Une jeune climatologue inconnue du grand public ferraillait le 10 mars 2010 sur un plateau de télévision, à une heure de grande écoute, contre un monstre sacré de la science et de la politique. Valérie Masson-Delmotte, chercheuse au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, défendait bec et ongles le consensus scientifique sur le réchauffement face à Claude Allègre, alors héraut des « sceptiques » français. On pensait la bataille contre le déni imperdable sur le long terme, il suffisait d’attendre que le réchauffement commence à produire ses effets au-delà du doute raisonnable pour que la controverse tombe d’elle-même.
Et de fait, depuis le fameux débat entre Masson-Delmotte et Allègre, la température moyenne de la basse atmosphère s’est élevée d’un demi-degré ; chacun peut observer de visu le recul des glaciers et du trait des côtes, éprouver la fréquence accrue des épisodes caniculaires, des sécheresses, des incendies ou des inondations catastrophiques. Pourtant le négationnisme climatique perdure. Pourquoi ?
Stéphane Foucart : Malgré le constat de réalité, le « scepticisme » flotte toujours dans la conversation publique. La forte perméabilité du débat public à des vagues de désinformation sur les réseaux sociaux est d’autant plus inquiétante qu’elle s’amplifie dans un contexte de percée politique de partis antidémocratiques qui font de la désinformation leur stratégie de campagne. Selon une enquête de 2022, environ 43 % des Français ont une opinion sur le climat qui s’écarte significativement du consensus scientifique. L’océan entrerait en ébullition qu’il y aurait sans doute toujours moyen de maintenir un certain niveau de « scepticisme » dans l’opinion.
Cette persistance invalide la théorie d’un « marché des idées » duquel émergeraient spontanément les idées les plus solides au détriment des autres. Pourquoi imposer des normes de véracité aux informations en circulation, puisque le marché (celui des idées) – c’est-à-dire la sélection par la demande de l’offre la plus vertueuse – se chargera de faire le tri entre le bon grain et l’ivraie ? Le cas du climat montre au-delà du doute raisonnable que cela ne permet pas l’exercice d’un choix démocratique éclairé.
En 2018, Steve Bannon, alors conseiller de Donald Trump, décrivait en termes choisis tout l’intérêt qu’il trouvait à ce « marché des idées ». Il s’agissait « d’inonder la zone de merde » et de laisser ses adversaires s’en débrouiller. Il savait bien que, de la confrontation de tout avec n’importe quoi, il ne pourra jamais surgir que tout, et n’importe quoi.
Le point de vue des écologistes bien informés
Michel SOURROUILLE : Interrogée par terraeco en mars 2012, Marine Le Pen exprimait les prémices de sa pensée.
- Selon vous, les changements climatiques n’existent pas ?
« Je ne suis pas sûre que l’activité humaine soit l’origine principale de ce phénomène. »
- Vous remettez en cause les conclusions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ?
« Ce ne sont pas les travaux du GIEC qui peuvent établir avec certitude que l’homme est la cause du changement climatique. Mon père m’expliquait quand j’étais petite que le Sahara gagnait déjà un kilomètre par an ».
Fwd : « À force de répétitions et à l’aide d’une bonne connaissance du psychisme des personnes concernées, il devrait être tout à fait possible de prouver qu’un carré est en fait un cercle. Car après tout, que sont » cercle » et » carré » ? De simples mots. Et les mots peuvent être façonnés jusqu’à rendre méconnaissables les idées qu’ils véhiculent. » Joseph Goebbels.
Où-atterrir : Les leaders d’opinion sceptiques prospèrent aussi car leur narratif rassure et conforte les gens dans leur mode de vie consumériste. Il protège aussi les modèles de croissance infinie et la foi dans le progrès technologique.
Canicule : S.Foucart a proposé une analyse lucide du mythe de la free speech : une liberté d’expression qui revendique le droit de tout dire, même des mensonges, même des contre-vérités, au nom d’un prétendu débat d’idées. Le problème, c’est que cette « liberté » devient l’alibi parfait pour manipuler l’opinion. Ce n’est plus un droit, cela devient un privilège médiatique pour Elon Musk et consorts.
