L’écologiste Marine Tondelier, écotartufette

Le journal « La Décroissance » consacre régulièrement une rubrique aux écotartufes. Ils sont innombrables et on les retrouve même à la tête de l’écologie institutionnelle, ainsi Marine Tondelier dans leur numéro de juillet-août 2026.

Extraits : C’est désormais à Marine Tondelier, capitaine des Verts, candidate à l’élection présidentielle 2027, que nous consacrons notre rubrique écotartufe.

Pour faire campagne, à l’heure du grand déballage de l’intimité, il ne faut pas hésiter à parler de soi. Sur LCI, le 30 mars 2026, outre quelques éléments de son programme – comme sa revendication d’une « prospérité écologiste » contre la décroissance jugée impopulaire – Mme Tondelier a annoncé qu’elle était enceinte par la bonne vieille méthode naturelle… après un échec par assistance médicale à la procréation. Elle déplore que la prise en charge de la reproduction par les experts en blouse blanche n’était pas assez performante. Elle propose de réformer la loi bioéthique en autorisant les diagnostics préimplantatoires pour que la qualité de l’embryon soit vérifiée avant de rejoindre le ventre de la mère ; ainsi la reproduction technique de l’humain gagnerait en efficacité.

Ce sujet illustre une fois de plus à quel point les Écologistes sont à la pointe du libéralisme sociétal, Si le diagnostic préimplantatoire est encore interdit en France, c’est parce que des résistances subsistent face à de telles pratiques eugénistes. Les Écologistes n’y trouvent rien à redire. Tout comme ils sont pour promouvoir la gestation pour autrui, l’accès aux bloqueurs hormonaux et « traitement de transition pour toutes-et-tous » (y compris les mineurs en questionnement de genre). Ils prônent constamment des réformes qui vont dans le sens d’une technicisation croissante de l’existence.

« L’écologie, c’est prendre soin », raconte la mère Tondelier : « Il faut faire de la politique avec tendresse, bienveillance, parler d’amour, d’empathie, de soin… » Avec une telle ligne « politique », pas étonnant que ses prises de position ressemblent à une séance d’autosuggestion pour dépressifs. L’idée est simple, une carte vitale « verte » qui vous permet de bénéficier d’aides concrètes, acheter un véhicule électrique, réparer un appareil électroménager… Un treizième mois écolo en somme, fait de logements mieux isolés, de transports accessibles, etc. ». Mobilité électrique, cocons douillets bien isolés en polyuréthane, perfusion permanente, quel bonheur que cette « prospérité écologique » ! Il est fini le temps des écolos antinucléaires qui s’en prenaient à l’électro-fascisme, Désormais on fait de l’électrification des usages une priorité stratégique pour organiser une « trajectoire de neutralité carbone basée sur les sciences ».

On défend même une politique de puissance » parfaitement à l’opposé de l’écologie politique historique. Y compris sur le plan militaire avec une « Europe de la défense » que les généraux verts comptent bien préparer à la « guerre de haute intensité » contre la Russie – tout en féminisant bien sûr les armées, en veillant à leur « décarbonation » et en développant des « technologies sobres en énergie ». Marine nous prévient dans son bouquin Demain si tout va bien… Elle ordonne une « adhésion collective à l’effort de guerre » et demande à la population de bien se mettre en rang pour « faire corps, se battre ensemble ». Une, deux !

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Marine Tondelier, une écologiste va-t-en-guerre (17 janvier 2026)

(extraits) Marine Tondelier : Nous devons créer et armer un commandement militaire intégré européen placé sous la tutelle du Conseil européen.

Michel Sourrouille : L’Union européenne est faite pour unir des peuples par un élargissement progressif à des pays de plus en plus nombreux. C’est une tentative locale de coordination des pays au niveau socio-économique, écologique et politique. Son objectif n’est pas de devenir une nouvelle puissance militaire qui voudrait pouvoir combattre à égalité contre la Chine… ou les USA. Les écologistes doivent rappeler que l’ordre mondial se fait sous l’égide de l’ONU. Voici quelques extraits de la Charte des Nations unies qui forge les relations entre Etats depuis 1945….

