le PS, parti de masse

René Dumont disait déjà il y a fort longtemps qu’il fallait écologiser les politiques et politiser les écologistes. Nous sommes toujours loin du compte. La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) ne connaît pas l’urgence écologique, elle ne veut connaître que le Smic avec 300 euros de plus et l’arrêt des licenciements.  Même si ce futur « Nouveau Parti anticapitaliste » connaît actuellement un regain d’intérêt, il aura beaucoup de mal à répondre durablement aux demandes des couches populaires précarisées parce que nous vivons déjà dans les pays riches bien au-dessus des ressources de la planète et que le patronat n’écoutera ni la complainte des pauvres gens, ni les gémissements de la Biosphère. Un exemple ? Dans LeMonde du 25.08.2008, le Medef refuse d’ouvrir la négociation sur un nouveau chèque transport. Malgré la demande du Premier ministre qui demande « une meilleure prise en charge des frais de déplacements domicile-travail » (dans un contexte de hausse du prix du baril), la présidente de l’organisation patronale Laurence Parisot oppose une fin de non-recevoir.

 Nous savons déjà que la crise écologique frappe en premier les couches les plus défavorisées. Nous n’avons pas besoin d’une multitude de partis politiques qui se veulent toujours plus à gauche ou les plus écolo de tous, nous avons besoin d’une gauche qui dise que les temps à venir vont être très difficiles à cause de l’épuisement des ressources naturelles et de la détérioration de notre environnement (par exemple le réchauffement climatique) et que la solidarité collective est la seule réponse. Que les militants de la LCR et les militants des Verts rejoignent en masse le Parti socialiste pour en faire enfin un parti éclairé des contraintes de notre temps, et la face du monde franco-français en sera peut-être changé !

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