L’économie française accélère… face au mur !

Bruno Le Maire, ministre de l’économie : « La performance exceptionnelle de l’économie française devrait lui permettre de renouer avec son niveau d’avant-crise début 2022. L’acquis de croissance atteint à la fin du premier semestre (4,8 %) rend atteignable l’objectif de 6 % fixé pour 2021. »

Selin Ozyurt, économiste : « Les indicateurs sont au vert : la confiance est là, les carnets de commandes sont pleins, et la situation est d’autant plus favorable que les revenus des ménages ont été préservés pendant la crise ».

Pour nous faire plaisir en tant qu’écologiste, voici quelques commentaires sur lemonde.fr expliquant que croissance au vert ET écologie verte sont incompatibles :

Cyclable : Parfait, 6% de croissance au service du même type de système économique. Pas de remise en question, pas de projection, tout le monde est content, rendez-vous donc à la catastrophe climatique (et, pour elle, il n’y aura pas de vaccin). Bon, faut dire que l’on ne change pas une équipe qui perd.

Popov : Est-ce qu’à un moment les gens vont comprendre que « reprise économique » ou « atteindre le niveau de productivité de 2019 » n’est pas une bonne nouvelle pour le climat ? On ne peut pas écrire des articles alarmistes sur le climat et s’enorgueillir d’une reprise économique fulgurante d’un autre côté. Il va bien falloir se rentrer dans le crâne que les deux sont incompatibles !!

jamaiscontent : Bienvenu dans le monde d’avant, celui où le PIB est le seul indicateur retenu pour parler de tout, celui qui a causé la crise de 2008 puis celle du Covid, celui qui provoque l’emballement climatique et créé des millions de réfugiés climatiques. Chouette, le PIB augmente, on va consommer, gaspiller, réchauffer !!

disparition des lucioles : Le PIB est un mauvais indicateur, il est urgent de le réformer. Une marée noire augmente le PIB. Un accident sur l’autoroute augmente le PIB. Le thermomètre préféré des économiste, sur lequel se base TOUTES nos politiques, ne prend en compte ni les lois de la thermodynamique ni le capital naturel, comme si ce dernier était une abstraction pure et illimitées. (voir Jancovici, Giraud, Bihouix)

Klyden : Il faudrait 2,9 planètes Terre pour subvenir aux besoins de l’humanité si nous vivions tous comme les Français. En France on surconsomme les ressources de notre planète et le ministre de l’économie se félicite que cette année, on surconsomme encore plus que l’année dernière.

O-Sidartha : Ah bon , j’espérais qu’on avait compris qu’il fallait changer de façon de vivre pour moins polluer et éviter le réchauffement climatique. Il n’en est rien ,on recommence comme avant en triomphant …. Alors le prochain COP en Ecosse, pourquoi faire le déplacement vu que ça ne sert à rien ?

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6 réflexions sur “L’économie française accélère… face au mur !”

  1. Bah oui, ils ne veulent ni ralentir la croissance ni l’arrêter, la décroissance n’en parlons pas elle est carrément honnie… Donc aux yeux de nos dirigeants ne reste plus que la croissance ! Tant qu’il y aura des crédits, il faudra de la croissance pour devoir rembourser les dettes ! Ça tombe bien, à l’échelle européenne ils ont emprunté plusieurs milliers de milliards d’euros pour financer les plans de soutiens à l’économie, les plans de relance, les vaccins et les Pass sanitaire (et oui la logistique est monstrueuse et coûteuse rien que pour le Pass ! A titre d’exemple le Pass sanitaire coûte 60 millions d’euros par mois uniquement pour les hôpitaux de France, sic ! ) Et oui tant qu’on sera un système économique fondé sur les crédits, il faudra de la croissance, afin de pouvoir rembourser les capitaux + les intérêts), c’est mécanique !

    1. Puisqu’ on dépense aujourd’hui l’argent qu’on n’a pas encore gagné, et on rembourse nos dépenses d’aujourd’hui avec l’argent qu’on gagnera demain…

      Sans compter les dépenses courantes de l’État dont une grande partie est financée à crédits….

    2. Si encore il n’y avait que les crédits qui poussaient à la Croissance… alors il suffirait d’attendre que nos chers économistes trouvent le Graal. Le crédit à taux Zéro devrait faire l’affaire, non ?

      1. Il n’y a pas que les crédits qui alimentent la croissance, en revanche les crédits nous bloquent et rendent prisonniers d’un système de croissance. Si tu empruntes 100 euros à l’année 2021 et que tu as 2 % d’intérêts alors tu devras rendre 102 euros en 2022. Autrement dit, tu devras restituer à ton banquier plus de richesses que tu en as empruntées ! Et pour pouvoir rendre plus de richesses à son banquier alors il faut produire plus de richesses, ce qui se traduit par plus d’extraction de ressources naturelles et plus de pollution. En outre, ce système de crédits est privilégié par les économistes de l’école comportementaliste, c’est un instrument de la peur, ils savent que les individus qui ont souscrit à des crédits vont tout faire pour gagner de l’argent car sinon ils auront peur de tout perdre et de finir à la rue, alors ces individus qui ont emprunté sont fragiles et de les mener par le bout du nez, et il est très facile de leurs mettre la pression.

  2. Esprit critique

    – « On ne peut pas écrire des articles alarmistes sur le climat et s’enorgueillir d’une reprise économique fulgurante d’un autre côté.» (Popov)

    Mais si on peut, la preuve. De plus ce n’est pas la première fois, depuis le temps Popov devrait donc le savoir, et être vacciné. D’un côté on nous fait peur, le Chômedu, le Terrorisme, le Covid, le Climat, la Grosse Cata etc. BRRR tremblez braves ! Et de l’autre on nous amuse avec des conneries, on nous rassure avec la Croissance qui repart comme «avant», la Confiance est de retour, le Moral des ménages et patati et patata. YOUPi c’est formidable, dormez tranquilles braves gens !
    Soit c’est du grand n’importe quoi, soit c’est une stratégie. Probablement les deux et en même temps. Quoi qu’il en soit c’est du grand n’importe quoi.

    1. Souffler le chaud et le froid c’est une stratégie. Le but est de nous amener à ne plus savoir ce qu’il en est, et donc de croire ce qui nous est le plus agréable, tout simplement pour que nous restions tranquilles. Quand on est dans cette situation, complètement paumé, désorienté, on se laisse gentiment amener là où d’autres en ont décidé.
      Justement nous y sommes, la catastrophe et le désastre sont bien là, dans nos têtes. Là encore ce n’est pas nouveau, seulement toujours plus. C’est ainsi qu’on en arrive à croire que face au Mur il faut accélérer, pensant qu’en allant très vite on le traversera sans trop de bobo, évitant ainsi la Grosse Cata. Qu’on accepte ou pas de le croire n’y change absolument rien. Misère misère !

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