Jef 974 : Dans les années 80, la libéralisation de la télé a fait venir dans chaque foyer des émissions dont le but était de « faire de l’audience », ie de l’argent grâce à la pub adossée. Conséquence, ces canaux publics d’expression ont été confiés à quelques intérêts privés, qui les ont consciencieusement saccagés, petit à petit, et mis en branle l’idiocratie qui monte, qui monte…
P.Bizet : Le marché des idées, c’est le fondement des réseaux sociaux. Quand la parole est libérée en masse pour les imbécilités, il n’y a plus d’espace pour la parole intelligente.
Philémon Frog : Ce fut une de mes grandes découvertes vers 16 ou 18 ans, le principe même du conditionnement : une fois qu’on a l’esprit formaté par une idée, la remettre en cause devient extrêmement difficile. On le voit avec l’endoctrinement religieux extrémiste. Mais le dérèglement climatique est effectivement l’actuelle réalité qui révèle le mieux cette difficulté à renoncer à ses convictions. Des générations qui ont cru profondément aux bienfaits de l’exploitation maximale des ressources terrestres ne peuvent pas aisément récuser un mode de vie qui participe désormais de leur identité.
jeanb65 : Impossible de faire revenir à la raison le « sceptique » assumé. Si vous lui brandissez au nez les faits, il aura réponse à tout et convoquera contre les sciences (d’ultra gauche, bien sûr) une fois un Allègre, une autre on ne sait quel professeur de Marseille ou d’ ailleurs. Au mieux il vous accordera que le climat a un problème… pour aussitôt enjoindre à tout le monde de ne surtout rien faire pour modifier nos habitudes, au motif que de toute façon la cause est perdue, chinois et américains faisant pire que nous.
Verste : Que M. Foucart commence par se demander pourquoi les dirigeants politiques considèrent que le sujet du changement climatique n’est qu’une question parmi d’autres et qu’il ne convient pas de s’énerver, ou pire, de paniquer, à cet égard. Foucart croit-il à un « complot » mondial de la part de ces gens? Peut-il citer un seul Etat au monde où le sujet est considéré comme central (à part les micro-Etats insulaires du Pacifique) ?
Gaston31000 : Faut arrêter d’essayer de lutter contre le changement climatique et la pollution, ça ne sert à rien. On brûlera tout, jusqu’à la dernière goutte de pétrole et au dernier morceau de charbon, alors le capitalisme sous sa forme actuelle s’effondrera et ce qui restera de l’humanité pourra commencer à reconstruire un monde nouveau. La seule chose à faire est d’accélérer encore pour se prendre le mur le plus vite possible. J’essaie donc de prendre l’avion le plus souvent possible, de prendre des bains sans fin et je vais acheter mon pain en 4×4 à la boulangerie du coin…
Pour en savoir plus sur le marché des idées
Le « marché des idées » incarne un concept simple : si tout le monde peut s’exprimer librement, alors les meilleures idées émergeront et seront mises en œuvre au bénéfice de toute la société . C’est une métaphore qui compare la concurrence de la pensée et de l’expression sur la place publique à la concurrence des marchandises sur le marché. la loi de l’offre et de la demande n’a qu’une efficacité discutable, il en est de même pour le marché des idées.
https://www.revue-klesis.org/pdf/Klesis-Philosophie-analytique-du-droit-9-Girard.pdf
Le modèle du « libre marché des idées » exerce depuis près d’un siècle une influence considérable sur le droit des médias et la conceptualisation du débat public, qui s’exerce bien au-delà du cadre de la jurisprudence américaine où il a pris forme. Suggérant que les pouvoirs publics ont une obligation de ne pas intervenir pour contrôler les actes expressifs des citoyens, il est en particulier mobilisé pour rejeter tout projet de régulation des moyens de communication, qu’ils soient entrepris au nom du pluralisme des médias, du débat démocratique, ou de la liberté d’expression elle-même. Si, comme il l’affirme, une politique de laissez-faire, fondée sur la seule protection de la liberté d’expression individuelle, est le meilleur moyen de faire émerger, par la communication publique, la pluralité des opinions « vraies », alors les initiatives régulatrices visant à améliorer la qualité de cette communication seraient contre-productives.