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(extraits) Dès son premier numéro de mars 2004, quelle bouffée d’oxygène. Nous découvrions un nouveau périodique mettant en cohérence toutes les… incohérences de notre société. « La Décroissance » devenait la référence en matière de critique de la société consumériste, productiviste et capitaliste : démontage en règle de ses instruments (la pub) et de ses moyens (le pic pétrolier), dénonciation de la saloperie à ne pas acheter, promotion de la simplicité volontaire…

17 réflexions sur “L’écologiste Marine Tondelier, écotartufette”

  1. La poursuite du libre-échange, amorcé par le GATT et l’OMC, devrait aboutir à la constitution d’un espace économique mondial intégré, d’où auront été abolies toutes les barrières douanières, terrain de jeu des GAFAM ou de leurs successeurs Ce mouvement peut être perturbé par l’effondrement économique, une guerre mondiale thermonucléaire, une pandémie très létale ou tout autre événement imprévu, mais la logique est là. L’eugénisme ou l’application de techniques amélioratives sur le génome humain devrait aboutir à la constitution d’un homme parfait, c’est-à-dire d’un robot, qui aurait vite fait d’éradiquer l’espèce de ses individus tarés d’origine animale. Stop ou encore ?

    1. esprit critique

      Oui, c’est dans l’ordre des choses. Un homme parfait, un surhomme… un homme augmenté, techniquement (et non pas spirituellement)… c’est-à-dire un cyborg.
      Ou carrément un robot, des robots, peu importe à quoi il(s) ressemble(nt). Programmés et/ou pilotés par une «intelligence supérieure». Qui évidemment n’aura aucun intérêt à s’encombrer d’êtres humains, toujours en train de déconner, de gaspiller de l’énergie pour rien, etc. Comme de quoi que ce soit de vivant. Une machine n’a rien à faire d’un lion, d’un escargot, d’une fleur etc. ni même d’air pur. Et de la beauté d’un coucher de soleil n’en parlons pas. Un monde totalement dévasté où règneront les Machines… oui, aujourd’hui c’est tout à fait concevable (possible).
      Seulement tout le monde dira qu’il n’en veut pas, et surtout pas… de ce monde là.
      Seulement tout le monde, ou presque… semble faire en sorte qu’ON y aille.

  2. michel sourrouille

    démographie et technologie, le cas Tondelier
    Du point de vue des malthusiens respectueux des lois de la nature, le débat « Tondelier » porte sur deux aspects .
    – Au niveau de la sélection naturelle, faut-il y ajouter une sélection artificielle en classant les bons gènes et les mauvais gènes par un tri d’embryon ? Le problème de notre capacité technique, c’est qu’il n’y a plus de limites. Certains attendent l’avènement du « bébé-Crispr,  d’autres le bébé-éprouvette, etc. Le mouvement écologique décroissant estime que les limites de la techno-science sont déjà dépassées ; le seul problème, c’est la définition des seuils d’inacceptabilité. Une réponse simple, c’est de laisser la nature suivre son cours naturel, la sélection elle sait faire. Pour le cas de Marine Tondelier, ce serait d’accepter la stérilité de son couple sans chercher à médicaliser sa reproduction. (à suivre)

    1. michel sourrouille

      (suite et fin) Au niveau démographique, un parti écologique institutionnel se doit de dire que notre population excède largement les capacités de la planète à supporter notre nombre et sa consommation. René Dumont disait déjà lors de la présidentielle 1974 qu’il fallait promouvoir la baisse de fécondité, et d’abord dans nos riches contrées. Marine Tondelier, à la tête d’un parti qui se dit « écologiste », devrait relayer ce message, ce qu’elle ne fait ni par sa position individuelle d’enfantement forcé, ni dans son discours partisan. Pour la deuxième année consécutive, son parti a refusé (par son silence) le fait de pouvoir installer notre stand Démographie Responsable lors de ses journées d’été.
      J’ajoute personnellement que la confrontation entre l’anthropocentrisme dominant notre monde occidental et le bio-centrisme des interrelations entre espèces est bien entendu un débat important qui devrait être repris au niveau sociopolitique.

