilibres.
Curieux comme cet homme capable de tant de choses (qu’on l’aime ou pas) se trompe à ce point sur l’avenir de l’humanité.
Stephen Hawking, pourtant pas du tout dans le genre aussi tordu qu’Elon Musk… croyait lui aussi à de telles idées.
– » Nous sommes dans la situation de l’Europe en 1492. Certains auraient très bien pu dire que c’était un gaspillage d’envoyer Colomb chercher quelque chose qui n’existait pas. Et pourtant, la découverte du Nouveau monde a profondément changé l’Ancien. Pensez, nous n’aurions pas le BigMac »
( Stephen Hawking pour la conquête de l’espace – france24.com 22/04/2008 )
Et je ne comprends toujours pas comment une telle chose est possible…
Comme si le BigMac valait plus que le Big Bang. Finalement je me demande si ce génie n’était pas un grand plaisantin…
Décidément… même la science fiction ne fait pas recette. Et Musk non plus.
Mais nom de dieu qu’est-ce qu’il leur arrive à nos trois pelés biosphériques ? C’est quand même triste sans eux, j’espère au moins qu’ils sont pas morts, de chaud… va savoir.
Alors juste pour voir, je suggère à Biosphère de se renouveler, de se moderniser quoi.
Je peux même donner un coup de main, si besoin. Pour nous sortir quelques articles sur le Foot, en attendant bien sûr le départ du Tour, dont nous avons ici un grand fan. On mettrait ça dans la rubrique “jeux du cirque“, ça va de soi. Accompagnés de quelques autres sur la Dette et le Crédit (rubrique “Pognon pognon“), sur les Rouges, les Noirs et les Gris (“Les Autres“).
Et dans “pipole“, ON pourrait peut-être discuter de celui qui s’est cassé la voix, le pauvre.
Et si malgré cette transition, à la con, nous ne faisions pas péter les records…. rendez-vous dans 10 ans.
Le premier qui dit du mal du Tour de France, je lui fait monter le Ventoux, avec les oeuvres complètes de Marx sur le porte bagage, par canicule et grand vent contraire !
Tenez, comparez le comportement des spectateurs du vélo et ceux des spectateurs du foot !
Je suis content de vous retrouver, Monsieur Barthès. Nom de dieu ce que j’ai eu peur !
Le Ventoux, je l’ai vu de loin, mais je vous avoue que ne me le suis jamais tapé. Ni même fait. Et pour tout vous dire, pas même en auto. C’est peut-être con, mais c’est comme ça. Ceci dit je reconnais que les comportements de certains aficionados du Foot n’ont rien à voir avec ceux du Vélo. Ni du rugby, ou de n’importe quel autre jeu de baballe. Et plus généralement de tous les autres Jeux du Cirque. D’ailleurs je trouve ça curieux, et j’aimerais bien avoir une explication…
– « Je veux permettre à quiconque d’aller sur la Lune ou sur Mars, afin de garantir l’avenir de la conscience. » (Musk)
L’avenir de la conscience… rien que ça ! De la con science oui, plutôt.
Mais finalement, a t-ON vraiment besoin d’aller sur la Lune ?
Ben oui, bien sûr ! Tiens, la Preuve… j’y passe des heures tous les jours.
J’en connais même qui vont bien plus loin, ils voyagent dans les étoiles et les galaxies.
Après tout, le rêve ou l’astronomie… à chacun sa came !
J’ai fait la Côte Basque, la Landaise aussi, j’ai fait la Bretagne, la Normandie… j’ai fait l’Alsace, les Pyrénées bien sûr, en large et en travers… la Corse et l’Espagne, aussi un peu… mais je ne me suis pas encore fait Mars. Et j’avoue que je ça me tente …
– « En 2084, Mars est colonisée et exploitée pour le turbinium enfoui dans son sous-sol. La planète est tyranniquement administrée par Elon Musk* , qui contrôle les mines et l’approvisionnement en oxygène.
Sur Terre, Michel C* mène une vie tranquille : il a un travail, des amis et une femme, Lori*. Cependant, il ne se sent pas à sa place et rêve très fréquemment de Mars, se voyant explorer la colonie en scaphandre, en compagnie d’une femme brune, alors qu’il avoue lui-même ne jamais être allé sur cette planète. (à suivre)
(suite) Obsédé par ce rêve récurrent, il semble intéressé par les offres de la société Rekall qui propose à ses clients l’implant de souvenirs factices, qui paraissent aussi réels que de vrais souvenirs. Contre l’avis de sa femme et malgré les avertissements de son meilleur ami Didier D* , qui a entendu parler d’un client lobotomisé accidentellement, il décide de se faire implanter un souvenir chez Rekall. [etc.] »
( Wikipédia : Total Recall – synopsis )
– “ Total Recall ou Voyage au centre de la mémoire au Québec est un film de science-fiction américain réalisé par Paul Verhoeven, sorti en 1990. [etc. etc.] “
* Les noms et prénoms ont été modifiés afin de préserver l’anonymat.
– « La perte du sens des limites, comme de la juste mesure, c’est justement ce qui caractérise le mieux notre monde actuel. La démesure, le grand n’importe quoi, la grande confusion, etc. c’est tous les jours et de tous les côtés que nous pouvons l’observer. […] » (Michel C 31 mai 2026 à 15:35)
C’était hier, au sujet de la pédagogie… fragile équilibre entre contraintes et liberté (sic Biosphère). Et aujourd’hui, cette démesure, cet hubris, cette folie sans nom, ce grand n’importe quoi… nous l’observons dans la science fiction de Musk. Misère misère !
Bref, là encore c’est le serpent qui se mord la queue, le cercle vicieux.
Et je pense donc, là encore, que nous sommes (là encore) bel et bien plantés.
Mais bien sûr… et même si ça peut paraître foufou… il ne faut jamais désespérer ! 🙂