Contre le « marché des idées », il est régulièrement affirmé dans les démocraties libérales contemporaines que les médias de masse et les organes de presse jouent un rôle politique à jouer. Ils ont donc une responsabilité épistémique qui ne saurait être réduite au fait de servir de moyens d’expression pour leurs propriétaires et animateurs, et qui peut donc justifier certaines interventions étatiques.
Les théories de la « responsabilité sociale » de la presse et du « journalisme civique », les discours sur le « droit à l’information » et les visions délibératives de la parole publique, ont en commun d’affirmer qu’il faut, d’une manière ou d’une autre, réguler la communication dans les lieux de diffusion publique maximale (tels la presse, la radio, la télévision, et l’internet, dans nombre de leurs usages du moins).
Pour en savoir encore plus grâce à notre blog biosphere
climatocrétinisme, la triste loi de Brandolini
extraits : Le discours climatosceptique des années 1980 tendait à nier la réalité du dérèglement climatique ; aujourd’hui, face à l’indéniable, il cherche plutôt à contester son origine anthropique, autrement dit liée à l’activité humaine. Il ne s’agit plus d’experts en marge mais de citoyens imprégnés de défiance, complotistes, antivax et poutinolâtres. La raison pour laquelle il y a encore autant de climato-sceptiques, c’est qu’en matière de changement climatique, il faut dix secondes pour sortir une ânerie, et dix minutes pour expliquer pourquoi c’est une ânerie. Être libre (la « liberté de la presse »), ce n’est pas – en tous cas pas dans mon esprit – avoir le droit de raconter n’importe quoi au motif qu’il n’y a pas de sanction pécuniaire ou légale à court terme. Cela, ce n’est pas être libre, c’est être, au choix, paresseux, cynique, ou immoral. Soyons clairs : nous ne perdrions pas une seconde à contribuer à un débat portant sur le fait de savoir si la Terre tourne autour du Soleil ou l’inverse. Car à force de se construire des mensonges, les humains s’empêchent de réagir et demain il sera trop tard…

– « […] l’accès à l’expression dans les principaux lieux de la communication publique de masse est par nature un bien rare. Cela est vrai dans les médias traditionnels (presse, radio ou télévision) mais également sur internet […] La principale cause de cette rareté n’est pas une contrainte technique mais une limitation cognitive : chaque individu ne pouvant recevoir et intégrer qu’un nombre limité de messages, il est inévitable que les messages parvenant à un très grand nombre de récepteurs soient en nombre limité et émis par un nombre limité d’émetteurs. […]
Le droit individuel à l’expression ne peut donc pas induire un droit à l’expression dans les lieux de la communication publique de masse, car tous ne peuvent pas exercer en même temps un tel droit. [etc.] » (Le « libre marché des idées » et la régulation de la communication publique
Charles Girard – Klesis – Revue philosophique 2011 – revue-klesis.org/pdf)
Ces extraits se trouvent dans la conclusion P237 (20/21). Bonne lecture. 😉
Oui on a compris que tu veux censurer toutes les idées contraires aux tiennes !
Déjà je te félicite pour cette réponse ON ne peut plus brève, là encore je pense que tu viens de battre un record. Seulement encore une fois tu («on») n’as rien compris.
– « Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d’entendre, ce que vous entendez, ce que vous comprenez… il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même… » (Bernard Werber)
Alors encore une fois je t’invite à réfléchir à tout ça (dit hier à 15:12). Commence par lire ou relire, et analyser sérieusement, méthodiquement, cet article de Biosphère.
(à suivre)
(suite et fin) Ainsi que celui de Stéphane Foucart, celui de Charles Girard… Et en bonus tout ce que j’ai écrit ces jours-ci au sujet du pape, de Trump etc. (tout est lié) ainsi que toutes les sources que j’ai citées. Rien qu’avec ça tu as déjà de quoi t’occuper un bon moment.
Vu que tu te défends d’être un fainéant, encore une fois je te demande de te faire violence. Pour ton bien, celui de tous, pour l’intelligence collective etc.
@ Michel
« @ …nous croyons d’abord ce qui nous arrange… Or tout ça aujourd’hui nous le savons plutôt bien, d’innombrables études et expériences ont été réalisées sur ce phénomène.
