L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) est investie d’une diversité de missions d’expertise dans des domaines aussi variés que les médicaments vétérinaires et la santé animale, les pesticides, les biotechnologies végétales, les additifs alimentaires, la santé au travail et la santé environnementale au sens large. Depuis 2016, c’est en effet l’agence, et non plus le ministère de l’agriculture, qui est chargée de délivrer les autorisations de mise sur le marché des pesticides… ou d’en ordonner le retrait.
Stéphane Foucart : Le directeur général de l’Anses, Benoît Vallet, s’est vu refusé, par le gouvernement, la possibilité d’assurer l’intérim à la tête de l’agence jusqu’à la nomination de son successeur. Il est vrai que M. Vallet s’était personnellement opposé à l’un des articles ajoutés par le gouvernement à la proposition de loi du sénateur (Les Républicains) de la Haute-Loire Laurent Duplomb, et qui visait à placer les travaux de l’Anses sur les pesticides sous le contrôle d’un « conseil d’orientation », notamment composé de représentants de l’industrie agrochimique, des professions agricoles et du ministère de l’agriculture. Le travail de l’agence est la cible d’un bashing systématique, notamment de la part d’élus ou de responsables politiques. La plupart desdiigeants veulent à tout prix que la politique agricole actuelle soit poursuivie alors que ce n’est pas possible. En novembre 2024, les actions de blocage menées par des syndicats agricoles devant l’Anses ne sont pas condamnées par la ministre de l’agriculture, qui leur apporte, au contraire, son soutien sur les réseaux sociaux. Pour l’année à venir, l’agence ne disposerait, fin 2026, d’aucune marge de manœuvre sur sa trésorerie. Cette situation n’est pas soutenable. (extraits)
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Un futur pollué et sans masque de protection (juillet 2018)
extraits : Dans un avis récemment rendu, l’Anses estime que les données sont insuffisantes pour attester un quelconque bénéfice des masques dits antipollution. La pollution de l’air se caractérise en effet par un mélange complexe de particules et de gaz, comme les très toxiques oxydes d’azote émis par les véhicules diesel. Ces masques ne protègent donc pas contre les nombreuses substances présentes dans l’air à l’état gazeux. Un masque pourrait même donner un « faux sentiment de protection » chez l’utilisateur…
Définir le bien-être animal pour mieux le protéger (mai 2018)
extraits : Le bien-être d’un animal est l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. » Cette définition est publiée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Réaction de Brigitte Gothière, cofondatrice de l’association L214 : « C’est quelque chose de fort que la sensibilité et la conscience aient été reconnues comme incontestables, mais on se pose la question de l’action politique. »….
Les puissances de l’argent soutiennent le bisphénol (février 2015)
extraits : L’article du journaliste Stéphane Foucart sur les méfaits du bisphénol n’a d’ailleurs attiré que 9 commentaire seulement sur lemonde.fr. L’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) estime pour sa part que le BPA n’est pas anodin et que les enfants exposés in utero ont notamment un risque accru de développer un cancer du sein plus tard dans leur vie. Plusieurs centaines d’études, en particulier sur des animaux de laboratoire, suggèrent que l’exposition à des faibles doses de BPA peut conduire à des effets indésirables sur le développement de la glande mammaire, du cerveau, de la prostate et du testicule, sur le métabolisme des graisses, sur la reproduction, sur l’immunité, etc.
Ondes électromagnétiques, un effet avéré mais pas trop (octobre 2013)
extraits : L’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) révèle les faits suivants : exposition intensive de la population aux radiofréquences, personne ne peut s’y soustraire ; effets biologiques chez l’homme et chez l’animal – cassures de l’ADN, stress oxydatif susceptible d’altérer les cellules ; hausse du risque sur le long terme de tumeur cérébrale chez les utilisateurs intensifs ; effets possibles sur le système nerveux central (fonctions cognitives, maladies neurodégénératives) ;….

– « Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours. » (Napoléon Bonaparte)
Et ceci est vrai dans bon nombre de situations, comme ici.
À lui seul le dessin de COLCANOPA (article du MONDE) suffit largement.
Personnellement j’aurais rajouté un petit détail. J’aurais dessiné le portrait de Trump sur le mur du ministère. Un canard aurait fait aussi bien l’affaire.
Dommage que Biosphère ne nous ait pas fait un petit rappel au sujet de la loi Duplomb.
– Loi Duplomb et charte de l’environnement, 0 à 1 (Biosphère 13 août 2025)
– Loi Duplomb, une rupture avec la démocratie (15 juillet 2025)
– Loi Duplomb, l’agriculture écolo plombée ( 28 mai 2025)
L’écologie, la démocratie, l’Anses, Duplomb, Trump, la connerie … tout est lié.
Et quelle soit trumpiste ou générale, l’ignorance ne fait pas du bien à l’écologie.
– L’écologie à l’épreuve de l’ignorance trumpiste (10 mars 2025)