L’avenir plus qu’incertain des transports aériens

Conférence-débat devant les syndicalistes d’Air France en 2006

– Le directeur du développement à Air France : « En France le transport aérien pèse, en termes de Voyageurs/km transportés, 1,5 fois le ferroviaire. En terme de valeur, c’est-à-dire ventes en euros-passagers et ventes en euros-fret, l’aérien pèse 1,8 fois le ferroviaire. En termes de balances des paiements, l’aérien pèse 1,7 milliards d’euros, le fer pèse 0,2 milliards. En termes de finances publiques, l’aérien coûte à peu près zéro à l’Etat alors que les subventions versées au fer (y compris la compensation des caisses de retraites de la SNCF) ponctionne chaque année  11 milliards d’euros. »

– Pierre Radanne estime devant le même aréopage que pour stabiliser le climat, il faudrait diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre, ce qui implique que la France les divise par quatre entre 2000 et 2050 : « On a un énorme problème avec le pétrole et l’effet de serre, on va devoir prendre une décision politique et, sur la moyenne distance, donner une priorité au ferroviaire au détriment de l’aérien. On devra aussi donner priorité aux nouvelles technologies de communication sur un certain nombre de déplacements ». En fait Pierre se garde de faire du catastrophisme, il parle devant des syndicalistes pour qui l’emploi est la donnée majeure, mais il reconnaît aussi « qu’il n’y a pas une énergie salvatrice que l’on va sortir du chapeau pour tout résoudre ». Pour lui, les voyages aériens ont encore quelques beaux jours devant eux, mais on ne peut certainement pas dire « beaucoup d’années ». En conclusion il s’exclame : « On sait que l’on doit faire la paix avec la planète si on ne veut pas la transformer en désert à la fin du siècle, mais on ne sait pas bien comment le faire ».

Pourtant la Biosphère sait que les solutions existent : les humains peuvent faire Paris-New York à la voile, mais aussi à la rame ! De toute façon il ne restera pour les générations futures que des énergies renouvelables, elles n’auront qu’un seul choix : se relocaliser, moins se déplacer.