      1. Le nombre des naissances dépassaient les 850 000 en 1973 et le nombre de décès était de 558 000 environ, soit un an avant les élections présidentielles auxquelles se présenta René Dumond d’où sa réflexion.
        En 2025, le nombre des naissances était de 645 000 et le nombre des décès de 650 000. La situation est donc bien différente mais les progrès industriels et la démographie galopante dans diverses parties du monde ont accéléré le dérèglement climatique.

    2. esprit critique

      Si ON doit laisser la nature suivre son cours naturel (sic)… alors au nom de quel autre principe peut-ON défendre l’IVV ? Ou même réanimer un noyé.
      Et dans ce dernier exemple, comme tant d’autres, ON peut même faire valoir que nous sommes trop nombreux. Le problème, avec ce principe du trop nombreux, c’est qu’il n’y a plus de limites. Et c’est la même chose avec celui du laisser faire.
      La Preuve… alors que ce parti qui se dit « écologiste » (sic) aurait très bien pu laisser faire… eh ben non, il a refusé à DR l’installation de son barnum. Et pour la deuxième fois SVP !
      Et tout ça pourquoi ? Mis à part pour économiser 2 ou 3 m2 … non, je ne vois pas. 🙂

    3. Jean-Loup Bertaux

      1. J’estime que toute femme a un droit moral de faire au moins un enfant, mais n’a pas le droit moral d’en faire autant qu’elle veut, comme je l’ai vu écrit naguère dans une Tribune du Monde. Cela s’applique à Marine Tondelier, quoiqu’on pense d’elle par ailleurs.
      2. Il y a certainement une part d’eugénisme dans le diagnostic pré-implantatoire (qu’elle défend) et l’élimination des embryons anormaux, qui amènerait à des enfants anormaux mais capables de se reproduire. C’est tout même mieux que la méthode Hitler d’eugénisme, qui consistait à éliminer tous les anormaux pour les empêcher de se reproduire ! Et ça évite le calvaire des parents d’enfants anormaux, et le calvaire de ces enfants, qui se voient si différents des autres et en souffrent.

      1. Je suis plutôt d’accord avec vous, Monsieur Bertaux. ON peut donc dire qu’il y a eugénisme ET eugénisme. Et finalement c’est pour tout, et n’importe quoi, pareil. Mais là ON peut dire que c’est comme le cholestérol et/ou le chasseur. Il y a le bon ET le mauvais. 🙂

      2. michel sourrouille

        Monsieur Bertaux,
        Les individus en société n’ont pas de droit moral à faire des enfants à leur guise. Notre reproduction comme toutes les autres données de notre comportement sont soumis à une socialisation, à des normes et des valeurs qui varient dans le temps et dans l’espace socio-économique. Les religions traditionnellement incitent à faire beaucoup d’enfants, notre Terre surpeuplée exige que nous faisions moins d’enfants.

        Marine Tondelier qui se dit écologiste devrait tenir ce discours de sobriété démographique et non se confier sur son intimité de couple qui ne nous concerne pas.

  3. On reproche à Marine  Tondelier de vouloir « autoriser les diagnostics préimplantatoires pour que la qualité de l’embryon soit vérifiée ». Cette critique suppose qu’un écologiste doit soutenir la Nature dans tous ses aspects. Mais on pourrait se passer des moustiques et des espèces invasives. Dans la reproduction humaine, il y a des erreurs génétiques. Empêcher les parents de s’en prémunir par des diagnostics préimplantatoires, c’est vraiment faire preuve de manque total d’empathie pour les parents, qui peuvent vivre  un véritable calvaire ! Je soutiens donc totalement la proposition d’autoriser les diagnostics préimplantatoires, comme on autorise déjà l’amniocentèse.
    L’eugénisme, qui vise à améliorer la race humaine, n’est à mon sens pas critiquable dans son objectif : la race humaine n’est pas parfaite et mériterait d’être amélioré par des  diagnostics préimplantatoires.

    1. Jean-Loup, «  La nature n’est pas bonne dans tous ses aspects »  est un point de vue anthropocentré. Les moustiques et bien d’autres insectes que nous jugeons nuisibles à l’humain sont indispensables à de nombreuses autres espèces dont les oiseaux et les chauves-souris insectivores. La nature ne s’est pas construite et n’a pas évolué autour de Sapiens. Il serait temps de quitter le paradigme humaniste actuel qui, depuis le judéo-christianisme et les Lumières, place l’homme au centre de l’univers. On doit changer d’imaginaire pour aller non pas vers l’idéal animiste (même adapté au monde occidental ça reste pour moi une utopie), mais au moins vers un monde plus anthropo-excentré. 

