l’art de conclure

Pour les passionnés de  ce blog, que retenir de cette semaine ?

1) la question technologique

– Laurent Berthod : « L’erreur fondamentale des partisans de l’empreinte écologique est de penser que les ressources sont finies. Elles ne le sont pas, car les ressources disponibles évoluent avec l’évolution des besoins de l’homme et, encore plus, avec l’évolution des techniques. »

– YMB : « Il n’y a pas assez de métal pour fabriquer suffisamment de voiture pour 6,7 milliards de personnes, alors pour 15 milliards… »

– Biosphere : « Le capitalisme cherche à détourner l’attention du public de plus en plus conscient du désastre imminent en lui faisant croire que la technologie, instance en quelque sorte extérieure à la société des hommes, pourrait surmonter l’obstacle. »

2) la question idéologique

– Jean-Gabriel Mahéo : « Les affirmations sur la destruction de la planète, sur le saccage, la destruction, sur la fin des ressources, sur l’équation surpopulation = pauvreté, tout cela, c’est de l’idéologie. »

– Sébastien : « Je ne chercherai pas à convaincre les détracteurs de ce blog car ils partent d’un postulat totalement différent pour argumenter leurs idées : l’homme en tant qu’être supérieur est légitimement en droit d’exploiter la biosphère. »

– Biosphere : « L’humanité, jusqu’à présent espèce parmi d’autres espèces, est devenue un agent géologique, c’est-à-dire apte à transformer la structure de la biosphère. Le niveau de gaz  carbonique dans l’atmosphère est plus élevé qu’il n’a jamais été depuis près d’un million d’années, la disparition des espèces qu’il provoque est comparable en ampleur avec celui qui a emporté les dinosaures, etc. Le faisceau de preuves stratigraphiques est suffisant pour que la reconnaissance de l’anthropocène comme nouvelle ère géologique soit proposée à la discussion internationale (communiqué de la Société géologique de Londres, début 2008).

3) la question de la liberté

– libertéchérie : « Le fait même d’évoquer l’éventualité d’un contrôle des naissances est une absurdité très profonde. Il n’est bien évidemment de richesses que d’hommes. D’hommes libres. »

– Nicolas : Oui, évidemment, la terre peut nourrir 30 milliards d’humains. Tout comme on peut tenir à 20 dans une cabine téléphonique. Mais est-ce que c’est vraiment mieux ?

– Biosphere : « Bien sûr, nous sommes d’autant plus sûrement aliénés que nous croyons n’avoir jamais été plus libres. »

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1 réflexion sur “l’art de conclure”

  1. – Que signifie « la technologie, instance en quelque sorte extérieure à la société des hommes » ?

    – Pouvez-vous me citer un grand groupe ou une grande banque qui n’ait point une politique quelconque de financement de l’écologie, de l’écologisme, ou de projets durables ?
    Votre capitalisme anti-écologie n’existe pas. Le capitalisme industriel est moribond, le capitalisme national est passé sous contrôle impérial avec le traité de Lisbonne, et ce contrôle impérial est exercé par les entités du capitalisme financiers, les super-puissances financières de la City de Londres. Cette faction impériale abonde dans votre sens, dans le sens de la dépopulation et de la désindustrialisation.

    – L’augmentation du niveau du CO2 au siècle dernier est responsable d’une extinction de masse comparable à celle de l’ère des dinosaures ? Houlà ! Sur ce coup-là, vous vous êtes ridiculisé, monsieur Vert-de-gris…

    Enfin, vous ne vous êtes pas trop foulé pour faire ce résumé. Je comprend, c’est dimanche.
    Que les lecteurs consultent les commentaires, plutôt.

    Salutations,
    Jean-Gabriel Mahéo

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