– Biais de confirmation : nous croyons ce que nous voulons croire »
En parallèle, nous avons aussi le communisme, tout prouve que ça ne fonctionne pas ! C’est démontré par l’histoire, par l’économie, la gestion, le chômage de masse, la précarité de masse, la science, la logique, la raison, les faits y compris les faits actuels en vivant la situation directement en France ! Mais rien n’y fait, les communistes disent que si le communisme ne fonctionne pas alors c’est qu’il n’y a pas encore assez de communisme ! Donc à propos de croyances et de foi aveugle, ça ne concerne pas que les religions mais aussi les idéologies ! Comme quoi tu es le premier concerné par ta propre affirmation « nous croyons ce que nous voulons croire »
C’est plus fort que toi, encore une fois il faut que tu nous parles du communisme… du rouge, des gauchos et patati et patata ! Si t’as pas envie d’y croire… et que tu préfères croire aux «lois» et autres théories libérales… c’est ton problème.
Et c’est que t’as bien sûr tes raisons, qui valent ce qu’elle valent.
Je t’invite seulement à réfléchir à tout ça… à analyser sérieusement, méthodiquement, déconstruire et dépasser tes idées reçues. Et ensuite tu pourras mettre tout ça en vente sur le «marché des idées».
La question de savoir POURQUOI autant de gens persistent encore à croire que la Terre est plate (que le CO2 n’y est pour rien etc.) n’a plus grand intérêt aujourd’hui. Les raisons sont connues, déni de réalité, besoin de se protéger etc.
Tout ça n’a évidemment rien à voir avec le doute, scientifique.
Stéphane Foucart a donc parfaitement raison d’utiliser les guillemets : «scepticisme».
Vu qu’il nous renvoie (là encore) à cette tout aussi fumeuse «liberté d’expression»… selon moi cet immonde «marché des idées» est bien plus intéressant.
Comme tout (et n’importe quoi) ce concept a une histoire (voir Wikipédia).
Le «marché des idées», dans un «marché libre» bien évidemment (le sacro-saint Marché, devenu Hypermarché) est une idée (théorie) libérale. Selon laquelle les idées ne sont donc que des marchandises parmi d’autres. Comme les carottes et les navets il suffit donc de les mettre en concurrence («libre et non faussée» bien entendu !) pour que les meilleures s’imposent.
( à suivre )
(suite) COMMENT, POURQUOI, par quel miracle ?
La «loi» de l’Offre et de la Demande, et sa foutue Main invisible !
– « théorie selon laquelle l’ensemble des actions individuelles des acteurs économiques, guidées (par définition) uniquement par l’intérêt personnel de chacun, contribuent à la richesse et au bien commun. » (Wikipédia : )
Et voilà donc ce qui fait et qui veut que si la Demande (guidée par définition uniquement par l’intérêt personnel de chacun) se porte principalement sur de la merde (une marchandise comme une autre)… alors l’Offre se doit d’être à la hauteur.
Juste un détail qui ne touche pas au fond.
Cela concerne les gens qui pensent que la Terre est plate, on en parle beaucoup mais je crois qu’on surestime largement le problème et que la proportion de personnes croyant cela est vraiment infime. Ceux qui pensent que l’on est jamais allé sur la Lune sont hélas sans doute un peu plus nombreux bien qu’encore fortement minoritaires.
Dans le cas de la lune , les incrédules n’ ont pas tort dans la mesure où les tentatives pour envoyer une mission habitée semblent être un casse-tête inextricable : on m’ objectera que le savoir faire a disparu corps et biens depuis la mort de l’ ingénieur Von Braun : explication un peu simpliste
En outre , rappelons , l’ excellent film de P. Hyams « Capricorn one » qui nous montre un alunissage réalisé en studio hollywoodien 😁😁 et sur lequel se basent le négateurs de l’ alunissage .