      1. Anthropo-déjanté

        Anthropocentré, anthropo-excentré, ou carrément déjanté… peu importe.
        En attendant, il n’y a que Sapiens pour réfléchir à tout ça.
        En tous cas sur cette Terre.

  4. yop la boum !

    Je suis passé hier chez mon marchand de journaux, et il ne l’avait pas. Et là je me dis que si j’étais marié, je veux dire abonné, alors j’aurais déjà le plaisir de lire toutes ces joyeusetés. Je remercie donc Biosphère de m’en donner un avant goût. Et quand j’aurais le journal entre les mains, je verrais bien par moi-même les raisons qui ont mené cette bande de joyeux drilles, ou de salopiaux c’est comme vous voulez, à décerner à cette Marine ce titre des plus «glorieux».
    J’apprends donc qu’elle est grosse. Ah ça c’est une info ! Et même capitale. Je me demande d’ailleurs comment j’ai pu la louper. Si ce n’est ne lui accorder aucune importance. En tout cas j’espère qu’il sera beau, son marmot. Ou belle, sa mouflette. Bien assorti(e) à son «écologie de la beauté ».
    Et si c’est un petit décroissant, alors là il faut absolument qu’elle l’appelle Prosper.
    Vive la « prospérité écologique » !

    1. esprit critique

      Rire pour réfléchir, au risque de provoquer… très bien ! ON peut toujours rigoler, se moquer des un(e)s et des autres, leur en foutre plein la tronche… et c’est vrai que quelque part ça fait du bien. Et en plus je suis très mal placé pour dire le contraire. 🙂

      Maintenant il faut voir en quoi ça nous avance. Mieux… en quoi ça NOUS fait avancer.
      Si ce n’est reculer. Prenons seulement ces deux concepts, l’«écologie de la beauté» et la «prospérité écologique» … n’y a t-il pas là de quoi réfléchir, sérieusement ?
      Ceux qui connaissent les grands penseurs de l’écologie, et de la décroissance, doivent bien voir que Marine Tondelier n’a rien inventé. Alors au lieu de rigoler, connement, ils devraient comprendre qu’elle ne fait là qu’essayer de nous vendre ce que nous aurions dû acheter (voter) il y a déjà plus de 50 ans. Maintenant si ON préfère rigoler, sur une histoire de gros ventre… comme ON rigolait hier au sujet d’un verre d’eau (René Dumont : 1,32%)…. eh ben ON n’a pas fini de rigoler !

      1. Parti d'en rire

        Pour l’écologie, si ce n’est la politique, de la beauté… autant pour moi. Celle-là il faut la laisser à Delphine. Oh mon bateau oh oh, té lé plu boh dé batho !
        Morena, lui il avait de la classe. Pas comme cet immonde personnage, moche et vulgaire, celui qui chante Delphine. Misère misère ! Bref, Delphine, Marine, parfois je me les confonds, ces deux-là. Marine, la verte bien sûr, c’est la tendresse.
        J’avoue qu’entre l’écologie de la beauté et celle de la tendresse mon cœur balance.
        Ah si je pouvais avoir les deux, et en même temps ! Bof… et pour en faire quoi ?
        Je ne sais pas vous… mais toute cette beauté et tendresse me fait penser à une autre. Souvenez-vous, de cette ancienne ministre, de l’écologie… du Care. Mais non, pas l’Egypte, la politique du… Care ! L’attention, le soin, la bienveillance, la tendresse… traduisez ça comme vous voulez. Mais c’est vrai qu’ON n’en parle plus, c’est déjà vieux tout ça, c’était avant le Woke.

        1. Et maintenant qu’ON a bien rigolé, du moins je l’espère, sinon c’est pas grave, passons aux choses sérieuses. N’y aurait-il pas, par hasard, un rapport entre la «prospérité écologique» et l’«abondance frugale» ?
          Qui peut m’éclairer ?

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