Perso , je suis sceptique
Si une mission vers la lune relève du casse – tête , que dire alors d’ une telle mission vers Mars , planète plus hostile que le lune et très lointaine
Non là il n’y a aucun doute on est bien allé sur la Lune, d’ailleurs tous les pays ennemis (amis aussi mais c’est sans importance) ont pu écouter toutes les transmissions radio entre les vaisseaux et la Terre
D’autre part 400 000 personnes (au moins) ont travaillé des années durant pour ce programme. On peut mentir à quelques personnes longtemps ou à beaucoup de monde pendant quelques jours, on ne peut pas mentir à 400 000 personnes 50 ans durant, s’il y avait le moindre doute il y a longtemps qu’on en aurait eu la preuve.
Toutes les soit disant preuves de l’inexistence du programme (ombre, drapeaux, étoiles etc.) qui ont été évoqués ont toute été x fois balayées.
Si on a du mal à y retourner c’est que les fusées ont fait très peu de progrès et qu’on y met des moyens infiniment plus faible, l’exigence de sécurité a aussi augmenté.
@ Didier Barthès. La Terre plate, comme cet alunissage réalisé en studio hollywoodien… ne sont évidemment que deux exemples de ces croyances absurdes. Celle que le CO2 n’y est pour rien est bien sûr plus répandue et bien plus problématique. (Sujet de l’article de Stéphane Foucart)
La question est plus compliquée
Le réchauffement climatique est une réalité, il est bien d’origine anthropique et il pourrait poser de graves problèmes s’il se poursuivait mais d’autres éléments entrent en ligne de compte dans l’opinion et suscitent un certain rejet.
Les tenants du réchauffement climatique associent chaque écart à la moyenne (température, précipitations, vents) à un effet du réchauffement, donnant un sentiment de propagande qui entretient la méfiance.
Ils semblent dire (sans l’exprimer aussi clairement, mais on le conclut inévitablement) que la température des années 1900 – 1950 était la référence absolue, celle la mieux adaptée à la survie de la nature et de l’humanité, or, d’autres époques ont été plus chaudes (les glaciers étaient plus petits à l’époque romaine, il y a mille exemples). Enfin, ils nient souvent les avantages d’une températures plus élevée, si certaines espèces en pâtiraient d’autres en profiteraient, des régions glacées pourraient se couvrir d’arbres. Est ce un drame ?
Enfin un autre phénomène doit être appréhendé
Beaucoup de gens ont été échaudés par l’affaire du covid (ou plutôt par les mesures anti-covid et la propagande gouvernementale). Les autorités, et une large part du corps médical se sont montrés dictatoriaux et méprisants envers ceux qui mettaient en cause le bien fondé de la stratégie de lutte contre la maladie : enfermement, masque et vaccins obligatoires.
Ceux qui mettaient en cause la politique menée ont été considérés comme non scientifiques, comme niant l’évidence. Il était interdit de penser autrement et toute idée non conforme était marquée d’infamie.
Or, on peut être parfaitement favorable à la science en tant qu’outil de connaissance et s’opposer aux mesures qui ont été prises alors (et qui ont d’ailleurs de facto servi de test extraordinaire de notre obéissance).
Cela a participé à faire rejeter l’avis des « savants majoritaires » par une partie de l’opinion publique. Et sans être le moins du monde contre la science, je peux le comprendre.
Je pense que tout ce que vous dites là (et qui n’est pas faux) se résume au simple fait que nous croyons d’abord ce qui nous arrange. C’est à dire ce qui nous fait du bien, ce que nous voulons croire etc. Or tout ça aujourd’hui nous le savons plutôt bien, d’innombrables études et expériences ont été réalisées sur ce phénomène.
– Biais de confirmation : nous croyons ce que nous voulons croire
(universite-paris-saclay.fr)
Oui cela compte beaucoup en effet. Et justement pour le covid j’ai vu beaucoup de gens accepter tout cela parce que cela les rassuraient, ils avaient peur de la maladie et n’avaient plus de décisions à prendre, le gouvernement le faisait pour eux. En croyant l’Etat, ils vivaient dans le confort. C’est d’ailleurs une des raisons du succès par ailleurs incompréhensible, des dictatures.
Espérons toutefois que cela ne soit pas la seule raison, et que parfois nos points de vue résultent pour une part de notre réflexion et non de notre désir, je ne saurais évidemment en estimer la proportion.